Commission petits ruminants GDS Aveyron 2025
- 19 janvier 2026
La commission petits ruminants de FODSA – GDS Aveyron s’est réunie mardi 16 décembre, en présence de l’ensemble des acteurs de la filière. L’occasion de faire le bilan annuel de la campagne sanitaire et le point sur les projets réalisés et en cours.
La commission petits ruminants de FODSA – GDS Aveyron a pris l’habitude de se retrouver en fin d’année. En présence de l’ensemble de ses partenaires, entreprises de sélection, opérateurs, coopératives, vétérinaires, Aveyron Labo… ses membres dressent le bilan des sujets sanitaires des productions ovines et caprines et échangent sur les projets en cours et à venir avec les équipes du GDS. Suite au renouvellement du conseil d’administration du GDS, Jérémie Gayraud et Etienne Espinasse, Franck Vieilledent étant excusé, ont pris le relais. Ils étaient accompagnés par Bernard Lacombe, président sortant du GDS et son successeur, Loïc Christophe.
Prophylaxie, Border Disease et Visna Maëdi
La campagne de prophylaxie s’achevant au 31 décembre, un premier bilan a été présenté par Fany Trotier. Depuis le 1er avril, 81% des prophylaxies ont été réalisées en ovins et 70% en caprins. Les courriers de relance ont été envoyés fin novembre à tous les élevages qui ne l’auraient pas encore réalisé. Nicolas Meyrand a pris la suite sur le bilan de campagne de la Border Disease. En 2025, 11 nouveaux cheptels ont été déclarés positifs dont 5 avec deux analyses de mélange ou plus et 5 vaccinés Overvac. «Cette problématique Overvac devrait s’arrêter dès la prochaine campagne car la quasi-totalité des brebis concernées par cette vaccination ont été réformées», avance Nicolas Meyrand. «Globalement on peut dire que la déclaration de nouveaux positifs reste stable cette année». Il regrette toutefois la moindre mobilisation des éleveurs à réaliser les prélèvements sur lait de tank : «Les engraisseurs, opérateurs économiques ne demandent pas systématiquement l’analyse pensant que le risque est maîtrisé mais la maladie circule toujours et persiste», rappelle Nicolas Meyrand, précisant que ces analyses sont toujours financées.
Il a poursuivi sur le dossier Visna Maëdi. Lors de la campagne de prophylaxie, les analyses concernent aussi bien l’ensemble des cheptels à statut favorable (sur 50 femelles de plus de 24 mois et tous les béliers) ainsi que les cheptels en assainissement ou à statut défavorable (dans leur entièreté). Pour rappel, jusqu’à 2 brebis positives, le statut indemne est suspendu : les brebis positives et leur descendance sont éliminées et si plus de 2 brebis sont positives : le cheptel perd son statut. A noter que 70% des frais d’analyses sont pris en charge et 100% des frais de prélèvements via le fonds local Visna Maëdi.
Sur les 375 cheptels testés, 40 ont présenté des résultats positifs. Et dans les cheptels sélectionneurs Lacaune, deux cheptels ont présenté des résultats avec au moins un sérum positif avec le kit LSI. Près de 25% des cheptels ovins aveyronnais ont effectué un suivi Visna Maëdi.
Concernant les 12 cheptels Lacaune en assainissement ou à statut défavorable, testés en totalité, 4 cheptels ont révélé des résultats positifs. Leur assainissement va se poursuivre en 2026. Spécifiquement sur le bassin Lacaune, les données ont été consolidées par Races de France, en Aveyron et dans le Tarn : sur les 352 cheptels testés en sondage, trois, ayant un statut Visna Maëdi favorable, sont ressortis positifs. Et 14 cheptels ont été testés en totalité.
«On remarque que de plus en plus d’éleveurs font une recherche de Visna Maëdi en France, cette problématique est vraiment prise en compte au niveau national», souligne Nicolas Meyrand. «Le suivi Visna Maëdi est consolidé et sécurisé via un nouveau kit d’analyse (il y en a 2 en tout) et un outil de confirmation des sérums positifs disponible à l’ANSES. Des outils qui fonctionnent bien». En 2025, un outil partagé de saisie développé par Races de France est en place à l’échelle nationale. Il simplifie et optimise le suivi de la maladie. Par ailleurs, le travail pour un meilleur suivi dans les cheptels sélectionneurs Lacaune, en dehors du bassin, se poursuit. En vue d’améliorer la sensibilité du kit et anticiper la détection d’animaux présentant un risque, les seuils de détection ont été réévalués. Ces progrès seront poursuivis en 2026 avec un accent plus particulier sur le respect des consignes de prélèvement et la participation de l’Aveyron à la reconstitution d’une sérothèque.
Résistance génétique au CAEV ?
Céline Pouget, docteur vétérinaire à FODSA – GDS Aveyron, a présenté des données récentes qui suggèrent la prédisposition génétique des petits ruminants aux maladies lentivirales (CAEV). Généticiens, virologues de l’INRAe, GDS France, l’ANSES, Capgènes et l’Idèle ont mené depuis 2022, des travaux de recherche pour prouver l’existence d’un déterminisme génétique de la résis-tance aux infections lentivirales dans l’espèce caprine. Les premières analyses conduites ouvrent une perspective prometteuse à la génétique en tant que levier d’amélioration de la réponse des chèvres à ce type d’infections. Parallèle-ment, Capgènes pilote un dispositif, Lenticap, de collecte en ferme depuis septembre. L’objectif est de poser les bases d’une sélection génétique de cette résistance au sein des populations caprines françaises.
FCO : penser à vacciner !
Fany Trotier a fait un point de situation sur la FCO, en particulier les sérotypes 4 et 8 endémiques en France et le sérotype 3 qui pour l’heure épargne le département. Pour autant les responsables de FODSA GDS Aveyron encouragent les éleveurs à poursuivre la vaccination. «Le nombre de foyers dans le nord et l’ouest de la France a baissé grâce à la vaccination. Il faut maintenir la vigilance», a ainsi encouragé Jérémie Gayraud. «Une large majorité des élevages ovins sont vaccinés en France et nous recommandons de vacciner aussi contre le sérotype 3 pour préparer la prochaine campagne», a-t-il poursuivi, regrettant au passage le coût élevé du vaccin.
L’OS Lacaune et GDS France ont fait remonter leurs inquiétudes quant à la clavelée, maladie dermatologique des moutons hautement contagieuse, qui cause de lourdes pertes en Grèce. «La commission ovine de GDS France suit de très près la situation et a adressé un courrier au ministère afin qu’il soit en alerte sur le sujet», a avancé Céline Pouget.
Article de la Volonté Paysanne du 26/12/2025 – Eva DZ
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Bovins, Ovins
- 18 septembre 2026
Le virus Shamonda-Europe poursuit sa progression en France et en Europe. Déjà détecté en Autriche, Allemagne, Belgique, France, Liechtenstein, Pays-Bas et Suisse, ce virus transmis par les moucherons (Culicoïdes) fait actuellement l’objet d’une surveillance renforcée.
Deux génotypes distincts ont été identifiés, sans pour autant que de variations cliniques ne soient objectivées à date (source : GDS France)
- Shamonda Europe 1 dans la zone France, Suisse, sud-Allemangne
- Shamonda-Europe 2 dans l’ouest de la France, Pays-Bas et nord de l’Allemagne
Une circulation toujours active en France et en Aveyron
Au 17 septembre 2026, des foyers bovins ont été confirmés dans 41 départements français, dont l’Aveyron. Plusieurs élevages aveyronnais ont déjà été concernés, témoignant de la circulation active du virus sur notre territoire.
Chez les bovins, les symptômes observés sont généralement :
- fièvre ;
- abattement ;
- baisse d’appétit ;
- diarrhée ;
- diminution de la production laitière.
La plupart des animaux adultes récupèrent rapidement, mais les conséquences potentielles sur la reproduction restent sous surveillance.
Un point d’attention pour les élevages ovins
Un nouveau fait sanitaire attire aujourd’hui l’attention : le premier cas français de malformations congénitales associées au virus Shamonda a été confirmé dans un élevage ovin de l’Oise.
Des agneaux sont nés avec des malformations caractéristiques, notamment :
- une arthrogrypose (raideur et déformation des membres) ;
- une brachygnathie (mâchoire raccourcie).
La présence du virus a été confirmée par analyse PCR sur des prélèvements réalisés sur les agneaux concernés (encéphales).
Cette découverte rappelle les conséquences observées par le passé avec le virus de Schmallenberg, appartenant au même groupe viral. Elle souligne l’importance d’une vigilance accrue dans les élevages ovins, en particulier pendant les périodes de gestation.
Le GDS invite les éleveurs bovins et ovins à être particulièrement attentifs :
✅ aux avortements ;
✅ aux naissances d’agneaux/veaux présentant des malformations ;
✅ à toute anomalie observée sur les nouveau-nés.
En cas de doute, il est essentiel de contacter rapidement votre vétérinaire sanitaire afin de permettre la réalisation d’investigations et, si nécessaire, d’analyses complémentaires.
Le GDS reste mobilisé
La situation sanitaire continue d’évoluer et les connaissances sur ce virus s’enrichissent progressivement. Le GDS poursuivra son suivi de la situation et ne manquera pas de vous tenir informés des nouvelles données susceptibles d’impacter les élevages aveyronnais.
La vigilance de chacun est essentielle pour mieux comprendre la circulation du virus et ses conséquences potentielles sur les troupeaux.
Rappel situation FCO-3 :
Depuis le 1er juin 2026, 885 foyers de FCO de sérotype 3 ont été recensés en France, dont 67 en Aveyron. Nous rappelons que ce sérotype peut également provoquer des avortements. Il est donc essentiel de déclarer tout avortement observé dans votre élevage afin de réaliser les investigations nécessaires. Ces analyses permettent notamment de différencier une éventuelle infection par la FCO d’autres maladies émergentes, telles que le virus Shamonda-Europe.
Bovins
- 18 septembre 2026
A compter du 1er octobre 2026, la zone régulée liée à la Maladie Hémorragique Épizootique (MHE) devrait connaître une évolution favorable avec une réduction progressive du nombre de communes concernées, sous réserve de l’absence de nouveaux foyers sur le territoire métropolitain.
Cette évolution s’inscrit dans le cadre de la réglementation européenne qui prévoit notamment qu’un foyer de MHE reste pris en compte pendant une durée de deux ans. Ainsi, au fur et à mesure que les foyers les plus anciens sortent de cette période réglementaire, certaines communes pourront être retirées de la zone régulée. La réduction du périmètre réglementé permettra un assouplissement progressif des mesures encadrant les mouvements d’animaux. Il est toutefois important de rappeler que cette évolution reste conditionnée à l’absence de nouveaux foyers de MHE. Toute nouvelle détection pourrait entraîner une révision des zones concernées.
Quelle situation pour l’Aveyron ?
Malgré l’évolution favorable annoncée au niveau national, l’Aveyron reste à ce jour intégralement concerné par la zone régulée MHE. En effet, plusieurs foyers ont été recensés dans le département en décembre 2024, ce qui maintient l’application des mesures réglementaires actuellement en vigueur.
Pour les éleveurs aveyronnais, aucun changement n’est donc à prévoir dans l’immédiat concernant les conditions de mouvements des animaux. Nous continuerons à vous tenir informés des évolutions réglementaires susceptibles d’impacter le département dans les prochains mois.
Des cartes actualisées à consulter régulièrement
Afin d’anticiper les évolutions à venir, le ministère de l’Agriculture met à disposition des cartes et listes de communes projetées pour les mois d’octobre, novembre et décembre 2026.
Nous invitons les éleveurs à consulter régulièrement ces informations afin de vérifier la situation de leur commune et les éventuelles incidences sur les mouvements d’animaux :
Équins
- 3 septembre 2026
Virus Shamonda-Europe : une nouvelle fiche d’information dédiée à la filière équine est disponible
Depuis l’été 2026, un nouveau virus, dénommé Shamonda-Europe, circule chez les ruminants dans plusieurs pays européens, dont la France.
Récemment, en Suisse, ce virus a été détecté dans l’encéphale de deux chevaux présentant des troubles neurologiques. Il s’agit des premières détections de Shamonda-Europe chez l’espèce équine.
Pour rappel, plusieurs cas ont été détectés en Aveyron depuis une semaine dans des élevages de bovins.
Afin de répondre aux interrogations suscitées par cette situation sanitaire émergente, GDS France et la SNGTV ont élaboré une fiche d’information à destination de la filière équine.
Cette ressource rassemble les connaissances actuellement disponibles sur :
✅ le virus et ses modes de transmission ;
✅ les éléments connus concernant les équidés ;
✅ les principales mesures de surveillance et de vigilance à mettre en œuvre.
Un document pratique pour accompagner les détenteurs et les professionnels de la filière face à cette émergence sanitaire.
Groupement de défense sanitaire de l’Aveyron. Actions sanitaires, formations des éleveurs, prévention.