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Bovins, Caprins, Ovins

Plusieurs foyers de Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) sérotype 3 ont été confirmés ces derniers jours dans notre département. À ce stade, les élevages concernés sont des élevages ovins. Dans un contexte de reprise de la circulation du virus, les éleveurs bovins, ovins et caprins sont appelés à renforcer leur vigilance et à poursuivre la vaccination de leurs animaux.

Une circulation du virus qui s’intensifie

Au niveau national, une reprise de la circulation du sérotype 3 est observée dans le sud-ouest de la France, une zone jusqu’alors épargnée par ce sérotype depuis son apparition en France en 2024.

Depuis le 1er juin 2026, 97 foyers de FCO-3 ont été recensés en France, dont 56 dans les Pyrénées-Atlantiques, 21 dans le Lot, 8 dans les Hautes-Pyrénées, 6 dans le Tarn, 5 dans l’Aveyron et 1 dans les Landes. La carte de la situation nationale est mise à jour chaque fin de semaine sur le site du ministère de l’Agriculture : https://agriculture.gouv.fr/la-situation-de-la-fievre-catarrhale-ovine-fco-en-france

Cette reprise intervient plus tôt que les années précédentes, ce qui laisse présager une période d’activité du virus plus longue et justifie une vigilance renforcée dès à présent.

Soyez attentifs aux signes cliniques

Les vétérinaires du département ont été informés de l’évolution de la situation sanitaire.

Si vous observez des signes évocateurs de la maladie (fièvre, abattement, lésions buccales, boiteries, œdèmes, baisse de production…), contactez sans attendre votre vétérinaire sanitaire.

Nous rappelons que, dans le cadre de la surveillance de la FCO, la visite du vétérinaire ainsi que les analyses diagnostiques sont prises en charge par l’État.

Il est encore temps de vacciner

La vaccination reste le moyen le plus efficace pour protéger les troupeaux contre la FCO-3.

Le sérotype 3 est particulièrement virulent et peut entraîner des conséquences sanitaires importantes, comme celles observées lors de la circulation du sérotype 8. Compte tenu de la circulation précoce du virus cette année, il est important de ne pas attendre pour protéger les animaux encore non vaccinés.

Nous invitons les éleveurs à se rapprocher de leur vétérinaire afin de mettre en place la stratégie vaccinale la plus adaptée à leur élevage.

Restons mobilisés

La vigilance de chacun est essentielle pour détecter rapidement les nouveaux cas et limiter la propagation de la maladie. Nous continuerons à vous tenir informés de l’évolution de la situation sanitaire.

Bovins

Dans le cadre de la poursuite du programme d’éradication de la BVD, le suivi de certains cheptels va évoluer au cours des prochaines campagnes. Cette évolution s’inscrit dans une démarche nationale visant à adapter la surveillance à la situation sanitaire des élevages, tout en maintenant un haut niveau de sécurité vis-à-vis de cette maladie.

Parce que ces changements peuvent susciter des interrogations, le GDS Aveyron met à votre disposition une Foire Aux Questions (FAQ) qui rassemble les réponses aux questions les plus fréquemment posées.

Vous y trouverez des explications simples et concrètes sur :

  • les raisons de cette évolution du suivi,
  • les cheptels concernés,
  • les nouvelles modalités de surveillance,
  • les conséquences pratiques pour votre élevage,
  • ainsi que les démarches à effectuer si nécessaire.

Notre objectif est de vous apporter une information claire et de vous accompagner dans cette transition. Les équipes du GDS restent bien entendu à votre disposition pour répondre aux questions spécifiques à votre situation.

Consultez dès maintenant notre FAQ BVD pour retrouver l’ensemble des réponses et mieux comprendre les évolutions du dispositif.

Nos derniers articles

Filtres actu

Évènements GDS

Au conseil d’administration de FODSA GDS Aveyron, jeudi 2 juillet, l’heure était au bilan : de la campagne de prophylaxie bovine, de la campagne BVD et  IBR. Travaux  d’études  et recherches,  communication  et formation, les équipes sont sur tous les fronts.

La campagne de prophylaxie bovine s’est achevée le 31 mai. FODSA GDS Aveyron a programmé plus de 4650 interventions et 97,5% d’entre elles ont été conformes. «Un pourcentage stable», analyse Fany Trotier.

Tuberculose sous surveillance

Si la situation semble rentrer dans l’ordre sur la tuberculose en Aveyron, en revanche, elle ne s’améliore pas à l’échelle nationale.  «Aujourd’hui  en  France, il n’y a pas plus de foyers mais le nombre de cheptels impactés augmente. Nous sommes toujours sous le seuil des 0,07%», avance Fany Trotier, rappelant que le seuil garantissant le statut indemne du pays est fixé sous 0,1%. Au 16 mars, 47 foyers étaient recensés en France, notamment sur les zones Aquitaine, FODSA GDS Aveyron appelant à la vigilance des éleveurs sur les échanges d’animaux vers cette région.

En Aveyron, aucun nouveau foyer n’a été découvert depuis l’apparition des deux premiers dans le bassin de Decazeville mais l’origine de leur apparition n’est toujours pas identifiée. Les éleveurs du secteur ont suivi une formation biosécurité et des audits biosécurité tuberculose ont été réalisés dans les cheptels de la zone concernée par des vétérinaires en lien avec le GTV et le GDS. A noter aussi la surveillance sur la faune sauvage qui pour l’heure n’a révélé aucun cas de tuberculose.

IBR : en route vers l’éradication

Dans la perspective de l’éradication IBR en 2027, les règles se durcissent en France, obligeant les troupeaux touchés à s’assainir. En Aveyron, le nombre de bovins et cheptels infectés est en baisse, mais Céline Pouget alerte sur les cheptels nouvellement infectés en 2025/26. Pour autant, FODSA GDS Aveyron continue son travail, un travail qui porte ses fruits comme l’a expliqué le président, Loïc Christophe. «Nos équipes sont pleinement mobilisées pour accompagner les éleveurs infectés à s’assainir à travers des visites d’élevage, des enquêtes épidémiologiques, un accompagnement technique et financier, en collaboration avec les vétérinaires». Un travail est également mené avec les services de l’Etat (DDETSPP) sur la gestion des cheptels infectés ainsi qu’avec les organisateurs de concours, rassemblement, estives…

A l’automne une réunion nationale est programmée pour faire le point sur la situation et mettre la pression, on s’en doute, sur les derniers cheptels infectés mais en Aveyron, on a fait le travail. Nous continuerons d’accompagner ceux qui font des efforts pour assainir leur cheptel», défend Loïc Christophe.

BVD : le suivi différencié démarre

Le dépistage BVD entre dans une période de transition suite à la décision du conseil d’administration puis de l’assemblée générale de FODSA GDS Aveyron en 2024. Progressivement, le dépistage virologique par boucle à la naissance laissera la place à un dépistage sérologique lors de la prophylaxie pour les élevages ayant des résultats favorables. Cette transition n’a eu aucune incidence sur la mobilisation des éleveurs toujours bien impliqués puisque le nombre de veaux dépistés à la naissance se maintient.

A partir de la campagne 2026/27, les cheptels ayant présenté des résultats favorables pourront prétendre au dépistage sérologique seul. Les boucles et le dépistage virologique à la naissance seront maintenus dans les autres cas. Déjà au 15 mai, 33% (des 4 396 cheptels) passent en sérologie seule : 30% en allaitant, 42% en laitier, 60% en mixte. Les commandes de boucles sont maintenues par le GDS mais validées sur retour du bon de commande en lien avec la Chambre d’agriculture.

Attention à la reprise de la FCO !

FODSA GDS Aveyron attire l’attention sur la reprise de la circulation virale de la FCO. Fany Trotier appelle notamment à la vigilance sur le sérotype 3 et sur le sérotype 1 actuellement en Espagne. L’Etat a mis à disposition des doses de vaccins pour bovins et ovins contre ce sérotype 1.

La clavelée ou variole ovine, ainsi que la peste des petits ruminants (PPR) sont, elles aussi, des sources d’inquiétudes pour les éleveurs. La Grèce est notamment concernée par de multiples épisodes de Clavelée en 2018, 2022 et depuis 2024, affectant grandement les effectifs. De même, la PPR est présente dans de nombreux pays de l’Union européenne. A noter également le retour de la fièvre aphteuse en Grèce et à Chypre. «FODSA GDS Aveyron assure sur ces maladies émergentes, un rôle d’information et de sensibilisation auprès des éleveurs», a rappelé Loïc Christophe. «Nous nous tenons à disposition de toutes celles et ceux qui auraient besoin d’informations sur ces maladies et nous participons à des réunions nationales et départementales pour connaître les évolutions», a-t-il ajouté. Des fiches techniques sur ces maladies émergentes sont disponibles sur le site de FODSA GDS Aveyron.

Des projets de terrain

Céline Pouget, docteur vétérinaire à FODSA GDS Aveyron, a présenté les projets d’études et de recherche en cours. Et ils sont nombreux ! Ainsi, FODSA GDS Aveyron participe au projet national de GDS France, baptisé PRISSME. Il consiste à déterminer l’influence de la génétique sur la résistance à la paratuberculose en bovin. L’Aveyron participe notamment à la remontée des sérologies sanguines et des cas cliniques en races Aubrac, Limousine et Blonde d’Aquitaine. «Plus de 50 000 résultats ont été remontés pour analyse et génotypage sur 3 ans en lien avec Aveyron Labo», avance Céline Pouget.

Plus que jamais d’actualité, le projet régional SECUR’EAU mené par le GIE Elevage Occitanie veut permettre de diffuser des pratiques innovantes mobilisant des ressources en eau, autres que celles du réseau potable, pour les besoins de l’élevage. L’Aveyron est partie prenante de ce projet à travers des fermes pilote et des groupes territoriaux, en partenariat avec la Chambre d’agriculture.

FODSA GDS Aveyron par le biais de la FRGDS Occitanie, suit de près le projet européen du CIRAD sur la FCO. Il s’agit d’une enquête pour mieux comprendre les motivations, freins, perceptions des éleveurs ovins et bovins au sujet de la vaccination FCO. L’Aveyron a ainsi envoyé une liste de cheptels qui ont accepté d’être contactés sur ce sujet.

En petits ruminants, le travail de recherche se poursuit sur les avortements avec l’école nationale vétérinaire de Toulouse. Les protocoles nationaux OSCAR (boîtes d’avortement) vont évoluer afin d’intégrer de nouvelles techniques d’analyses. Le GDS Aveyron est pleinement impliqué dans la mise à jour de la bibliographie, les retours du terrain, les pratiques de laboratoire… auprès des personnes ressources et experts.

Enfin, Fany Trotier a présenté les multiples actions de communication menées par le GDS pour se faire connaître et faire connaître ses rôles et missions auprès des éleveurs : journée portes ouvertes FARAGO, présence sur des salons comme Provinlait, réunions locales, interventions auprès des étudiants et futurs éleveurs, communication technique sur le site internet, présence sur les réseaux sociaux, dans la presse agricole… et un calendrier de formations encore bien fourni ! Des actions qui se poursuivront sur la campagne 2026/27 et notamment le retour de la formation manipulation et contention des bovins dès cet automne ainsi que des nouveau-tés comme la formation en éthologie bovine au printemps 2027.

Article rédigé par Eva DZ, La Volonté Paysanne du 9 juillet 2026

Bovins

Le ministère de l’Agriculture a confirmé que la vaccination obligatoire contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) prendra fin le 30 septembre 2026 dans la Zone Vaccinale I (ZVI) du sud-ouest de la France, sous réserve d’une évolution favorable de la situation sanitaire.

À compter du 1er octobre 2026, une période de surveillance de huit mois débutera. Si aucun nouveau foyer n’est détecté, la ZVI pourra retrouver son statut indemne à partir du 1er juin 2027.

En revanche, la stratégie reste inchangée pour la Zone Vaccinale II (ZVII), où la vaccination obligatoire est maintenue jusqu’au 31 décembre 2026. Cette mesure est également appliquée à la partie des Pyrénées-Atlantiques située en ZVI afin d’assurer une protection homogène le long de la frontière avec l’Espagne.

Cette décision s’inscrit dans un contexte sanitaire qui reste sous étroite surveillance en Europe. En Sardaigne (Italie), dix foyers de DNC ont été recensés depuis le 14 avril 2026, date de la première détection de l’année. Un nouveau foyer a été confirmé le 8 juillet 2026. Les analyses génétiques suggèrent une continuité épidémiologique entre les foyers de 2025 et ceux de 2026, sans nouvelle introduction du virus, soulignant la persistance de la circulation virale et la nécessité de maintenir une vigilance élevée.

 

Évènements GDS

Parler de bien-être animal fait aussi partie des missions du GDS Aveyron, à l’initiative d’une nouvelle formation, en partenariat avec l’ADPSA, sur l’éthologie des bovins. Une première session d’initiation s’est déroulée ce printemps avec une spécialiste de la question, Pauline Garcia, éleveuse dans le Cantal.

Après une carrière de 12 ans dans les médias (radio et TV), Pauline Garcia s’est reconvertie dans l’élevage. Passionnée de santé animale, elle s’est d’abord formée comme comportementaliste animale puis s’est mise en quête d’une installation. Arrivée en Auvergne pour décrocher un BPREA à Brioude, elle a fait la connaissance d’un éleveur avec qui elle s’est associée hors-cadre familial. Dans le Cantal, ils élèvent des Salers et Aubrac.

Capital confiance

Très vite, Pauline a pu mettre en application sur son élevage, sa méthode d’approche des animaux :

«Je parle avec mes vaches, tout le temps !», sourit-elle. Et elle partage son quotidien d’éleveuse sur les réseaux sociaux, consacrant 3 heures par jour à la promotion de son métier. «Avoir la double cas-quette, éleveuse, community mana-ger et formatrice, est important car elle crédibilise ma démarche», avance Pauline. «Mes premières formatrices sont mes vaches. Elles me servent de test», appuie l’agricultrice dont le compagnon est également éleveur (laitier). Pauline se dit donc «toujours en formation», elle qui a écrit trois livres depuis 2020 sur le comportement animal.

Ses talents et cette double expérience, elle les met au service des éleveurs et des organisations professionnelles (Chambre d’agriculture, MSA, GDS, public scolaire, vétérinaires…), auxquels elle pro-pose des formations. Et la formule plaît car le planning est très chargé et les réservations complètes d’une année sur l’autre ! «Plancher sur le bien-être animal, c’est améliorer la sécurité pour tous, le confort de travail, ça contribue à diminuer la charge mentale. Les éleveurs travaillant de plus en plus seuls, avoir des animaux facilitants donne plus de plaisir et de sérénité», argue-t-elle.

Pauline qualifie sa méthode de «progressive» et «pas révolutionnaire» : «On peut mettre en place de petites actions applicables par tous et profitables pour tous !», confie-t-elle. Et la démonstration qu’elle a fait de sa méthode lors de la formation initiée par le GDS Aveyron, en partenariat avec l’ADPSA, en a été une belle preuve. Après des apports théoriques en salle le matin, le groupe d’éleveuses, éleveurs et de salariés agricoles s’est retrouvé chez  Eric  Nadal  à Asprières. Dans un bâtiment, il avait isolé un groupe de jeunes vaches qui se sont facilement prêtées au jeu de l’approche ! Pauline Garcia a présenté les 5 étapes intermédiaires d’approche des animaux avec de premières prérogatives : «ne pas calquer nos habitudes d’humains sur les bovins, cela signifie ne pas chercher à toucher directement et tout de suite et ne jamais oublier que le monde sensoriel des bovins diffère complètement de celui des humains. L’homme a tendance à calquer ses ressentis sur ceux des bovins mais c’est une erreur qui peut parfois le mettre en danger».

5 étapes pour créer la relation homme/animal

«Au fil des 5 étapes on augmente le capital confiance et on gagne en docilité par l’expérience», détaille-t-elle :

  1. Veiller à leur bien-être environnemental comme installer des brosses ;
  2. Répondre aux besoins fondamentaux des animaux en éveillant leurs 5 sens (intégrer des petits jeux comme des ballons, des cônes, des blocs, au sol ou suspendus qui permettent aux animaux de travailler leur peur face à l’arrivée d’un nouvel élément : une technique à fragmenter dans le temps avec des séances courtes (pas plus de 15 mn) pour éviter d’alourdir la journée de travail de l’éleveur et garder la motivation de l’animal. Ces objets peuvent être remis dans les parcs plus tard afin de mesurer les pro-grès réalisés et le changement de comportement) ;
  3. L’aliment, accélérateur relationnel (commencer par de petites poignées dans plusieurs petites bassines plutôt que dans des seaux qui peuvent se renverser et faire du bruit puis tenter de les brosser pendant qu’ils mangent, un bruit, une sensation qu’ils auront déjà découverte dans l’étape 1) ;
  4. Grattage des animaux
  5. Gestion des émotions par l’humain. Dans un lot, Pauline Garcia préconise les nombres pairs d’animaux  :  «chaque  vache  a son binôme, c’est rassurant pour chacune d’elle et souvent elles se synchronisent dans leur cycle de vie (vêlage par exemple)», a-t-elle constaté. «Quand on touche une vache, les autres regardent et voient sa réaction, c’est un message d’assurance, si certaines apprennent plus vite, les autres retiennent par l’observation», poursuit Pauline.Au cours de cette formation, l’agricultrice a partagé son vécu :

    «il ne faut pas lâcher l’affaire et travailler sur l’habitude d’approche. Plus on habitue une vache à la toucher, plus elle sera prépa-rée si un jour on doit intervenir pour un soin ou pour toute manipulation». La tenacité c’est justement ce que les participants à la formation ont retenu ! «On repart avec des petites astuces à mettre en place, des outils» témoignent certains. Et Pauline leur a déjà donné rendez-vous dans un an pour une session de perfectionnement : «n’hésitez pas à faire des photos, des  mini-vidéos  pour  partager vos actions et nous débrieferons ensemble sur ce qui a marché et ce qui a été plus difficile».

Eva DZ, la Volonté Paysanne du 25 juin 2026

Évènements GDS

Depuis son élection en novembre, le bureau de FODSA GDS Aveyron, autour du nouveau président, Loïc Christophe prend ses marques. Tour à tour les membres se présentent et expliquent leur rôle et mission au sein de la structure qui accompagne les éleveurs sur le volet sanitaire en Aveyron. Cette semaine, Jérémie Gayraud et Franck Vieilledent, membres du bureau du GDS Aveyron et responsables de la commission petits ruminants, prennent la parole.

Franck Vieilledent, président du GDS de Saint Beauzély, membre du bureau de GDS Aveyron et responsable de la commission petits ruminants.

Pouvez-vous vous présenter ?

F. Vieilledent : «Je suis éleveur de brebis laitières et de vaches allaitantes, sur la commune de Castelnau Pégayrols. Installé depuis 1992, je suis aujourd’hui en GAEC avec mon épouse et mon fils et nous employons un salarié. Nous produisons du lait pour l’AOP Roquefort chez Papillon et nous sommes en système broutards Aubrac.

Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Quel a été votre premier contact avec le GDS ?

F. Vieilledent : J’ai connu dans les années 70, les difficultés sanitaires auxquelles ont été confrontés les éleveurs. Je pense notamment à la Brucellose qui imposait l’abattage total des troupeaux et a complètement chamboulé le paysage… De nombreux éleveurs ont abandonné le lait pour se convertir à la viande… Si les réseaux sociaux n’existaient pas à l’époque pour amplifier les informations, il n’empêche, ce sujet a marqué mon adolescence. J’ai toujours été préoccupé par la santé des animaux, c’est la base de l’économie d’un élevage à mon sens. Dès mon installation en 1992, je participais aux réunions annuelles du GDS.

Comment a démarré votre engagement à la FODSA ?

F. Vieilledent : C’est Joël Salvan, président du GDS de Saint Beauzély qui m’a proposé de prendre sa suite. Mon voisin, Bernard Lacombe, alors président du GDS Aveyron m’a proposé de prendre la responsabilité de la commission petits ruminants à l’échelle départementale, que j’ai partagée avec Bérangère Carel puis Etienne Espinasse et aujourd’hui avec Jérémie Gayraud puisque le nouveau président, Loïc Christophe que je remercie pour sa confiance, m’a invité à poursuivre mon engage-ment. Je fais partie des plus anciens aujourd’hui mais je suis heureux de voir que la relève est là !

Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?

F. Vieilledent : Au bureau du GDS, nous traitons de tous les sujets et prenons part aux décisions. Éleveur à la fois bovins et ovins, j’ai la chance d’avoir une vision transversale. Notre commission petits ruminants est très dynamique du fait de l’implication qu’a pu avoir Bernard Lacombe, notre représentant pendant de longues années à la commission petits ruminants de GDS France. Mais aussi du fait d’une bonne structuration de notre filière Roquefort aux fortes retombées économiques pour notre territoire, nous nous devons donc d’avoir une commission à la hauteur des enjeux. Par ailleurs, nous travaillons sur divers sujets du quotidien des éleveurs, au-delà de la gestion des maladies réglementées, comme les causes des avortements, la résistance anti-parasitaire, l’abreuvement, la biosécurité, l’émergence de maladies telles l’adénomatose dernièrement ou encore les projets de recherche et développement en lien avec l’Idèle, les écoles vétérinaires, les organismes de sélection, Aveyron Labo… Nous avons aussi la chance de travailler avec des collaborateurs passionnés au GDS.

Que vous apporte cet engagement ?

F. Vieilledent : Le sanitaire est un travail collectif, qui nécessite neutralité et objectivité. Un esprit que je retrouve au sein du GDS. C’est une structure où on se plaît de travailler, on se sent utile, écouté, entendu. Nous avons vu le résultat de la sensibilisation du GDS à la vaccination FCO qui a permis de protéger nos animaux.

J’ai envie aussi à travers mon engagement, de sensibiliser les nouveaux installés au sanitaire. Le GDS doit être encore plus présent auprès des jeunes mais aussi de tous les éleveurs car ils sont encore nombreux à ne pas connaître son action. Dans un contexte d’émergence de maladies, cette synergie est primordiale».


Jérémie Gayraud, président du GDS de Millau, membre du bureau de GDS Aveyron et responsable de la commission petits ruminants.

Pouvez-vous vous présenter ?

J. Gayraud : «Ingénieur agronome de formation, j’ai occupé plusieurs postes au sein de structures professionnelles, dont la responsabilité du schéma de sélection et du commerce chez Ovi-Test. Lorsque mon père, éleveur du côté de La Glène, a pris la retraite, j’ai pensé à m’installer. Fin 2023, j’ai fait le choix de rejoindre un GAEC sur la commune de Millau, où nous sommes 4 associés, un élevage ovin lait en système Roquefort, basé sur le pâturage. Cette structure collective nous permet d’avoir une vie presque comme tout actif et de nous engager également pour notre profession.

Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Quel a été votre premier contact avec le GDS ?

J. Gayraud : Dans mes précédentes activités professionnelles, notamment à Ovi-Test, j’ai travaillé en lien avec l’équipe du GDS. Et dans le GAEC que j’ai intégré, j’ai remplacé Bernard Lacombe, président du GDS Aveyron, qui nous a beaucoup parlé de la structure et nous partageait les infos ! C’est d’ailleurs lui qui m’a proposé de lui succéder à la présidence du GDS de Millau. C’est ainsi que j’ai intégré le conseil d’administration départemental. Puis le bureau en tant que responsable de la commission petits ruminants avec Franck Vieilledent.

Pour quelles raisons vous êtes-vous engagé à la FODSA ?

J. Gayraud : J’avais la volonté de m’impliquer dans ma filière via le volet sanitaire. J’avais aussi l’envie de participer à une organisation collective, d’entretenir un lien entre le terrain, l’échelon départemental voire au-delà. Le sanitaire est un élément important dans la rentabilité de nos fermes et je pense qu’il doit se gérer de façon collective.

Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?

J. Gayraud : C’est un rôle nouveau pour moi que ce soit dans mon GDS local comme à l’échelon départemental. Sur Millau, notre territoire est très orienté ovins lait, c’est important de pouvoir centraliser les demandes, de partager les informations, de faire redescendre les problématiques sur divers sujets de fonds comme la biosécurité ou d’actualité comme la FCO. C’est notre rôle aussi de créer une dynamique locale entre les éleveurs et leur GDS.

Au sein du bureau, nous sommes quelques éleveurs à représenter les petits ruminants et à défendre les dossiers qui nous concernent. Cette représentativité est essentielle au vu de l’importance de notre bassin de production.

A la commission petits ruminants, nous œuvrons pour la protection sanitaire de nos élevages. Au-delà de la gestion des maladies réglementées, nous travaillons sur les dossiers de recherche et développement, les formations aux éleveurs, la biosécurité, la gestion des épidémies… Et de nombreux dossiers nous occupent : les avortements des brebis et agnelles, le dépistage des nouvelles maladies, l’amélioration de l’ambiance en bergerie (abreuvement, ventilation…). Sur tous ces sujets, le GDS fait le lien entre les différents partenaires (structures génétiques, vétérinaires, acteurs économiques…) et apporte le meilleur conseil possible aux éleveurs.

Que vous apporte cet engagement ?

J. Gayraud : Avant de m’installer, j’avais l’habitude de voir beaucoup de monde et j’avais envie de garder cette ouverture, une fois sur l’exploitation. Cet engagement au GDS me permet d’élargir les échanges au-delà de la ferme, avec des éleveurs d’autres productions, d’autres territoires, avec les vétérinaires, les services de l’Etat… D’un point de vue personnel, c’est un engagement très riche».

Recueillis par Eva DZ – La Volonté Paysanne du 11 juin 2026.

Évènements GDS

Cette semaine, Eric Nadal, vice-président et Cécile Contastin, membre du bureau, tous deux co-responsables de la commission bovine du GDS prennent la parole. 

Cécile Contastin, membre du bureau de GDS Aveyron, membre du conseil d’admi-nistration du GDS de Vezins et co-respon-sable de la commission bovine.

Pouvez-vous vous présenter ?

C. Contastin : «Je suis agricultrice à Saint-Laurent de Lévézou. Depuis 2019, nous avons fait le choix avec mon mari de convertir notre élevage de vaches allaitantes Aubrac en vaches laitières, en race Brune. Une race rustique, qui donne un lait de qualité, riche en taux, que nous livrons à SODIAAL et nous aimons aussi la docilité de ces vaches ! Notre fils nous a rejoint dans le GAEC familial l’année dernière.

Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Quel a été votre premier contact avec le GDS ?

C. Contastin : Le sanitaire est évidemment très important dans tout élevage. Notre préoccupation première est que notre troupeau aille bien, que nos vaches soient en bonne santé et nous y veillons au quotidien, en lien avec notre vétérinaire. Mon mari adhérait à notre GDS local de Vezins, j’ai pris son relais. Je suivais régulièrement les réunions annuelles d’informations que propose le GDS Aveyron, sur notre secteur.

Pour quelles raisons vous êtes-vous engagée à la FODSA ?

C. Contastin : Bernard Lacombe, alors président, m’avait parlé de son engagement à la FODSA et je trouvais que c’était une bonne façon de s’impliquer pour l’élevage. Et puis, le sujet du sanitaire, très technique, m’intéresse. Lorsqu’il m’a sollicitée pour renforcer la représentativité de l’élevage de vaches laitières au sein de la FODSA, j’ai répondu favorablement. Comme Bérangère Carel, secrétaire générale, j’ai intégré le conseil d’administration du GDS départemental sans être présidente de mon GDS local mais par souci d’ouverture.

Puis Loïc Christophe, nouveau président, m’a proposé d’intégrer le bureau là encore pour représenter la production bovin lait, j’ai accepté volontiers. Certes nous sommes «jeunes arrivés» dans la production laitière mais chacun peut amener son expérience et ses compétences pour participer aux décisions et orientations du sanitaire pour l’élevage aveyronnais.

Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?

C. Contastin : Je suis donc membre du bureau du GDS Aveyron et co-responsable avec Eric Nadal de la commission bovine. Je suis également membre du conseil d’administration du GDS local de Vezins. Au sein du bureau, je participe aux décisions et orientations sanitaires, des décisions parfois complexes comme la mise en place du pack intro obligatoire. Nous maintenons une veille sur les maladies nouvelles et encourageons à la vaccination, comme la FCO, pour protéger nos élevages. Nous sommes un relais d’informations auprès de notre GDS local mais aussi auprès des autres organismes professionnels agricoles, au-delà de ma production. J’apprécie aussi le volet recherche du GDS, l’expérimentation qui permet d’anticiper, d’améliorer la réactivité face aux maladies. Grâce à nos partenariats forts avec Aveyron labo, avec les vétérinaires, nous faisons avancer les dossiers. Je citerai l’exemple des boîtes d’avortement en ovin qui permettent de faire avancer la connaissance sur les causes d’avortement et ainsi de trouver les leviers.

Que vous apporte cet engagement ?

C. Contastin : S’engager à la FODSA permet de garder espoir face aux maladies, plutôt que de les subir. C’est aussi mieux les comprendre, pour mieux les gérer. J’apprécie les échanges entre agriculteurs, nous travaillons en équipe, en prenant en compte la diversité des systèmes, leurs spécificités, leurs problématiques… C’est une belle ouverture d’esprit».

Eric Nadal, vice-président de GDS Aveyron, président du GDS de Capdenac et co-responsable de la commission bovine.

Pouvez-vous vous présenter ?

E. Nadal : «Je suis éleveur sur la commune d’Asprières, entre Capdenac et Decazeville. J’ai repris en novembre 2013, l’exploitation de mon beau-père, un élevage en Veau d’Aveyron et du Ségala label rouge. Il a livré ses premiers veaux à la SA4R en 1997 et lancé cette production par souci de trans-mettre un outil viable et vivable. Je me suis inscrit dans cette continuité avec un élevage de 70 Limousines sur 80 ha.

Par ailleurs, je suis administrateur à la SA4R et président de l’organisation de producteurs Eleveurs en Ségala qui réunit 170 éleveurs.

Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Quel a été votre premier contact avec le GDS ?

E. Nadal : Mon beau-père à qui j’ai suc-cédé sur la ferme présidait le GDS local de Capdenac. J’étais donc sensibilisé à son action et son rôle. Pour moi, éleveur de Veau d’Aveyron et du Ségala, c’était d’une logique implacable que de me préoccuper des sujets sanitaires. Au GDS de Capdenac, je travaille avec Roland Cournède vice-président et Carole Roques, trésorière.

Pour  quelles  raisons  vous  êtes-vous engagé à la FODSA ?

E. Nadal : Personnellement je connaissais le rôle du GDS mais beaucoup d’éleveurs encore ne savent pas vraiment à quoi ça sert ! Localement je me suis donc investi pour sensibiliser mes collègues à l’intérêt du GDS, ce qu’il apporte en termes d’accompagnement, de formations aux éleveurs. Je les ai invités à participer à la réunion d’information annuelle.

Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?

E. Nadal : En tant que président de GDS local, je participe au conseil d’administration départemental. J’ai intégré le bureau lors du dernier mandat de président de Bernard Lacombe et je poursuis mon engagement avec son successeur, Loïc Christophe. Il m’a proposé de prendre la suite de Christian Soulié à la commission bovine que j’anime en binôme avec Cécile Contastin, éleveuse en bovins lait.

La participation au GDS Aveyron est une suite logique de mon engagement local où j’amène les infos aux éleveurs. A Rodez, on décide des orientations que l’on veut donner à la politique sanitaire en Aveyron, à partir des données nationales mais en tenant compte de nos spécificités. Car notre département est atypique : la densité d’élevage est forte, les mouvements nombreux, les systèmes variés (broutards, repousses, label, estive…). C’est parfois un casse-tête pour adapter des suivis sanitaires. Je pense au pack intro que nous avons rendu obligatoire dans un souci de protéger le cheptel aveyronnais. Il faut expliquer que si on prend du retard sur un sujet sanitaire, on peut vite devenir la poubelle des autres départements qui nous considèreront comme des parias et ne travailleront plus avec nous ! Il faut savoir prendre les bonnes décisions pour nous protéger. Notre rôle est de les expliquer, d’expliquer pourquoi nous les prenons et quelles sont les incidences. Nous avons tous une responsabilité vis-à-vis de notre élevage, de celui de nos voisins et de ceux de tout le département.

Autre exemple, le dossier IBR, dont l’objectif d’éradication est fixé à 2027 : le rôle du GDS est d’informer sur cette obligation et d’organiser la stratégie pour l’atteindre. La biosécurité en élevage peut faire peur mais ces petits gestes ont une grande influence sur la sécurité en élevage et évitent les problèmes !

Que vous apporte cet engagement ?

E. Nadal : La force du GDS, c’est son maillage territorial, sa proximité. En participant cet hiver à plusieurs réunions locales, au-delà de mon secteur, j’ai beaucoup appris sur d’autres territoires, d’autres façons d’élever, d’autres enjeux. Au sein du GDS, une structure qui appartient aux éleveurs, gérée par les éleveurs, aux côtés d’une équipe de collaborateurs compétents, je contribue à être au plus près des besoins, au plus juste afin d’anticiper ce qui peut nous arriver d’un point de vue sanitaire.

L’engagement peut parfois être dur mais il y a de belles satisfactions : l’obligation du pack intro a été difficile à faire entendre mais c’est le meilleur outil pour sécuriser et apporter des garanties et on en a besoin dans notre métier ! La base de mon engagement est d’œuvrer pour le bien des éleveurs et des animaux».

Eva DZ, La Volonté Paysanne du 4 juin 2026

 

Bovins, Caprins, Ovins

Le Ministère de l’Agriculture a décidé de rouvrir l’accès au stock national de vaccins contre la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) de sérotype 1.

Plus de 800 000 doses de vaccin FCO-1 sont ainsi mises à disposition gratuitement pour les élevages ovins, bovins et caprins de l’ensemble du territoire métropolitain.

Attention : les doses disponibles périment fin juin 2026. Si vous souhaitez vacciner votre troupeau, prenez contact sans attendre avec votre vétérinaire sanitaire.

 Pourquoi vacciner contre le sérotype 1 ?

Le sérotype 1 n’est pas actuellement présent en France mais il circule activement en Espagne depuis plusieurs années. Face au risque d’introduction de ce virus sur le territoire national, en 2025, l’État avait initialement réservé ces vaccins aux départements frontaliers des Pyrénées. Cette campagne est désormais élargie à l’ensemble de la France métropolitaine. Nous vous rappelons que la vaccination permet de protéger les animaux et de limiter la circulation du virus au sein des troupeaux.

Modalités pratiques

  • Les doses de vaccin sont fournies gratuitement par l’État ;
  • Les frais liés à la prescription et à l’injection restent à la charge de l’éleveur ;
  • Les commandes doivent être réalisées par le vétérinaire sanitaire ;
  • Les stocks sont limités et les doses seront attribuées selon le principe du premier arrivé, premier servi ;
  • La délivrance et l’administration des vaccins doivent impérativement être réalisées avant le 30 juin 2026.

Un message important concernant la situation sanitaire actuelle

Même si cette opportunité permet de renforcer la protection des troupeaux contre la FCO-1, il est important de rappeler que les sérotypes FCO-8 et surtout FCO-3 circulent toujours activement en France.

Au regard de la situation sanitaire observée ces derniers mois, la vaccination contre la FCO-3 reste aujourd’hui la priorité pour les élevages aveyronnais, afin de limiter les conséquences sanitaires et économiques de cette maladie. La vaccination FCO-1 doit être considérée comme une protection complémentaire, à évaluer avec votre vétérinaire sanitaire en fonction des risques propres à votre exploitation.

Nous venons d’être informés de cette réouverture exceptionnelle du stock vaccinal. Nous sommes conscients que cette communication intervient à une période peu favorable, avec de nombreux animaux actuellement en pâture, ce qui peut compliquer l’organisation de la vaccination. Toutefois, compte tenu du délai très court avant la péremption des doses, il nous semblait important de vous relayer cette information dans les meilleurs délais.

Pour toute question ou pour étudier l’intérêt de cette vaccination dans votre élevage, nous vous invitons à contacter votre vétérinaire sanitaire.

Évènements GDS

Jean-Michel DESMONS, président du GDS de Saint-Amans-des-Côts et vice-président du GDS 12.

Pouvez-vous vous présenter ?

J-M. Desmons : «J’ai 49 ans, je suis installé sur la ferme familiale à Saint Symphorien de Thénières depuis 2002. J’élève 72 mères de race Aubrac et je fournis des animaux pour le label rouge Bœuf Fermier Aubrac et l’IGP Fleur d’Aubrac.

Quel a été votre premier contact avec le GDS ?

J-M. Desmons : J’ai toujours eu un intérêt pour le sanitaire. Je participais aux réunions locales du GDS pour m’informer. C’est Jean-Ma-rie Combettes, ancien président du GDS de Saint-Amans-des-Côts et trésorier départemental qui m’a mis le pied à l’étrier du GDS. J’ai pris sa suite à la présidence et il m’a accompagné aux premières réunions du GDS Aveyron à Rodez. En tant que président de mon GDS local, j’ai participé au conseil d’administration de la FODSA à partir de 2011-12 sous la présidence de Bernard Lacombe qui m’a sollicité pour intégrer le bureau. J’entame mon deuxième mandat à ce poste de vice-président.

Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Pour quelles  raisons  vous  êtes-vous engagé à la FODSA ?

J-M. Desmons : Le sanitaire est important pour un éleveur, je l’ai senti assez vite ayant été confronté à quelques soucis sanitaires sur mon troupeau. J’avais envie de m’informer sur les maladies, de comprendre comment fonctionnent les protocoles autour des maladies réglementées… et de savoir quelles solutions apporter pour garder un cheptel sain. Avoir des animaux en bonne santé est primordial pour un éleveur, ainsi il progresse dans sa production, il vend mieux, il limite ses coûts et il est plus serein ! C’est donc pour comprendre tout cela et accompagner les éleveurs à faire ce qu’il faut pour un élevage aveyronnais en bonne santé que je m’investis au GDS.

Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?

J-M. Desmons : Au sein du bureau du GDS, mon rôle comme les autres membres du bureau est d’épauler le président, Loïc Christophe. Comme tout le monde, j’ai peu de temps et ma priorité reste mon exploitation où je suis installé en individuel. Mais dès que je le peux, grâce au Service de remplacement, je me rends disponible pour seconder Loïc, comme dernièrement au congrès de GDS France à Avignon où nous avons représenté l’Aveyron ensemble. Ce rôle me convient bien !

Que vous apporte cet engagement ?

J-M. Desmons : Au bureau de la FODSA, on avance, on travaille ensemble pour que les choses s’améliorent dans le sanitaire. Nous nous engageons au service de l’élevage et des éleveurs en toute indépendance. Et puis on tisse des liens amicaux avec les autres responsables professionnels et l’équipe de collaborateurs du GDS. On a plaisir à travailler ensemble. Ce qui me plaît, à travers nos échanges, c’est de voir la diversité des systèmes d’élevages, y compris en bovins viande, de productions, de mentalités aussi dans le département. Venir à Rodez me fait du bien, me permet de sortir de mon exploitation et de croiser des personnes que je n’aurai jamais rencontré, y compris à l’échelon régional et national. C’est une belle ouverture d’esprit même si parfois nous sommes confrontés à des situations tendues.

En parallèle sur mon secteur de Saint-Amans-des-Côts, nous organisons une réunion locale par an ainsi que l’assemblée générale. C’est l’occasion d’apporter l’information aux éleveurs mais aussi de faire remonter leurs problématiques en lien avec le cabinet vétérinaire local . Il nous faut aussi accentuer nos échanges avec les jeunes qui s’installent, leur faire connaître le GDS et ses missions, tout ce qu’il peut leur apporter».


Étienne Espinasse, membre du conseil d’administration du GDS de Baraqueville et vice-président du GDS 12 et co-responsable de la commission petits ruminants.

Pouvez-vous vous présenter ?

E. Espinasse : «Je suis producteur de lait de chèvre à Colombiès, à la tête d’un élevage de 350 chèvres. Je me suis installé en 2006, en GAEC avec mes parents. Depuis leur retraite, je suis en individuel.

Quel a été votre premier contact avec le GDS ?

E. Espinasse : A mon installation, j’avais une idée de ce qu’était le GDS. Mon voisin, également che-vrier, représentait notre production caprine au GDS de Baraqueville et m’a proposé d’intégrer le conseil d’administration, c’était il y a 7-8 ans. J’ai répondu favorablement parce que la question du sanitaire et de sa gestion m’intéresse. A l’éche-lon départemental du GDS, j’ai rejoint la commission petits rumi-nants qui concerne les productions ovine et caprine.

Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur? Pour quelles  raisons  vous  êtes-vous engagé à la FODSA ?

E. Espinasse : Étant donné la bonne place de l’élevage caprin en Aveyron, il est tout à fait légitime qu’il soit représenté au sein du GDS Aveyron. Pour que soit pris en compte l’impact de certaines maladies dans nos élevages spécifiques. Comme dernièrement sur la FCO, au départ considérée comme ne touchant pas les chèvres mais les remontées sur le terrain ont permis de faire reconnaître son impact et d’obtenir la prise en charge du vaccin pour nos élevages aussi. Mon engagement chez JA s’arrêtant, ma décision d’intégrer le bureau du GDS a été facilitée !

Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?

E. Espinasse : Je suis coresponsable de la commission petits ruminants avec deux éleveurs ovins, Jérémie Gayraud et Franck Vieilledent, où je représente la production caprine. A ce titre, je participe au conseil d’administration du GDS Aveyron. Au sein de cette commission, nous travaillons sur tous les sujets sanitaires qui concernent nos productions ovine et caprine. Nous sommes impliqués sur de nouvelles voies de recherche pour progresser dans le suivi sanitaire de nos élevages caprins, que ce soit sur des sujets ponctuels (FCO) ou de plus long terme (CAEV, maladies pulmonaires…). Mon rôle est aussi de faire remonter les besoins et attentes des éleveurs caprins du département en matière de gestion sanitaire. En tant que vice-président du GDS, mon rôle est d’apporter mon avis d’éleveur sur les dossiers, les actualités, de veiller aux arbitrages sur le volet économique, comme le coût de gestion des maladies, des prophylaxies…, de participer aux décisions du conseil d’administration.

Que vous apporte cet engagement ?

E. Espinasse : Je trouve particulièrement intéressant de pou-voir nous projeter sur des projets d’études, de recherche qui font avancer. Ce fut le cas dernière-ment avec l’expérimentation des pédichiffonettes pour identifier la paratuberculose en élevage y compris caprin, ou encore la détection sur lait de tank… Il y a aussi des recherches sur le long terme, des études plus avancées sur la qua-lité de la gestion de l’élevage, le bien-animal, l’économie, le confort de l’éleveur… Au delà de l’actualité sanitaire, il est important aussi de montrer le rôle du GDS dans ces projets de recherche et développement.

J’apprécie aussi de partager les expériences avec les différents acteurs  de  l’élevage,  Chambre d’agriculture, vétérinaires, administration,  laboratoire.  Ils  nous apportent leur vision du sanitaire dans l’élevage, nos échanges constructifs permettent d’apporter des solutions.

Enfin, grâce au GDS, j’apprends beaucoup sur toutes les productions, bovines que je connaissais déjà mais aussi ovines. Au sein du bureau on apprend aussi à se connaître, parce que nos productions, nos situations géographiques sont diversifiées et nous partageons l’envie d’avancer ensemble».

Eva DZ, La Volonté Paysanne du 21 mai 2026

 

Évènements GDS

Depuis son élection en novembre, le bureau de FODSA GDS Aveyron, autour du nouveau président, Loïc Christophe prend ses marques. Tour à tour les membres se présentent et expliquent leur rôle et mission au sein de la structure qui accompagne les éleveurs sur le volet sanitaire en Aveyron.

Cette semaine, Bérangère Carel, secrétaire générale et Stéphanie Villaret, trésorière, prennent la parole.


Bérangère Carel, secrétaire générale du GDS 12.

Pouvez-vous vous présenter ?

B. Carel : «Je me suis installée en 2020, en GAEC sur la ferme de mon conjoint où nous élevons des Aubrac, en filière broutard, sur la commune de Sébazac-Concourès. Avant cela, j’ai effectué diverses missions dans des organismes professionnels aveyronnais en tant qu’ingénieur en agriculture. La plus grande partie de ma carrière a été mise au service du syndicalisme.

Quel a été votre premier contact avec le GDS ?

B. Carel : A travers ces expériences professionnelles, j’ai bien sûr l’occasion de faire connaissance avec la FODSA. Peu après mon installation, j’ai fait part au président Bernard Lacombe de mon envie de m’investir sur les questions de santé animale, qui m’ont toujours intéressée. J’ai ainsi été une des premières à intégrer le conseil d’administration de la FODSA, sans être présidente d’un GDS local. Nous avons d’ailleurs modifié les statuts pour légitimer la présence de ces administrateurs, nous permettant d’accueillir des gens motivés, des compétences particulières, ou encore des éleveurs venant de filières sous-représentées dans le conseil d’administration.

Pour quelles raisons vous êtes-vous engagée à la FODSA ?

B. Carel : J’ai accepté avec une grande fierté le poste de secrétaire générale aux côtés du président Loïc Christophe, me permettant de faire monter d’un cran mon engagement. Le poste de secrétaire général me permet d’avoir une vision transversale des questions sanitaires, à travers les filières et les régions. A ce titre, je vais m’efforcer de connaître un maximum de GDS locaux, afin de porter avec eux, à tous les échelons possibles, leurs problématiques et leurs projets. Mon objectif est de conserver un réseau dynamique et de faire connaître les actions du GDS localement, surtout auprès des jeunes. Je pense que la promotion de la démarche d’approche globale sanitaire est un excellent moyen d’arriver à ces fins.

D’autre part, au vu des récentes crises sanitaires, qu’elles soient locales, nationales ou plus lointaines, j’estime que le GDS doit plus que jamais être pour les éleveurs la structure référente, voire la structure refuge face à ces aléas. Or aujourd’hui, la politique à la mode, en agricole comme ailleurs, est celle qui prône de «renverser la table». Certes nos institutions peuvent être bouleversées de temps en temps, pour être plus réactives par rapport aux attentes du terrain. Mais il faut reconnaître leur légitimité, par le savoir et les compétences qu’elles ont acquis pendant leurs longues années d’existence, et les crises qu’elles ont déjà traversées. Je souhaite donc mettre mon mandat au service de la défense de notre structure, de ses valeurs universelles, loin des partis pris, et de sa place de référent sanitaire, autant pour le monde de l’élevage que pour les pouvoirs publics.

Que vous apporte cet engagement ?

B. Carel : Ce qui me motive au sein du GDS, c’est qu’on est capable dans la même réunion d’évoquer des sujets brûlants d’actualité, sur lesquels nous devons prendre rapidement des décisions concertées, et des projets de recherche à long terme, qui visent à améliorer le travail quotidien des éleveurs. Ces sujets nous permettent en même temps d’échanger avec des profils très divers, de la sphère scientifique comme de l’administration. Il faut dire que ces liens sont facilités grâce à l’équipe de collaborateurs du GDS, parfaits médiateurs entre des mondes qui pourraient parfois avoir du mal à se com-prendre.

Pour finir, j’estime que le GDS Aveyron possède une expertise et des moyens remarquables sur le plan national. Notre département doit continuer de compter au plan régional, mais aussi national. Notre président est là pour y veiller, comme son prédécesseur, et je m’engage à le soutenir dans cette mission, aux côtés des vice-présidents. Cet engagement est à mon sens primordial pour l’avenir de notre structure».


Stéphanie Villaret, présidente du GDS de Prades d’Aubrac et trésorière du GDS 12

Pouvez-vous vous présenter ?

S. Villaret : «Je suis installée à Prades d’Aubrac au sein du GAEC du Belnom avec mon mari, Bertrand. Je me suis installée en 2003 d’abord en EARL puis en GAEC lorsque cela a été possible entre époux. Nous élevons des vaches Aubrac en race pure, que nous livrons à la coopérative CELIA, en système de broutards repoussés et engraisse-ment de réformes pour le label rouge Bœuf Fermier Aubrac. Depuis toujours je suis passionnée par l’agriculture, j’aime le contact avec les animaux. M’installer sur la structure familiale était une évidence.

Quel a été votre premier contact avec le GDS ?

S. Villaret : Chez nous sur la ferme, mon père, Fernand Vayssié gardait quelques maté-riels de notre GDS local de Prades d’Aubrac à la disposition des adhérents et je suivais la réunion annuelle d’information. A mon installation, je l’ai remplacé au conseil d’administration. Le président d’alors Privat Serres, m’a proposé le poste de trésorière. C’est ainsi que j’ai appris à connaître les rouages du GDS ! Puis lorsque Privat a cédé la présidence, en 2024, je me suis portée candidate à la co-présidence, un poste que je continue d’occuper.

Que représente le GDS dans votre métier d’éleveuse ? Pour quelles raisons vous êtes-vous engagée à la FODSA ?

S. Villaret : Dans notre métier, le sanitaire est très important, il est, à mon sens, indissociable de l’élevage. Depuis toutes ces années, j’ai compris que l’équilibre était fragile et qu’il était primordial d’être bien informé. C’est l’une des missions de notre GDS, à l’échelon local comme départemental, d’apporter des informations justes, neutres. Il faut savoir expliquer les différentes missions de notre structure, qui a été créée par des éleveurs et est gérée par des éleveurs. Au GDS Aveyron, je défends l’agriculture extensive du nord Aveyron avec la pratique de la transhumance.

Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?

S. Villaret : En tant que co-présidente de mon GDS local, je participe au conseil d’administration du GDS Aveyron. Mon rôle est d’informer les agriculteurs sur les actualités sanitaires, d’accompagner les éleveurs de mon secteur qui rencontrent des difficultés d’un point de vue sanitaire, de recenser les jeunes afin de leur présenter l’appui sanitaire du GDS…

Fin 2024 j’ai intégré le bureau et en novembre dernier, le nouveau président, Loïc Christophe m’a fait confiance en me proposant le poste de trésorière. Un poste qu’a assuré pendant de nombreuses années Privat Serres qui a su me mettre le pied à l’étrier ! Cette fonction me permet de participer à l’orientation des financements, de définir le budget et je retranscris le travail de l’équipe comptabilité auprès des élus du GDS.

Que vous apporte cet engagement ?

S. Villaret : La FODSA rassemble une équipe d’élus et de collaborateurs engagés pour défendre l’élevage de façon neutre. Nos échanges réguliers permettent de partager nos expériences, de découvrir des systèmes et des productions différents ainsi que d’autres façons de gérer les problématiques. C’est très enrichissant, j’apprends beaucoup… et notamment à travailler ensemble car ce n’est pas évident de décider et gérer des financements qui satisfassent tout le monde !

Au comité de direction du GDS Aveyron, chacun a sa place et a la parole. On peut faire pencher la balance dans les décisions. Lorsque je me suis installée en 2003, les agricultrices étaient peu nombreuses, aujourd’hui nous avons toute notre place au sein de nos structures professionnelles. Nous sommes ainsi plusieurs femmes à présider des GDS locaux et donc au conseil d’administration de GDS Aveyron. Personnellement, j’ai été très bien accueillie par le président sortant, Bernard Lacombe et ainsi je me suis sentie plus à l’aise dans ma prise de poste».