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du GDS Aveyron

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Bovins, Caprins, Ovins

La direction générale de l’alimentation (DGAL) lance un appel à la vigilance.

Un grand nombre de maladies animales est présente à nos frontières et il convient de maintenir un haut niveau de vigilance pour conserver le statut indemne de la France.

Les services du ministère en charge de l’agriculture sont pleinement mobilisés pour contrôler les mouvements d’animaux et le respect des mesures de biosécurité à toutes les étapes de production. 

L’ensemble des filières est concernée par ces mesures de vigilance et la surveillance renforcée du territoire s’appuie sur la collaboration de tous les acteurs : éleveurs, vétérinaires, transporteurs, négociants, transformateurs…

Notamment, les maladies listées ci-dessous ont été détectées récemment en Union européenne ou progressent sur le continent européen : 

–  la fièvre aphteuse qui affecte les bovins, ovins, caprins et les porcins. Cette maladie a été détectée au premier semestre 2025 en Allemagne, Hongrie et Slovaquie, qui l’ont éradiquée depuis. L’origine de ces introductions n’est pas connue à ce jour.

la peste des petits ruminants (PPR) et la clavelée qui touchent les ovins et les caprins. La peste des petits ruminants est présente dans les Balkans (Croatie, Kosovo, Albanie). La clavelée touche la Grèce, ainsi que la Macédoine du Nord et la Bulgarie.

la peste porcine africaine (PPA). Cette maladie est présente dans 18 pays du continent européen, dont trois pays voisins : Allemagne, Italie et récemment l’Espagne.

Le ministère en charge de l’agriculture appelle la vigilance de tous les professionnels, les éleveurs et les transporteurs de bétail en particulier, pour respecter très strictement les mesures suivantes : 

– Les animaux destinés à l’abattage en France en provenance des pays concernés* par l’une des maladies mentionnées plus haut, doivent provenir d’une zone indemne au sein de ce pays, être couverts par un certificat sanitaire officiel établi par les autorités sanitaires du pays d’origine, et devront être transportés sans rupture de charge jusqu’à l’abattoir de destination désigné dans le certificat sanitaire, pour y être abattus dans les meilleurs délais.

– Une attention accrue au nettoyage et désinfection minutieux des moyens de transport est demandée dès le déchargement en France pour le transport de vif, et avant leur départ pour les véhicules de transport de bétail qui reviennent à vide depuis un pays infecté, quelle que soit l’espèce animale transportée.

– Les mesures habituelles de biosécurité sont à assurer, y compris pour le personnel même le personnel temporaire.

– En cas de signes évocateurs d’une de ces maladies, les éleveurs doivent contacter sans délai leur vétérinaire sanitaire qui en informera sa DDecPP. Des monographies actualisées seront mises en ligne prochainement sur notre site internet.

– Pour les DDecPP : des contrôles à l’introduction sur des animaux à destination de l’élevage pourront être menés en fonction de votre analyse de risque.

*La liste des pays d’Europe infectés par ces maladies est disponible sur le site internet de la plateforme d’épidémiosurveillance animale sous forme d’une note mise à jour chaque semaine (le mardi) : Bulletins VSI

Bovins

Situation en Europe 

Espagne
Depuis le 1er octobre 2025, l’Espagne a déclaré 18 foyers. Le dernier a été détecté le 7 janvier 2026 dans la province de Gérone, dans une exploitation extensive. Seule une partie du troupeau avait été vaccinée, pour des raisons de contention. Quatre animaux non vaccinés ont été confirmés positifs par PCR à la souche sauvage du virus.

Sardaigne
Un premier foyer a été détecté le 26 juin 2025. Depuis, 79 foyers ont été déclarés sur l’île. Aucun nouveau foyer n’a été recensé depuis le 27 octobre dernier.

Italie continentale

Un seul foyer a été détecté le 20 juin 2026 dans un élevage de Lombardie, en lien avec un foyer en Sardaigne. Aucune nouvelle détection n’a été enregistrée depuis sur le territoire continental italien.

Situation en France

Pour rappel, en France, au 9 février, 117 foyers ont été déclarés dans 82 élevages répartis dans 11 départements : Savoie (32), Haute-Savoie (44), Ain (3), Rhône (1), Jura (7), Pyrénées-Orientales (22), Doubs (1), Ariège (3), Hautes-Pyrénées (1), Haute-Garonne (2) et Aude (1).

Aucun nouveau foyer n’a été détecté depuis.

La France est découpée en plusieurs zones :

Deux zones vaccinales :

  • Zone de vaccination II (ZVII) en bleu sur la carte : zone où la vaccination d’urgence protectrice a été mise en œuvre suite à l’apparition des foyers de DNC (elle recouvre à minima la zone de surveillance et la zone de protection autour des foyers).
  • Zone de vaccination I (ZVI) en rose sur la carte : zone où la vaccination préventice est rendue obligatoire pour les bovins alors qu’aucun foyer n’y a été confirmé.

Deux zones réglementées :

  • Une zone de surveillance (en vert)
  • Une zone de protection (en rouge)

La zone de protection (ZP) devient une zone de surveillance (ZS) au minimum 28 jours après la date des opérations de nettoyage/désinfection et de désinsectisation du dernier foyer. La ZS peut être levée au minimum 17 jours plus tard.

La zone réglementée devient une ZVII au mieux :

  • 45 jours après le dépeuplement du dernier foyer ;
  • et après l’atteinte de l’immunité collective (75 % des bovins vaccinés depuis plus de 28 jours dans 95 % des cheptels).

Rappels réglementaires – vaccination

La vaccination des bovins est obligatoire dans les zones réglementées définies autour des foyers, à savoir une zone de protection dans un rayon de 20 km et une zone surveillance dans un rayon de 50 km. Lorsque la levée de ces zones est prononcée celle-ci bascule en zone de vaccination (ZV).

Par ailleurs, afin de prévenir la diffusion de la maladie, la vaccination des bovins est également obligatoire dans les zones de vaccination de type I (ZV I), mises en place dans plusieurs départements sans foyer.

En ce qui concerne le sud-ouest, au 29 janvier dernier, 96.5% du cheptel des 10 départements est vacciné. L’immunité collective est considérée comme atteinte lorsque 75% des bovins sont vaccinés depuis plus de 28 jours dans 95% des cheptels.

Sorties des bovins de l’Aveyron

  • Les bovins peuvent circuler librement en Aveyron et dans les zones indemnes de France.
  • Les bovins peuvent se rendre en zone vaccinale de type I ou II (zones rose ou bleue sur la carte) mais ils prennent le statut de la zone de destination et doivent obligatoirement être vaccinés en élevage.
  • Les bovins ne peuvent pas aller en zones réglementées (ZP ou ZS) pour l’élevage, ils peuvent y être abattus sous conditions.

Éleveurs aveyronnais : attention à  l’entrée en zone vaccinale  

Si vous prévoyez d’envoyer des animaux dans une zone vaccinale, il est important de vous faire connaitre auprès de l’administration afin d’organiser la vaccination de vos bovins. L’administration pourra ainsi commander les doses nécessaires et éditer un Document d’Accompagnement à la Vaccination, qui sera transmis à vos vétérinaires sanitaires.

La vaccination sera ensuite tracée pour chaque bovin.

Entrées des bovins en Aveyron :

  • Depuis la ZV I  (rose) : l’immunité collective est désormais atteintes depuis le 9 février permettant la sortie des bovin sous conditions.
    • Elevage : autorisé depuis le lundi 9 février 2026 sous conditions avec des laissez-passer délivrés par l’administration (bovins vaccinés depuis au moins 28 jours ou veaux sous immunité maternelle, examen clinique réalisé par un vétérinaire dans les 48h avant le mouvements de animaux, laissez-passer sanitaire délivré par la DDPP)
    • Abattage : autorisé sous conditions (transport direct sans rupture de charge et abattage dans les 24h)
  • Depuis la ZV II  (bleue)
    • Elevage : sous conditions avec des laissez-passer délivrés par l’administration ((détention depuis au moins 28 jours, bovins vaccinés depuis au moins 28 jours ou veaux sous immunité maternelle, Examen clinique réalisé par un vétérinaire dans les 48h avant le mouvement des animaux, laissez-passer sanitaire délivré par la DDPP)
    • Abattage : autorisé sous conditions (transport direct sans rupture de charge et abattage dans les 24h).
  • Depuis les zones réglementées (ZS et ZP) :
    • Abattage : sur autorisation uniquement
    • Elevage : interdit

Interdictions des mouvements de bovins non vaccinés

Une nouvelle interdiction de mouvement a été mise en place : il est désormais interdit de déplacer des bovins non valablement vaccinés (bovin valablement vacciné = vacciné depuis au moins 28 jours) au sein d’une même zone vaccinale (ZVI et ZVII).

L’arrêté ministériel du 16 juillet 2025 relatif à la gestion de la DNC a été modifié en ce sens : « Au sein d’une zone de vaccination, tout mouvement d’animaux d’espèces sensibles non valablement vaccinés est interdit, à l’exception des mouvements à destination d’un abattoir, sous réserve d’un transport direct et sans rupture de charge. »

DNC : la vaccination reconduite en 2026 dans les régions concernées

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a réuni le 9 février le Parlement du sanitaire afin de définir la stratégie vaccinale contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) pour 2026.

Trois options ont été étudiées : l’arrêt de la vaccination, son maintien dans les zones déjà touchées ou son extension à toute la France continentale.

À l’issue des échanges, une majorité des participants s’est prononcée pour la poursuite de la vaccination dans les régions concernées en 2025 : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie.

Les modalités pratiques seront précisées au niveau régional par les CROPSAV. La vaccination sera mise en œuvre rapidement, restera obligatoire et intégralement prise en charge par l’État.

Échanges : Italie et Espagne.

Le 5 février, l’Espagne a annoncé l’extension de son protocole d’importation des bovins vaccinés contre la DNC. Après avoir autorisé, sous conditions, l’importation de bovins issus des zones vaccinales II à partir du 27 janvier, cette possibilité est désormais étendue aux bovins provenant des zones vaccinales I, sous réserve du respect de critères sanitaires.

Cette ouverture concerne notamment les bovins des zones vaccinales mises en place autour des zones réglementées du Sud-Ouest.

Parmi les conditions requises figure l’atteinte de l’immunité collective depuis au moins 60 jours dans un rayon de 50 km autour de l’exploitation d’origine. Cette exigence, similaire à celle appliquée aux zones vaccinales II, devrait être remplie progressivement par les territoires de la zone vaccinale I dans les semaines à venir.

L’Italie, quant à elle, a, pour le moment, donné son accord pour l’introduction de bovins issus de la ZV II (zone « bleue » sous conditions, mais pas de la ZV I (zone « rose »). Des discussions sont toujours en cours.

Nos derniers articles

Filtres actu

Évènements GDS

Les réunions d’information du GDS Aveyron

Les réunions locales des GDS ont débuté sur l’ensemble du département. Au nombre de 35, elles permettent aux équipes des GDS d’aller à la rencontre des éleveurs, au plus près des territoires. Ces réunions sont l’occasion d’avoir accès à une information réglementaire, objective et techniquement fiable est plus que jamais indispensable à la conduite sanitaire des élevages.

Elles permettent de faire le point sur les enjeux sanitaires actuels, d’échanger avec les équipes du GDS et de partager un temps de dialogue et de convivialité entre professionnels.

Les jeunes installés en 2025 en bovins, ovins ou caprins sont particulièrement invités à participer à ces réunions afin de rencontrer les équipes du GDS et de signer leur convention « Jeune installé ».

 

Ovins

FODSA – GDS Aveyron participe à plusieurs projets de recherche en petits ruminants. Avec l’Idèle, Agno Interpro, l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse et les engraisseurs volontaires, elle a mené le projet MaiSage (Maîtrise de la santé des agneaux en atelier d’engraissement). Face à la nouvelle réglementation sur les aliments médicamenteux (arrêt de l’administration d’antibiotiques en préventif et durcissement des règles de prescription d’antimicrobiens dans les aliments médicamenteux), la mortalité a fortement augmenté dans les ateliers d’engraissement. «Le projet a permis de mesurer les impacts technico-économiques des changements de pratiques dus à cette règlementation», a expliqué Céline Pouget. «Et d’aider les professionnels à établir les bonnes pratiques pour améliorer la maîtrise sanitaire de leur atelier. Des audits ont été menés chez les en-graisseurs sur 9 sites, nous les remercions pour leur participation. De nos échanges a découlé l’édition, d’un guide ciblant 13 thématiques, proposant des mesures de gestion et d’amélioration», poursuit-elle. En parallèle, la réflexion s’est poursuivie sur l’alimentation et l’abreuvement à travers une enquête chez les engraisseurs, pour relever leurs pratiques et étudier le possible lien avec les performances de croissance et la mortalité. Les résultats seront diffusés au printemps.

Avortements : la recherche avance

Le travail sur le diagnostic des avortements en ovin et caprin se pour-suit. Depuis 2015, le dispositif national Oscar dans lequel l’Aveyron est fortement impliqué, optimise la surveillance des causes d’avortement en vue d’augmenter les chances d’élucidation. Des boîtes contenant un kit de diagnostic de 1ère intention sont à disposition des éleveurs ovins et caprins confrontés à des séries d’avortements (3 en 7 jours). Trois maladies dites de 1ère intention sont recherchées : Fièvre Q, toxoplasmose, Chlamydiose. Depuis 2023/2024, des agents pathogènes dits de 2ème intention sont intégrés dans le département à cette recherche grâce à l’outil PCR digitale, mis au point par Aveyron Labo, «Rum’avort». Depuis cette année, cet outil est en routine dans le département. Le premier bilan partiel, à début décembre, montre que sur 105 élevages ovins inclus avec la nouvelle PCR digitale et un diagnostic à 8 recherches de pathogènes, 62% ont une cause possible. Et sur 17 élevages caprins 71% ont une cause possible. En lien avec l’ENVT, les projets en cours portent sur l’émergence de nouveaux pathogènes, l’efficacité et la performance de l’antibiothérapie, la préservation de l’arsenal thérapeutique et comment agir sur les voies et sources de transmission. Concernant les avortements précoces des agnelles, un agent pathogène particulier a été identifié pour l’heure pas connu en ruminants et très peu documenté. Malgré plusieurs échecs des essais, le travail continue avec l’ENVT, pour démontrer le rôle causal de cet agent pathogène lors d’infection expérimentale d’agnelles. «La priorité n°1 est de savoir cultiver le virus. Ce qui est très complexe mais les essais se poursuivent», résume Céline Pouget.

Adénocarcinome : qu’est-ce que c’est ?

L’adénocarcinome pulmonaire ovin (ou adénomatose pulmonaire ovine) est un virus responsable du développement d’une tumeur contagieuse du poumon des moutons. Elle affecte les adultes jeunes (1-4 ans) mais peut toucher des agneaux de 3 mois. Elle se traduit par de l’essoufflement, un amaigrissement, des troubles respiratoires et évolue entre 6 semaines et 6 mois. La source de virus est l’introduction de reproducteurs et la transmission se fait par voie aérienne (toux, écoulement liquide de jetage, contact entre animaux, confinement). Il existe d’autres voies de contamination (passage in utero et périnatal, colostrum et lait, voie sexuelle). A ce jour le diagnostic n’est pas possible sur animal vivant. Les échographies ne sont pas suffisantes, seule l’autopsie le peut. Il n’y a pas non plus de moyen de lutte (pas de détection sérologique ni de vaccin). Le contrôle de cette maladie repose essentiellement sur la détection d’animaux atteints et leur élimination du troupeau. «Mais la recherche avance !», souligne Céline Pouget. L’INRAe déploie de nouveaux tests PCR pour détecter le virus par exemple. Un réseau de recherches «solide» est en place autour de l’INRAe de Lyon, l’ENVT, Races de France et la FNO, les GDS, GTV et Aveyron Labo, l’OS Lacaune et les entreprises de sélection… Ensemble ils relancent un projet sur 3 ans dans 2 cheptels avec de la clinique. «Nous espérons démarrer en 2026 grâce aux financements», avance Céline Pouget.

Pour finir, les petits ruminants sont inclus dans PASSAGE pour «Préventif et Agroécologique, un Suivi Sanitaire basé sur une Approche Globale de l’Elevage» qui tend à uniformiser et démultiplier l’Approche Sanitaire Globale en Occitanie. Parmi les 30 fermes pilotes, un élevage ovin lait et un caprin en Aveyron ont été recrutés.

Article de la Volonté Paysanne du 26/12/2025 – Eva DZ

Ovins, Évènements GDS

La commission petits ruminants de FODSA – GDS Aveyron s’est réunie mardi 16 décembre, en présence de l’ensemble des acteurs de la filière. L’occasion de faire le bilan annuel de la campagne sanitaire et le point sur les projets réalisés et en cours.

La commission petits ruminants de FODSA – GDS Aveyron a pris l’habitude de se retrouver en fin d’année. En présence de l’ensemble de ses partenaires, entreprises de sélection, opérateurs, coopératives, vétérinaires, Aveyron Labo… ses membres dressent le bilan des sujets sanitaires des productions ovines et caprines et échangent sur les projets en cours et à venir avec les équipes du GDS. Suite au renouvellement du conseil d’administration du GDS, Jérémie Gayraud et Etienne Espinasse, Franck Vieilledent étant excusé, ont pris le relais. Ils étaient accompagnés par Bernard Lacombe, président sortant du GDS et son successeur, Loïc Christophe.

Prophylaxie, Border Disease et Visna Maëdi

La campagne de prophylaxie s’achevant au 31 décembre, un premier bilan a été présenté par Fany Trotier. Depuis le 1er avril, 81% des prophylaxies ont été réalisées en ovins et 70% en caprins. Les courriers de relance ont été envoyés fin novembre à tous les élevages qui ne l’auraient pas encore réalisé. Nicolas Meyrand a pris la suite sur le bilan de campagne de la Border Disease. En 2025, 11 nouveaux cheptels ont été déclarés positifs dont 5 avec deux analyses de mélange ou plus et 5 vaccinés Overvac. «Cette problématique Overvac devrait s’arrêter dès la prochaine campagne car la quasi-totalité des brebis concernées par cette vaccination ont été réformées», avance Nicolas Meyrand. «Globalement on peut dire que la déclaration de nouveaux positifs reste stable cette année». Il regrette toutefois la moindre mobilisation des éleveurs à réaliser les prélèvements sur lait de tank : «Les engraisseurs, opérateurs économiques ne demandent pas systématiquement l’analyse pensant que le risque est maîtrisé mais la maladie circule toujours et persiste», rappelle Nicolas Meyrand, précisant que ces analyses sont toujours financées.

Il a poursuivi sur le dossier Visna Maëdi. Lors de la campagne de prophylaxie, les analyses concernent aussi bien l’ensemble des cheptels à statut favorable (sur 50 femelles de plus de 24 mois et tous les béliers) ainsi que les cheptels en assainissement ou à statut défavorable (dans leur entièreté). Pour rappel, jusqu’à 2 brebis positives, le statut indemne est suspendu : les brebis positives et leur descendance sont éliminées et si plus de 2 brebis sont positives : le cheptel perd son statut. A noter que 70% des frais d’analyses sont pris en charge et 100% des frais de prélèvements via le fonds local Visna Maëdi.

Sur les 375 cheptels testés, 40 ont présenté des résultats positifs. Et dans les cheptels sélectionneurs Lacaune, deux cheptels ont présenté des résultats avec au moins un sérum positif avec le kit LSI. Près de 25% des cheptels ovins aveyronnais ont effectué un suivi Visna Maëdi.

Concernant les 12 cheptels Lacaune en assainissement ou à statut défavorable, testés en totalité, 4 cheptels ont révélé des résultats positifs. Leur assainissement va se poursuivre en 2026. Spécifiquement sur le bassin Lacaune, les données ont été consolidées par Races de France, en Aveyron et dans le Tarn : sur les 352 cheptels testés en sondage, trois, ayant un statut Visna Maëdi favorable, sont ressortis positifs. Et 14 cheptels ont été testés en totalité.

«On remarque que de plus en plus d’éleveurs font une recherche de Visna Maëdi en France, cette problématique est vraiment prise en compte au niveau national», souligne Nicolas Meyrand. «Le suivi Visna Maëdi est consolidé et sécurisé via un nouveau kit d’analyse (il y en a 2 en tout) et un outil de confirmation des sérums positifs disponible à l’ANSES. Des outils qui fonctionnent bien». En 2025, un outil partagé de saisie développé par Races de France est en place à l’échelle nationale. Il simplifie et optimise le suivi de la maladie. Par ailleurs, le travail pour un meilleur suivi dans les cheptels sélectionneurs Lacaune, en dehors du bassin, se poursuit. En vue d’améliorer la sensibilité du kit et anticiper la détection d’animaux présentant un risque, les seuils de détection ont été réévalués. Ces progrès seront poursuivis en 2026 avec un accent plus particulier sur le respect des consignes de prélèvement et la participation de l’Aveyron à la reconstitution d’une sérothèque.

Résistance génétique au CAEV ?

Céline Pouget, docteur vétérinaire à FODSA – GDS Aveyron, a présenté des données récentes qui suggèrent la prédisposition génétique des petits ruminants aux maladies lentivirales (CAEV). Généticiens, virologues de l’INRAe, GDS France, l’ANSES, Capgènes et l’Idèle ont mené depuis 2022, des travaux de recherche pour prouver l’existence d’un déterminisme génétique de la résis-tance aux infections lentivirales dans l’espèce caprine. Les premières analyses conduites ouvrent une perspective prometteuse à la génétique en tant que levier d’amélioration de la réponse des chèvres à ce type d’infections. Parallèle-ment, Capgènes pilote un dispositif, Lenticap, de collecte en ferme depuis septembre. L’objectif est de poser les bases d’une sélection génétique de cette résistance au sein des populations caprines françaises.

FCO : penser à vacciner !

Fany Trotier a fait un point de situation sur la FCO, en particulier les sérotypes 4 et 8 endémiques en France et le sérotype 3 qui pour l’heure épargne le département. Pour autant les responsables de FODSA GDS Aveyron encouragent les éleveurs à poursuivre la vaccination. «Le nombre de foyers dans le nord et l’ouest de la France a baissé grâce à la vaccination. Il faut maintenir la vigilance», a ainsi encouragé Jérémie Gayraud. «Une large majorité des élevages ovins sont vaccinés en France et nous recommandons de vacciner aussi contre le sérotype 3 pour préparer la prochaine campagne», a-t-il poursuivi, regrettant au passage le coût élevé du vaccin.

L’OS Lacaune et GDS France ont fait remonter leurs inquiétudes quant à la clavelée, maladie dermatologique des moutons hautement contagieuse, qui cause de lourdes pertes en Grèce. «La commission ovine de GDS France suit de très près la situation et a adressé un courrier au ministère afin qu’il soit en alerte sur le sujet», a avancé Céline Pouget.

Article de la Volonté Paysanne du 26/12/2025 – Eva DZ 

Bovins

Depuis le 29 juin, 117 foyers ont été détectés en France au total : Savoie (32), Haute-Savoie (44), Ain (3), Rhône (1), Jura (7), Pyrénées-Orientales (22), Doubs (1), Ariège (3) et Hautes-Pyrénées (1), Haute-Garonne (2), Aude (1). Ceci concerne 82 élevages.

Les départements de Hautes-Pyrénées et du Gers ont levé la « zone de protection » prise suite au foyer dans les Hautes-Pyrénées de Luby-Betmont confirmé le 12 décembre dernier. Cette zone est devenue une « zone de surveillance », de même statut que la zone de surveillance déjà en place autour de ce foyer.
La carte ci-dessous actualisée est disponible sur le site internet de la DRAAF Occitanie :

À la date du 15 janvier 2026, 92,1 % du cheptel des dix départements du Sud-Ouest concernés est vacciné, soit 664 938 bovins vaccinés. Le suivi quotidien du nombre de bovins vaccinés dans chacun des 10 départements du Sud-Ouest est mis à jour sur le site internet du Ministère de l’Agriculture :  https://agriculture.gouv.fr/dermatose-nodulaire-contagieuse-des-bovins-dnc-point-de-situation

Bovins

En complément du communiqué des Services Vétérinaires de l’Aveyron (DDETSPP12), ci-dessous des informations importantes concernant la DNC.

Zone vaccinale étendue

A compter de ce jour, la zone vaccinale DNC est étendue à l’ensemble des communes du Tarn (81) et de l’Hérault (34) qui ne sont pas déjà en zone de surveillance, en complément de celles des Landes (40), des Pyrénées-Atlantiques (64), du Gers (32), de la Haute-Garonne (31) et de l’Aude (11) qui sont déjà en zone vaccinale étendue.

Les bovins détenus en zone vaccinale DNC ne peuvent pas être introduits en Aveyron, situé en zone indemne (sauf à destination directe de l’abattoir sous conditions). Il n’est donc plus possible d’aller chercher des bovins pour l’élevage dans tous ces départements (11, 31, 32, 34, 40, 64 et 81).

Cette mesure, destinée à protéger le cheptel aveyronnais, doit être respectée scrupuleusement pour éviter d’introduire la maladie dans le département.

En revanche, en cas de nécessité, vous pouvez amener vos bovins dans cette zone vaccinale mais ils prendront alors le statut de cette zone, ce qui signifie qu’ils devront être vaccinés dans l’élevage de destination et seront soumis aux mêmes limitations de mouvements. Ils ne pourront notamment pas revenir en Aveyron dans l’immédiat.

Zones réglementées

Nous vous rappelons également que plusieurs départements ont des zones réglementées établies avec interdiction de mouvements des bovins (sauf abattoir sous laisser-passer). Au sein de ces ZR d’Occitanie, TOUS les mouvements sont interdits. Les ZR se situent dans les départements suivants : 09, 11, 31,32, 34, 64, 65, 66 et 81.

Nous attirons votre attention sur le respect des mesures de protection de vos élevages :

  • Nettoyage, désinfection et désinsectisation des véhicules et du matériel (pour les mouvements hors département mais aussi intra-département) ;
  • Nettoyage/désinfection des tenues d’élevage et des bottes (lorsque vous revenez d’un endroit hors de votre exploitation).
  • Lors des déplacements, maintenir les fenêtres des véhicules fermés.
  • Réaliser une quarantaine si vous introduisez des bovins quelle que soit leur provenance. Nous préconisons un isolement strict d’une durée de 30 jours avec une surveillance renforcée de ces animaux.

Pour information des mesures de biosécurité sont déjà appliquées par les agents du GDS Aveyron et de sa filiale FARAGO Aveyron et sont renforcées depuis plusieurs jours.

Toutefois, au regard de la situation sanitaire actuelle et des risques encourus, nous ne pouvons que vous conseiller de limiter autant que possible les introductions de bovins dans vos élevages.
Vous pouvez consultez plusieurs documents ici :

Les équipes du GDS Aveyron restent à votre disposition pour toute information complémentaire.

Bovins

Deux nouveaux foyers viennent d’être confirmés ces derniers jours dans l’Ariège (09) et les Hautes-Pyrénées (65), deux départements jusque-là indemnes. Ces foyers sont situés à plus de 100 km de la zone infectée la plus proche (Pyrénées-Orientales).

En conséquence, une nouvelle zone réglementée (ZR6) a été instaurée dans un rayon de 50 km autour des foyers. Elle comprend : une zone de protection (ZP) et une zone de surveillance (ZS)

Plusieurs départements sont désormais partiellement ou totalement en zone réglementée : Ariège, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques, Gers, Haute-Garonne, Aude et Pyrénées-Orientales. La ZR3 mise en place autour des foyers des Pyrénées-Orientales reste inchangée.

Face à l’évolution défavorable de la situation, le ministère chargé de l’agriculture a décidé d’étendre le la zone vaccinale. Elle couvre désormais les départements suivants : de l’Aude, de la Haute-Garonne, du Gers, des Pyrénées-Atlantiques (à l’exception des communes déjà situées en zone règlementée) et des Landes.

Conséquences pour les éleveurs de ces départements :

  • Vaccination obligatoire de tous les troupeaux bovins. Cette vaccination est entièrement prise en charge par l’État.
  • Interdiction de sortie de tout bovin hors de la zone vaccinale, sauf départ direct vers l’abattoir.

En date du 10 décembre 2025, 110 foyers ont été détectés en France, répartis dans huit départements : Savoie (32) , Haute-Savoie (44), Ain (3), Rhône (1), Jura (7), Pyrénées-Orientales (20), Doubs (1), Ariège (1) et Hautes-Pyrénées (1). Ces foyers concernent 75 élevages.

Pour votre information, à la vue de l’évolution de la situation DNC, un communiqué signé par tous les GDS de la région Occitanie, dont FODSA-GDS Aveyron, a été adressé à Mme la Ministre et à GDS France pour solliciter la tenue en urgence d’un nouveau Comité National.

N’hésitez pas à consultez régulièrement notre site internet : https://fodsa-gds12.fr/ et celui de la DRAAF Occitanie : https://draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr/dermatose-nodulaire-contagieuse-bovine-a9692.html

Les équipes du GDS Aveyron restent à votre disposition pour toute information complémentaire.

Évènements GDS

Loïc Christophe succède à la présidence à Bernard Lacombe

Loïc Christophe est le nouveau président de FODSA GDS Aveyron. Elu le jour du conseil d’administration, jeudi 27 novembre, il succède à Bernard Lacombe, qui après 14 années à la tête de la maison FODSA, a décidé de passer le relais. L’éleveur de palmipèdes et bovins viande, installé à Montbazens, est entouré d’une équipe renouvelée.

Ce n’est pas sans émotion que Bernard Lacombe présidait son dernier conseil d’administration : «Après 30 années d’engagement à la FODSA, je clos ma mission au sein du GDS départemental, une maison où je me suis plu, épanoui», a confié l’éleveur de brebis tout juste retraité. Il a rendu hommage aux personnes «de grande qualité» qu’il a côtoyées lors de ces mandats : tant responsables professionnels dont ses prédécesseurs, Maurice Fages et Hubert Marty, que les équipes administratives qui l’ont accompagné dans ses missions au GDS comme à FARAGO. Ainsi que les relations avec les organisations professionnelles agricoles, Aveyron labo, les vétérinaires, les OP, les services de l’Etat… «J’ai vécu une aventure humaine très intéressante que ce soit à l’échelle du département, de la région et du national». Son mandat à GDS France se termine au printemps.

«Le sanitaire est un éternel recommencement. Quand j’ai démarré il y a 30 ans en tant que président du GDS de Millau, on parlait déjà d’IBR… Nous avons la chance en Aveyron, de pouvoir échanger, discuter. Et si le GDS est là pour appliquer les règles dictées par le national, il doit aussi tenir son rôle d’expertise technique, de relais d’informations auprès des éleveurs mais aussi remonter les attentes et problématiques du terrain pour qu’elles soient prises en compte. Nous défendons notre spécificité aveyronnaise !», a-t-il argué. Très attaché au lien entre le GDS et sa filiale de service FARAGO, Bernard Lacombe défend un organisme «au service des éleveurs». «J’ai toute confiance dans l’équipe qui vient d’être élue», saluant au passage les administrateurs, qui comme lui, ont passé le relais : Christian Soulié, Jean-Paul Malgouyres et Didier Boudou.

Loïc Christophe a remercié Bernard Lacombe pour son engagement et s’est dit «prêt à relever le challenge» : «Bernard a été un bon relais pour notre nouvelle équipe et nous saurons encore compter sur lui jusqu’au printemps pour relayer les positions du GDS Aveyron au sein du GDS France !», a conclu le président fraîchement élu.

Article rédigé par Eva DZ – Volonté Paysanne du 4 décembre 2025

Bovins

DNC – point de situation

En date du 30 novembre 2025, 107 foyers ont été détectés en France, répartis dans six départements : Savoie (32) , Haute-Savoie (44), Ain (3), Rhône (1), Jura (7) et Pyrénées-Orientales (19), Doubs (1). Ces foyers concernent 72 élevages.

Levée d’une troisième zone réglementée

Ce 30 novembre, en l’absence de nouveau foyer, la zone réglementée (n°5) instaurée le 14 octobre dernier a été levée et devient une zone vaccinale (ZV).

En effet, plus de 45 jours après le dernier foyer et compte tenu de la couverture vaccinale, la zone réglementée mise en place autour d’un foyer dans l’Ain a pu être levée. Des conditions relatives aux mouvements des bovins restent en vigueur mais sont largement allégées.

En effet, au sein de cette zone, dite vaccinale, les bovins peuvent circuler librement.

De plus, les bovins sont autorisés sous conditions de vaccination et examen vétérinaire favorable à quitter cette zone pour rejoindre le reste du territoire indemne, ce qui était jusque-là strictement interdit.

Des bovins peuvent désormais entrer dans cette zone, ce qui n’était plus possible depuis son instauration. Pour cela, il doivent être vaccinés à leur arrivée et y rester 28 jours au moins.

Désormais la région AURA n’a plus de zone réglementées sur son territoire.

Pour le moment les zones réglementées 3 (foyers situés dans les Pyrénées Orientales) et 4 (foyers dépistés dans le Jura et le Doubs) sont toujours en place, suite à des dépistages récents de foyers.