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du GDS Aveyron
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Évènements GDS
- 28 septembre 2026
Stand GDS et Farago
Comme tous les ans, nous serons présents au Sommet de l’élevage. Les enjeux sanitaires dépassent nos simples filières et nous pourrons échanger sur la thématique du « One Health – Une seule santé ».
Un lieu d’échanges et de rencontres
Le Sommet de l’élevage est devenu un rendez-vous incontournable des éleveurs du grand Massif central, et au-delà. Les GDS et Farago seront présents comme tous les ans pour vous rencontrer et échanger.
Un stand commun GDS et Farago
Nous vous invitons à venir nous retrouver sur notre stand. Il se veut lieu d’écoute, de recueil des attentes, d’apport d’informations, de convivialité… Aux côtés des salariés des différentes structures départementales, vous pourrez échanger avec les administrateurs sur les actualités sanitaires et vos préoccupations. Un quiz numérique vous sera proposé et vous pourrez tester vos connaissances sur la thématique du « One Health – Une seule santé ». Les gagnants du jeu concours seront tirés au sort parmi les bonnes réponses.
« One Health – Une seule santé », …
Humains et espèces animales vivent et interagissent dans le même écosystème. Pour limiter la contamination de l’Homme et éviter l’émergence de nouvelles zoonoses, une action commune est nécessaire. Initié au début des années 2000, le concept One Health repose sur un principe simple, selon lequel la protection de la santé de l’Homme passe par la santé de l’animal et celle de l’ensemble des écosystèmes. 60 % des maladies infectieuses humaines ont une origine animale et 70 % d’entre elles sont transmises par la faune sauvage ! À l’échelle de la planète, l’évolution de l’activité humaine (hausse de la densité de la population qui entraine une urbanisation de l’espace naturel, mondialisation des échanges, développement des voyages) augmente le risque d’émergence et de dissémination des zoonoses.
… un enjeu sanitaire global
Pour prévenir l’apparition d’une épizootie, plusieurs points sont à surveiller :
– premièrement, le risque de transmission interespèces, à évaluer pour chaque maladie,
– deuxièmement, l’exposition des humains à des animaux infectés et à des sources secondaires
– troisièmement, l’infection humaine et la transmission interhumaine ultérieure. Seule une approche interdisciplinaire peut permettre de faire face à ces enjeux majeurs de santé. Animaux réservoirs, hôtes intermédiaires encore inconnus, circulation virale, la recherche et la surveillance animales s’avèrent indispensables pour comprendre les maladies et trouver des traitements ou des vaccins. L’objectif, trouver le pathogène avant que ce soit lui qui nous trouve !
Les éleveurs en première ligne…
Si ces préoccupations peuvent paraitre lointaines, elles vous concernent pourtant directement. Quelle que soit la production, vous êtes en contact quotidien avec vos animaux. Votre rôle est multiple : sentinelles de nouvelles pathologies par la surveillance de votre cheptel, protecteurs de la filière et au final du consommateur par la fourniture de denrées et d’animaux sains, mais également vous protéger d’une éventuelle zoonose (brucellose, tuberculose, fièvre Q, …). Par exemple, le virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), cousin des virus de grippe humaine, est susceptible de contaminer l’Homme que ce soit par contact direct avec des volailles ou après recyclage sur des porcs. Les autorités sanitaires recommandent donc la vaccination grippe de tous ces éleveurs, comme des professionnels intervenant dans ces filières. Vous êtes également responsable du bon usage des antibiotiques utilisés en élevage, pour limiter l’apparition de bactéries résistantes. C’est un des objectifs des plans Écoantibio.
… avec la mise en œuvre des mesures de biosécurité sur leurs élevages
Les mesures de biosécurité seront adaptées à l’élevage et au contexte épidémiologique. Quelle que soit la production, on retrouve les points principaux : éviter l’introduction d’un pathogène par la gestion des mouvements, du voisinage et des intervenants, limiter leur circulation au sein de l’élevage par la mise en œuvre de mesures d’isolement ou de marche en avant, s’assurer de ne pas diffuser de pathologies par des mesures sanitaires avant départ, que ce soit d’animaux, de denrées ou d’effluents et prendre les précautions nécessaires pour éviter de se contaminer, par le port de gants, de tenue de travail voire de masque pour les pathologies aérosol. Ces mesures simples sont malheureusement souvent négligées, ce qui conduit à des contaminations de troupeaux ou d’éleveurs, avec les impacts sanitaires et économiques qui en découlent.
Nos prestations, pour prolonger l’action sanitaire des GDS
Les GDS et leurs filiales, regroupées pour la plupart sous la marque Farago, ont développé des services pour améliorer la prévention sanitaire en élevage, le bien-être des animaux et faciliter les interventions des éleveurs. Ces professionnels de la protection de la santé et de l’environnement interviennent dans la désinfection (ils ont été particulièrement sollicités dans la lutte contre la Dermatose Nodulaire Contagieuse), la lutte contre les nuisibles (désinsectisation, dératisation, détaupisation), les soins aux animaux (ébourgeonnage des veaux, parage) ou les fournitures aux élevages (produits d’hygiène, clôture électrique, contention, tubulaire, matériel d’élevage, abreuvement, qualité de l’eau…). Pour plus de renseignements, venez nous retrouver dans un cadre convivial et échanger sur notre stand.
Dr Boris BOUBET – GDS Creuse – www.gdscreuse.fr
Venez nous retrouver Hall 1 stand C78…
Votre GDS vous accompagne dans la connaissance des risques sanitaires auxquels votre élevage est exposé, des mesures préconisées et sécurise la filière par les garanties apportées. Pour la mise en œuvre pratique des mesures de biosécurité, vous pouvez vous appuyer sur votre filiale Farago. Pour plus de renseignements, venez nous retrouver dans un cadre convivial et échanger sur notre stand.
… et Hall 2 à l’Agora Pôle Santé
Nouveauté 2026, les organisateurs du Sommet ont regroupé plusieurs acteurs de la santé animale en un lieu unique dans le Hall 2. Pendant les 4 jours de la manifestation, vous pourrez nous retrouver sur notre stand F191 et profiter de mini-conférences sur des sujets sanitaires et d’une information plus globale sur la santé animale.
A cette occasion le GDS Aveyron animera deux conférences le mardi 6 octobre :
- 14h : les 10 points clés d’un bon abreuvement quantitatif et qualitatif de nos ovins
- 15h : s’orienter face à une brebis ou un agneau malade
Bovins, Caprins, Ovins, Évènements GDS
- 21 septembre 2026
Le GDS Aveyron est heureux de vous présenter son programme de formations 2026-2027, destiné aux éleveurs bovins, ovins et caprins du département.
Cette année, plusieurs nouvelles thématiques viennent compléter l’offre habituelle afin d’apporter des réponses concrètes aux enjeux rencontrés sur le terrain.
Parmi les nouveautés, les éleveurs bovins pourront participer à une formation dédiée à l’éthologie bovine, animée par Pauline Garcia (Étho Diversité). Cette journée permettra de mieux comprendre le comportement des animaux pour améliorer la relation homme-animal, faciliter les interventions et gagner en sérénité au quotidien.
Une autre formation sera consacrée à la manipulation et à la contention des bovins, avec des conseils pratiques pour travailler en toute sécurité, aussi bien pour l’éleveur que pour les animaux.
L’abreuvement des troupeaux sera également à l’honneur lors d’une formation ouverte aux éleveurs bovins, ovins et caprins. Les aspects quantitatifs et qualitatifs de l’eau y seront abordés afin d’optimiser les performances des animaux et de sécuriser les systèmes d’élevage.
Pour les éleveurs ovins, deux formations spécifiques seront proposées. La première portera sur l’immunité du troupeau, avec pour objectif de mieux comprendre les mécanismes de défense des animaux et d’identifier les leviers permettant de renforcer leur résistance face aux maladies. La seconde sera dédiée à la biosécurité en élevage ovin, afin de mieux prévenir l’introduction et la circulation des maladies au sein des troupeaux grâce à des mesures simples et efficaces.
Bien entendu, ces nouveautés viennent compléter les formations incontournables proposées chaque année autour de la santé animale, de la prévention et de la conduite des élevages.
Un programme varié, pratique et animé par des intervenants reconnus, pour vous accompagner dans le développement de votre élevage.
Découvrez dès maintenant l’ensemble des formations 2026-2027 et inscrivez-vous auprès du GDS Aveyron.
Nos derniers articles
Bovins, Ovins
- 18 septembre 2026
Le virus Shamonda-Europe poursuit sa progression en France et en Europe. Déjà détecté en Autriche, Allemagne, Belgique, France, Liechtenstein, Pays-Bas et Suisse, ce virus transmis par les moucherons (Culicoïdes) fait actuellement l’objet d’une surveillance renforcée.
Deux génotypes distincts ont été identifiés, sans pour autant que de variations cliniques ne soient objectivées à date (source : GDS France)
- Shamonda Europe 1 dans la zone France, Suisse, sud-Allemangne
- Shamonda-Europe 2 dans l’ouest de la France, Pays-Bas et nord de l’Allemagne
Une circulation toujours active en France et en Aveyron
Au 28 septembre 2026, des foyers bovins ont été confirmés dans 48 départements français, dont l’Aveyron. Plusieurs élevages aveyronnais ont déjà été concernés, témoignant de la circulation active du virus sur notre territoire.
Chez les bovins, les symptômes observés sont généralement :
- fièvre ;
- abattement ;
- baisse d’appétit ;
- diarrhée ;
- diminution de la production laitière.
La plupart des animaux adultes récupèrent rapidement, mais les conséquences potentielles sur la reproduction restent sous surveillance.
Un point d’attention pour les élevages ovins
Au 28/09/2026, le virus a été identifié chez des ovins par RT-PCR dans un deuxième département (l’Aveyron), après la première détection dans l’Oise. Les foyers ovins se caractérisaient par des malformations congénitales. Les agneaux présentaient notamment une arthrogrypose et une brachygnathie ; le génome du virus a été détecté par PCR dans l’encéphale (sources: ADILVA, ENVT et GDS France le 28/09/2026)
Cette découverte rappelle les conséquences observées par le passé avec le virus de Schmallenberg, appartenant au même groupe viral. Elle souligne l’importance d’une vigilance accrue dans les élevages ovins, en particulier pendant les périodes de gestation.
Le GDS invite les éleveurs bovins et ovins à être particulièrement attentifs :
✅ aux avortements ;
✅ aux naissances d’agneaux/veaux présentant des malformations ;
✅ à toute anomalie observée sur les nouveau-nés.
En cas de doute, il est essentiel de contacter rapidement votre vétérinaire sanitaire afin de permettre la réalisation d’investigations et, si nécessaire, d’analyses complémentaires.
Vigilance en cas d’avortement
Pour rappel, deux virus circulent actuellement en Aveyron : la FCO sérotype 3 et le virus Shamonda. Ces deux infections peuvent être à l’origine d’avortements chez les bovins, ovins et caprins. Si la déclaration des avortements reste une obligation réglementaire, il est également important de profiter de cet événement pour en rechercher la cause. En cas d’avortement, rapprochez-vous de votre vétérinaire afin de réaliser les prélèvements nécessaires, notamment pour le dépistage de la FCO3 et du virus Shamonda. Cette démarche permet d’orienter la conduite du troupeau et de renforcer la surveillance sanitaire départementale.
Le GDS reste mobilisé
La situation sanitaire continue d’évoluer et les connaissances sur ce virus s’enrichissent progressivement. Le GDS poursuivra son suivi de la situation et ne manquera pas de vous tenir informés des nouvelles données susceptibles d’impacter les élevages aveyronnais.
La vigilance de chacun est essentielle pour mieux comprendre la circulation du virus et ses conséquences potentielles sur les troupeaux.
Rappel situation FCO-3 :
Depuis le 1er juin 2026, 885 foyers de FCO de sérotype 3 ont été recensés en France, dont 67 en Aveyron.
Bovins
- 18 septembre 2026
A compter du 1er octobre 2026, la zone régulée liée à la Maladie Hémorragique Épizootique (MHE) devrait connaître une évolution favorable avec une réduction progressive du nombre de communes concernées, sous réserve de l’absence de nouveaux foyers sur le territoire métropolitain.
Cette évolution s’inscrit dans le cadre de la réglementation européenne qui prévoit notamment qu’un foyer de MHE reste pris en compte pendant une durée de deux ans. Ainsi, au fur et à mesure que les foyers les plus anciens sortent de cette période réglementaire, certaines communes pourront être retirées de la zone régulée. La réduction du périmètre réglementé permettra un assouplissement progressif des mesures encadrant les mouvements d’animaux. Il est toutefois important de rappeler que cette évolution reste conditionnée à l’absence de nouveaux foyers de MHE. Toute nouvelle détection pourrait entraîner une révision des zones concernées.
Quelle situation pour l’Aveyron ?
Malgré l’évolution favorable annoncée au niveau national, l’Aveyron reste à ce jour intégralement concerné par la zone régulée MHE. En effet, plusieurs foyers ont été recensés dans le département en décembre 2024, ce qui maintient l’application des mesures réglementaires actuellement en vigueur.
Pour les éleveurs aveyronnais, aucun changement n’est donc à prévoir dans l’immédiat concernant les conditions de mouvements des animaux. Nous continuerons à vous tenir informés des évolutions réglementaires susceptibles d’impacter le département dans les prochains mois.
Des cartes actualisées à consulter régulièrement
Afin d’anticiper les évolutions à venir, le ministère de l’Agriculture met à disposition des cartes et listes de communes projetées pour les mois d’octobre, novembre et décembre 2026.
Nous invitons les éleveurs à consulter régulièrement ces informations afin de vérifier la situation de leur commune et les éventuelles incidences sur les mouvements d’animaux :
Équins
- 3 septembre 2026
Virus Shamonda-Europe : une nouvelle fiche d’information dédiée à la filière équine est disponible
Depuis l’été 2026, un nouveau virus, dénommé Shamonda-Europe, circule chez les ruminants dans plusieurs pays européens, dont la France.
Récemment, en Suisse, ce virus a été détecté dans l’encéphale de deux chevaux présentant des troubles neurologiques. Il s’agit des premières détections de Shamonda-Europe chez l’espèce équine.
Pour rappel, plusieurs cas ont été détectés en Aveyron depuis une semaine dans des élevages de bovins.
Afin de répondre aux interrogations suscitées par cette situation sanitaire émergente, GDS France et la SNGTV ont élaboré une fiche d’information à destination de la filière équine.
Cette ressource rassemble les connaissances actuellement disponibles sur :
✅ le virus et ses modes de transmission ;
✅ les éléments connus concernant les équidés ;
✅ les principales mesures de surveillance et de vigilance à mettre en œuvre.
Un document pratique pour accompagner les détenteurs et les professionnels de la filière face à cette émergence sanitaire.
Bovins, Caprins, Ovins
- 17 août 2026
Depuis le mois de juillet, plusieurs élevages de vaches laitières situés dans l’est de la France ont signalé des épisodes de diarrhée aiguë, accompagnés de fièvre, d’abattement et d’une baisse transitoire de la production laitière.
Le virus a été détecté par RT-PCR chez des bovins présentant ces symptômes, dans 13 départements : l’Ain, les Ardennes, le Calvados, le Cantal, la Côte-d’Or, le Doubs, le Jura, la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Savoie et la Haute-Savoie. Source : ENVT, 17/08/2026.
Les investigations menées par l’École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT) ont mis en évidence la présence d’un virus Shamonda (SHAV), appartenant à la famille des Orthobunyavirus, proche du virus responsable de la maladie de Schmallenberg.
Des situations comparables ont également été rapportées en Allemagne (Bade-Wurtemberg et Bavière) ainsi qu’en Suisse et récemment aux Pays-Bas
La situation demeure évolutive et les investigations se poursuivent afin de mieux comprendre ce nouveau virus, son origine et ses impacts.
Comment se manifeste la maladie ?
Les signes cliniques actuellement observés chez les bovins sont principalement :
- une diarrhée aiguë ;
- un épisode précoce de fièvre, généralement bref et transitoire ;
- un abattement et/ou une baisse d’activité digestive, notamment une diminution de la rumination
- une diminution parfois importante de la production laitière.
La maladie semble également pouvoir s’accompagner d’avortements, précoces ou tardifs.
À ce stade, l’impact clinique observé est faible. Toutefois, celui-ci pourrait être plus significatif dans les prochains mois chez les vaches infectées au cours de la gestation.
La question d’un éventuel impact chez les petits ruminants reste également à surveiller. Le virus pourrait les concerner, mais les investigations se poursuivent et il n’est pas possible, à ce stade, de préciser ses éventuels effets chez les ovins et les caprins.
Un virus proche de Shamonda et de Schmallenberg
Le nouveau virus identifié appartient au genre Orthobunyavirus et est proche du virus Shamonda. Le virus Shamonda appartient au groupe Simbu, qui comprend également le virus Schmallenberg. En l’absence de mise en évidence des agents pathogènes habituellement recherchés, les analyses réalisées ont permis de mettre en évidence ce nouveau virus. Les investigations se poursuivent afin de comprendre l’origine et les impacts du virus identifié.
Transmission
Comme les autres virus du groupe Simbu, ce virus se transmet vraisemblablement de façon vectorielle par des moucherons piqueurs du genre Culicoides. Ces insectes sont également les vecteurs de la FCO et de la MHE.
Quelle conduite tenir ?
Cette maladie n’est actuellement pas réglementée aux niveaux français, européen et international. Elle ne donne donc pas lieu, à ce jour, à des mesures de gestion sanitaire obligatoires ou à des restrictions de mouvements des animaux. Aucune mesure de police sanitaire n’est prévue à date.
En cas de signes cliniques de ce type dans votre élevage, rapprochez-vous de votre vétérinaire. Il pourra vous conseiller, déterminer la cause et apporter les soins adaptés aux animaux malades, notamment un traitement symptomatique.
Il est également recommandé de surveiller les femelles gestantes et les naissances dans les mois à venir.
Des avortements ont déjà été observés dans les zones infectées. Une infection pendant la gestation pourrait, dans certaines circonstances, entraîner des malformations congénitales chez les veaux, agneaux ou chevreaux, de façon différée, plusieurs mois après l’infection, comme cela est décrit avec le virus Schmallenberg.
Et pour les éleveurs de petits ruminants ?
À ce jour, les cas décrits concernent les bovins. Un éventuel impact chez les petits ruminants reste à déterminer. Il est donc important de rester attentif à l’évolution de la situation, sans tirer de conclusions à ce stade sur les conséquences éventuelles pour les ovins et les caprins.
Pas de risque identifié pour l’homme
À ce jour, comme pour les autres virus du même groupe, rien n’indique que ce virus soit transmissible à l’homme. Aucun danger n’a été identifié pour la consommation de lait ou de viande par les consommateurs.
Rappel concernant les avortements
La déclaration des avortements est obligatoire dans le cadre de la surveillance de la brucellose. Elle constitue également une opportunité de rechercher leur origine. Votre vétérinaire pourra mettre en œuvre un diagnostic différentiel afin d’identifier la cause.
La situation étant évolutive, les connaissances sur ce nouveau virus sont susceptibles d’évoluer dans les prochains mois. Les investigations se poursuivent afin de mieux comprendre son impact chez les animaux concernés.
Bovins, Caprins, Ovins
- 28 juillet 2026
Que ce soit dans le conseil aux éleveurs comme dans la proposition de matériels et équipements adaptés, FODSA GDS Aveyron et sa filiale FARAGO Aveyron, mettent un point d’honneur à conduire les élevages vers une meilleure santé. Cette stratégie se traduit concrètement dans l’Approche Sanitaire Globale.
Céline Vuillefroy-Pouget, vétérinaire conseil à FODSA GDS Aveyron et Christophe Cambon, de FARAGO Aveyron travaillent en complémentarité autour de l’Approche Sanitaire Globale. Ils en donnent un exemple sur les trois fondamentaux de la bonne santé d’un troupeau : eau, sel, fibres.
«En bovins comme en petits ruminants, les marges de progrès sont réelles si l’on respecte bien le triptyque eau-sel-fibres ! Nous avons besoin de références pour étayer notre conseil», introduit Céline Vuillefroy-Pouget. Ainsi, la thèse menée par une étudiante de l’école vétérinaire de Maisons Alfort auprès de 35 élevages ovins lait pour mesurer la quantité et la qualité d’eau disponible pour les animaux pendant l’hiver, a permis d’aboutir à l’élaboration de 10 points clés à retenir sur l’eau dans un élevage. «Et à partir de ce travail de terrain, nous avons adapté notre conseil sur l’accès à l’eau dans les bâtiments, les types d’abreuvoirs», complète Christophe Cambon, qui a effectué les recherches pour trouver l’équipement «idéal». «Le choix du produit est important et plusieurs critères entrent en jeu pour qu’il remplisse pleinement son rôle : le débit d’eau, la quantité d’eau stockée, la facilité d’entretien pour une bonne qualité d’eau… Le conseil s’adapte à chaque production, bovins, ovins, caprins, au nombre d’animaux, à la pression et au débit d’eau…», détaille le technicien.
«Il faut retenir que plus l’eau est disponible, plus le ruminant ira boire et si l’eau n’est pas disponible au moment, le ruminant ne retournera pas boire plus tard, il puisera dans ses réserves. Le système d’abreuvement doit être adapté au fonctionnement physiologique des ruminants», complète Céline Vuillefroy-Pouget. A cela s’ajoute la prise en compte de l’évolution des bâtiments d’élevage, des avancées techniques des éleveurs ainsi que du progrès génétique des races.
«L’eau ne doit pas être la dernière roue du carrosse dans l’aménagement d’un bâtiment. Mais pour autant il n’est pas nécessaire de tout changer», rassurent les deux spécialistes. «Souvent on commence par s’équiper d’un abreuvoir pour tester, puis on démultiplie en fonction des besoins», avance Christophe Cambon. Et des formations autour de l’abreuvement sont également proposées par le GDS Aveyron pour sensibiliser les éleveurs. A cela s’ajoute aussi, la possibilité de réaliser des analyses de l’eau : «Nous avons chez FARAGO Aveyron, un service spécialisé sur les analyses et le traitement de l’eau», complète-t-il.
Sur la question du sel, là aussi on fait preuve de complémentarité dans la maison FODSA. «Le sel, c’est ce qui stimule les animaux à boire et leur besoin en eau est important. Il en faut tous les jours, dedans et dehors !», rappelle Céline Vuillefroy-Pouget.
«Des observations ont prouvé que la consommation élevée de sel chez les ruminants, en particulier en brebis laitières, participe à la durabilité des animaux. De même dans le cadre des travaux menés sur le cycle d’engraissement des agneaux, la disponibilité du sel, de l’eau et des fibres sont des points essentiels de notre guide des bonnes pratiques élaboré en partenariat avec les ateliers spécialisés et l’Idèle».
«Dans notre proposition de produit, nous prenons en compte un certain nombre de points d’attention. Nous demandons à notre fournisseur, un sel de mer complémenté en iode et sélénium bien plus bénéfique qu’une pierre de sel, issu de carrière, car il renforce l’immunité des animaux», conseille Christophe Cambon.
Dans les bâtiments comme au pâturage : «Avec les étés plus chauds, les besoins des animaux évoluent. Quand la température double, le besoin en eau double également. Et si les animaux n’ont pas accès à l’eau, ils survivent», alerte Céline Vuillefroy-Pouget.
«A nous de trouver les solutions techniques qui répondent aux attentes des éleveurs», complète Christophe Cambon. «Chaque préconisation doit s’adapter aux situations d’élevage», concluent les deux intervenants, invitant les éleveurs à se rapprocher du service sanitaire du GDS Aveyron ou du magasin de Farago Aveyron ou à participer aux formations proposées par le GDS Aveyron aux éleveurs bovins et petits ruminants du département.
Dix points clés sur l’abreuvement
- Installer des abreuvoirs de façon homogène dans tout le bâtiment.
- Permettre un accès facile et dégagé pour un abreuvement aisé et une bonne circulation dans le bâtiment.
- Disposer des abreuvoirs adaptés à la période d’abreuvement (sortie de traite, parc de vêlage et case d’agnelage, au pré).
- Mettre à disposition un nombre suffisant d’abreuvoirs (2 par lot). Pour les bovins : 1 abreuvoir individuel constant pour 10 bovins adultes ou 10 cm/vache en cas d’abreuvoir linéaire. Pour les brebis : 1 abreuvoir individuel à niveau constant pour 30 laitières ou 3 cm/brebis.
- Mettre à disposition des abreuvoirs préférentiellement à niveau constant, de la naissance à la mort.
- Veiller à la hauteur des abreuvoirs (accès animaux adultes et jeunes).
- Mettre à disposition des abreuvoirs propres. Si de la paille est visible en surface, l’abreuvoir est considéré propre.
- Veiller à fournir une eau de bonne qualité physico-chimique et bactériologique. Il est conseillé de réaliser des analyses d’eau en routine, au moins une fois par an, même sur l’eau de réseau.
- Vérifier l’absence de courants parasites et veiller à la température de l’eau idéalement autour de 10-15°C.
- Mesurer l’état d’hydratation des animaux (pli de peau, urines) pour vérifier que les apports sont suffisants.
Eva DZ – La Volonté Paysanne du 26 mars 2025
Bovins, Caprins, Ovins
- 20 juillet 2026
Plusieurs foyers de Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) sérotype 3 ont été confirmés ces derniers jours dans notre département. À ce stade, les élevages concernés sont des élevages ovins. Dans un contexte de reprise de la circulation du virus, les éleveurs bovins, ovins et caprins sont appelés à renforcer leur vigilance et à poursuivre la vaccination de leurs animaux.
Une circulation du virus qui s’intensifie
Au niveau national, une reprise de la circulation du sérotype 3 est observée dans le sud-ouest de la France, une zone jusqu’alors épargnée par ce sérotype depuis son apparition en France en 2024.
Depuis le 1er juin 2026, 97 foyers de FCO-3 ont été recensés en France, dont 56 dans les Pyrénées-Atlantiques, 21 dans le Lot, 8 dans les Hautes-Pyrénées, 6 dans le Tarn, 5 dans l’Aveyron et 1 dans les Landes. La carte de la situation nationale est mise à jour chaque fin de semaine sur le site du ministère de l’Agriculture : https://agriculture.gouv.fr/la-situation-de-la-fievre-catarrhale-ovine-fco-en-france
Cette reprise intervient plus tôt que les années précédentes, ce qui laisse présager une période d’activité du virus plus longue et justifie une vigilance renforcée dès à présent.
Soyez attentifs aux signes cliniques
Les vétérinaires du département ont été informés de l’évolution de la situation sanitaire.
Si vous observez des signes évocateurs de la maladie (fièvre, abattement, lésions buccales, boiteries, œdèmes, baisse de production…), contactez sans attendre votre vétérinaire sanitaire.
Nous rappelons que, dans le cadre de la surveillance de la FCO, la visite du vétérinaire ainsi que les analyses diagnostiques sont prises en charge par l’État.
Il est encore temps de vacciner
La vaccination reste le moyen le plus efficace pour protéger les troupeaux contre la FCO-3.
Le sérotype 3 est particulièrement virulent et peut entraîner des conséquences sanitaires importantes, comme celles observées lors de la circulation du sérotype 8. Compte tenu de la circulation précoce du virus cette année, il est important de ne pas attendre pour protéger les animaux encore non vaccinés.
Nous invitons les éleveurs à se rapprocher de leur vétérinaire afin de mettre en place la stratégie vaccinale la plus adaptée à leur élevage.
Restons mobilisés
La vigilance de chacun est essentielle pour détecter rapidement les nouveaux cas et limiter la propagation de la maladie. Nous continuerons à vous tenir informés de l’évolution de la situation sanitaire.
Bovins
- 17 juillet 2026
Dans le cadre de la poursuite du programme d’éradication de la BVD, le suivi de certains cheptels va évoluer au cours des prochaines campagnes. Cette évolution s’inscrit dans une démarche nationale visant à adapter la surveillance à la situation sanitaire des élevages, tout en maintenant un haut niveau de sécurité vis-à-vis de cette maladie.
Parce que ces changements peuvent susciter des interrogations, le GDS Aveyron met à votre disposition une Foire Aux Questions (FAQ) qui rassemble les réponses aux questions les plus fréquemment posées.
Vous y trouverez des explications simples et concrètes sur :
- les raisons de cette évolution du suivi,
- les cheptels concernés,
- les nouvelles modalités de surveillance,
- les conséquences pratiques pour votre élevage,
- ainsi que les démarches à effectuer si nécessaire.
Notre objectif est de vous apporter une information claire et de vous accompagner dans cette transition. Les équipes du GDS restent bien entendu à votre disposition pour répondre aux questions spécifiques à votre situation.
Consultez dès maintenant notre FAQ BVD pour retrouver l’ensemble des réponses et mieux comprendre les évolutions du dispositif.
Évènements GDS
- 17 juillet 2026
Au conseil d’administration de FODSA GDS Aveyron, jeudi 2 juillet, l’heure était au bilan : de la campagne de prophylaxie bovine, de la campagne BVD et IBR. Travaux d’études et recherches, communication et formation, les équipes sont sur tous les fronts.
La campagne de prophylaxie bovine s’est achevée le 31 mai. FODSA GDS Aveyron a programmé plus de 4650 interventions et 97,5% d’entre elles ont été conformes. «Un pourcentage stable», analyse Fany Trotier.
Tuberculose sous surveillance
Si la situation semble rentrer dans l’ordre sur la tuberculose en Aveyron, en revanche, elle ne s’améliore pas à l’échelle nationale. «Aujourd’hui en France, il n’y a pas plus de foyers mais le nombre de cheptels impactés augmente. Nous sommes toujours sous le seuil des 0,07%», avance Fany Trotier, rappelant que le seuil garantissant le statut indemne du pays est fixé sous 0,1%. Au 16 mars, 47 foyers étaient recensés en France, notamment sur les zones Aquitaine, FODSA GDS Aveyron appelant à la vigilance des éleveurs sur les échanges d’animaux vers cette région.
En Aveyron, aucun nouveau foyer n’a été découvert depuis l’apparition des deux premiers dans le bassin de Decazeville mais l’origine de leur apparition n’est toujours pas identifiée. Les éleveurs du secteur ont suivi une formation biosécurité et des audits biosécurité tuberculose ont été réalisés dans les cheptels de la zone concernée par des vétérinaires en lien avec le GTV et le GDS. A noter aussi la surveillance sur la faune sauvage qui pour l’heure n’a révélé aucun cas de tuberculose.
IBR : en route vers l’éradication
Dans la perspective de l’éradication IBR en 2027, les règles se durcissent en France, obligeant les troupeaux touchés à s’assainir. En Aveyron, le nombre de bovins et cheptels infectés est en baisse, mais Céline Pouget alerte sur les cheptels nouvellement infectés en 2025/26. Pour autant, FODSA GDS Aveyron continue son travail, un travail qui porte ses fruits comme l’a expliqué le président, Loïc Christophe. «Nos équipes sont pleinement mobilisées pour accompagner les éleveurs infectés à s’assainir à travers des visites d’élevage, des enquêtes épidémiologiques, un accompagnement technique et financier, en collaboration avec les vétérinaires». Un travail est également mené avec les services de l’Etat (DDETSPP) sur la gestion des cheptels infectés ainsi qu’avec les organisateurs de concours, rassemblement, estives…
A l’automne une réunion nationale est programmée pour faire le point sur la situation et mettre la pression, on s’en doute, sur les derniers cheptels infectés mais en Aveyron, on a fait le travail. Nous continuerons d’accompagner ceux qui font des efforts pour assainir leur cheptel», défend Loïc Christophe.
BVD : le suivi différencié démarre
Le dépistage BVD entre dans une période de transition suite à la décision du conseil d’administration puis de l’assemblée générale de FODSA GDS Aveyron en 2024. Progressivement, le dépistage virologique par boucle à la naissance laissera la place à un dépistage sérologique lors de la prophylaxie pour les élevages ayant des résultats favorables. Cette transition n’a eu aucune incidence sur la mobilisation des éleveurs toujours bien impliqués puisque le nombre de veaux dépistés à la naissance se maintient.
A partir de la campagne 2026/27, les cheptels ayant présenté des résultats favorables pourront prétendre au dépistage sérologique seul. Les boucles et le dépistage virologique à la naissance seront maintenus dans les autres cas. Déjà au 15 mai, 33% (des 4 396 cheptels) passent en sérologie seule : 30% en allaitant, 42% en laitier, 60% en mixte. Les commandes de boucles sont maintenues par le GDS mais validées sur retour du bon de commande en lien avec la Chambre d’agriculture.
Attention à la reprise de la FCO !
FODSA GDS Aveyron attire l’attention sur la reprise de la circulation virale de la FCO. Fany Trotier appelle notamment à la vigilance sur le sérotype 3 et sur le sérotype 1 actuellement en Espagne. L’Etat a mis à disposition des doses de vaccins pour bovins et ovins contre ce sérotype 1.
La clavelée ou variole ovine, ainsi que la peste des petits ruminants (PPR) sont, elles aussi, des sources d’inquiétudes pour les éleveurs. La Grèce est notamment concernée par de multiples épisodes de Clavelée en 2018, 2022 et depuis 2024, affectant grandement les effectifs. De même, la PPR est présente dans de nombreux pays de l’Union européenne. A noter également le retour de la fièvre aphteuse en Grèce et à Chypre. «FODSA GDS Aveyron assure sur ces maladies émergentes, un rôle d’information et de sensibilisation auprès des éleveurs», a rappelé Loïc Christophe. «Nous nous tenons à disposition de toutes celles et ceux qui auraient besoin d’informations sur ces maladies et nous participons à des réunions nationales et départementales pour connaître les évolutions», a-t-il ajouté. Des fiches techniques sur ces maladies émergentes sont disponibles sur le site de FODSA GDS Aveyron.
Des projets de terrain
Céline Pouget, docteur vétérinaire à FODSA GDS Aveyron, a présenté les projets d’études et de recherche en cours. Et ils sont nombreux ! Ainsi, FODSA GDS Aveyron participe au projet national de GDS France, baptisé PRISSME. Il consiste à déterminer l’influence de la génétique sur la résistance à la paratuberculose en bovin. L’Aveyron participe notamment à la remontée des sérologies sanguines et des cas cliniques en races Aubrac, Limousine et Blonde d’Aquitaine. «Plus de 50 000 résultats ont été remontés pour analyse et génotypage sur 3 ans en lien avec Aveyron Labo», avance Céline Pouget.
Plus que jamais d’actualité, le projet régional SECUR’EAU mené par le GIE Elevage Occitanie veut permettre de diffuser des pratiques innovantes mobilisant des ressources en eau, autres que celles du réseau potable, pour les besoins de l’élevage. L’Aveyron est partie prenante de ce projet à travers des fermes pilote et des groupes territoriaux, en partenariat avec la Chambre d’agriculture.
FODSA GDS Aveyron par le biais de la FRGDS Occitanie, suit de près le projet européen du CIRAD sur la FCO. Il s’agit d’une enquête pour mieux comprendre les motivations, freins, perceptions des éleveurs ovins et bovins au sujet de la vaccination FCO. L’Aveyron a ainsi envoyé une liste de cheptels qui ont accepté d’être contactés sur ce sujet.
En petits ruminants, le travail de recherche se poursuit sur les avortements avec l’école nationale vétérinaire de Toulouse. Les protocoles nationaux OSCAR (boîtes d’avortement) vont évoluer afin d’intégrer de nouvelles techniques d’analyses. Le GDS Aveyron est pleinement impliqué dans la mise à jour de la bibliographie, les retours du terrain, les pratiques de laboratoire… auprès des personnes ressources et experts.
Enfin, Fany Trotier a présenté les multiples actions de communication menées par le GDS pour se faire connaître et faire connaître ses rôles et missions auprès des éleveurs : journée portes ouvertes FARAGO, présence sur des salons comme Provinlait, réunions locales, interventions auprès des étudiants et futurs éleveurs, communication technique sur le site internet, présence sur les réseaux sociaux, dans la presse agricole… et un calendrier de formations encore bien fourni ! Des actions qui se poursuivront sur la campagne 2026/27 et notamment le retour de la formation manipulation et contention des bovins dès cet automne ainsi que des nouveau-tés comme la formation en éthologie bovine au printemps 2027.
Article rédigé par Eva DZ, La Volonté Paysanne du 9 juillet 2026