La nouvelle équipe se présente : Eric NADAL et Cécile CONTASTIN, responsables de la commission bovine (épisode 4/5)
- 15 juin 2026
Cette semaine, Eric Nadal, vice-président et Cécile Contastin, membre du bureau, tous deux co-responsables de la commission bovine du GDS prennent la parole.
Pouvez-vous vous présenter ?
C. Contastin : «Je suis agricultrice à Saint-Laurent de Lévézou. Depuis 2019, nous avons fait le choix avec mon mari de convertir notre élevage de vaches allaitantes Aubrac en vaches laitières, en race Brune. Une race rustique, qui donne un lait de qualité, riche en taux, que nous livrons à SODIAAL et nous aimons aussi la docilité de ces vaches ! Notre fils nous a rejoint dans le GAEC familial l’année dernière.
Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Quel a été votre premier contact avec le GDS ?
C. Contastin : Le sanitaire est évidemment très important dans tout élevage. Notre préoccupation première est que notre troupeau aille bien, que nos vaches soient en bonne santé et nous y veillons au quotidien, en lien avec notre vétérinaire. Mon mari adhérait à notre GDS local de Vezins, j’ai pris son relais. Je suivais régulièrement les réunions annuelles d’informations que propose le GDS Aveyron, sur notre secteur.
Pour quelles raisons vous êtes-vous engagée à la FODSA ?
C. Contastin : Bernard Lacombe, alors président, m’avait parlé de son engagement à la FODSA et je trouvais que c’était une bonne façon de s’impliquer pour l’élevage. Et puis, le sujet du sanitaire, très technique, m’intéresse. Lorsqu’il m’a sollicitée pour renforcer la représentativité de l’élevage de vaches laitières au sein de la FODSA, j’ai répondu favorablement. Comme Bérangère Carel, secrétaire générale, j’ai intégré le conseil d’administration du GDS départemental sans être présidente de mon GDS local mais par souci d’ouverture.
Puis Loïc Christophe, nouveau président, m’a proposé d’intégrer le bureau là encore pour représenter la production bovin lait, j’ai accepté volontiers. Certes nous sommes «jeunes arrivés» dans la production laitière mais chacun peut amener son expérience et ses compétences pour participer aux décisions et orientations du sanitaire pour l’élevage aveyronnais.
Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?
C. Contastin : Je suis donc membre du bureau du GDS Aveyron et co-responsable avec Eric Nadal de la commission bovine. Je suis également membre du conseil d’administration du GDS local de Vezins. Au sein du bureau, je participe aux décisions et orientations sanitaires, des décisions parfois complexes comme la mise en place du pack intro obligatoire. Nous maintenons une veille sur les maladies nouvelles et encourageons à la vaccination, comme la FCO, pour protéger nos élevages. Nous sommes un relais d’informations auprès de notre GDS local mais aussi auprès des autres organismes professionnels agricoles, au-delà de ma production. J’apprécie aussi le volet recherche du GDS, l’expérimentation qui permet d’anticiper, d’améliorer la réactivité face aux maladies. Grâce à nos partenariats forts avec Aveyron labo, avec les vétérinaires, nous faisons avancer les dossiers. Je citerai l’exemple des boîtes d’avortement en ovin qui permettent de faire avancer la connaissance sur les causes d’avortement et ainsi de trouver les leviers.
Que vous apporte cet engagement ?
C. Contastin : S’engager à la FODSA permet de garder espoir face aux maladies, plutôt que de les subir. C’est aussi mieux les comprendre, pour mieux les gérer. J’apprécie les échanges entre agriculteurs, nous travaillons en équipe, en prenant en compte la diversité des systèmes, leurs spécificités, leurs problématiques… C’est une belle ouverture d’esprit».
Pouvez-vous vous présenter ?
E. Nadal : «Je suis éleveur sur la commune d’Asprières, entre Capdenac et Decazeville. J’ai repris en novembre 2013, l’exploitation de mon beau-père, un élevage en Veau d’Aveyron et du Ségala label rouge. Il a livré ses premiers veaux à la SA4R en 1997 et lancé cette production par souci de trans-mettre un outil viable et vivable. Je me suis inscrit dans cette continuité avec un élevage de 70 Limousines sur 80 ha.
Par ailleurs, je suis administrateur à la SA4R et président de l’organisation de producteurs Eleveurs en Ségala qui réunit 170 éleveurs.
Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Quel a été votre premier contact avec le GDS ?
E. Nadal : Mon beau-père à qui j’ai suc-cédé sur la ferme présidait le GDS local de Capdenac. J’étais donc sensibilisé à son action et son rôle. Pour moi, éleveur de Veau d’Aveyron et du Ségala, c’était d’une logique implacable que de me préoccuper des sujets sanitaires. Au GDS de Capdenac, je travaille avec Roland Cournède vice-président et Carole Roques, trésorière.
Pour quelles raisons vous êtes-vous engagé à la FODSA ?
E. Nadal : Personnellement je connaissais le rôle du GDS mais beaucoup d’éleveurs encore ne savent pas vraiment à quoi ça sert ! Localement je me suis donc investi pour sensibiliser mes collègues à l’intérêt du GDS, ce qu’il apporte en termes d’accompagnement, de formations aux éleveurs. Je les ai invités à participer à la réunion d’information annuelle.
Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?
E. Nadal : En tant que président de GDS local, je participe au conseil d’administration départemental. J’ai intégré le bureau lors du dernier mandat de président de Bernard Lacombe et je poursuis mon engagement avec son successeur, Loïc Christophe. Il m’a proposé de prendre la suite de Christian Soulié à la commission bovine que j’anime en binôme avec Cécile Contastin, éleveuse en bovins lait.
La participation au GDS Aveyron est une suite logique de mon engagement local où j’amène les infos aux éleveurs. A Rodez, on décide des orientations que l’on veut donner à la politique sanitaire en Aveyron, à partir des données nationales mais en tenant compte de nos spécificités. Car notre département est atypique : la densité d’élevage est forte, les mouvements nombreux, les systèmes variés (broutards, repousses, label, estive…). C’est parfois un casse-tête pour adapter des suivis sanitaires. Je pense au pack intro que nous avons rendu obligatoire dans un souci de protéger le cheptel aveyronnais. Il faut expliquer que si on prend du retard sur un sujet sanitaire, on peut vite devenir la poubelle des autres départements qui nous considèreront comme des parias et ne travailleront plus avec nous ! Il faut savoir prendre les bonnes décisions pour nous protéger. Notre rôle est de les expliquer, d’expliquer pourquoi nous les prenons et quelles sont les incidences. Nous avons tous une responsabilité vis-à-vis de notre élevage, de celui de nos voisins et de ceux de tout le département.
Autre exemple, le dossier IBR, dont l’objectif d’éradication est fixé à 2027 : le rôle du GDS est d’informer sur cette obligation et d’organiser la stratégie pour l’atteindre. La biosécurité en élevage peut faire peur mais ces petits gestes ont une grande influence sur la sécurité en élevage et évitent les problèmes !
Que vous apporte cet engagement ?
E. Nadal : La force du GDS, c’est son maillage territorial, sa proximité. En participant cet hiver à plusieurs réunions locales, au-delà de mon secteur, j’ai beaucoup appris sur d’autres territoires, d’autres façons d’élever, d’autres enjeux. Au sein du GDS, une structure qui appartient aux éleveurs, gérée par les éleveurs, aux côtés d’une équipe de collaborateurs compétents, je contribue à être au plus près des besoins, au plus juste afin d’anticiper ce qui peut nous arriver d’un point de vue sanitaire.
L’engagement peut parfois être dur mais il y a de belles satisfactions : l’obligation du pack intro a été difficile à faire entendre mais c’est le meilleur outil pour sécuriser et apporter des garanties et on en a besoin dans notre métier ! La base de mon engagement est d’œuvrer pour le bien des éleveurs et des animaux».
Eva DZ, La Volonté Paysanne du 4 juin 2026
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Les dernières actualités
Bovins, Ovins
- 18 septembre 2026
Le virus Shamonda-Europe poursuit sa progression en France et en Europe. Déjà détecté en Autriche, Allemagne, Belgique, France, Liechtenstein, Pays-Bas et Suisse, ce virus transmis par les moucherons (Culicoïdes) fait actuellement l’objet d’une surveillance renforcée.
Deux génotypes distincts ont été identifiés, sans pour autant que de variations cliniques ne soient objectivées à date (source : GDS France)
- Shamonda Europe 1 dans la zone France, Suisse, sud-Allemangne
- Shamonda-Europe 2 dans l’ouest de la France, Pays-Bas et nord de l’Allemagne
Une circulation toujours active en France et en Aveyron
Au 17 septembre 2026, des foyers bovins ont été confirmés dans 41 départements français, dont l’Aveyron. Plusieurs élevages aveyronnais ont déjà été concernés, témoignant de la circulation active du virus sur notre territoire.
Chez les bovins, les symptômes observés sont généralement :
- fièvre ;
- abattement ;
- baisse d’appétit ;
- diarrhée ;
- diminution de la production laitière.
La plupart des animaux adultes récupèrent rapidement, mais les conséquences potentielles sur la reproduction restent sous surveillance.
Un point d’attention pour les élevages ovins
Un nouveau fait sanitaire attire aujourd’hui l’attention : le premier cas français de malformations congénitales associées au virus Shamonda a été confirmé dans un élevage ovin de l’Oise.
Des agneaux sont nés avec des malformations caractéristiques, notamment :
- une arthrogrypose (raideur et déformation des membres) ;
- une brachygnathie (mâchoire raccourcie).
La présence du virus a été confirmée par analyse PCR sur des prélèvements réalisés sur les agneaux concernés (encéphales).
Cette découverte rappelle les conséquences observées par le passé avec le virus de Schmallenberg, appartenant au même groupe viral. Elle souligne l’importance d’une vigilance accrue dans les élevages ovins, en particulier pendant les périodes de gestation.
Le GDS invite les éleveurs bovins et ovins à être particulièrement attentifs :
✅ aux avortements ;
✅ aux naissances d’agneaux/veaux présentant des malformations ;
✅ à toute anomalie observée sur les nouveau-nés.
En cas de doute, il est essentiel de contacter rapidement votre vétérinaire sanitaire afin de permettre la réalisation d’investigations et, si nécessaire, d’analyses complémentaires.
Le GDS reste mobilisé
La situation sanitaire continue d’évoluer et les connaissances sur ce virus s’enrichissent progressivement. Le GDS poursuivra son suivi de la situation et ne manquera pas de vous tenir informés des nouvelles données susceptibles d’impacter les élevages aveyronnais.
La vigilance de chacun est essentielle pour mieux comprendre la circulation du virus et ses conséquences potentielles sur les troupeaux.
Rappel situation FCO-3 :
Depuis le 1er juin 2026, 885 foyers de FCO de sérotype 3 ont été recensés en France, dont 67 en Aveyron. Nous rappelons que ce sérotype peut également provoquer des avortements. Il est donc essentiel de déclarer tout avortement observé dans votre élevage afin de réaliser les investigations nécessaires. Ces analyses permettent notamment de différencier une éventuelle infection par la FCO d’autres maladies émergentes, telles que le virus Shamonda-Europe.
Bovins
- 18 septembre 2026
A compter du 1er octobre 2026, la zone régulée liée à la Maladie Hémorragique Épizootique (MHE) devrait connaître une évolution favorable avec une réduction progressive du nombre de communes concernées, sous réserve de l’absence de nouveaux foyers sur le territoire métropolitain.
Cette évolution s’inscrit dans le cadre de la réglementation européenne qui prévoit notamment qu’un foyer de MHE reste pris en compte pendant une durée de deux ans. Ainsi, au fur et à mesure que les foyers les plus anciens sortent de cette période réglementaire, certaines communes pourront être retirées de la zone régulée. La réduction du périmètre réglementé permettra un assouplissement progressif des mesures encadrant les mouvements d’animaux. Il est toutefois important de rappeler que cette évolution reste conditionnée à l’absence de nouveaux foyers de MHE. Toute nouvelle détection pourrait entraîner une révision des zones concernées.
Quelle situation pour l’Aveyron ?
Malgré l’évolution favorable annoncée au niveau national, l’Aveyron reste à ce jour intégralement concerné par la zone régulée MHE. En effet, plusieurs foyers ont été recensés dans le département en décembre 2024, ce qui maintient l’application des mesures réglementaires actuellement en vigueur.
Pour les éleveurs aveyronnais, aucun changement n’est donc à prévoir dans l’immédiat concernant les conditions de mouvements des animaux. Nous continuerons à vous tenir informés des évolutions réglementaires susceptibles d’impacter le département dans les prochains mois.
Des cartes actualisées à consulter régulièrement
Afin d’anticiper les évolutions à venir, le ministère de l’Agriculture met à disposition des cartes et listes de communes projetées pour les mois d’octobre, novembre et décembre 2026.
Nous invitons les éleveurs à consulter régulièrement ces informations afin de vérifier la situation de leur commune et les éventuelles incidences sur les mouvements d’animaux :
Équins
- 3 septembre 2026
Virus Shamonda-Europe : une nouvelle fiche d’information dédiée à la filière équine est disponible
Depuis l’été 2026, un nouveau virus, dénommé Shamonda-Europe, circule chez les ruminants dans plusieurs pays européens, dont la France.
Récemment, en Suisse, ce virus a été détecté dans l’encéphale de deux chevaux présentant des troubles neurologiques. Il s’agit des premières détections de Shamonda-Europe chez l’espèce équine.
Pour rappel, plusieurs cas ont été détectés en Aveyron depuis une semaine dans des élevages de bovins.
Afin de répondre aux interrogations suscitées par cette situation sanitaire émergente, GDS France et la SNGTV ont élaboré une fiche d’information à destination de la filière équine.
Cette ressource rassemble les connaissances actuellement disponibles sur :
✅ le virus et ses modes de transmission ;
✅ les éléments connus concernant les équidés ;
✅ les principales mesures de surveillance et de vigilance à mettre en œuvre.
Un document pratique pour accompagner les détenteurs et les professionnels de la filière face à cette émergence sanitaire.
Groupement de défense sanitaire de l’Aveyron. Actions sanitaires, formations des éleveurs, prévention.