Vigilance renforcée face aux maladies animales
- 17 mars 2026
VIGILANCE VIS- A-VIS DES MALADIES PRÉSENTES A NOS FRONTIÈRES
Plusieurs maladies animales ont été détectées récemment en Union européenne ou progressent sur le continent européen :
- la fièvre aphteuse, hautement contagieuse par contact direct ou direct, qui affecte les bovins, ovins, caprins et les porcins. Cette maladie vient d’être détectée en Grèce et à Chypre. Elle a également été détectée au premier semestre 2025 en Allemagne, Hongrie et Slovaquie, qui l’ont éradiquée depuis.
- La clavelée qui touche les ovins et les caprins est contagieuse directement par les croûtes, la laine, les sécrétions nasales et oculaires et contagieuse indirectement (litière, matériels, insectes ou poussières). La clavelée touche actuellement fortement la Grèce, ainsi que la Macédoine du Nord et la Bulgarie.
- La peste porcine africaine (PPA). Cette maladie se transmet par les animaux infectés (morts ou vivants) introduits sur le territoire. La viande et/ou des produits à base de viande de porcs ou de sangliers infectés, y compris ceux amenés par les voyageurs venant des pays touchés ainsi que les véhicules, personnes, matériels contaminés sont sources de contamination. Cette maladie est présente dans 18 pays du continent européen, dont trois pays voisins : Allemagne, Italie et l’Espagne. L’Espagne vient de signaler un nouveau cas de PPA sur sanglier à environ 10 km du centre de Barcelone, à l’extérieur de la zone réglementée. La zone réglementée a été élargie. Il convient de maintenir un haut niveau de vigilance pour conserver le statut indemne de la France.
- La peste des petits ruminants (PPR) qui touchent les ovins et les caprins. La peste des petits ruminants est présente dans les Balkans (Croatie, Kosovo, Albanie). Elle se transmet par contact étroit entre animaux. L’eau, les auges et les litières peuvent également être contaminées par des sécrétions et devenir des sources d’infection additionnelles.
Il convient de rester pleinement mobilisé pour maintenir les mesures de vigilance et la surveillance renforcée du territoire grâce à la collaboration de tous les acteurs : éleveurs, vétérinaires, transporteurs, négociants, transformateurs… Le respect des mesures de biosécurité est aujourd’hui crucial à toutes les étapes de production afin de ne pas perdre notre statut indemne et introduire ces maladies hautement pathogènes pour nos cheptels.
Le Ministère en charge de l’Agriculture appelle à la vigilance de tous les professionnels, les éleveurs et les transporteurs de bétail en particulier, pour respecter très strictement les mesures suivantes :
- Les animaux destinés à l’abattage en France en provenance des pays* concernés par l’une des maladies mentionnées plus haut, doivent provenir d’une zone indemne au sein de ce pays, être couverts par un certificat sanitaire officiel établi par les autorités sanitaires du pays d’origine, et devront être transportés sans rupture de charge jusqu’à l’abattoir de destination désigné dans le certificat sanitaire, pour y être abattus dans les meilleurs délais.
- Une attention accrue au nettoyage et désinfection minutieux des moyens de transport est demandée dès le déchargement en France pour le transport de vif, et avant leur départ pour les véhicules de transport de bétail qui reviennent à vide depuis un pays infecté, quelle que soit l’espèce animale transportée.
- Les mesures habituelles de biosécurité sont à assurer y compris pour le personnel même temporaire ; mais aussi pour les personnes amenées à visiter les élevages de notre département dans le cadre de leur travail (achats d’animaux, etc.)
- En cas de signes évocateurs d’une de ces maladies, les éleveurs doivent contacter sans délai leur vétérinaire sanitaire.
*La liste des pays d’Europe infectés par ces maladies est disponible sur le site internet de la plateforme d’épidémiosurveillance animale sous forme d’une note mise à jour chaque semaine (le mardi) : Bulletins VSI
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Bovins, Caprins, Ovins
- 14 avril 2026
Le thème « Eau, sel, fibres » était à l’ordre du jour lors des portes ouvertes de notre filiale FARAGO Aveyron. C’était l’occasion de reparler de ces fondamentaux. Les équipes du GDS Aveyron restent à votre disposition pour toute information complémentaire.
La santé du rumen dépend très fortement de l’ingestion, en quantité et en qualité, de fibres, d’eau et de sel. La mauvaise santé du rumen entraine une mauvaise valorisation des aliments ingérés et donc une diminution des performances attendues telles que diminution de la production laitière, de viande, de la qualité colostrale et du transfert immunitaire, impact sur la reproduction… Ils sont la base de la ration et la source la moins coûteuse d’énergie pour une performance économique des élevages.
Les fibres pour un modèle de digestion particulier
Les fibres dans une ration stimulent la rumination et la salivation des animaux. Les substances tampons contenues dans la salive (eau, mucus, urée, minéraux et bicarbonate) permettent de lutter contre la baisse du pH du rumen. La salive joue ainsi un rôle de stabilisateur pour un pH ruminal autour de 6 – 6,8.
Les fibres doivent donc être disponibles toute la journée avec une fibrosité suffisante afin d’avoir une action mécanique au sein du rumen et du piquant en entrée de bouche. Le rumen va ensuite débuter la dégradation de la ration et de la cellulose, grâce à sa flore, et en particulier la digestion des fibres des fourrages. Les fibres vont également réguler la vitesse de transit et ainsi permettre une bonne valorisation de la ration.

Quelques observations pour vérifier la fibrosité des fourrages
On peut ainsi observer les bouses, le remplissage du rumen ou compter les coups de mastication pour vérifier la fibrosité des fourrages. Effectuer des analyses de fourrages est aussi essentiel pour vérifier que la ration fournie correspond aux besoins de ses animaux. On sera particulièrement attentif à la digestibilité de cette fibre et à son apport en énergie/protéines. Par ailleurs, on sera vigilant sur l’accessibilité des animaux aux fibres au regard de la concurrence entre les animaux, aux modalités de distribution (avant les concentrés) ou à la hauteur des râteliers par exemple. En cas de manque de fibres dans la ration, il est important de réagir rapidement avant que les animaux ne développent des maladies métaboliques comme l’acidose. Dans ce cas, il s’agira d’apporter des fibres complémentaires ou de diminuer les aliments acidogènes (exemple : limiter l’accès à l’herbe d’automne pour augmenter la consommation de foin).
Le sel chez les ruminants… à tous les animaux, toute l’année !
La carence en sodium est la plus courante et la plus répandue des insuffisances minérales dans le monde et en France. Pourtant, en profitant de l’appétit spécifique des ruminants pour le sel, l’apport en sodium est facilement réalisable et peu onéreux.
En effet, l’herbe, les fourrages, la plupart des graines et des concentrés protéiques ne contiennent pas suffisamment de sodium pour satisfaire les besoins des ruminants. Le sodium se trouve dans le lait mais à partir du moment où nos ruminants commencent à diversifier leur alimentation, l’apport en sel devient nécessaire.

Un rôle important dans l’alimentation animale
Le sel (chlorure de sodium) permet d’augmenter l’abreuvement et régule l’équilibre acido-basique afin de maintenir le pH ruminal. Il participe aussi aux échanges aqueux et à la valorisation des éléments nutritifs. Une insuffisance en sodium diminue l’utilisation de l’énergie et des protéines et l’absorption des vitamines hydrosolubles.
Le pica, ou léchage systématique, est le 1er signe de la carence en sodium, avec une expression d’abord chez le veau. Les animaux lèchent les murs, les séparations métalliques, les bois, sont attirés par les urines. Une déficience prolongée peut entraîner une aggravation des diarrhées néonatales ou une baisse de production.
Pierres à lécher ou sel paillette
L’appétence des blocs ou seaux à lécher dépend de la teneur en sel, le goût salé attirant les animaux et permettant une distribution en libre-service. Cependant, il est impératif de vérifier que les pierres de sel se composent de sel pur ; elles doivent contenir au minimum 70 à 80 % de sel pour entraîner chez le ruminant une autorégulation de consommation. Nous recommandons de distribuer du sel de mer enrichi en oligo-éléments, iode et sélénium, déficitaires dans nos territoires et nécessaires au bon fonctionnement immunitaire des animaux. L’apport peut aussi se réaliser sous forme de sel vrac. Les besoins vont varier en fonction de l’âge des animaux, de leur alimentation ou de leur niveau de production. L’apport recommandé est de 30-40g par jour pour une vache allaitante et de 10g par jour pour une brebis en lactation. Mais rappelons que tous les animaux, toute l’année, doivent avoir à disposition une complémentation en sel permettant de couvrir leurs besoins. Les jeunes veaux, agneaux, chevreaux ont également besoin d’avoir un accès à du sel. De même les animaux au pré doivent y avoir accès. Le sel est le seul minéral que les ruminants ont la sagesse nutritionnelle de consommer régulièrement pour satisfaire leurs besoins mais pour cela il leur en faut toujours à disposition.
L’eau en quantité et en qualité
Facteur de santé animale et de productivité, l’apport en eau est le dernier fondamental à vérifier. Les bovins en consomment de 5 à plus de 150 L par jour en fonction de leur âge, de leur niveau de production, de la nature de leur ration ou de la température ambiante. Une brebis laitière en consomme, elle, 10 à 12 litres par jour en conditions hivernales. Un accès satisfaisant à une eau de qualité est essentiel à la santé animale et à la productivité d’un élevage : fonctionnement du rumen, lactation, prise alimentaire en dépendent. Si l’organisme peut supporter un apport insuffisant en éléments nutritifs, il ne survit que quelques jours en l’absence d’eau, le renouvellement journalier de l’eau étant de 5 à 10% du poids vif. De ce fait, la quantité et la qualité de l’eau dans les élevages sont deux points à scruter particulièrement.
Le comportement d’abreuvement : un élément important pour comprendre comment répondre à leurs besoins
Les ruminants sont des animaux prédatés qui consacrent peu de temps à s’abreuver d’autant plus si l’accès est limité, éloigné ou ne répond pas à leurs besoins. Idéalement, un bovin ne doit pas parcourir plus de 15 à 20 m à l’étable et 100 à 200 m au pré pour trouver un point d’eau. La majeure partie de l’abreuvement a lieu durant la journée particulièrement au moment de la prise alimentaire et après le passage en salle de traite. Retenons que les ruminants sont des animaux de groupe et qu’ils boivent de façon simultanée. Or, une vache, une brebis ou une chèvre ne doivent pas attendre pour boire. Car un point important est à retenir : les animaux ne compenseront pas en fréquence de prise d’eau l’insuffisance de la buvée. Le rôle de l’éleveur sera donc de proposer aux animaux d’élevage un système correspondant à leur comportement et qui répond à leurs besoins physiologiques.
Les points clés à retenir sur l’eau
- Installer des abreuvoirs de façon homogène dans tout le bâtiment.
- Permettre un accès facile et dégagé pour un abreuvement aisé et une bonne circulation dans le bâtiment. Aussi faut-il prévoir un dégagement de 3,6 m voir 4 m si on compte la largeur de l’abreuvoir derrière un abreuvoir de bovins.
- Disposer des abreuvoirs adaptés à leur période d’abreuvement :
- en sortie de traite,
- en parc de vêlage et en case d’agnelage tout au long de la journée, période de début de lactation et correspondant à un pic de besoin en eau des mamans.
- au pré, même si les animaux rentrent le soir en bâtiment.
- sur les jeunes également. Celle-ci est indispensable dès que le jeune consomme de l’aliment solide, dès 2 semaines de vie. Retenons qu’un veau, à l’âge de 1 à 5 semaines consomme jusqu’à 10 L/j ou 5 L/kg de concentré, lait inclus. Après sevrage il consomme jusqu’à 10 à 20 L/j.
- Mettre à disposition un nombre suffisant d’abreuvoirs en retenant de proposer 2 abreuvoirs par lot. Pour les bovins, prévoir 1 abreuvoir individuel constant pour 10 bovins adultes ou 10 cm/vache en cas d’abreuvoir linéaire. Pour les brebis, prévoir un abreuvoir individuel à niveau constant pour 30 laitières ou 3 cm/brebis.
- Mettre à disposition des abreuvoirs préférentiellement à niveau constant, de la naissance à la mort. Les abreuvoirs à niveaux constants ont une réserve qui permet de satisfaire plus aisément le comportement d’abreuvement. Les débits de buvée recommandés sont ainsi plus faciles à atteindre. L’état d’hydratation des animaux est plus satisfaisant avec ces systèmes.
- Veiller à la hauteur des abreuvoirs pour que mères et jeunes y ait accès.
- Mettre à disposition des abreuvoirs propres. Un nettoyage régulier des abreuvoirs est indispensable. Si de la paille est visible en surface, l’abreuvoir est considéré comme propre et cette paille liée à une activité normale du cheptel de la journée. En cas de constat de biofilm visqueux ou de paille au fond de l’abreuvoir, il est conseillé de le nettoyer.
- Veiller à fournir une eau de bonne qualité physico-chimique et bactériologique. Les pré-ruminants sont plus fragiles du fait de l’absence de l’effet tampon du rumen. Il est conseillé de réaliser des analyses d’eau en routine, au moins une fois par an, même sur l’eau de réseau et de mettre en place, si besoin, les corrections nécessaires (nettoyage des canalisations, sécurisation du captage, traitements de l’eau).
- Vérifier l’absence de courants parasites et veiller à la température de l’eau idéalement autour de 10-15°C.
- Enfin, mesurer l’état d’hydratation des animaux (pli de peau, urines) pour vérifier que les apports sont suffisants.
La flore ruminale est ainsi la base du fonctionnement digestif des ruminants. De sa stabilité dépend l’efficience alimentaire. Les 3 composants « fibres, sel, eau » jouent un rôle clé pour cela. Une bonne fibrosité associée à de l’eau en quantité et en qualité et à un apport en sel suffisant permettent ainsi de poser une base adéquate favorable à une bonne santé et productivité de nos animaux.
Ovins, Évènements GDS
- 10 avril 2026
À l’occasion du prochain salon Provinlait, les équipes du GDS Aveyron et de sa filiale Farago Aveyron seront présentes tout au long de l’événement avec un stand dédié à l’accompagnement technique et sanitaire des élevages.
Ce rendez-vous sera l’occasion pour les éleveurs, techniciens et partenaires de venir échanger directement avec nos équipes sur plusieurs sujets au cœur des enjeux actuels des exploitations.
La biosécurité, l’abreuvement et la gestion des avortements seront les trois grands thèmes mis à l’honneur, à la fois sur notre stand et lors des conférences organisées pendant le salon.
Ces temps d’échanges permettront d’apporter aux éleveurs des repères concrets, des retours d’expérience et des conseils directement applicables sur le terrain.
Voici le détail de nos conférences.
Mercredi 15 avril à 15h : les séries d’avortements : quoi de neuf en matière de diagnostic ?
Les séries abortives chez les ovins sont associées à de fréquentes causes infectieuses. Le diagnostic de troupeau constitue une étape fondamentale pour la maîtrise. De nouvelles technique d’analyse par PCR ont été récemment développées afin d’élargir les recherches à des causes moins recherchées. Celles-ci seront présentées afin de porter à connaissance les différentes pathologies retrouvées actuellement lors de séries abortives.
Mercredi 15 avril à 16h : les 10 points clés pour un bon abreuvement de nos brebis –
Facteur de santé animale et de productivité, l’apport en eau est fondamental et un des critères évaluant le bien-être animal. De ce fait, la quantité et la qualité de l’eau dans les élevages sont deux points à scruter particulièrement. 10 points clés pour optimiser son abreuvement seront présentés notamment quelle est la meilleure accessibilité, quels sont les abreuvoirs les plus adaptés, quels sont les critères qualitatifs à regarder. L’objectif est que l’éleveur ou le conseiller sache comment évaluer une situation de terrain.
Jeudi 16 avril à 14h : Biosécurité : je protège mon élevage
La biosécurité en élevage ovin vise à limiter l’entrée, la circulation et la diffusion des agents pathogènes dans le troupeau. Les principales voies d’introduction des maladies seront présentées : animaux, personnes, matériels et environnement. Des mesures simples et applicables au quotidien permettront de réduire les risques sanitaires. L’enjeu est de protéger durablement la santé du troupeau et la performance de l’élevage.
Les équipes invitent l’ensemble des visiteurs du salon à venir les rencontrer sur leur stand et à assister aux conférences pour échanger autour de leurs problématiques et découvrir les solutions proposées.
Stand 24 zone 1.
Caprins, Ovins
- 13 mars 2026
La clavelée des moutons et la variole caprine sont des maladies virales réglementées en Europe, à déclaration obligatoire, qui touchent uniquement les moutons et les chèvres. Elles sont provoquées par un virus de la famille des poxvirus, proche de celui responsable de la dermatose nodulaire contagieuse chez les bovins. Elles ne sont pas transmissibles à l’être humain.
La contamination se fait principalement par contact direct entre animaux infectés, mais aussi par inhalation de sécrétions contaminées (jetage, salive, lésions cutanées). Des insectes piqueurs peuvent également intervenir dans la transmission.
Les signes les plus fréquents sont fièvre, abattement et apparition de papules ou nodules sur la peau. Chez les moutons, la maladie peut être très grave, avec une mortalité pouvant atteindre 80 % chez les agneaux dans certains élevages. Chez les chèvres, l’impact est généralement plus faible mais peut provoquer des pertes économiques importantes, notamment en élevage laitier.
La maladie est présente dans plusieurs régions du monde (Afrique, Moyen-Orient, Asie). En Europe, la clavelée touche la Grèce, ainsi que la Macédoine du Nord, la Bulgarie, la Roumanie et la Serbie.
Biosécurité et vigilance sanitaire
À ce jour, aucune introduction de petits ruminants en provenance de zones contaminées n’est enregistrée dans notre département. Le risque d’introduction est donc considéré comme faible, mais la vigilance reste indispensable.
Des mouvements d’animaux peuvent toutefois avoir lieu vers ou depuis des zones où la maladie circule. Dans ce contexte, le respect strict des mesures de biosécurité, tant pendant le transport que dans les exploitations, est essentiel pour limiter tout risque sanitaire.
Mesures à respecter lors du transport
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Nettoyer soigneusement les véhicules après chaque déplacement.
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Désinfecter complètement les bétaillères, camions et équipements de transport.
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Limiter les contacts entre animaux provenant d’exploitations différentes.
Mesures de biosécurité en ferme
Pour protéger les troupeaux au quotidien, il est recommandé de :
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Nettoyer et désinfecter les bottes des intervenants extérieurs avant et après leur passage.
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Mettre en place un parking spécifique pour les visiteurs et fournisseurs, éloigné des bâtiments d’élevage.
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Prévoir un lavage des mains régulier pour toutes les personnes manipulant les animaux.
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Utiliser des tenues dédiées à l’élevage, lavées et réservées uniquement à la ferme.
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Limiter l’accès aux bâtiments aux personnes strictement nécessaires.
Le respect rigoureux de ces mesures simples contribue à limiter le risque d’introduction et de diffusion de maladies dans les élevages du département. Une surveillance attentive des animaux et un signalement rapide à son vétérinaire en cas de doute restent également essentiels pour protéger les troupeaux.
Situation inquiétante dans certains pays européens
La situation sanitaire en Grèce s’est nettement dégradée ces derniers mois. Depuis la fin du mois d’avril, le nombre de foyers augmente avec une circulation active du virus dans plusieurs régions du nord, du centre et de l’est du pays.
Cette évolution s’explique notamment par une forte densité de petits ruminants, un niveau de biosécurité parfois insuffisant et des mouvements d’animaux illégaux, en particulier dans le nord du pays (Macédoine orientale et Thrace).
La réapparition de la maladie intervient après près de cinq mois sans détection, ce qui pourrait correspondre à une nouvelle introduction du virus sur le territoire.
Début juillet, un premier foyer a également été détecté dans la région de Florina, à environ 10 km de la frontière avec la Macédoine du Nord, illustrant l’extension de la maladie vers de nouvelles zones.
Groupement de défense sanitaire de l’Aveyron. Actions sanitaires, formations des éleveurs, prévention.