La nouvelle équipe se présente : Jean-Michel DESMONS et Étienne ESPINASSE, vice-Présidents (épisode 3/5)
- 8 juin 2026
Pouvez-vous vous présenter ?
J-M. Desmons : «J’ai 49 ans, je suis installé sur la ferme familiale à Saint Symphorien de Thénières depuis 2002. J’élève 72 mères de race Aubrac et je fournis des animaux pour le label rouge Bœuf Fermier Aubrac et l’IGP Fleur d’Aubrac.
Quel a été votre premier contact avec le GDS ?
J-M. Desmons : J’ai toujours eu un intérêt pour le sanitaire. Je participais aux réunions locales du GDS pour m’informer. C’est Jean-Ma-rie Combettes, ancien président du GDS de Saint-Amans-des-Côts et trésorier départemental qui m’a mis le pied à l’étrier du GDS. J’ai pris sa suite à la présidence et il m’a accompagné aux premières réunions du GDS Aveyron à Rodez. En tant que président de mon GDS local, j’ai participé au conseil d’administration de la FODSA à partir de 2011-12 sous la présidence de Bernard Lacombe qui m’a sollicité pour intégrer le bureau. J’entame mon deuxième mandat à ce poste de vice-président.
Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Pour quelles raisons vous êtes-vous engagé à la FODSA ?
J-M. Desmons : Le sanitaire est important pour un éleveur, je l’ai senti assez vite ayant été confronté à quelques soucis sanitaires sur mon troupeau. J’avais envie de m’informer sur les maladies, de comprendre comment fonctionnent les protocoles autour des maladies réglementées… et de savoir quelles solutions apporter pour garder un cheptel sain. Avoir des animaux en bonne santé est primordial pour un éleveur, ainsi il progresse dans sa production, il vend mieux, il limite ses coûts et il est plus serein ! C’est donc pour comprendre tout cela et accompagner les éleveurs à faire ce qu’il faut pour un élevage aveyronnais en bonne santé que je m’investis au GDS.
Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?
J-M. Desmons : Au sein du bureau du GDS, mon rôle comme les autres membres du bureau est d’épauler le président, Loïc Christophe. Comme tout le monde, j’ai peu de temps et ma priorité reste mon exploitation où je suis installé en individuel. Mais dès que je le peux, grâce au Service de remplacement, je me rends disponible pour seconder Loïc, comme dernièrement au congrès de GDS France à Avignon où nous avons représenté l’Aveyron ensemble. Ce rôle me convient bien !
Que vous apporte cet engagement ?
J-M. Desmons : Au bureau de la FODSA, on avance, on travaille ensemble pour que les choses s’améliorent dans le sanitaire. Nous nous engageons au service de l’élevage et des éleveurs en toute indépendance. Et puis on tisse des liens amicaux avec les autres responsables professionnels et l’équipe de collaborateurs du GDS. On a plaisir à travailler ensemble. Ce qui me plaît, à travers nos échanges, c’est de voir la diversité des systèmes d’élevages, y compris en bovins viande, de productions, de mentalités aussi dans le département. Venir à Rodez me fait du bien, me permet de sortir de mon exploitation et de croiser des personnes que je n’aurai jamais rencontré, y compris à l’échelon régional et national. C’est une belle ouverture d’esprit même si parfois nous sommes confrontés à des situations tendues.
En parallèle sur mon secteur de Saint-Amans-des-Côts, nous organisons une réunion locale par an ainsi que l’assemblée générale. C’est l’occasion d’apporter l’information aux éleveurs mais aussi de faire remonter leurs problématiques en lien avec le cabinet vétérinaire local . Il nous faut aussi accentuer nos échanges avec les jeunes qui s’installent, leur faire connaître le GDS et ses missions, tout ce qu’il peut leur apporter».
Pouvez-vous vous présenter ?
E. Espinasse : «Je suis producteur de lait de chèvre à Colombiès, à la tête d’un élevage de 350 chèvres. Je me suis installé en 2006, en GAEC avec mes parents. Depuis leur retraite, je suis en individuel.
Quel a été votre premier contact avec le GDS ?
E. Espinasse : A mon installation, j’avais une idée de ce qu’était le GDS. Mon voisin, également che-vrier, représentait notre production caprine au GDS de Baraqueville et m’a proposé d’intégrer le conseil d’administration, c’était il y a 7-8 ans. J’ai répondu favorablement parce que la question du sanitaire et de sa gestion m’intéresse. A l’éche-lon départemental du GDS, j’ai rejoint la commission petits rumi-nants qui concerne les productions ovine et caprine.
Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur? Pour quelles raisons vous êtes-vous engagé à la FODSA ?
E. Espinasse : Étant donné la bonne place de l’élevage caprin en Aveyron, il est tout à fait légitime qu’il soit représenté au sein du GDS Aveyron. Pour que soit pris en compte l’impact de certaines maladies dans nos élevages spécifiques. Comme dernièrement sur la FCO, au départ considérée comme ne touchant pas les chèvres mais les remontées sur le terrain ont permis de faire reconnaître son impact et d’obtenir la prise en charge du vaccin pour nos élevages aussi. Mon engagement chez JA s’arrêtant, ma décision d’intégrer le bureau du GDS a été facilitée !
Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?
E. Espinasse : Je suis coresponsable de la commission petits ruminants avec deux éleveurs ovins, Jérémie Gayraud et Franck Vieilledent, où je représente la production caprine. A ce titre, je participe au conseil d’administration du GDS Aveyron. Au sein de cette commission, nous travaillons sur tous les sujets sanitaires qui concernent nos productions ovine et caprine. Nous sommes impliqués sur de nouvelles voies de recherche pour progresser dans le suivi sanitaire de nos élevages caprins, que ce soit sur des sujets ponctuels (FCO) ou de plus long terme (CAEV, maladies pulmonaires…). Mon rôle est aussi de faire remonter les besoins et attentes des éleveurs caprins du département en matière de gestion sanitaire. En tant que vice-président du GDS, mon rôle est d’apporter mon avis d’éleveur sur les dossiers, les actualités, de veiller aux arbitrages sur le volet économique, comme le coût de gestion des maladies, des prophylaxies…, de participer aux décisions du conseil d’administration.
Que vous apporte cet engagement ?
E. Espinasse : Je trouve particulièrement intéressant de pou-voir nous projeter sur des projets d’études, de recherche qui font avancer. Ce fut le cas dernière-ment avec l’expérimentation des pédichiffonettes pour identifier la paratuberculose en élevage y compris caprin, ou encore la détection sur lait de tank… Il y a aussi des recherches sur le long terme, des études plus avancées sur la qua-lité de la gestion de l’élevage, le bien-animal, l’économie, le confort de l’éleveur… Au delà de l’actualité sanitaire, il est important aussi de montrer le rôle du GDS dans ces projets de recherche et développement.
J’apprécie aussi de partager les expériences avec les différents acteurs de l’élevage, Chambre d’agriculture, vétérinaires, administration, laboratoire. Ils nous apportent leur vision du sanitaire dans l’élevage, nos échanges constructifs permettent d’apporter des solutions.
Enfin, grâce au GDS, j’apprends beaucoup sur toutes les productions, bovines que je connaissais déjà mais aussi ovines. Au sein du bureau on apprend aussi à se connaître, parce que nos productions, nos situations géographiques sont diversifiées et nous partageons l’envie d’avancer ensemble».
Eva DZ, La Volonté Paysanne du 21 mai 2026
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Les dernières actualités
Bovins, Ovins
- 18 septembre 2026
Le virus Shamonda-Europe poursuit sa progression en France et en Europe. Déjà détecté en Autriche, Allemagne, Belgique, France, Liechtenstein, Pays-Bas et Suisse, ce virus transmis par les moucherons (Culicoïdes) fait actuellement l’objet d’une surveillance renforcée.
Deux génotypes distincts ont été identifiés, sans pour autant que de variations cliniques ne soient objectivées à date (source : GDS France)
- Shamonda Europe 1 dans la zone France, Suisse, sud-Allemangne
- Shamonda-Europe 2 dans l’ouest de la France, Pays-Bas et nord de l’Allemagne
Une circulation toujours active en France et en Aveyron
Au 17 septembre 2026, des foyers bovins ont été confirmés dans 41 départements français, dont l’Aveyron. Plusieurs élevages aveyronnais ont déjà été concernés, témoignant de la circulation active du virus sur notre territoire.
Chez les bovins, les symptômes observés sont généralement :
- fièvre ;
- abattement ;
- baisse d’appétit ;
- diarrhée ;
- diminution de la production laitière.
La plupart des animaux adultes récupèrent rapidement, mais les conséquences potentielles sur la reproduction restent sous surveillance.
Un point d’attention pour les élevages ovins
Un nouveau fait sanitaire attire aujourd’hui l’attention : le premier cas français de malformations congénitales associées au virus Shamonda a été confirmé dans un élevage ovin de l’Oise.
Des agneaux sont nés avec des malformations caractéristiques, notamment :
- une arthrogrypose (raideur et déformation des membres) ;
- une brachygnathie (mâchoire raccourcie).
La présence du virus a été confirmée par analyse PCR sur des prélèvements réalisés sur les agneaux concernés (encéphales).
Cette découverte rappelle les conséquences observées par le passé avec le virus de Schmallenberg, appartenant au même groupe viral. Elle souligne l’importance d’une vigilance accrue dans les élevages ovins, en particulier pendant les périodes de gestation.
Le GDS invite les éleveurs bovins et ovins à être particulièrement attentifs :
✅ aux avortements ;
✅ aux naissances d’agneaux/veaux présentant des malformations ;
✅ à toute anomalie observée sur les nouveau-nés.
En cas de doute, il est essentiel de contacter rapidement votre vétérinaire sanitaire afin de permettre la réalisation d’investigations et, si nécessaire, d’analyses complémentaires.
Le GDS reste mobilisé
La situation sanitaire continue d’évoluer et les connaissances sur ce virus s’enrichissent progressivement. Le GDS poursuivra son suivi de la situation et ne manquera pas de vous tenir informés des nouvelles données susceptibles d’impacter les élevages aveyronnais.
La vigilance de chacun est essentielle pour mieux comprendre la circulation du virus et ses conséquences potentielles sur les troupeaux.
Rappel situation FCO-3 :
Depuis le 1er juin 2026, 885 foyers de FCO de sérotype 3 ont été recensés en France, dont 67 en Aveyron. Nous rappelons que ce sérotype peut également provoquer des avortements. Il est donc essentiel de déclarer tout avortement observé dans votre élevage afin de réaliser les investigations nécessaires. Ces analyses permettent notamment de différencier une éventuelle infection par la FCO d’autres maladies émergentes, telles que le virus Shamonda-Europe.
Bovins
- 18 septembre 2026
A compter du 1er octobre 2026, la zone régulée liée à la Maladie Hémorragique Épizootique (MHE) devrait connaître une évolution favorable avec une réduction progressive du nombre de communes concernées, sous réserve de l’absence de nouveaux foyers sur le territoire métropolitain.
Cette évolution s’inscrit dans le cadre de la réglementation européenne qui prévoit notamment qu’un foyer de MHE reste pris en compte pendant une durée de deux ans. Ainsi, au fur et à mesure que les foyers les plus anciens sortent de cette période réglementaire, certaines communes pourront être retirées de la zone régulée. La réduction du périmètre réglementé permettra un assouplissement progressif des mesures encadrant les mouvements d’animaux. Il est toutefois important de rappeler que cette évolution reste conditionnée à l’absence de nouveaux foyers de MHE. Toute nouvelle détection pourrait entraîner une révision des zones concernées.
Quelle situation pour l’Aveyron ?
Malgré l’évolution favorable annoncée au niveau national, l’Aveyron reste à ce jour intégralement concerné par la zone régulée MHE. En effet, plusieurs foyers ont été recensés dans le département en décembre 2024, ce qui maintient l’application des mesures réglementaires actuellement en vigueur.
Pour les éleveurs aveyronnais, aucun changement n’est donc à prévoir dans l’immédiat concernant les conditions de mouvements des animaux. Nous continuerons à vous tenir informés des évolutions réglementaires susceptibles d’impacter le département dans les prochains mois.
Des cartes actualisées à consulter régulièrement
Afin d’anticiper les évolutions à venir, le ministère de l’Agriculture met à disposition des cartes et listes de communes projetées pour les mois d’octobre, novembre et décembre 2026.
Nous invitons les éleveurs à consulter régulièrement ces informations afin de vérifier la situation de leur commune et les éventuelles incidences sur les mouvements d’animaux :
Équins
- 3 septembre 2026
Virus Shamonda-Europe : une nouvelle fiche d’information dédiée à la filière équine est disponible
Depuis l’été 2026, un nouveau virus, dénommé Shamonda-Europe, circule chez les ruminants dans plusieurs pays européens, dont la France.
Récemment, en Suisse, ce virus a été détecté dans l’encéphale de deux chevaux présentant des troubles neurologiques. Il s’agit des premières détections de Shamonda-Europe chez l’espèce équine.
Pour rappel, plusieurs cas ont été détectés en Aveyron depuis une semaine dans des élevages de bovins.
Afin de répondre aux interrogations suscitées par cette situation sanitaire émergente, GDS France et la SNGTV ont élaboré une fiche d’information à destination de la filière équine.
Cette ressource rassemble les connaissances actuellement disponibles sur :
✅ le virus et ses modes de transmission ;
✅ les éléments connus concernant les équidés ;
✅ les principales mesures de surveillance et de vigilance à mettre en œuvre.
Un document pratique pour accompagner les détenteurs et les professionnels de la filière face à cette émergence sanitaire.
Groupement de défense sanitaire de l’Aveyron. Actions sanitaires, formations des éleveurs, prévention.