Fièvre Aphteuse

La Fièvre Aphteuse, qu’est-ce que c’est ?

La fièvre aphteuse (FA) est une des maladies virale, la plus contagieuse. Elle touche exclusivement les animaux à deux onglons : les ruminants (bovins, ovins, caprins, buffles et bisons), les camélidés (lamas, alpagas, dromadaires) ainsi que les suidés (porcs et sangliers).

Si la France est aujourd’hui indemne, le risque d’introduction est bien réel, avec des conséquences sanitaires et économiques majeures pour les élevages et l’ensemble des filières.

Quels sont les symptômes ?

Après une incubation de 1 à 14 jours, les animaux atteints peuvent présenter :

  • Une forte fièvre (souvent supérieure à 40 °C) ;
  • Une fatigue importante et une baisse d’appétit ;
  • Une salivation excessive (bave) ;
  • Des boiteries ;
  • Des vésicules puis des aphtes au niveau de la bouche ou du groin, des gencives, de la langue, des trayons et des pieds ;
  • Des douleurs à la traite et une chute de la production laitière ;
  • Des ulcères pouvant aller jusqu’à la perte des onglons.

Les bovins présentent généralement des symptômes bien visibles. En revanche, chez les ovins, les caprins et les camélidés, les signes peuvent être beaucoup plus discrets, voire absents, ce qui rend la détection plus difficile. Les porcs; même peu symptomatiques, excrètent de très grandes quantités de virus dans l’environnement et jouent un rôle majeur dans la diffusion. En raison de son extrême contagiosité, plusieurs animaux d’un même lot sont souvent atteints simultanément.

Au moindre doute, notamment en présence de bave, de boiteries inhabituelles, de vésicules ou d’une baisse brutale de production laitière, contactez immédiatement votre vétérinaire sanitaire.

Comment la maladie se transmet-elle ?

Les principaux risques d’introduction en France reposent sur :

  • Les mouvements d’animaux, qu’ils présentent ou non des symptômes ;
  • Les denrées alimentaires d’origine animale introduites légalement ou illégalement depuis des zones infectées.

La transmission peut être :

  • Directe, par contact entre animaux ;
  • Indirecte, par les véhicules (même vides), le matériel, les vêtements, les chaussures, les personnes ou des matières contaminées.

Le virus peut également être transporté par le vent sur de longues distances ou via certaines denrées d’origine animale.

Comment protéger son élevage ?

La prévention repose sur l’application rigoureuse des mesures de biosécurité.

Lors de l’introduction d’animaux

  • Introduire uniquement des animaux issus de zones non à risque ;
  • Limiter le nombre d’élevages fournisseurs ;
  • Mettre systématiquement les nouveaux animaux en quarantaine ;
  • Privilégier les transports directs depuis l’élevage vendeur ;
  • Nettoyer et désinfecter les moyens de transport.

Au quotidien

  • Éviter tout contact avec d’autres troupeaux ;
  • Veiller au respect des règles d’hygiène par tous les intervenants et visiteurs (mains, vêtements, bottes et matériel) ;
  • Nettoyer et désinfecter tout matériel partagé ;
  • Après un séjour dans une zone ou un pays non indemne, éviter tout contact avec des animaux pendant au moins 7 jours ;
  • Ne jamais rapporter de denrées carnées (viande, charcuterie…) ;
  • Ne donner aucun reste alimentaire aux animaux.

Lors des transports et des rassemblements

Les transports d’animaux ainsi que les lieux de rassemblement (marchés, foires, concours…) nécessitent une vigilance renforcée et l’application stricte des mesures de biosécurité.

La surveillance quotidienne du troupeau est essentielle. Une détection précoce et une réaction rapide en cas de suspicion permettent de limiter la propagation de la maladie, de protéger les autres élevages et de préserver l’ensemble des filières.