Clavelée ovine et variole caprine : fiche réflexe pour les éleveurs

Clavelée : une fiche réflexe pour aider les éleveurs à mieux reconnaître et prévenir la maladie

Face au risque sanitaire que représente la clavelée, GDS France, avec l’ensemble du réseau des GDS, met à disposition des éleveurs une fiche réflexe pratique et pédagogique pour mieux connaître cette maladie, savoir la repérer rapidement et adopter les bons réflexes.

Cette fiche a pour objectif d’apporter des informations simples et utiles sur les signes cliniques de la clavelée, les modalités de transmission, les mesures de prévention ainsi que les démarches à suivre en cas de suspicion.

La clavelée est une maladie virale très contagieuse qui touche principalement les ovins et les caprins. Elle provoque notamment de la fièvre, une baisse d’état général et l’apparition de lésions cutanées caractéristiques sous forme de nodules ou de croûtes sur différentes parties du corps.

Une détection précoce est essentielle pour limiter la diffusion de la maladie et protéger les élevages. La fiche rappelle ainsi les principaux signes d’alerte à surveiller, les situations à risque et l’importance de contacter rapidement son vétérinaire sanitaire en cas de doute.

Elle précise également les mesures de biosécurité à renforcer : contrôle des introductions, surveillance des animaux, gestion des visites, désinfection du matériel et limitation des contacts à risque.

Cet outil pratique permet aux éleveurs de disposer d’un support clair, accessible et directement mobilisable sur le terrain.

Le GDS Aveyron relaie cette information et invite les éleveurs ovins et caprins à consulter cette fiche réflexe afin de renforcer la vigilance collective face à cette maladie réglementée.

FICHE RÉFLEXE ÉLEVEURS VARIOLES OVINS ET CAPRINS – CLAVELÉE ET VARIOLE CAPRINE

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Bovins

Trois nouveaux foyers de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) ont été confirmés ces derniers jours dans le sud de la Sardaigne, relançant la vigilance sanitaire autour de cette maladie vectorielle réglementée.

Deux foyers ont été détectés les 14 et 15 avril 2026 dans des élevages situés sur les communes de Muravera et Villaputzu, comprenant chacun 15 bovins. Ils se trouvent à proximité immédiate d’un premier foyer identifié le 14 avril 2026 à Muravera, dans un élevage de 148 bovins.

Au total, sept veaux ont présenté des signes cliniques compatibles avec la maladie, dont cinq dans le premier foyer. Il est à noter que ces cinq veaux étaient issus de mères vaccinées. À ce stade, les autorités sanitaires ne peuvent pas encore déterminer s’il s’agit d’une résurgence des foyers de 2025 ou d’une nouvelle introduction du virus sur l’île.

Pour rappel, la DNC avait été détectée pour la première fois en Europe depuis l’épizootie des Balkans (2015–2017) le 21 juin 2025 en Sardaigne. L’enquête épidémiologique estimait alors une introduction probable du virus dès fin mars 2025. Entre le 20 juin et le 25 octobre 2025, 79 foyers avaient été recensés, principalement dans le centre de l’île autour de Nuoro et Sassari.

Face à cette situation, une campagne massive de vaccination avait été déployée en 2025, permettant de couvrir 97,75 % des exploitations bovines. Les autorités sanitaires sardes prévoient de reconduire cette stratégie vaccinale en 2026.

Cette évolution rappelle l’importance d’une surveillance renforcée, notamment en période de forte activité des insectes vecteurs, afin de prévenir toute introduction sur le territoire continental.

Plus d’informations : https://www.plateforme-esa.fr/fr/un-deuxieme-et-un-troisieme-foyer-de-dermatose-nodulaire-contagieuse-cette-saison-2026-en-sardaigne

Bovins, Caprins, Ovins

Le thème « Eau, sel, fibres » était à l’ordre du jour lors des portes ouvertes de notre filiale FARAGO Aveyron. C’était l’occasion de reparler de ces fondamentaux. Les équipes du GDS Aveyron restent à votre disposition pour toute information complémentaire.

La santé du rumen dépend très fortement de l’ingestion, en quantité et en qualité, de fibres, d’eau et de sel. La mauvaise santé du rumen entraine une mauvaise valorisation des aliments ingérés et donc une diminution des performances attendues  telles que diminution de la production laitière, de viande, de la qualité colostrale et du transfert immunitaire, impact sur la reproduction… Ils sont la base de la ration et la source la moins coûteuse d’énergie pour une performance économique des élevages.

Les fibres pour un modèle de digestion particulier

 Les fibres dans une ration stimulent la rumination et la salivation des animaux. Les substances tampons contenues dans la salive (eau, mucus, urée, minéraux et bicarbonate) permettent de lutter contre la baisse du pH du rumen. La salive joue ainsi un rôle de stabilisateur pour un pH ruminal autour de 6 – 6,8.

Les fibres doivent donc être disponibles toute la journée avec une fibrosité suffisante afin d’avoir une action mécanique au sein du rumen et du piquant en entrée de bouche. Le rumen va ensuite débuter la dégradation de la ration et de la cellulose, grâce à sa flore, et en particulier la digestion des fibres des fourrages. Les fibres vont également réguler la vitesse de transit et ainsi permettre une bonne valorisation de la ration.

Quelques observations pour vérifier la fibrosité des fourrages

On peut ainsi observer les bouses, le remplissage du rumen ou compter les coups de mastication pour vérifier la fibrosité des fourrages. Effectuer des analyses de fourrages est aussi essentiel pour vérifier que la ration fournie correspond aux besoins de ses animaux. On sera particulièrement attentif à la digestibilité de cette fibre et à son apport en énergie/protéines. Par ailleurs, on sera vigilant sur l’accessibilité des animaux aux fibres au regard de la concurrence entre les animaux, aux modalités de distribution (avant les concentrés) ou à la hauteur des râteliers par exemple. En cas de manque de fibres dans la ration, il est important de réagir rapidement avant que les animaux ne développent des maladies métaboliques comme l’acidose. Dans ce cas, il s’agira d’apporter des fibres complémentaires ou de diminuer les aliments acidogènes (exemple : limiter l’accès à l’herbe d’automne pour augmenter la consommation de foin).

Le sel chez les ruminants… à tous les animaux, toute l’année !

La carence en sodium est la plus courante et la plus répandue des insuffisances minérales dans le monde et en France. Pourtant, en profitant de l’appétit spécifique des ruminants pour le sel, l’apport en sodium est facilement réalisable et peu onéreux.

En effet, l’herbe, les fourrages, la plupart des graines et des concentrés protéiques ne contiennent pas suffisamment de sodium pour satisfaire les besoins des ruminants. Le sodium se trouve dans le lait mais à partir du moment où nos ruminants commencent à diversifier leur alimentation, l’apport en sel devient nécessaire.

Un rôle important dans l’alimentation animale

Le sel (chlorure de sodium) permet d’augmenter l’abreuvement et régule l’équilibre acido-basique afin de maintenir le pH ruminal. Il participe aussi aux échanges aqueux et à la valorisation des éléments nutritifs. Une insuffisance en sodium diminue l’utilisation de l’énergie et des protéines et l’absorption des vitamines hydrosolubles.

Le pica, ou léchage systématique, est le 1er signe de la carence en sodium, avec une expression d’abord chez le veau. Les animaux lèchent les murs, les séparations métalliques, les bois, sont attirés par les urines. Une déficience prolongée peut entraîner une aggravation des diarrhées néonatales ou une baisse de production.

Pierres à lécher ou sel paillette

L’appétence des blocs ou seaux à lécher dépend de la teneur en sel, le goût salé attirant les animaux et permettant une distribution en libre-service. Cependant, il est impératif de vérifier que les pierres de sel se composent de sel pur ; elles doivent contenir au minimum 70 à 80 % de sel pour entraîner chez le ruminant une autorégulation de consommation. Nous recommandons de distribuer du sel de mer enrichi en oligo-éléments, iode et sélénium, déficitaires dans nos territoires et nécessaires au bon fonctionnement immunitaire des animaux. L’apport peut aussi se réaliser sous forme de sel vrac. Les besoins vont varier en fonction de l’âge des animaux, de leur alimentation ou de leur niveau de production. L’apport recommandé est de 30-40g par jour pour une vache allaitante et de 10g par jour pour une brebis en lactation. Mais rappelons que tous les animaux, toute l’année, doivent avoir à disposition une complémentation en sel permettant de couvrir leurs besoins. Les jeunes veaux, agneaux, chevreaux ont également besoin d’avoir un accès à du sel. De même les animaux au pré doivent y avoir accès. Le sel est le seul minéral que les ruminants ont la sagesse nutritionnelle de consommer régulièrement pour satisfaire leurs besoins mais pour cela il leur en faut toujours à disposition.

L’eau en quantité et en qualité

Facteur de santé animale et de productivité, l’apport en eau est le dernier fondamental à vérifier. Les bovins en consomment de 5 à plus de 150 L par jour en fonction de leur âge, de leur niveau de production, de la nature de leur ration ou de la température ambiante. Une brebis laitière en consomme, elle, 10 à 12 litres par jour en conditions hivernales. Un accès satisfaisant à une eau de qualité est essentiel à la santé animale et à la productivité d’un élevage : fonctionnement du rumen, lactation, prise alimentaire en dépendent. Si l’organisme peut supporter un apport insuffisant en éléments nutritifs, il ne survit que quelques jours en l’absence d’eau, le renouvellement journalier de l’eau étant de 5 à 10% du poids vif. De ce fait, la quantité et la qualité de l’eau dans les élevages sont deux points à scruter particulièrement.

Le comportement d’abreuvement : un élément important pour comprendre comment répondre à leurs besoins

Les ruminants sont des animaux prédatés qui consacrent peu de temps à s’abreuver d’autant plus si l’accès est limité, éloigné ou ne répond pas à leurs besoins. Idéalement, un bovin ne doit pas parcourir plus de 15 à 20 m à l’étable et 100 à 200 m au pré pour trouver un point d’eau. La majeure partie de l’abreuvement a lieu durant la journée particulièrement au moment de la prise alimentaire et après le passage en salle de traite. Retenons que les ruminants sont des animaux de groupe et qu’ils boivent de façon simultanée. Or, une vache, une brebis ou une chèvre ne doivent pas attendre pour boire. Car un point important est à retenir : les animaux ne compenseront pas en fréquence de prise d’eau l’insuffisance de la buvée. Le rôle de l’éleveur sera donc de proposer aux animaux d’élevage un système correspondant à leur comportement et qui répond à leurs besoins physiologiques.

Les points clés à retenir sur l’eau

  1. Installer des abreuvoirs de façon homogène dans tout le bâtiment.
  2. Permettre un accès facile et dégagé pour un abreuvement aisé et une bonne circulation dans le bâtiment. Aussi faut-il prévoir un dégagement de 3,6 m voir 4 m si on compte la largeur de l’abreuvoir derrière un abreuvoir de bovins.
  3. Disposer des abreuvoirs adaptés à leur période d’abreuvement :
  • en sortie de traite,
  • en parc de vêlage et en case d’agnelage tout au long de la journée, période de début de lactation et correspondant à un pic de besoin en eau des mamans.
  • au pré, même si les animaux rentrent le soir en bâtiment.
  • sur les jeunes également. Celle-ci est indispensable dès que le jeune consomme de l’aliment solide, dès 2 semaines de vie. Retenons qu’un veau, à l’âge de 1 à 5 semaines consomme jusqu’à 10 L/j ou 5 L/kg de concentré, lait inclus. Après sevrage il consomme jusqu’à 10 à 20 L/j.
  1. Mettre à disposition un nombre suffisant d’abreuvoirs en retenant de proposer 2 abreuvoirs par lot. Pour les bovins, prévoir 1 abreuvoir individuel constant pour 10 bovins adultes ou 10 cm/vache en cas d’abreuvoir linéaire. Pour les brebis, prévoir un abreuvoir individuel à niveau constant pour 30 laitières ou 3 cm/brebis.
  2. Mettre à disposition des abreuvoirs préférentiellement à niveau constant, de la naissance à la mort. Les abreuvoirs à niveaux constants ont une réserve qui permet de satisfaire plus aisément le comportement d’abreuvement. Les débits de buvée recommandés sont ainsi plus faciles à atteindre. L’état d’hydratation des animaux est plus satisfaisant avec ces systèmes.
  3. Veiller à la hauteur des abreuvoirs pour que mères et jeunes y ait accès.
  4. Mettre à disposition des abreuvoirs propres. Un nettoyage régulier des abreuvoirs est indispensable. Si de la paille est visible en surface, l’abreuvoir est considéré comme propre et cette paille liée à une activité normale du cheptel de la journée. En cas de constat de biofilm visqueux ou de paille au fond de l’abreuvoir, il est conseillé de le nettoyer.
  5. Veiller à fournir une eau de bonne qualité physico-chimique et bactériologique. Les pré-ruminants sont plus fragiles du fait de l’absence de l’effet tampon du rumen. Il est conseillé de réaliser des analyses d’eau en routine, au moins une fois par an, même sur l’eau de réseau et de mettre en place, si besoin, les corrections nécessaires (nettoyage des canalisations, sécurisation du captage, traitements de l’eau).
  6. Vérifier l’absence de courants parasites et veiller à la température de l’eau idéalement autour de 10-15°C.
  7. Enfin, mesurer l’état d’hydratation des animaux (pli de peau, urines) pour vérifier que les apports sont suffisants.

La flore ruminale est ainsi la base du fonctionnement digestif des ruminants. De sa stabilité dépend l’efficience alimentaire. Les 3 composants « fibres, sel, eau » jouent un rôle clé pour cela. Une bonne fibrosité associée à de l’eau en quantité et en qualité et à un apport en sel suffisant permettent ainsi de poser une base adéquate favorable à une bonne santé et productivité de nos animaux.

Ovins, Évènements GDS

À l’occasion du prochain salon Provinlait, les équipes du GDS Aveyron et de sa filiale Farago Aveyron seront présentes tout au long de l’événement avec un stand dédié à l’accompagnement technique et sanitaire des élevages.

Ce rendez-vous sera l’occasion pour les éleveurs, techniciens et partenaires de venir échanger directement avec nos équipes sur plusieurs sujets au cœur des enjeux actuels des exploitations.

La biosécurité, l’abreuvement et la gestion des avortements seront les trois grands thèmes mis à l’honneur, à la fois sur notre stand et lors des conférences organisées pendant le salon.
Ces temps d’échanges permettront d’apporter aux éleveurs des repères concrets, des retours d’expérience et des conseils directement applicables sur le terrain.

Voici le détail de nos conférences.

Mercredi 15 avril à 15h : les séries d’avortements : quoi de neuf en matière de diagnostic ? 

Les séries abortives chez les ovins sont associées à de fréquentes causes infectieuses. Le diagnostic de troupeau constitue une étape fondamentale pour la maîtrise. De nouvelles technique d’analyse par PCR ont été récemment développées afin d’élargir les recherches à des causes moins recherchées. Celles-ci seront présentées afin de porter à connaissance les différentes pathologies retrouvées actuellement lors de séries abortives.

Mercredi 15 avril à 16h : les 10 points clés pour un bon abreuvement de nos brebis –

Facteur de santé animale et de productivité, l’apport en eau est fondamental et un des critères évaluant le bien-être animal. De ce fait, la quantité et la qualité de l’eau dans les élevages sont deux points à scruter particulièrement. 10 points clés pour optimiser son abreuvement seront présentés notamment quelle est la meilleure accessibilité, quels sont les abreuvoirs les plus adaptés, quels sont les critères qualitatifs à regarder. L’objectif est que l’éleveur ou le conseiller sache comment évaluer une situation de terrain.

Jeudi 16 avril à 14h : Biosécurité : je protège mon élevage

La biosécurité en élevage ovin vise à limiter l’entrée, la circulation et la diffusion des agents pathogènes dans le troupeau. Les principales voies d’introduction des maladies seront présentées : animaux, personnes, matériels et environnement. Des mesures simples et applicables au quotidien permettront de réduire les risques sanitaires. L’enjeu est de protéger durablement la santé du troupeau et la performance de l’élevage.

Les équipes invitent l’ensemble des visiteurs du salon à venir les rencontrer sur leur stand et à assister aux conférences pour échanger autour de leurs problématiques et découvrir les solutions proposées.

Stand 24 zone 1.

Groupement de défense sanitaire de l’Aveyron. Actions sanitaires, formations des éleveurs, prévention.