Clavelée ovine et variole caprine
- 13 mars 2026
La clavelée des moutons et la variole caprine sont des maladies virales réglementées en Europe, à déclaration obligatoire, qui touchent uniquement les moutons et les chèvres. Elles sont provoquées par un virus de la famille des poxvirus, proche de celui responsable de la dermatose nodulaire contagieuse chez les bovins. Elles ne sont pas transmissibles à l’être humain.
La contamination se fait principalement par contact direct entre animaux infectés, mais aussi par inhalation de sécrétions contaminées (jetage, salive, lésions cutanées). Des insectes piqueurs peuvent également intervenir dans la transmission.
Les signes les plus fréquents sont fièvre, abattement et apparition de papules ou nodules sur la peau. Chez les moutons, la maladie peut être très grave, avec une mortalité pouvant atteindre 80 % chez les agneaux dans certains élevages. Chez les chèvres, l’impact est généralement plus faible mais peut provoquer des pertes économiques importantes, notamment en élevage laitier.
La maladie est présente dans plusieurs régions du monde (Afrique, Moyen-Orient, Asie). En Europe, la clavelée touche la Grèce, ainsi que la Macédoine du Nord, la Bulgarie, la Roumanie et la Serbie.
Biosécurité et vigilance sanitaire
À ce jour, aucune introduction de petits ruminants en provenance de zones contaminées n’est enregistrée dans notre département. Le risque d’introduction est donc considéré comme faible, mais la vigilance reste indispensable.
Des mouvements d’animaux peuvent toutefois avoir lieu vers ou depuis des zones où la maladie circule. Dans ce contexte, le respect strict des mesures de biosécurité, tant pendant le transport que dans les exploitations, est essentiel pour limiter tout risque sanitaire.
Mesures à respecter lors du transport
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Nettoyer soigneusement les véhicules après chaque déplacement.
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Désinfecter complètement les bétaillères, camions et équipements de transport.
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Limiter les contacts entre animaux provenant d’exploitations différentes.
Mesures de biosécurité en ferme
Pour protéger les troupeaux au quotidien, il est recommandé de :
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Nettoyer et désinfecter les bottes des intervenants extérieurs avant et après leur passage.
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Mettre en place un parking spécifique pour les visiteurs et fournisseurs, éloigné des bâtiments d’élevage.
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Prévoir un lavage des mains régulier pour toutes les personnes manipulant les animaux.
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Utiliser des tenues dédiées à l’élevage, lavées et réservées uniquement à la ferme.
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Limiter l’accès aux bâtiments aux personnes strictement nécessaires.
Le respect rigoureux de ces mesures simples contribue à limiter le risque d’introduction et de diffusion de maladies dans les élevages du département. Une surveillance attentive des animaux et un signalement rapide à son vétérinaire en cas de doute restent également essentiels pour protéger les troupeaux.
Situation inquiétante dans certains pays européens
La situation sanitaire en Grèce s’est nettement dégradée ces derniers mois. Depuis la fin du mois d’avril, le nombre de foyers augmente avec une circulation active du virus dans plusieurs régions du nord, du centre et de l’est du pays.
Cette évolution s’explique notamment par une forte densité de petits ruminants, un niveau de biosécurité parfois insuffisant et des mouvements d’animaux illégaux, en particulier dans le nord du pays (Macédoine orientale et Thrace).
La réapparition de la maladie intervient après près de cinq mois sans détection, ce qui pourrait correspondre à une nouvelle introduction du virus sur le territoire.
Début juillet, un premier foyer a également été détecté dans la région de Florina, à environ 10 km de la frontière avec la Macédoine du Nord, illustrant l’extension de la maladie vers de nouvelles zones.
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Les dernières actualités
Bovins, Ovins
- 18 septembre 2026
Le virus Shamonda-Europe poursuit sa progression en France et en Europe. Déjà détecté en Autriche, Allemagne, Belgique, France, Liechtenstein, Pays-Bas et Suisse, ce virus transmis par les moucherons (Culicoïdes) fait actuellement l’objet d’une surveillance renforcée.
Deux génotypes distincts ont été identifiés, sans pour autant que de variations cliniques ne soient objectivées à date (source : GDS France)
- Shamonda Europe 1 dans la zone France, Suisse, sud-Allemangne
- Shamonda-Europe 2 dans l’ouest de la France, Pays-Bas et nord de l’Allemagne
Une circulation toujours active en France et en Aveyron
Au 17 septembre 2026, des foyers bovins ont été confirmés dans 41 départements français, dont l’Aveyron. Plusieurs élevages aveyronnais ont déjà été concernés, témoignant de la circulation active du virus sur notre territoire.
Chez les bovins, les symptômes observés sont généralement :
- fièvre ;
- abattement ;
- baisse d’appétit ;
- diarrhée ;
- diminution de la production laitière.
La plupart des animaux adultes récupèrent rapidement, mais les conséquences potentielles sur la reproduction restent sous surveillance.
Un point d’attention pour les élevages ovins
Un nouveau fait sanitaire attire aujourd’hui l’attention : le premier cas français de malformations congénitales associées au virus Shamonda a été confirmé dans un élevage ovin de l’Oise.
Des agneaux sont nés avec des malformations caractéristiques, notamment :
- une arthrogrypose (raideur et déformation des membres) ;
- une brachygnathie (mâchoire raccourcie).
La présence du virus a été confirmée par analyse PCR sur des prélèvements réalisés sur les agneaux concernés (encéphales).
Cette découverte rappelle les conséquences observées par le passé avec le virus de Schmallenberg, appartenant au même groupe viral. Elle souligne l’importance d’une vigilance accrue dans les élevages ovins, en particulier pendant les périodes de gestation.
Le GDS invite les éleveurs bovins et ovins à être particulièrement attentifs :
✅ aux avortements ;
✅ aux naissances d’agneaux/veaux présentant des malformations ;
✅ à toute anomalie observée sur les nouveau-nés.
En cas de doute, il est essentiel de contacter rapidement votre vétérinaire sanitaire afin de permettre la réalisation d’investigations et, si nécessaire, d’analyses complémentaires.
Le GDS reste mobilisé
La situation sanitaire continue d’évoluer et les connaissances sur ce virus s’enrichissent progressivement. Le GDS poursuivra son suivi de la situation et ne manquera pas de vous tenir informés des nouvelles données susceptibles d’impacter les élevages aveyronnais.
La vigilance de chacun est essentielle pour mieux comprendre la circulation du virus et ses conséquences potentielles sur les troupeaux.
Rappel situation FCO-3 :
Depuis le 1er juin 2026, 885 foyers de FCO de sérotype 3 ont été recensés en France, dont 67 en Aveyron. Nous rappelons que ce sérotype peut également provoquer des avortements. Il est donc essentiel de déclarer tout avortement observé dans votre élevage afin de réaliser les investigations nécessaires. Ces analyses permettent notamment de différencier une éventuelle infection par la FCO d’autres maladies émergentes, telles que le virus Shamonda-Europe.
Bovins
- 18 septembre 2026
A compter du 1er octobre 2026, la zone régulée liée à la Maladie Hémorragique Épizootique (MHE) devrait connaître une évolution favorable avec une réduction progressive du nombre de communes concernées, sous réserve de l’absence de nouveaux foyers sur le territoire métropolitain.
Cette évolution s’inscrit dans le cadre de la réglementation européenne qui prévoit notamment qu’un foyer de MHE reste pris en compte pendant une durée de deux ans. Ainsi, au fur et à mesure que les foyers les plus anciens sortent de cette période réglementaire, certaines communes pourront être retirées de la zone régulée. La réduction du périmètre réglementé permettra un assouplissement progressif des mesures encadrant les mouvements d’animaux. Il est toutefois important de rappeler que cette évolution reste conditionnée à l’absence de nouveaux foyers de MHE. Toute nouvelle détection pourrait entraîner une révision des zones concernées.
Quelle situation pour l’Aveyron ?
Malgré l’évolution favorable annoncée au niveau national, l’Aveyron reste à ce jour intégralement concerné par la zone régulée MHE. En effet, plusieurs foyers ont été recensés dans le département en décembre 2024, ce qui maintient l’application des mesures réglementaires actuellement en vigueur.
Pour les éleveurs aveyronnais, aucun changement n’est donc à prévoir dans l’immédiat concernant les conditions de mouvements des animaux. Nous continuerons à vous tenir informés des évolutions réglementaires susceptibles d’impacter le département dans les prochains mois.
Des cartes actualisées à consulter régulièrement
Afin d’anticiper les évolutions à venir, le ministère de l’Agriculture met à disposition des cartes et listes de communes projetées pour les mois d’octobre, novembre et décembre 2026.
Nous invitons les éleveurs à consulter régulièrement ces informations afin de vérifier la situation de leur commune et les éventuelles incidences sur les mouvements d’animaux :
Équins
- 3 septembre 2026
Virus Shamonda-Europe : une nouvelle fiche d’information dédiée à la filière équine est disponible
Depuis l’été 2026, un nouveau virus, dénommé Shamonda-Europe, circule chez les ruminants dans plusieurs pays européens, dont la France.
Récemment, en Suisse, ce virus a été détecté dans l’encéphale de deux chevaux présentant des troubles neurologiques. Il s’agit des premières détections de Shamonda-Europe chez l’espèce équine.
Pour rappel, plusieurs cas ont été détectés en Aveyron depuis une semaine dans des élevages de bovins.
Afin de répondre aux interrogations suscitées par cette situation sanitaire émergente, GDS France et la SNGTV ont élaboré une fiche d’information à destination de la filière équine.
Cette ressource rassemble les connaissances actuellement disponibles sur :
✅ le virus et ses modes de transmission ;
✅ les éléments connus concernant les équidés ;
✅ les principales mesures de surveillance et de vigilance à mettre en œuvre.
Un document pratique pour accompagner les détenteurs et les professionnels de la filière face à cette émergence sanitaire.
Groupement de défense sanitaire de l’Aveyron. Actions sanitaires, formations des éleveurs, prévention.