Caprins

Prophylaxie réglementée

Tout détenteur de caprins, qu’il soit particulier ou professionnel, doit réaliser sa prophylaxie caprine.

Maladies

Le GDS 12 propose un conseil sanitaire sur la prévention et la lutte contre les maladies d’élevages caprins.

Identification petits ruminants

Obligation réglementaire qui permet de s’assurer la traçabilité des animaux tout au long de leur vie.

Biosécurité

Organiser la protection de mon élevage et celle de mon entourage.

Toute l'actualité caprine

Bovins, Caprins, Ovins, Évènements GDS

Le GDS Aveyron est heureux de vous présenter son programme de formations 2026-2027, destiné aux éleveurs bovins, ovins et caprins du département.

Cette année, plusieurs nouvelles thématiques viennent compléter l’offre habituelle afin d’apporter des réponses concrètes aux enjeux rencontrés sur le terrain.

Parmi les nouveautés, les éleveurs bovins pourront participer à une formation dédiée à l’éthologie bovine, animée par Pauline Garcia (Étho Diversité). Cette journée permettra de mieux comprendre le comportement des animaux pour améliorer la relation homme-animal, faciliter les interventions et gagner en sérénité au quotidien.

Une autre formation sera consacrée à la manipulation et à la contention des bovins, avec des conseils pratiques pour travailler en toute sécurité, aussi bien pour l’éleveur que pour les animaux.

L’abreuvement des troupeaux sera également à l’honneur lors d’une formation ouverte aux éleveurs bovins, ovins et caprins. Les aspects quantitatifs et qualitatifs de l’eau y seront abordés afin d’optimiser les performances des animaux et de sécuriser les systèmes d’élevage.

Pour les éleveurs ovins, deux formations spécifiques seront proposées. La première portera sur l’immunité du troupeau, avec pour objectif de mieux comprendre les mécanismes de défense des animaux et d’identifier les leviers permettant de renforcer leur résistance face aux maladies. La seconde sera dédiée à la biosécurité en élevage ovin, afin de mieux prévenir l’introduction et la circulation des maladies au sein des troupeaux grâce à des mesures simples et efficaces.

Bien entendu, ces nouveautés viennent compléter les formations incontournables proposées chaque année autour de la santé animale, de la prévention et de la conduite des élevages.

Un programme varié, pratique et animé par des intervenants reconnus, pour vous accompagner dans le développement de votre élevage.

Découvrez dès maintenant l’ensemble des formations 2026-2027 et inscrivez-vous auprès du GDS Aveyron.

Bovins, Caprins, Ovins

Depuis le mois de juillet, plusieurs élevages de vaches laitières situés dans l’est de la France ont signalé des épisodes de diarrhée aiguë, accompagnés de fièvre, d’abattement et d’une baisse transitoire de la production laitière.

Le virus a été détecté par RT-PCR chez des bovins présentant ces symptômes, dans 13 départements : l’Ain, les Ardennes, le Calvados, le Cantal, la Côte-d’Or, le Doubs, le Jura, la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Savoie et la Haute-Savoie. Source : ENVT, 17/08/2026.

Les investigations menées par l’École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT) ont mis en évidence la présence d’un virus Shamonda (SHAV), appartenant à la famille des Orthobunyavirus, proche du virus responsable de la maladie de Schmallenberg.

Des situations comparables ont également été rapportées en Allemagne (Bade-Wurtemberg et Bavière) ainsi qu’en Suisse et récemment aux Pays-Bas

La situation demeure évolutive et les investigations se poursuivent afin de mieux comprendre ce nouveau virus, son origine et ses impacts.

Comment se manifeste la maladie ?

Les signes cliniques actuellement observés chez les bovins sont principalement :

  • une diarrhée aiguë ;
  • un épisode précoce de fièvre, généralement bref et transitoire ;
  • un abattement et/ou une baisse d’activité digestive, notamment une diminution de la rumination
  • une diminution parfois importante de la production laitière.

La maladie semble également pouvoir s’accompagner d’avortements, précoces ou tardifs.

À ce stade, l’impact clinique observé est faible. Toutefois, celui-ci pourrait être plus significatif dans les prochains mois chez les vaches infectées au cours de la gestation.

La question d’un éventuel impact chez les petits ruminants reste également à surveiller. Le virus pourrait les concerner, mais les investigations se poursuivent et il n’est pas possible, à ce stade, de préciser ses éventuels effets chez les ovins et les caprins.

Un virus proche de Shamonda et de Schmallenberg

Le nouveau virus identifié appartient au genre Orthobunyavirus et est proche du virus Shamonda. Le virus Shamonda appartient au groupe Simbu, qui comprend également le virus Schmallenberg. En l’absence de mise en évidence des agents pathogènes habituellement recherchés, les analyses réalisées ont permis de mettre en évidence ce nouveau virus. Les investigations se poursuivent afin de comprendre l’origine et les impacts du virus identifié.

Transmission

Comme les autres virus du groupe Simbu, ce virus se transmet vraisemblablement de façon vectorielle par des moucherons piqueurs du genre Culicoides. Ces insectes sont également les vecteurs de la FCO et de la MHE.

Quelle conduite tenir ?

Cette maladie n’est actuellement pas réglementée aux niveaux français, européen et international. Elle ne donne donc pas lieu, à ce jour, à des mesures de gestion sanitaire obligatoires ou à des restrictions de mouvements des animaux. Aucune mesure de police sanitaire n’est prévue à date.

En cas de signes cliniques de ce type dans votre élevage, rapprochez-vous de votre vétérinaire. Il pourra vous conseiller, déterminer la cause et apporter les soins adaptés aux animaux malades, notamment un traitement symptomatique.

Il est également recommandé de surveiller les femelles gestantes et les naissances dans les mois à venir.

Des avortements ont déjà été observés dans les zones infectées. Une infection pendant la gestation pourrait, dans certaines circonstances, entraîner des malformations congénitales chez les veaux, agneaux ou chevreaux, de façon différée, plusieurs mois après l’infection, comme cela est décrit avec le virus Schmallenberg.

Et pour les éleveurs de petits ruminants ?

À ce jour, les cas décrits concernent les bovins. Un éventuel impact chez les petits ruminants reste à déterminer. Il est donc important de rester attentif à l’évolution de la situation, sans tirer de conclusions à ce stade sur les conséquences éventuelles pour les ovins et les caprins.

Pas de risque identifié pour l’homme

À ce jour, comme pour les autres virus du même groupe, rien n’indique que ce virus soit transmissible à l’homme. Aucun danger n’a été identifié pour la consommation de lait ou de viande par les consommateurs.

Rappel concernant les avortements

La déclaration des avortements est obligatoire dans le cadre de la surveillance de la brucellose. Elle constitue également une opportunité de rechercher leur origine. Votre vétérinaire pourra mettre en œuvre un diagnostic différentiel afin d’identifier la cause.

La situation étant évolutive, les connaissances sur ce nouveau virus sont susceptibles d’évoluer dans les prochains mois. Les investigations se poursuivent afin de mieux comprendre son impact chez les animaux concernés.

Bovins, Caprins, Ovins

Que ce soit dans le conseil aux éleveurs comme dans la proposition de matériels et équipements adaptés, FODSA GDS Aveyron et sa filiale FARAGO Aveyron, mettent un point d’honneur à conduire les élevages vers une meilleure santé. Cette stratégie se traduit concrètement dans l’Approche Sanitaire Globale.

Céline Vuillefroy-Pouget, vétérinaire conseil à FODSA GDS Aveyron et Christophe Cambon, de FARAGO Aveyron travaillent en complémentarité autour de l’Approche Sanitaire Globale. Ils en donnent un exemple sur les trois fondamentaux de la bonne santé d’un troupeau : eau, sel, fibres.

«En bovins comme en petits ruminants, les marges de progrès sont réelles si l’on respecte bien le triptyque eau-sel-fibres ! Nous avons besoin de références pour étayer notre conseil», introduit Céline Vuillefroy-Pouget. Ainsi, la thèse menée par une étudiante de l’école vétérinaire de Maisons Alfort auprès de 35 élevages ovins lait pour mesurer la quantité et la qualité d’eau disponible pour les animaux pendant l’hiver, a permis d’aboutir à l’élaboration de 10 points clés à retenir sur l’eau dans un élevage. «Et à partir de ce travail de terrain, nous avons adapté notre conseil sur l’accès à l’eau dans les bâtiments, les types d’abreuvoirs», complète Christophe Cambon, qui a effectué les recherches pour trouver l’équipement «idéal». «Le choix du produit est important et plusieurs critères entrent en jeu pour qu’il remplisse pleinement son rôle : le débit d’eau, la quantité d’eau stockée,  la  facilité  d’entretien pour une bonne qualité d’eau… Le conseil s’adapte à chaque production, bovins, ovins, caprins, au nombre d’animaux, à la pression et au débit d’eau…», détaille le technicien.

«Il faut retenir que plus l’eau est disponible, plus le ruminant ira boire et si l’eau n’est pas disponible au moment, le ruminant ne retournera pas boire plus tard, il puisera dans ses réserves. Le système d’abreuvement doit être adapté au fonctionnement physiologique des ruminants», complète Céline Vuillefroy-Pouget. A cela s’ajoute la prise en compte de l’évolution des bâtiments d’élevage, des avancées techniques des éleveurs ainsi que du progrès génétique des races.

«L’eau ne doit pas être la dernière roue du carrosse dans l’aménagement d’un bâtiment. Mais pour autant il n’est pas nécessaire de tout changer», rassurent les deux spécialistes. «Souvent on commence par s’équiper d’un abreuvoir pour tester, puis on démultiplie en fonction des besoins», avance Christophe Cambon. Et des formations autour de l’abreuvement sont également proposées par le GDS Aveyron pour sensibiliser les éleveurs. A cela s’ajoute aussi, la possibilité de réaliser des analyses de l’eau : «Nous avons chez FARAGO Aveyron, un service spécialisé sur les analyses et le traitement de l’eau», complète-t-il.

Sur la question du sel, là aussi on fait preuve de complémentarité dans la maison FODSA. «Le sel, c’est ce qui stimule les animaux à boire et leur besoin en eau est important. Il en faut tous les jours, dedans et dehors !», rappelle  Céline  Vuillefroy-Pouget.

«Des observations ont prouvé que la consommation élevée de sel chez les ruminants, en particulier en brebis laitières, participe à la durabilité des animaux. De même dans le cadre des travaux menés sur le cycle d’engraissement des agneaux, la disponibilité du sel, de l’eau et des fibres sont des points essentiels de notre guide des bonnes pratiques élaboré en partenariat avec les ateliers spécialisés et l’Idèle».

«Dans notre proposition de produit, nous prenons en compte un certain nombre de points d’attention. Nous demandons à notre fournisseur, un sel de mer complémenté en iode et sélénium bien plus bénéfique qu’une pierre de sel, issu de carrière, car il renforce l’immunité des animaux», conseille Christophe Cambon.

Dans les bâtiments comme au pâturage : «Avec les étés plus chauds, les besoins des animaux évoluent. Quand la température double, le besoin en eau double également. Et si les animaux n’ont pas accès à l’eau, ils survivent», alerte Céline Vuillefroy-Pouget.

«A nous de trouver les solutions techniques  qui  répondent  aux attentes des éleveurs», complète Christophe Cambon. «Chaque préconisation doit s’adapter aux situations d’élevage», concluent les deux intervenants, invitant les éleveurs à se rapprocher du service sanitaire du GDS Aveyron ou du magasin de Farago Aveyron ou à participer aux formations proposées par le GDS Aveyron aux éleveurs bovins et petits ruminants du département.

Dix points clés sur l’abreuvement

  1. Installer des abreuvoirs de façon homogène dans tout le bâtiment.
  2. Permettre un accès facile et dégagé pour un abreuvement aisé et une bonne circulation dans le bâtiment.
  3. Disposer des abreuvoirs adaptés à la période d’abreuvement (sortie de traite, parc de vêlage et case d’agnelage, au pré).
  4. Mettre à disposition un nombre suffisant d’abreuvoirs (2 par lot). Pour les bovins : 1 abreuvoir individuel constant pour 10 bovins adultes ou 10 cm/vache en cas d’abreuvoir linéaire. Pour les brebis : 1 abreuvoir individuel à niveau constant pour 30 laitières ou 3 cm/brebis.
  5. Mettre à disposition des abreuvoirs préférentiellement à niveau constant, de la naissance à la mort.
  6. Veiller à la hauteur des abreuvoirs (accès animaux adultes et jeunes).
  7. Mettre à disposition des abreuvoirs propres. Si de la paille est visible en surface, l’abreuvoir est considéré propre.
  8. Veiller à fournir une eau de bonne qualité physico-chimique et bactériologique. Il est conseillé de réaliser des analyses d’eau en routine, au moins une fois par an, même sur l’eau de réseau.
  9. Vérifier l’absence de courants parasites et veiller à la température de l’eau idéalement autour de 10-15°C.
  10. Mesurer l’état d’hydratation des animaux (pli de peau, urines) pour vérifier que les apports sont suffisants.

Eva DZ – La Volonté Paysanne du 26 mars 2025

Bovins, Caprins, Ovins

Plusieurs foyers de Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) sérotype 3 ont été confirmés ces derniers jours dans notre département. À ce stade, les élevages concernés sont des élevages ovins. Dans un contexte de reprise de la circulation du virus, les éleveurs bovins, ovins et caprins sont appelés à renforcer leur vigilance et à poursuivre la vaccination de leurs animaux.

Une circulation du virus qui s’intensifie

Au niveau national, une reprise de la circulation du sérotype 3 est observée dans le sud-ouest de la France, une zone jusqu’alors épargnée par ce sérotype depuis son apparition en France en 2024.

Depuis le 1er juin 2026, 97 foyers de FCO-3 ont été recensés en France, dont 56 dans les Pyrénées-Atlantiques, 21 dans le Lot, 8 dans les Hautes-Pyrénées, 6 dans le Tarn, 5 dans l’Aveyron et 1 dans les Landes. La carte de la situation nationale est mise à jour chaque fin de semaine sur le site du ministère de l’Agriculture : https://agriculture.gouv.fr/la-situation-de-la-fievre-catarrhale-ovine-fco-en-france

Cette reprise intervient plus tôt que les années précédentes, ce qui laisse présager une période d’activité du virus plus longue et justifie une vigilance renforcée dès à présent.

Soyez attentifs aux signes cliniques

Les vétérinaires du département ont été informés de l’évolution de la situation sanitaire.

Si vous observez des signes évocateurs de la maladie (fièvre, abattement, lésions buccales, boiteries, œdèmes, baisse de production…), contactez sans attendre votre vétérinaire sanitaire.

Nous rappelons que, dans le cadre de la surveillance de la FCO, la visite du vétérinaire ainsi que les analyses diagnostiques sont prises en charge par l’État.

Il est encore temps de vacciner

La vaccination reste le moyen le plus efficace pour protéger les troupeaux contre la FCO-3.

Le sérotype 3 est particulièrement virulent et peut entraîner des conséquences sanitaires importantes, comme celles observées lors de la circulation du sérotype 8. Compte tenu de la circulation précoce du virus cette année, il est important de ne pas attendre pour protéger les animaux encore non vaccinés.

Nous invitons les éleveurs à se rapprocher de leur vétérinaire afin de mettre en place la stratégie vaccinale la plus adaptée à leur élevage.

Restons mobilisés

La vigilance de chacun est essentielle pour détecter rapidement les nouveaux cas et limiter la propagation de la maladie. Nous continuerons à vous tenir informés de l’évolution de la situation sanitaire.

Bovins, Caprins, Ovins

Le Ministère de l’Agriculture a décidé de rouvrir l’accès au stock national de vaccins contre la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) de sérotype 1.

Plus de 800 000 doses de vaccin FCO-1 sont ainsi mises à disposition gratuitement pour les élevages ovins, bovins et caprins de l’ensemble du territoire métropolitain.

Attention : les doses disponibles périment fin juin 2026. Si vous souhaitez vacciner votre troupeau, prenez contact sans attendre avec votre vétérinaire sanitaire.

 Pourquoi vacciner contre le sérotype 1 ?

Le sérotype 1 n’est pas actuellement présent en France mais il circule activement en Espagne depuis plusieurs années. Face au risque d’introduction de ce virus sur le territoire national, en 2025, l’État avait initialement réservé ces vaccins aux départements frontaliers des Pyrénées. Cette campagne est désormais élargie à l’ensemble de la France métropolitaine. Nous vous rappelons que la vaccination permet de protéger les animaux et de limiter la circulation du virus au sein des troupeaux.

Modalités pratiques

  • Les doses de vaccin sont fournies gratuitement par l’État ;
  • Les frais liés à la prescription et à l’injection restent à la charge de l’éleveur ;
  • Les commandes doivent être réalisées par le vétérinaire sanitaire ;
  • Les stocks sont limités et les doses seront attribuées selon le principe du premier arrivé, premier servi ;
  • La délivrance et l’administration des vaccins doivent impérativement être réalisées avant le 30 juin 2026.

Un message important concernant la situation sanitaire actuelle

Même si cette opportunité permet de renforcer la protection des troupeaux contre la FCO-1, il est important de rappeler que les sérotypes FCO-8 et surtout FCO-3 circulent toujours activement en France.

Au regard de la situation sanitaire observée ces derniers mois, la vaccination contre la FCO-3 reste aujourd’hui la priorité pour les élevages aveyronnais, afin de limiter les conséquences sanitaires et économiques de cette maladie. La vaccination FCO-1 doit être considérée comme une protection complémentaire, à évaluer avec votre vétérinaire sanitaire en fonction des risques propres à votre exploitation.

Nous venons d’être informés de cette réouverture exceptionnelle du stock vaccinal. Nous sommes conscients que cette communication intervient à une période peu favorable, avec de nombreux animaux actuellement en pâture, ce qui peut compliquer l’organisation de la vaccination. Toutefois, compte tenu du délai très court avant la péremption des doses, il nous semblait important de vous relayer cette information dans les meilleurs délais.

Pour toute question ou pour étudier l’intérêt de cette vaccination dans votre élevage, nous vous invitons à contacter votre vétérinaire sanitaire.

Caprins, Ovins

La peste des petits ruminants (PPR) est une maladie virale hautement contagieuse qui affecte les caprins et les ovins. Elle ne se transmet pas à l’Homme, mais celui-ci peut contribuer à la diffusion du virus y compris sur de longues distances.

Cette maladie fait aujourd’hui l’objet d’une attention renforcée au niveau international et européen. Les foyers découverts récemment mettent en évidence une circulation du virus dans plusieurs zones géographiques, soulignant le risque réel d’introduction sur le territoire français.

La diffusion de la PPR peut s’opérer par les mouvements d’animaux, y compris en l’absence de symptômes, mais également via les moyens de transport, le matériel, les vêtements ou les personnes. La transmission peut être directe ou indirecte entre animaux. Les symptômes peuvent être très variables, parfois discrets ou inexistants (comme cela semble être le cas dans certains pays européens), pouvant rendre la détection plus complexe. Le virus affaiblit les défenses immunitaires ce qui favorise l’apparition d’autres maladies, notamment bactériennes, qui peuvent masquer la PPR. Ainsi des maladies inhabituelles, plus fréquentes que d’habitude ou qui ne guérissent pas malgré des soins constituent également des signes d’alerte.

Dans ce contexte, la surveillance quotidienne des troupeaux et l’alerte immédiate du vétérinaire sanitaire au moindre doute sont déterminantes pour une détection précoce et une maîtrise rapide du risque sanitaire.

Les mesures de biosécurité demeurent un pilier fondamental de la prévention : maîtrise de l’origine des animaux introduits, limitation des fournisseurs, transports directs, réduction des contacts entre troupeaux, nettoyage et désinfection rigoureux des personnes, des équipements et des véhicules.

 

Pour aller plus loin :

Télécharger la fiche réflexion pour les éleveurs ovins et caprins

https://www.gdsfrance.org/peste-des-petits-ruminants-ppr-la-fiche-reflexe-pour-les-eleveurs-ovins-et-caprins/.

 

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