La nouvelle équipe se présente : Bérangère CAREL Sécrétaire Générale et Stéphanie VILLARET, Trésorière (épisode 2/5)
- 1 juin 2026
Depuis son élection en novembre, le bureau de FODSA – GDS Aveyron, autour du nouveau président, Loïc Christophe prend ses marques. Tour à tour les membres se présentent et expliquent leur rôle et mission au sein de la structure qui accompagne les éleveurs sur le volet sanitaire en Aveyron.
Cette semaine, Bérangère Carel, secrétaire générale et Stéphanie Villaret, trésorière, prennent la parole.
Pouvez-vous vous présenter ?
B. Carel : «Je me suis installée en 2020, en GAEC sur la ferme de mon conjoint où nous élevons des Aubrac, en filière broutard, sur la commune de Sébazac-Concourès. Avant cela, j’ai effectué diverses missions dans des organismes professionnels aveyronnais en tant qu’ingénieur en agriculture. La plus grande partie de ma carrière a été mise au service du syndicalisme.
Quel a été votre premier contact avec le GDS ?
B. Carel : A travers ces expériences professionnelles, j’ai bien sûr l’occasion de faire connaissance avec la FODSA. Peu après mon installation, j’ai fait part au président Bernard Lacombe de mon envie de m’investir sur les questions de santé animale, qui m’ont toujours intéressée. J’ai ainsi été une des premières à intégrer le conseil d’administration de la FODSA, sans être présidente d’un GDS local. Nous avons d’ailleurs modifié les statuts pour légitimer la présence de ces administrateurs, nous permettant d’accueillir des gens motivés, des compétences particulières, ou encore des éleveurs venant de filières sous-représentées dans le conseil d’administration.
Pour quelles raisons vous êtes-vous engagée à la FODSA ?
B. Carel : J’ai accepté avec une grande fierté le poste de secrétaire générale aux côtés du président Loïc Christophe, me permettant de faire monter d’un cran mon engagement. Le poste de secrétaire général me permet d’avoir une vision transversale des questions sanitaires, à travers les filières et les régions. A ce titre, je vais m’efforcer de connaître un maximum de GDS locaux, afin de porter avec eux, à tous les échelons possibles, leurs problématiques et leurs projets. Mon objectif est de conserver un réseau dynamique et de faire connaître les actions du GDS localement, surtout auprès des jeunes. Je pense que la promotion de la démarche d’approche globale sanitaire est un excellent moyen d’arriver à ces fins.
D’autre part, au vu des récentes crises sanitaires, qu’elles soient locales, nationales ou plus lointaines, j’estime que le GDS doit plus que jamais être pour les éleveurs la structure référente, voire la structure refuge face à ces aléas. Or aujourd’hui, la politique à la mode, en agricole comme ailleurs, est celle qui prône de «renverser la table». Certes nos institutions peuvent être bouleversées de temps en temps, pour être plus réactives par rapport aux attentes du terrain. Mais il faut reconnaître leur légitimité, par le savoir et les compétences qu’elles ont acquis pendant leurs longues années d’existence, et les crises qu’elles ont déjà traversées. Je souhaite donc mettre mon mandat au service de la défense de notre structure, de ses valeurs universelles, loin des partis pris, et de sa place de référent sanitaire, autant pour le monde de l’élevage que pour les pouvoirs publics.
Que vous apporte cet engagement ?
B. Carel : Ce qui me motive au sein du GDS, c’est qu’on est capable dans la même réunion d’évoquer des sujets brûlants d’actualité, sur lesquels nous devons prendre rapidement des décisions concertées, et des projets de recherche à long terme, qui visent à améliorer le travail quotidien des éleveurs. Ces sujets nous permettent en même temps d’échanger avec des profils très divers, de la sphère scientifique comme de l’administration. Il faut dire que ces liens sont facilités grâce à l’équipe de collaborateurs du GDS, parfaits médiateurs entre des mondes qui pourraient parfois avoir du mal à se com-prendre.
Pour finir, j’estime que le GDS Aveyron possède une expertise et des moyens remarquables sur le plan national. Notre département doit continuer de compter au plan régional, mais aussi national. Notre président est là pour y veiller, comme son prédécesseur, et je m’engage à le soutenir dans cette mission, aux côtés des vice-présidents. Cet engagement est à mon sens primordial pour l’avenir de notre structure».
Pouvez-vous vous présenter ?
S. Villaret : «Je suis installée à Prades d’Aubrac au sein du GAEC du Belnom avec mon mari, Bertrand. Je me suis installée en 2003 d’abord en EARL puis en GAEC lorsque cela a été possible entre époux. Nous élevons des vaches Aubrac en race pure, que nous livrons à la coopérative CELIA, en système de broutards repoussés et engraisse-ment de réformes pour le label rouge Bœuf Fermier Aubrac. Depuis toujours je suis passionnée par l’agriculture, j’aime le contact avec les animaux. M’installer sur la structure familiale était une évidence.
Quel a été votre premier contact avec le GDS ?
S. Villaret : Chez nous sur la ferme, mon père, Fernand Vayssié gardait quelques maté-riels de notre GDS local de Prades d’Aubrac à la disposition des adhérents et je suivais la réunion annuelle d’information. A mon installation, je l’ai remplacé au conseil d’administration. Le président d’alors Privat Serres, m’a proposé le poste de trésorière. C’est ainsi que j’ai appris à connaître les rouages du GDS ! Puis lorsque Privat a cédé la présidence, en 2024, je me suis portée candidate à la co-présidence, un poste que je continue d’occuper.
Que représente le GDS dans votre métier d’éleveuse ? Pour quelles raisons vous êtes-vous engagée à la FODSA ?
S. Villaret : Dans notre métier, le sanitaire est très important, il est, à mon sens, indissociable de l’élevage. Depuis toutes ces années, j’ai compris que l’équilibre était fragile et qu’il était primordial d’être bien informé. C’est l’une des missions de notre GDS, à l’échelon local comme départemental, d’apporter des informations justes, neutres. Il faut savoir expliquer les différentes missions de notre structure, qui a été créée par des éleveurs et est gérée par des éleveurs. Au GDS Aveyron, je défends l’agriculture extensive du nord Aveyron avec la pratique de la transhumance.
Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?
S. Villaret : En tant que co-présidente de mon GDS local, je participe au conseil d’administration du GDS Aveyron. Mon rôle est d’informer les agriculteurs sur les actualités sanitaires, d’accompagner les éleveurs de mon secteur qui rencontrent des difficultés d’un point de vue sanitaire, de recenser les jeunes afin de leur présenter l’appui sanitaire du GDS…
Fin 2024 j’ai intégré le bureau et en novembre dernier, le nouveau président, Loïc Christophe m’a fait confiance en me proposant le poste de trésorière. Un poste qu’a assuré pendant de nombreuses années Privat Serres qui a su me mettre le pied à l’étrier ! Cette fonction me permet de participer à l’orientation des financements, de définir le budget et je retranscris le travail de l’équipe comptabilité auprès des élus du GDS.
Que vous apporte cet engagement ?
S. Villaret : La FODSA rassemble une équipe d’élus et de collaborateurs engagés pour défendre l’élevage de façon neutre. Nos échanges réguliers permettent de partager nos expériences, de découvrir des systèmes et des productions différents ainsi que d’autres façons de gérer les problématiques. C’est très enrichissant, j’apprends beaucoup… et notamment à travailler ensemble car ce n’est pas évident de décider et gérer des financements qui satisfassent tout le monde !
Au comité de direction du GDS Aveyron, chacun a sa place et a la parole. On peut faire pencher la balance dans les décisions. Lorsque je me suis installée en 2003, les agricultrices étaient peu nombreuses, aujourd’hui nous avons toute notre place au sein de nos structures professionnelles. Nous sommes ainsi plusieurs femmes à présider des GDS locaux et donc au conseil d’administration de GDS Aveyron. Personnellement, j’ai été très bien accueillie par le président sortant, Bernard Lacombe et ainsi je me suis sentie plus à l’aise dans ma prise de poste».
Partager cet article sur
Les dernières actualités
Bovins, Ovins
- 18 septembre 2026
Le virus Shamonda-Europe poursuit sa progression en France et en Europe. Déjà détecté en Autriche, Allemagne, Belgique, France, Liechtenstein, Pays-Bas et Suisse, ce virus transmis par les moucherons (Culicoïdes) fait actuellement l’objet d’une surveillance renforcée.
Deux génotypes distincts ont été identifiés, sans pour autant que de variations cliniques ne soient objectivées à date (source : GDS France)
- Shamonda Europe 1 dans la zone France, Suisse, sud-Allemangne
- Shamonda-Europe 2 dans l’ouest de la France, Pays-Bas et nord de l’Allemagne
Une circulation toujours active en France et en Aveyron
Au 17 septembre 2026, des foyers bovins ont été confirmés dans 41 départements français, dont l’Aveyron. Plusieurs élevages aveyronnais ont déjà été concernés, témoignant de la circulation active du virus sur notre territoire.
Chez les bovins, les symptômes observés sont généralement :
- fièvre ;
- abattement ;
- baisse d’appétit ;
- diarrhée ;
- diminution de la production laitière.
La plupart des animaux adultes récupèrent rapidement, mais les conséquences potentielles sur la reproduction restent sous surveillance.
Un point d’attention pour les élevages ovins
Un nouveau fait sanitaire attire aujourd’hui l’attention : le premier cas français de malformations congénitales associées au virus Shamonda a été confirmé dans un élevage ovin de l’Oise.
Des agneaux sont nés avec des malformations caractéristiques, notamment :
- une arthrogrypose (raideur et déformation des membres) ;
- une brachygnathie (mâchoire raccourcie).
La présence du virus a été confirmée par analyse PCR sur des prélèvements réalisés sur les agneaux concernés (encéphales).
Cette découverte rappelle les conséquences observées par le passé avec le virus de Schmallenberg, appartenant au même groupe viral. Elle souligne l’importance d’une vigilance accrue dans les élevages ovins, en particulier pendant les périodes de gestation.
Le GDS invite les éleveurs bovins et ovins à être particulièrement attentifs :
✅ aux avortements ;
✅ aux naissances d’agneaux/veaux présentant des malformations ;
✅ à toute anomalie observée sur les nouveau-nés.
En cas de doute, il est essentiel de contacter rapidement votre vétérinaire sanitaire afin de permettre la réalisation d’investigations et, si nécessaire, d’analyses complémentaires.
Le GDS reste mobilisé
La situation sanitaire continue d’évoluer et les connaissances sur ce virus s’enrichissent progressivement. Le GDS poursuivra son suivi de la situation et ne manquera pas de vous tenir informés des nouvelles données susceptibles d’impacter les élevages aveyronnais.
La vigilance de chacun est essentielle pour mieux comprendre la circulation du virus et ses conséquences potentielles sur les troupeaux.
Rappel situation FCO-3 :
Depuis le 1er juin 2026, 885 foyers de FCO de sérotype 3 ont été recensés en France, dont 67 en Aveyron. Nous rappelons que ce sérotype peut également provoquer des avortements. Il est donc essentiel de déclarer tout avortement observé dans votre élevage afin de réaliser les investigations nécessaires. Ces analyses permettent notamment de différencier une éventuelle infection par la FCO d’autres maladies émergentes, telles que le virus Shamonda-Europe.
Bovins
- 18 septembre 2026
A compter du 1er octobre 2026, la zone régulée liée à la Maladie Hémorragique Épizootique (MHE) devrait connaître une évolution favorable avec une réduction progressive du nombre de communes concernées, sous réserve de l’absence de nouveaux foyers sur le territoire métropolitain.
Cette évolution s’inscrit dans le cadre de la réglementation européenne qui prévoit notamment qu’un foyer de MHE reste pris en compte pendant une durée de deux ans. Ainsi, au fur et à mesure que les foyers les plus anciens sortent de cette période réglementaire, certaines communes pourront être retirées de la zone régulée. La réduction du périmètre réglementé permettra un assouplissement progressif des mesures encadrant les mouvements d’animaux. Il est toutefois important de rappeler que cette évolution reste conditionnée à l’absence de nouveaux foyers de MHE. Toute nouvelle détection pourrait entraîner une révision des zones concernées.
Quelle situation pour l’Aveyron ?
Malgré l’évolution favorable annoncée au niveau national, l’Aveyron reste à ce jour intégralement concerné par la zone régulée MHE. En effet, plusieurs foyers ont été recensés dans le département en décembre 2024, ce qui maintient l’application des mesures réglementaires actuellement en vigueur.
Pour les éleveurs aveyronnais, aucun changement n’est donc à prévoir dans l’immédiat concernant les conditions de mouvements des animaux. Nous continuerons à vous tenir informés des évolutions réglementaires susceptibles d’impacter le département dans les prochains mois.
Des cartes actualisées à consulter régulièrement
Afin d’anticiper les évolutions à venir, le ministère de l’Agriculture met à disposition des cartes et listes de communes projetées pour les mois d’octobre, novembre et décembre 2026.
Nous invitons les éleveurs à consulter régulièrement ces informations afin de vérifier la situation de leur commune et les éventuelles incidences sur les mouvements d’animaux :
Équins
- 3 septembre 2026
Virus Shamonda-Europe : une nouvelle fiche d’information dédiée à la filière équine est disponible
Depuis l’été 2026, un nouveau virus, dénommé Shamonda-Europe, circule chez les ruminants dans plusieurs pays européens, dont la France.
Récemment, en Suisse, ce virus a été détecté dans l’encéphale de deux chevaux présentant des troubles neurologiques. Il s’agit des premières détections de Shamonda-Europe chez l’espèce équine.
Pour rappel, plusieurs cas ont été détectés en Aveyron depuis une semaine dans des élevages de bovins.
Afin de répondre aux interrogations suscitées par cette situation sanitaire émergente, GDS France et la SNGTV ont élaboré une fiche d’information à destination de la filière équine.
Cette ressource rassemble les connaissances actuellement disponibles sur :
✅ le virus et ses modes de transmission ;
✅ les éléments connus concernant les équidés ;
✅ les principales mesures de surveillance et de vigilance à mettre en œuvre.
Un document pratique pour accompagner les détenteurs et les professionnels de la filière face à cette émergence sanitaire.
Groupement de défense sanitaire de l’Aveyron. Actions sanitaires, formations des éleveurs, prévention.