La nouvelle équipe se présente : Loïc CHRISTOPHE, Président (épisode 1/5)
- 26 mai 2026
En novembre, Loïc Christophe a succédé à Bernard Lacombe à la présidence de FODSA – GDS Aveyron.
Pouvez-vous vous présenter ?
L. Christophe : «J’ai repris en 1998 la petite exploitation de mes parents, sur le secteur de Montbazens et j’ai pu concrétiser ce projet d’installation grâce à la reprise d’une ferme voisine en bovin lait et viande. J’ai toujours été passionné d’agriculture d’ailleurs j’ai passé un bac à La Vinadie dans le Lot puis un BTS Acse à Aurillac. Mes beaux-parents avaient eu aussi une exploitation laitière : j’ai toujours baigné dans ce milieu ! Avant de m’installer, et après l’Armée, j’ai travaillé au Service de remplacement puis 2 ans dans la scierie de mes parents ce qui m’a permis de passer mon permis poids lourds.
Pouvez-vous présenter votre exploitation ?
L. Christophe : J’ai repris comme je le disais l’exploitation familiale, une petite structure et une structure voisine en bovin lait et viande. J’avais alors un quota de 70 000 litres de lait mais dans un bâtiment en travée. En 2010, j’ai décidé de transformer le bâtiment des taurillons pour les vaches laitières et j’ai eu l’opportunité d’augmenter mon quota à 140 000 litres de lait. J’y ai adossé un petit atelier de 40 veaux de boucherie.
Mais en 2013-2015, la crise laitière m’a interrogé sur la suite de ma structure… En 2016, j’ai entendu parler d’une nouvelle opportunité : la production de canards prêts à gaver avec La Quercynoise. L’arrêt d’activité de mes beaux-parents en 2019 m’a permis de bénéficier d’un peu plus de surface ce qui m’aurait permis d’augmenter la production laitière mais le bâtiment n’était pas adapté à ce développement… J’ai donc choisi d’arrêter la production laitière et de créer un bâtiment spécialement pour le canard prêt à gaver. Et pour valoriser mes surfaces, j’ai créé un atelier d’engraissement de génisses et de mâles à la repousse via la coopérative natera.
De plus, je savais qu’à terme, j’aurai de moins en moins le soutien de mon père et mon beau-père, il me fallait aussi penser à la notion de main d’œuvre sur la ferme. Le canard gras comme l’engraissement sont des productions planifiées, qui offrent de la souplesse dans l’organisation du travail et me permettent de travailler seul avec une astreinte moins lourde.
Quels ont été vos premiers contacts avec le GDS Aveyron ?
L. Christophe : Je me suis impliqué progressivement dans mon parcours : d’abord auprès de mon GDS local à Montbazens puis j’ai participé à la commission bovine du GDS. Élu à la présidence du GDS local, j’ai intégré le conseil d’administration de FODSA GDS Aveyron. Via ma production de canards gras, j’ai été accompagné par la structure sur le volet biosécurité. Ma première implication a concerné un projet d’organisation à l’échelle régionale de la production avicole mais qui n’a pu aboutir faute de fonds. Ça a été pour moi, le début de mon implication. J’ai intégré le bureau de FODSA GDS Aveyron sous la présidence de Bernard Lacombe, puis j’ai succédé à Sylvain Fraysse au poste de secrétaire général.
Qu’est-ce qui vous motive dans cet engagement à FODSA GDS Aveyron ?
L. Christophe : Je me sens à l’aise, dans mon élément, dans cette organisation neutre. J’ai eu envie de m’impliquer sur le sanitaire parce que c’est une cause importante, qui touche tous les éleveurs, et il y a beaucoup à y faire ! L’approche collective de l’équipe à la FODSA me plaît beaucoup, en toute indépendance. Elle est source d’informations précieuses pour tous et son action, ses projets de recherche font avancer le cheptel aveyronnais. La FODSA est une organisation créée par les éleveurs, pour les éleveurs. Elle est à l’écoute et en soutien quand des difficultés surviennent.
Comment s’est passée la transition avec Bernard Lacombe ?
L. Christophe : Depuis 2 ans, nous travaillons ensemble au passage de relais à l’échelon départemental mais aussi régional et national. Comme lui je participerai au conseil d’administration de la FRGDS et de GDS France, c’est une fonction importante pour aller recueillir les informations et défendre ce que l’on vit sur nos territoires. Chaque région a ses spécificités et il est important de faire entendre notre voix.
J’avoue que j’ai démarré la présidence dans un contexte compliqué avec l’émergence de la DNC, ce fut très formateur ! Mais j’ai apprécié de pouvoir rencontrer l’ensemble des parties prenantes de l’élevage et du monde agricole, les services de l’Etat. Cela m’a permis de mieux m’impliquer et d’être reconnu aussi à l’échelle départementale.
Une nouvelle équipe vous entoure. Comment l’avez-vous constitué ?
L. Christophe : En effet, le bureau du GDS Aveyron a été renouvelé avec beaucoup de jeunesse et également des agricultrices bien présentes. Nous sommes porteurs de nouveaux projets et d’une nouvelle vision pour le sanitaire. Dès les premières réunions, chacun a apporté son expérience, sa façon de voir les choses. Nous avons aussi chacun, participé à des réunions locales de GDS cet hiver qui nous ont permis d’aller au contact des éleveurs, l’écouter leurs besoins et de les informer. Je tenais à leur participation parce que je pense c’est important que les membres de notre bureau soient reconnus localement.
Justement quelle a été l’ambiance de ces réunions locales, dans un contexte sanitaire toujours incertain ?
L. Christophe : Les échanges ont été sereins : les éleveurs étaient en recherche d’informations justes et concrètes. Nous avons recueilli leurs avis sur la gestion du sanitaire et écouté leurs problématiques que nous ferons remonter. Cette proximité sur le terrain est à mon sens, essentiel. Ainsi tout le monde peut s’exprimer, être écouté. Il faut savoir s’adapter aux attentes, aux exigences qui ont changé. Pour chaque décision importante, je m’appuierai sur la décision du collectif, et je veux poursuivre le partenariat fructueux avec les vétérinaires, les services de l’État, le laboratoire départemental, la Chambre d’agriculture, les syndicats de races, les négociants, les OP…».
Recueillis par Eva DZ, Volonté Paysanne du 2 avril 2026
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Évènements GDS
- 15 juin 2026
Cette semaine, Eric Nadal, vice-président et Cécile Contastin, membre du bureau, tous deux co-responsables de la commission bovine du GDS prennent la parole.
Pouvez-vous vous présenter ?
C. Contastin : «Je suis agricultrice à Saint-Laurent de Lévézou. Depuis 2019, nous avons fait le choix avec mon mari de convertir notre élevage de vaches allaitantes Aubrac en vaches laitières, en race Brune. Une race rustique, qui donne un lait de qualité, riche en taux, que nous livrons à SODIAAL et nous aimons aussi la docilité de ces vaches ! Notre fils nous a rejoint dans le GAEC familial l’année dernière.
Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Quel a été votre premier contact avec le GDS ?
C. Contastin : Le sanitaire est évidemment très important dans tout élevage. Notre préoccupation première est que notre troupeau aille bien, que nos vaches soient en bonne santé et nous y veillons au quotidien, en lien avec notre vétérinaire. Mon mari adhérait à notre GDS local de Vezins, j’ai pris son relais. Je suivais régulièrement les réunions annuelles d’informations que propose le GDS Aveyron, sur notre secteur.
Pour quelles raisons vous êtes-vous engagée à la FODSA ?
C. Contastin : Bernard Lacombe, alors président, m’avait parlé de son engagement à la FODSA et je trouvais que c’était une bonne façon de s’impliquer pour l’élevage. Et puis, le sujet du sanitaire, très technique, m’intéresse. Lorsqu’il m’a sollicitée pour renforcer la représentativité de l’élevage de vaches laitières au sein de la FODSA, j’ai répondu favorablement. Comme Bérangère Carel, secrétaire générale, j’ai intégré le conseil d’administration du GDS départemental sans être présidente de mon GDS local mais par souci d’ouverture.
Puis Loïc Christophe, nouveau président, m’a proposé d’intégrer le bureau là encore pour représenter la production bovin lait, j’ai accepté volontiers. Certes nous sommes «jeunes arrivés» dans la production laitière mais chacun peut amener son expérience et ses compétences pour participer aux décisions et orientations du sanitaire pour l’élevage aveyronnais.
Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?
C. Contastin : Je suis donc membre du bureau du GDS Aveyron et co-responsable avec Eric Nadal de la commission bovine. Je suis également membre du conseil d’administration du GDS local de Vezins. Au sein du bureau, je participe aux décisions et orientations sanitaires, des décisions parfois complexes comme la mise en place du pack intro obligatoire. Nous maintenons une veille sur les maladies nouvelles et encourageons à la vaccination, comme la FCO, pour protéger nos élevages. Nous sommes un relais d’informations auprès de notre GDS local mais aussi auprès des autres organismes professionnels agricoles, au-delà de ma production. J’apprécie aussi le volet recherche du GDS, l’expérimentation qui permet d’anticiper, d’améliorer la réactivité face aux maladies. Grâce à nos partenariats forts avec Aveyron labo, avec les vétérinaires, nous faisons avancer les dossiers. Je citerai l’exemple des boîtes d’avortement en ovin qui permettent de faire avancer la connaissance sur les causes d’avortement et ainsi de trouver les leviers.
Que vous apporte cet engagement ?
C. Contastin : S’engager à la FODSA permet de garder espoir face aux maladies, plutôt que de les subir. C’est aussi mieux les comprendre, pour mieux les gérer. J’apprécie les échanges entre agriculteurs, nous travaillons en équipe, en prenant en compte la diversité des systèmes, leurs spécificités, leurs problématiques… C’est une belle ouverture d’esprit».
Pouvez-vous vous présenter ?
E. Nadal : «Je suis éleveur sur la commune d’Asprières, entre Capdenac et Decazeville. J’ai repris en novembre 2013, l’exploitation de mon beau-père, un élevage en Veau d’Aveyron et du Ségala label rouge. Il a livré ses premiers veaux à la SA4R en 1997 et lancé cette production par souci de trans-mettre un outil viable et vivable. Je me suis inscrit dans cette continuité avec un élevage de 70 Limousines sur 80 ha.
Par ailleurs, je suis administrateur à la SA4R et président de l’organisation de producteurs Eleveurs en Ségala qui réunit 170 éleveurs.
Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Quel a été votre premier contact avec le GDS ?
E. Nadal : Mon beau-père à qui j’ai suc-cédé sur la ferme présidait le GDS local de Capdenac. J’étais donc sensibilisé à son action et son rôle. Pour moi, éleveur de Veau d’Aveyron et du Ségala, c’était d’une logique implacable que de me préoccuper des sujets sanitaires. Au GDS de Capdenac, je travaille avec Roland Cournède vice-président et Carole Roques, trésorière.
Pour quelles raisons vous êtes-vous engagé à la FODSA ?
E. Nadal : Personnellement je connaissais le rôle du GDS mais beaucoup d’éleveurs encore ne savent pas vraiment à quoi ça sert ! Localement je me suis donc investi pour sensibiliser mes collègues à l’intérêt du GDS, ce qu’il apporte en termes d’accompagnement, de formations aux éleveurs. Je les ai invités à participer à la réunion d’information annuelle.
Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?
E. Nadal : En tant que président de GDS local, je participe au conseil d’administration départemental. J’ai intégré le bureau lors du dernier mandat de président de Bernard Lacombe et je poursuis mon engagement avec son successeur, Loïc Christophe. Il m’a proposé de prendre la suite de Christian Soulié à la commission bovine que j’anime en binôme avec Cécile Contastin, éleveuse en bovins lait.
La participation au GDS Aveyron est une suite logique de mon engagement local où j’amène les infos aux éleveurs. A Rodez, on décide des orientations que l’on veut donner à la politique sanitaire en Aveyron, à partir des données nationales mais en tenant compte de nos spécificités. Car notre département est atypique : la densité d’élevage est forte, les mouvements nombreux, les systèmes variés (broutards, repousses, label, estive…). C’est parfois un casse-tête pour adapter des suivis sanitaires. Je pense au pack intro que nous avons rendu obligatoire dans un souci de protéger le cheptel aveyronnais. Il faut expliquer que si on prend du retard sur un sujet sanitaire, on peut vite devenir la poubelle des autres départements qui nous considèreront comme des parias et ne travailleront plus avec nous ! Il faut savoir prendre les bonnes décisions pour nous protéger. Notre rôle est de les expliquer, d’expliquer pourquoi nous les prenons et quelles sont les incidences. Nous avons tous une responsabilité vis-à-vis de notre élevage, de celui de nos voisins et de ceux de tout le département.
Autre exemple, le dossier IBR, dont l’objectif d’éradication est fixé à 2027 : le rôle du GDS est d’informer sur cette obligation et d’organiser la stratégie pour l’atteindre. La biosécurité en élevage peut faire peur mais ces petits gestes ont une grande influence sur la sécurité en élevage et évitent les problèmes !
Que vous apporte cet engagement ?
E. Nadal : La force du GDS, c’est son maillage territorial, sa proximité. En participant cet hiver à plusieurs réunions locales, au-delà de mon secteur, j’ai beaucoup appris sur d’autres territoires, d’autres façons d’élever, d’autres enjeux. Au sein du GDS, une structure qui appartient aux éleveurs, gérée par les éleveurs, aux côtés d’une équipe de collaborateurs compétents, je contribue à être au plus près des besoins, au plus juste afin d’anticiper ce qui peut nous arriver d’un point de vue sanitaire.
L’engagement peut parfois être dur mais il y a de belles satisfactions : l’obligation du pack intro a été difficile à faire entendre mais c’est le meilleur outil pour sécuriser et apporter des garanties et on en a besoin dans notre métier ! La base de mon engagement est d’œuvrer pour le bien des éleveurs et des animaux».
Eva DZ, La Volonté Paysanne du 4 juin 2026
Bovins, Caprins, Ovins
- 11 juin 2026
Le Ministère de l’Agriculture a décidé de rouvrir l’accès au stock national de vaccins contre la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) de sérotype 1.
Plus de 800 000 doses de vaccin FCO-1 sont ainsi mises à disposition gratuitement pour les élevages ovins, bovins et caprins de l’ensemble du territoire métropolitain.
Attention : les doses disponibles périment fin juin 2026. Si vous souhaitez vacciner votre troupeau, prenez contact sans attendre avec votre vétérinaire sanitaire.
Pourquoi vacciner contre le sérotype 1 ?
Le sérotype 1 n’est pas actuellement présent en France mais il circule activement en Espagne depuis plusieurs années. Face au risque d’introduction de ce virus sur le territoire national, en 2025, l’État avait initialement réservé ces vaccins aux départements frontaliers des Pyrénées. Cette campagne est désormais élargie à l’ensemble de la France métropolitaine. Nous vous rappelons que la vaccination permet de protéger les animaux et de limiter la circulation du virus au sein des troupeaux.
Modalités pratiques
- Les doses de vaccin sont fournies gratuitement par l’État ;
- Les frais liés à la prescription et à l’injection restent à la charge de l’éleveur ;
- Les commandes doivent être réalisées par le vétérinaire sanitaire ;
- Les stocks sont limités et les doses seront attribuées selon le principe du premier arrivé, premier servi ;
- La délivrance et l’administration des vaccins doivent impérativement être réalisées avant le 30 juin 2026.
Un message important concernant la situation sanitaire actuelle
Même si cette opportunité permet de renforcer la protection des troupeaux contre la FCO-1, il est important de rappeler que les sérotypes FCO-8 et surtout FCO-3 circulent toujours activement en France.
Au regard de la situation sanitaire observée ces derniers mois, la vaccination contre la FCO-3 reste aujourd’hui la priorité pour les élevages aveyronnais, afin de limiter les conséquences sanitaires et économiques de cette maladie. La vaccination FCO-1 doit être considérée comme une protection complémentaire, à évaluer avec votre vétérinaire sanitaire en fonction des risques propres à votre exploitation.
Nous venons d’être informés de cette réouverture exceptionnelle du stock vaccinal. Nous sommes conscients que cette communication intervient à une période peu favorable, avec de nombreux animaux actuellement en pâture, ce qui peut compliquer l’organisation de la vaccination. Toutefois, compte tenu du délai très court avant la péremption des doses, il nous semblait important de vous relayer cette information dans les meilleurs délais.
Pour toute question ou pour étudier l’intérêt de cette vaccination dans votre élevage, nous vous invitons à contacter votre vétérinaire sanitaire.
Évènements GDS
- 8 juin 2026
Pouvez-vous vous présenter ?
J-M. Desmons : «J’ai 49 ans, je suis installé sur la ferme familiale à Saint Symphorien de Thénières depuis 2002. J’élève 72 mères de race Aubrac et je fournis des animaux pour le label rouge Bœuf Fermier Aubrac et l’IGP Fleur d’Aubrac.
Quel a été votre premier contact avec le GDS ?
J-M. Desmons : J’ai toujours eu un intérêt pour le sanitaire. Je participais aux réunions locales du GDS pour m’informer. C’est Jean-Ma-rie Combettes, ancien président du GDS de Saint-Amans-des-Côts et trésorier départemental qui m’a mis le pied à l’étrier du GDS. J’ai pris sa suite à la présidence et il m’a accompagné aux premières réunions du GDS Aveyron à Rodez. En tant que président de mon GDS local, j’ai participé au conseil d’administration de la FODSA à partir de 2011-12 sous la présidence de Bernard Lacombe qui m’a sollicité pour intégrer le bureau. J’entame mon deuxième mandat à ce poste de vice-président.
Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Pour quelles raisons vous êtes-vous engagé à la FODSA ?
J-M. Desmons : Le sanitaire est important pour un éleveur, je l’ai senti assez vite ayant été confronté à quelques soucis sanitaires sur mon troupeau. J’avais envie de m’informer sur les maladies, de comprendre comment fonctionnent les protocoles autour des maladies réglementées… et de savoir quelles solutions apporter pour garder un cheptel sain. Avoir des animaux en bonne santé est primordial pour un éleveur, ainsi il progresse dans sa production, il vend mieux, il limite ses coûts et il est plus serein ! C’est donc pour comprendre tout cela et accompagner les éleveurs à faire ce qu’il faut pour un élevage aveyronnais en bonne santé que je m’investis au GDS.
Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?
J-M. Desmons : Au sein du bureau du GDS, mon rôle comme les autres membres du bureau est d’épauler le président, Loïc Christophe. Comme tout le monde, j’ai peu de temps et ma priorité reste mon exploitation où je suis installé en individuel. Mais dès que je le peux, grâce au Service de remplacement, je me rends disponible pour seconder Loïc, comme dernièrement au congrès de GDS France à Avignon où nous avons représenté l’Aveyron ensemble. Ce rôle me convient bien !
Que vous apporte cet engagement ?
J-M. Desmons : Au bureau de la FODSA, on avance, on travaille ensemble pour que les choses s’améliorent dans le sanitaire. Nous nous engageons au service de l’élevage et des éleveurs en toute indépendance. Et puis on tisse des liens amicaux avec les autres responsables professionnels et l’équipe de collaborateurs du GDS. On a plaisir à travailler ensemble. Ce qui me plaît, à travers nos échanges, c’est de voir la diversité des systèmes d’élevages, y compris en bovins viande, de productions, de mentalités aussi dans le département. Venir à Rodez me fait du bien, me permet de sortir de mon exploitation et de croiser des personnes que je n’aurai jamais rencontré, y compris à l’échelon régional et national. C’est une belle ouverture d’esprit même si parfois nous sommes confrontés à des situations tendues.
En parallèle sur mon secteur de Saint-Amans-des-Côts, nous organisons une réunion locale par an ainsi que l’assemblée générale. C’est l’occasion d’apporter l’information aux éleveurs mais aussi de faire remonter leurs problématiques en lien avec le cabinet vétérinaire local . Il nous faut aussi accentuer nos échanges avec les jeunes qui s’installent, leur faire connaître le GDS et ses missions, tout ce qu’il peut leur apporter».
Pouvez-vous vous présenter ?
E. Espinasse : «Je suis producteur de lait de chèvre à Colombiès, à la tête d’un élevage de 350 chèvres. Je me suis installé en 2006, en GAEC avec mes parents. Depuis leur retraite, je suis en individuel.
Quel a été votre premier contact avec le GDS ?
E. Espinasse : A mon installation, j’avais une idée de ce qu’était le GDS. Mon voisin, également che-vrier, représentait notre production caprine au GDS de Baraqueville et m’a proposé d’intégrer le conseil d’administration, c’était il y a 7-8 ans. J’ai répondu favorablement parce que la question du sanitaire et de sa gestion m’intéresse. A l’éche-lon départemental du GDS, j’ai rejoint la commission petits rumi-nants qui concerne les productions ovine et caprine.
Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur? Pour quelles raisons vous êtes-vous engagé à la FODSA ?
E. Espinasse : Étant donné la bonne place de l’élevage caprin en Aveyron, il est tout à fait légitime qu’il soit représenté au sein du GDS Aveyron. Pour que soit pris en compte l’impact de certaines maladies dans nos élevages spécifiques. Comme dernièrement sur la FCO, au départ considérée comme ne touchant pas les chèvres mais les remontées sur le terrain ont permis de faire reconnaître son impact et d’obtenir la prise en charge du vaccin pour nos élevages aussi. Mon engagement chez JA s’arrêtant, ma décision d’intégrer le bureau du GDS a été facilitée !
Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?
E. Espinasse : Je suis coresponsable de la commission petits ruminants avec deux éleveurs ovins, Jérémie Gayraud et Franck Vieilledent, où je représente la production caprine. A ce titre, je participe au conseil d’administration du GDS Aveyron. Au sein de cette commission, nous travaillons sur tous les sujets sanitaires qui concernent nos productions ovine et caprine. Nous sommes impliqués sur de nouvelles voies de recherche pour progresser dans le suivi sanitaire de nos élevages caprins, que ce soit sur des sujets ponctuels (FCO) ou de plus long terme (CAEV, maladies pulmonaires…). Mon rôle est aussi de faire remonter les besoins et attentes des éleveurs caprins du département en matière de gestion sanitaire. En tant que vice-président du GDS, mon rôle est d’apporter mon avis d’éleveur sur les dossiers, les actualités, de veiller aux arbitrages sur le volet économique, comme le coût de gestion des maladies, des prophylaxies…, de participer aux décisions du conseil d’administration.
Que vous apporte cet engagement ?
E. Espinasse : Je trouve particulièrement intéressant de pou-voir nous projeter sur des projets d’études, de recherche qui font avancer. Ce fut le cas dernière-ment avec l’expérimentation des pédichiffonettes pour identifier la paratuberculose en élevage y compris caprin, ou encore la détection sur lait de tank… Il y a aussi des recherches sur le long terme, des études plus avancées sur la qua-lité de la gestion de l’élevage, le bien-animal, l’économie, le confort de l’éleveur… Au delà de l’actualité sanitaire, il est important aussi de montrer le rôle du GDS dans ces projets de recherche et développement.
J’apprécie aussi de partager les expériences avec les différents acteurs de l’élevage, Chambre d’agriculture, vétérinaires, administration, laboratoire. Ils nous apportent leur vision du sanitaire dans l’élevage, nos échanges constructifs permettent d’apporter des solutions.
Enfin, grâce au GDS, j’apprends beaucoup sur toutes les productions, bovines que je connaissais déjà mais aussi ovines. Au sein du bureau on apprend aussi à se connaître, parce que nos productions, nos situations géographiques sont diversifiées et nous partageons l’envie d’avancer ensemble».
Eva DZ, La Volonté Paysanne du 21 mai 2026
Groupement de défense sanitaire de l’Aveyron. Actions sanitaires, formations des éleveurs, prévention.