Une nouvelle équipe est élue !

Loïc Christophe succède à la présidence à Bernard Lacombe

Loïc Christophe est le nouveau président de FODSA GDS Aveyron. Elu le jour du conseil d’administration, jeudi 27 novembre, il succède à Bernard Lacombe, qui après 14 années à la tête de la maison FODSA, a décidé de passer le relais. L’éleveur de palmipèdes et bovins viande, installé à Montbazens, est entouré d’une équipe renouvelée.

Ce n’est pas sans émotion que Bernard Lacombe présidait son dernier conseil d’administration : «Après 30 années d’engagement à la FODSA, je clos ma mission au sein du GDS départemental, une maison où je me suis plu, épanoui», a confié l’éleveur de brebis tout juste retraité. Il a rendu hommage aux personnes «de grande qualité» qu’il a côtoyées lors de ces mandats : tant responsables professionnels dont ses prédécesseurs, Maurice Fages et Hubert Marty, que les équipes administratives qui l’ont accompagné dans ses missions au GDS comme à FARAGO. Ainsi que les relations avec les organisations professionnelles agricoles, Aveyron labo, les vétérinaires, les OP, les services de l’Etat… «J’ai vécu une aventure humaine très intéressante que ce soit à l’échelle du département, de la région et du national». Son mandat à GDS France se termine au printemps.

«Le sanitaire est un éternel recommencement. Quand j’ai démarré il y a 30 ans en tant que président du GDS de Millau, on parlait déjà d’IBR… Nous avons la chance en Aveyron, de pouvoir échanger, discuter. Et si le GDS est là pour appliquer les règles dictées par le national, il doit aussi tenir son rôle d’expertise technique, de relais d’informations auprès des éleveurs mais aussi remonter les attentes et problématiques du terrain pour qu’elles soient prises en compte. Nous défendons notre spécificité aveyronnaise !», a-t-il argué. Très attaché au lien entre le GDS et sa filiale de service FARAGO, Bernard Lacombe défend un organisme «au service des éleveurs». «J’ai toute confiance dans l’équipe qui vient d’être élue», saluant au passage les administrateurs, qui comme lui, ont passé le relais : Christian Soulié, Jean-Paul Malgouyres et Didier Boudou.

Loïc Christophe a remercié Bernard Lacombe pour son engagement et s’est dit «prêt à relever le challenge» : «Bernard a été un bon relais pour notre nouvelle équipe et nous saurons encore compter sur lui jusqu’au printemps pour relayer les positions du GDS Aveyron au sein du GDS France !», a conclu le président fraîchement élu.

Article rédigé par Eva DZ – Volonté Paysanne du 4 décembre 2025

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Bovins, Caprins, Ovins

Que ce soit dans le conseil aux éleveurs comme dans la proposition de matériels et équipements adaptés, FODSA GDS Aveyron et sa filiale FARAGO Aveyron, mettent un point d’honneur à conduire les élevages vers une meilleure santé. Cette stratégie se traduit concrètement dans l’Approche Sanitaire Globale.

Céline Vuillefroy-Pouget, vétérinaire conseil à FODSA GDS Aveyron et Christophe Cambon, de FARAGO Aveyron travaillent en complémentarité autour de l’Approche Sanitaire Globale. Ils en donnent un exemple sur les trois fondamentaux de la bonne santé d’un troupeau : eau, sel, fibres.

«En bovins comme en petits ruminants, les marges de progrès sont réelles si l’on respecte bien le triptyque eau-sel-fibres ! Nous avons besoin de références pour étayer notre conseil», introduit Céline Vuillefroy-Pouget. Ainsi, la thèse menée par une étudiante de l’école vétérinaire de Maisons Alfort auprès de 35 élevages ovins lait pour mesurer la quantité et la qualité d’eau disponible pour les animaux pendant l’hiver, a permis d’aboutir à l’élaboration de 10 points clés à retenir sur l’eau dans un élevage. «Et à partir de ce travail de terrain, nous avons adapté notre conseil sur l’accès à l’eau dans les bâtiments, les types d’abreuvoirs», complète Christophe Cambon, qui a effectué les recherches pour trouver l’équipement «idéal». «Le choix du produit est important et plusieurs critères entrent en jeu pour qu’il remplisse pleinement son rôle : le débit d’eau, la quantité d’eau stockée,  la  facilité  d’entretien pour une bonne qualité d’eau… Le conseil s’adapte à chaque production, bovins, ovins, caprins, au nombre d’animaux, à la pression et au débit d’eau…», détaille le technicien.

«Il faut retenir que plus l’eau est disponible, plus le ruminant ira boire et si l’eau n’est pas disponible au moment, le ruminant ne retournera pas boire plus tard, il puisera dans ses réserves. Le système d’abreuvement doit être adapté au fonctionnement physiologique des ruminants», complète Céline Vuillefroy-Pouget. A cela s’ajoute la prise en compte de l’évolution des bâtiments d’élevage, des avancées techniques des éleveurs ainsi que du progrès génétique des races.

«L’eau ne doit pas être la dernière roue du carrosse dans l’aménagement d’un bâtiment. Mais pour autant il n’est pas nécessaire de tout changer», rassurent les deux spécialistes. «Souvent on commence par s’équiper d’un abreuvoir pour tester, puis on démultiplie en fonction des besoins», avance Christophe Cambon. Et des formations autour de l’abreuvement sont également proposées par le GDS Aveyron pour sensibiliser les éleveurs. A cela s’ajoute aussi, la possibilité de réaliser des analyses de l’eau : «Nous avons chez FARAGO Aveyron, un service spécialisé sur les analyses et le traitement de l’eau», complète-t-il.

Sur la question du sel, là aussi on fait preuve de complémentarité dans la maison FODSA. «Le sel, c’est ce qui stimule les animaux à boire et leur besoin en eau est important. Il en faut tous les jours, dedans et dehors !», rappelle  Céline  Vuillefroy-Pouget.

«Des observations ont prouvé que la consommation élevée de sel chez les ruminants, en particulier en brebis laitières, participe à la durabilité des animaux. De même dans le cadre des travaux menés sur le cycle d’engraissement des agneaux, la disponibilité du sel, de l’eau et des fibres sont des points essentiels de notre guide des bonnes pratiques élaboré en partenariat avec les ateliers spécialisés et l’Idèle».

«Dans notre proposition de produit, nous prenons en compte un certain nombre de points d’attention. Nous demandons à notre fournisseur, un sel de mer complémenté en iode et sélénium bien plus bénéfique qu’une pierre de sel, issu de carrière, car il renforce l’immunité des animaux», conseille Christophe Cambon.

Dans les bâtiments comme au pâturage : «Avec les étés plus chauds, les besoins des animaux évoluent. Quand la température double, le besoin en eau double également. Et si les animaux n’ont pas accès à l’eau, ils survivent», alerte Céline Vuillefroy-Pouget.

«A nous de trouver les solutions techniques  qui  répondent  aux attentes des éleveurs», complète Christophe Cambon. «Chaque préconisation doit s’adapter aux situations d’élevage», concluent les deux intervenants, invitant les éleveurs à se rapprocher du service sanitaire du GDS Aveyron ou du magasin de Farago Aveyron ou à participer aux formations proposées par le GDS Aveyron aux éleveurs bovins et petits ruminants du département.

Dix points clés sur l’abreuvement

  1. Installer des abreuvoirs de façon homogène dans tout le bâtiment.
  2. Permettre un accès facile et dégagé pour un abreuvement aisé et une bonne circulation dans le bâtiment.
  3. Disposer des abreuvoirs adaptés à la période d’abreuvement (sortie de traite, parc de vêlage et case d’agnelage, au pré).
  4. Mettre à disposition un nombre suffisant d’abreuvoirs (2 par lot). Pour les bovins : 1 abreuvoir individuel constant pour 10 bovins adultes ou 10 cm/vache en cas d’abreuvoir linéaire. Pour les brebis : 1 abreuvoir individuel à niveau constant pour 30 laitières ou 3 cm/brebis.
  5. Mettre à disposition des abreuvoirs préférentiellement à niveau constant, de la naissance à la mort.
  6. Veiller à la hauteur des abreuvoirs (accès animaux adultes et jeunes).
  7. Mettre à disposition des abreuvoirs propres. Si de la paille est visible en surface, l’abreuvoir est considéré propre.
  8. Veiller à fournir une eau de bonne qualité physico-chimique et bactériologique. Il est conseillé de réaliser des analyses d’eau en routine, au moins une fois par an, même sur l’eau de réseau.
  9. Vérifier l’absence de courants parasites et veiller à la température de l’eau idéalement autour de 10-15°C.
  10. Mesurer l’état d’hydratation des animaux (pli de peau, urines) pour vérifier que les apports sont suffisants.

Eva DZ – La Volonté Paysanne du 26 mars 2025

Bovins, Caprins, Ovins

Plusieurs foyers de Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) sérotype 3 ont été confirmés ces derniers jours dans notre département. À ce stade, les élevages concernés sont des élevages ovins. Dans un contexte de reprise de la circulation du virus, les éleveurs bovins, ovins et caprins sont appelés à renforcer leur vigilance et à poursuivre la vaccination de leurs animaux.

Une circulation du virus qui s’intensifie

Au niveau national, une reprise de la circulation du sérotype 3 est observée dans le sud-ouest de la France, une zone jusqu’alors épargnée par ce sérotype depuis son apparition en France en 2024.

Depuis le 1er juin 2026, 97 foyers de FCO-3 ont été recensés en France, dont 56 dans les Pyrénées-Atlantiques, 21 dans le Lot, 8 dans les Hautes-Pyrénées, 6 dans le Tarn, 5 dans l’Aveyron et 1 dans les Landes. La carte de la situation nationale est mise à jour chaque fin de semaine sur le site du ministère de l’Agriculture : https://agriculture.gouv.fr/la-situation-de-la-fievre-catarrhale-ovine-fco-en-france

Cette reprise intervient plus tôt que les années précédentes, ce qui laisse présager une période d’activité du virus plus longue et justifie une vigilance renforcée dès à présent.

Soyez attentifs aux signes cliniques

Les vétérinaires du département ont été informés de l’évolution de la situation sanitaire.

Si vous observez des signes évocateurs de la maladie (fièvre, abattement, lésions buccales, boiteries, œdèmes, baisse de production…), contactez sans attendre votre vétérinaire sanitaire.

Nous rappelons que, dans le cadre de la surveillance de la FCO, la visite du vétérinaire ainsi que les analyses diagnostiques sont prises en charge par l’État.

Il est encore temps de vacciner

La vaccination reste le moyen le plus efficace pour protéger les troupeaux contre la FCO-3.

Le sérotype 3 est particulièrement virulent et peut entraîner des conséquences sanitaires importantes, comme celles observées lors de la circulation du sérotype 8. Compte tenu de la circulation précoce du virus cette année, il est important de ne pas attendre pour protéger les animaux encore non vaccinés.

Nous invitons les éleveurs à se rapprocher de leur vétérinaire afin de mettre en place la stratégie vaccinale la plus adaptée à leur élevage.

Restons mobilisés

La vigilance de chacun est essentielle pour détecter rapidement les nouveaux cas et limiter la propagation de la maladie. Nous continuerons à vous tenir informés de l’évolution de la situation sanitaire.

Bovins

Dans le cadre de la poursuite du programme d’éradication de la BVD, le suivi de certains cheptels va évoluer au cours des prochaines campagnes. Cette évolution s’inscrit dans une démarche nationale visant à adapter la surveillance à la situation sanitaire des élevages, tout en maintenant un haut niveau de sécurité vis-à-vis de cette maladie.

Parce que ces changements peuvent susciter des interrogations, le GDS Aveyron met à votre disposition une Foire Aux Questions (FAQ) qui rassemble les réponses aux questions les plus fréquemment posées.

Vous y trouverez des explications simples et concrètes sur :

  • les raisons de cette évolution du suivi,
  • les cheptels concernés,
  • les nouvelles modalités de surveillance,
  • les conséquences pratiques pour votre élevage,
  • ainsi que les démarches à effectuer si nécessaire.

Notre objectif est de vous apporter une information claire et de vous accompagner dans cette transition. Les équipes du GDS restent bien entendu à votre disposition pour répondre aux questions spécifiques à votre situation.

Consultez dès maintenant notre FAQ BVD pour retrouver l’ensemble des réponses et mieux comprendre les évolutions du dispositif.

Groupement de défense sanitaire de l’Aveyron. Actions sanitaires, formations des éleveurs, prévention.