FCO MHE reprise de l’activité vectorielle et vaccination
- 8 août 2025
Entre le 1er juin et le 7 août 2025, 2 096 foyers de FCO 8 et 1 377 foyers de FCO 8 ont été recensés en France (cf cartes). A noter, aucun foyer de FCO/MHE n’a été déclaré en Aveyron depuis le 1er juin 2025.
La saison vectorielle 2025-2026 est en cours et les vagues épizootiques sont attendues entre mi-août et fin octobre 2025. La circulation virale s’amplifie. Il est encore temps de vacciner !
Stratégie vaccinale FCO – un vaccin pris en charge par l’Etat pour les élevages ovins français
Pour sécuriser l’accès aux éleveurs français des vaccins contre le sérotype 8 de la FCO, l’État a décidé de commander 7 millions de doses pour protéger le cheptel ovin de France métropolitaine, le plus touché par une surmortalité due à la maladie en 2023 et 2024. En réduisant la circulation virale, cette vaccination bénéficiera également indirectement à l’ensemble des cheptels de ruminants.
Depuis le 17 juillet, l’ensemble des éleveurs ovins français ont accès aux vaccins FCO-8 du stock de l’Etat (peu importe leur département). Les éleveurs souhaitant bénéficier de cette campagne vaccinale doivent se rapprocher de leur vétérinaire sanitaire qui se chargera de prescrire, commander et délivrer les doses de vaccins du stock État. Il est rappelé qu’il convient de commander les doses de vaccins le plus tôt possible.
Le GDS Aveyron rappelle que, au-delà des signes cliniques observés sur les animaux, et des mortalités, ces maladies sont responsables de baisses de fertilité transitoires sur les adultes pouvant aller parfois jusqu’à la stérilité définitive chez les mâles (béliers/taureaux). De nombreux troupeaux sur le département sont aujourd’hui confrontés à ces problèmes.
Si ce n’est pas déjà fait, commandez ou précommandez les doses vaccinales chez votre vétérinaire dès maintenant !
Les vaccins FCO sont tous utilisables chez les caprins dans le cadre de la cascade thérapeutique (mais la prise en charge de l’Etat ne s’applique pas pour eux).
Il convient de noter que le vaccin bivalent Syvazul FCO 1-8 va être prochainement disponible sur le marché privé.
Enfin, notre département sera très certainement impactés dans les prochaines semaines par le sérotype 3. Bien entendu, comme évoqué lors de nos précédentes communications, le GDS Aveyron vous recommande la vaccination de vos troupeaux pour ce sérotype également.
Besoin d’aide ?
Pour plus d’informations :
- Contactez votre vétérinaire sanitaire,
- Ou rapprochez vous des équipes du GDS Aveyron.
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Les dernières actualités
Bovins, Caprins, Ovins, Porcins
- 17 mars 2026
VIGILANCE VIS- A-VIS DES MALADIES PRÉSENTES A NOS FRONTIÈRES
Plusieurs maladies animales ont été détectées récemment en Union européenne ou progressent sur le continent européen :
- la fièvre aphteuse, hautement contagieuse par contact direct ou direct, qui affecte les bovins, ovins, caprins et les porcins. Cette maladie vient d’être détectée en Grèce et à Chypre. Elle a également été détectée au premier semestre 2025 en Allemagne, Hongrie et Slovaquie, qui l’ont éradiquée depuis.
- La clavelée qui touche les ovins et les caprins est contagieuse directement par les croûtes, la laine, les sécrétions nasales et oculaires et contagieuse indirectement (litière, matériels, insectes ou poussières). La clavelée touche actuellement fortement la Grèce, ainsi que la Macédoine du Nord et la Bulgarie.
- La peste porcine africaine (PPA). Cette maladie se transmet par les animaux infectés (morts ou vivants) introduits sur le territoire. La viande et/ou des produits à base de viande de porcs ou de sangliers infectés, y compris ceux amenés par les voyageurs venant des pays touchés ainsi que les véhicules, personnes, matériels contaminés sont sources de contamination. Cette maladie est présente dans 18 pays du continent européen, dont trois pays voisins : Allemagne, Italie et l’Espagne. L’Espagne vient de signaler un nouveau cas de PPA sur sanglier à environ 10 km du centre de Barcelone, à l’extérieur de la zone réglementée. La zone réglementée a été élargie. Il convient de maintenir un haut niveau de vigilance pour conserver le statut indemne de la France.
- La peste des petits ruminants (PPR) qui touchent les ovins et les caprins. La peste des petits ruminants est présente dans les Balkans (Croatie, Kosovo, Albanie). Elle se transmet par contact étroit entre animaux. L’eau, les auges et les litières peuvent également être contaminées par des sécrétions et devenir des sources d’infection additionnelles.
Il convient de rester pleinement mobilisé pour maintenir les mesures de vigilance et la surveillance renforcée du territoire grâce à la collaboration de tous les acteurs : éleveurs, vétérinaires, transporteurs, négociants, transformateurs… Le respect des mesures de biosécurité est aujourd’hui crucial à toutes les étapes de production afin de ne pas perdre notre statut indemne et introduire ces maladies hautement pathogènes pour nos cheptels.
Le Ministère en charge de l’Agriculture appelle à la vigilance de tous les professionnels, les éleveurs et les transporteurs de bétail en particulier, pour respecter très strictement les mesures suivantes :
- Les animaux destinés à l’abattage en France en provenance des pays* concernés par l’une des maladies mentionnées plus haut, doivent provenir d’une zone indemne au sein de ce pays, être couverts par un certificat sanitaire officiel établi par les autorités sanitaires du pays d’origine, et devront être transportés sans rupture de charge jusqu’à l’abattoir de destination désigné dans le certificat sanitaire, pour y être abattus dans les meilleurs délais.
- Une attention accrue au nettoyage et désinfection minutieux des moyens de transport est demandée dès le déchargement en France pour le transport de vif, et avant leur départ pour les véhicules de transport de bétail qui reviennent à vide depuis un pays infecté, quelle que soit l’espèce animale transportée.
- Les mesures habituelles de biosécurité sont à assurer y compris pour le personnel même temporaire ; mais aussi pour les personnes amenées à visiter les élevages de notre département dans le cadre de leur travail (achats d’animaux, etc.)
- En cas de signes évocateurs d’une de ces maladies, les éleveurs doivent contacter sans délai leur vétérinaire sanitaire.
*La liste des pays d’Europe infectés par ces maladies est disponible sur le site internet de la plateforme d’épidémiosurveillance animale sous forme d’une note mise à jour chaque semaine (le mardi) : Bulletins VSI
Caprins, Ovins
- 13 mars 2026
La clavelée des moutons et la variole caprine sont des maladies virales réglementées en Europe, à déclaration obligatoire, qui touchent uniquement les moutons et les chèvres. Elles sont provoquées par un virus de la famille des poxvirus, proche de celui responsable de la dermatose nodulaire contagieuse chez les bovins. Elles ne sont pas transmissibles à l’être humain.
La contamination se fait principalement par contact direct entre animaux infectés, mais aussi par inhalation de sécrétions contaminées (jetage, salive, lésions cutanées). Des insectes piqueurs peuvent également intervenir dans la transmission.
Les signes les plus fréquents sont fièvre, abattement et apparition de papules ou nodules sur la peau. Chez les moutons, la maladie peut être très grave, avec une mortalité pouvant atteindre 80 % chez les agneaux dans certains élevages. Chez les chèvres, l’impact est généralement plus faible mais peut provoquer des pertes économiques importantes, notamment en élevage laitier.
La maladie est présente dans plusieurs régions du monde (Afrique, Moyen-Orient, Asie). En Europe, la clavelée touche la Grèce, ainsi que la Macédoine du Nord, la Bulgarie, la Roumanie et la Serbie.
Biosécurité et vigilance sanitaire
À ce jour, aucune introduction de petits ruminants en provenance de zones contaminées par la dermatose nodulaire contagieuse n’est enregistrée dans notre département. Le risque d’introduction est donc considéré comme faible, mais la vigilance reste indispensable.
Des mouvements d’animaux peuvent toutefois avoir lieu vers ou depuis des zones où la maladie circule. Dans ce contexte, le respect strict des mesures de biosécurité, tant pendant le transport que dans les exploitations, est essentiel pour limiter tout risque sanitaire.
Mesures à respecter lors du transport
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Nettoyer soigneusement les véhicules après chaque déplacement.
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Désinfecter complètement les bétaillères, camions et équipements de transport.
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Limiter les contacts entre animaux provenant d’exploitations différentes.
Mesures de biosécurité en ferme
Pour protéger les troupeaux au quotidien, il est recommandé de :
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Nettoyer et désinfecter les bottes des intervenants extérieurs avant et après leur passage.
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Mettre en place un parking spécifique pour les visiteurs et fournisseurs, éloigné des bâtiments d’élevage.
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Prévoir un lavage des mains régulier pour toutes les personnes manipulant les animaux.
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Utiliser des tenues dédiées à l’élevage, lavées et réservées uniquement à la ferme.
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Limiter l’accès aux bâtiments aux personnes strictement nécessaires.
Le respect rigoureux de ces mesures simples contribue à limiter le risque d’introduction et de diffusion de maladies dans les élevages du département. Une surveillance attentive des animaux et un signalement rapide à son vétérinaire en cas de doute restent également essentiels pour protéger les troupeaux.
Situation inquiétante dans certains pays européens
La situation sanitaire en Grèce s’est nettement dégradée ces derniers mois. Depuis la fin du mois d’avril, le nombre de foyers augmente avec une circulation active du virus dans plusieurs régions du nord, du centre et de l’est du pays.
Cette évolution s’explique notamment par une forte densité de petits ruminants, un niveau de biosécurité parfois insuffisant et des mouvements d’animaux illégaux, en particulier dans le nord du pays (Macédoine orientale et Thrace).
La réapparition de la maladie intervient après près de cinq mois sans détection, ce qui pourrait correspondre à une nouvelle introduction du virus sur le territoire.
Début juillet, un premier foyer a également été détecté dans la région de Florina, à environ 10 km de la frontière avec la Macédoine du Nord, illustrant l’extension de la maladie vers de nouvelles zones.
Bovins
- 10 mars 2026
Ouverture du marché Italien pour les animaux vaccinés ZV 1 sous conditions :
L’Italie élargit le périmètre du protocole d’accord pour l’importation de bovins vaccinés contre la DNC.
Après avoir accepté, sous conditions, l’importation de bovins vaccinés contre la DNC issus de zone vaccinale II, les autorités italiennes ont annoncé le 27 février leur accord pour accueillir désormais également ceux issus de zone vaccinale I dès qu’ils rempliront l’ensemble des critères requis (cf. communiqué de presse et site du Ministère de l’Agriculture : https://agriculture.gouv.fr/dermatose-nodulaire-contagieuse-dnc-litalie-elargit-le-perimetre-du-protocole-daccord-pour).
Situation DNC en Espagne :
Le Département de l’Agriculture, de l’Élevage et de l’Alimentation du Gouvernement d’Aragon a confirmé, le 28 février 2026, un foyer de DNC dans une exploitation de 130 vaches allaitantes située dans la localité de Borrastre, appartenant à la commune de Fiscal (Huesca). Cet élevage n’avait pas été vacciné, bien qu’en zone de vaccination espagnole ; la commune concernée n’ayant pas encore terminé la campagne de vaccination.
Le zonage autour de ce foyer englobe une partie du département des Hautes-Pyrénées (65), dont 26 communes passent en zone de surveillance (cf. carte).
En France :
Depuis le 29 juin, 117 foyers ont été détectés en France au total : Savoie (32), Haute-Savoie (44), Ain (3), Rhône (1), Jura (7), Pyrénées-Orientales (22), Doubs (1), Ariège (3) et Hautes-Pyrénées (1), Haute-Garonne (2), Aude (1). Aucun nouveau foyer n’a été détecté en France depuis le 2 janvier.
Groupement de défense sanitaire de l’Aveyron. Actions sanitaires, formations des éleveurs, prévention.