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du GDS Aveyron

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Évènements GDS

Les réunions d’information du GDS Aveyron

Les réunions locales des GDS ont débuté sur l’ensemble du département. Au nombre de 35, elles permettent aux équipes des GDS d’aller à la rencontre des éleveurs, au plus près des territoires. Ces réunions sont l’occasion d’avoir accès à une information réglementaire, objective et techniquement fiable est plus que jamais indispensable à la conduite sanitaire des élevages.

Elles permettent de faire le point sur les enjeux sanitaires actuels, d’échanger avec les équipes du GDS et de partager un temps de dialogue et de convivialité entre professionnels.

Les jeunes installés en 2025 en bovins, ovins ou caprins sont particulièrement invités à participer à ces réunions afin de rencontrer les équipes du GDS et de signer leur convention « Jeune installé ».

 

Ovins

FODSA – GDS Aveyron participe à plusieurs projets de recherche en petits ruminants. Avec l’Idèle, Agno Interpro, l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse et les engraisseurs volontaires, elle a mené le projet MaiSage (Maîtrise de la santé des agneaux en atelier d’engraissement). Face à la nouvelle réglementation sur les aliments médicamenteux (arrêt de l’administration d’antibiotiques en préventif et durcissement des règles de prescription d’antimicrobiens dans les aliments médicamenteux), la mortalité a fortement augmenté dans les ateliers d’engraissement. «Le projet a permis de mesurer les impacts technico-économiques des changements de pratiques dus à cette règlementation», a expliqué Céline Pouget. «Et d’aider les professionnels à établir les bonnes pratiques pour améliorer la maîtrise sanitaire de leur atelier. Des audits ont été menés chez les en-graisseurs sur 9 sites, nous les remercions pour leur participation. De nos échanges a découlé l’édition, d’un guide ciblant 13 thématiques, proposant des mesures de gestion et d’amélioration», poursuit-elle. En parallèle, la réflexion s’est poursuivie sur l’alimentation et l’abreuvement à travers une enquête chez les engraisseurs, pour relever leurs pratiques et étudier le possible lien avec les performances de croissance et la mortalité. Les résultats seront diffusés au printemps.

Avortements : la recherche avance

Le travail sur le diagnostic des avortements en ovin et caprin se pour-suit. Depuis 2015, le dispositif national Oscar dans lequel l’Aveyron est fortement impliqué, optimise la surveillance des causes d’avortement en vue d’augmenter les chances d’élucidation. Des boîtes contenant un kit de diagnostic de 1ère intention sont à disposition des éleveurs ovins et caprins confrontés à des séries d’avortements (3 en 7 jours). Trois maladies dites de 1ère intention sont recherchées : Fièvre Q, toxoplasmose, Chlamydiose. Depuis 2023/2024, des agents pathogènes dits de 2ème intention sont intégrés dans le département à cette recherche grâce à l’outil PCR digitale, mis au point par Aveyron Labo, «Rum’avort». Depuis cette année, cet outil est en routine dans le département. Le premier bilan partiel, à début décembre, montre que sur 105 élevages ovins inclus avec la nouvelle PCR digitale et un diagnostic à 8 recherches de pathogènes, 62% ont une cause possible. Et sur 17 élevages caprins 71% ont une cause possible. En lien avec l’ENVT, les projets en cours portent sur l’émergence de nouveaux pathogènes, l’efficacité et la performance de l’antibiothérapie, la préservation de l’arsenal thérapeutique et comment agir sur les voies et sources de transmission. Concernant les avortements précoces des agnelles, un agent pathogène particulier a été identifié pour l’heure pas connu en ruminants et très peu documenté. Malgré plusieurs échecs des essais, le travail continue avec l’ENVT, pour démontrer le rôle causal de cet agent pathogène lors d’infection expérimentale d’agnelles. «La priorité n°1 est de savoir cultiver le virus. Ce qui est très complexe mais les essais se poursuivent», résume Céline Pouget.

Adénocarcinome : qu’est-ce que c’est ?

L’adénocarcinome pulmonaire ovin (ou adénomatose pulmonaire ovine) est un virus responsable du développement d’une tumeur contagieuse du poumon des moutons. Elle affecte les adultes jeunes (1-4 ans) mais peut toucher des agneaux de 3 mois. Elle se traduit par de l’essoufflement, un amaigrissement, des troubles respiratoires et évolue entre 6 semaines et 6 mois. La source de virus est l’introduction de reproducteurs et la transmission se fait par voie aérienne (toux, écoulement liquide de jetage, contact entre animaux, confinement). Il existe d’autres voies de contamination (passage in utero et périnatal, colostrum et lait, voie sexuelle). A ce jour le diagnostic n’est pas possible sur animal vivant. Les échographies ne sont pas suffisantes, seule l’autopsie le peut. Il n’y a pas non plus de moyen de lutte (pas de détection sérologique ni de vaccin). Le contrôle de cette maladie repose essentiellement sur la détection d’animaux atteints et leur élimination du troupeau. «Mais la recherche avance !», souligne Céline Pouget. L’INRAe déploie de nouveaux tests PCR pour détecter le virus par exemple. Un réseau de recherches «solide» est en place autour de l’INRAe de Lyon, l’ENVT, Races de France et la FNO, les GDS, GTV et Aveyron Labo, l’OS Lacaune et les entreprises de sélection… Ensemble ils relancent un projet sur 3 ans dans 2 cheptels avec de la clinique. «Nous espérons démarrer en 2026 grâce aux financements», avance Céline Pouget.

Pour finir, les petits ruminants sont inclus dans PASSAGE pour «Préventif et Agroécologique, un Suivi Sanitaire basé sur une Approche Globale de l’Elevage» qui tend à uniformiser et démultiplier l’Approche Sanitaire Globale en Occitanie. Parmi les 30 fermes pilotes, un élevage ovin lait et un caprin en Aveyron ont été recrutés.

Article de la Volonté Paysanne du 26/12/2025 – Eva DZ

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Filtres actu

Ovins, Évènements GDS

La commission petits ruminants de FODSA – GDS Aveyron s’est réunie mardi 16 décembre, en présence de l’ensemble des acteurs de la filière. L’occasion de faire le bilan annuel de la campagne sanitaire et le point sur les projets réalisés et en cours.

La commission petits ruminants de FODSA – GDS Aveyron a pris l’habitude de se retrouver en fin d’année. En présence de l’ensemble de ses partenaires, entreprises de sélection, opérateurs, coopératives, vétérinaires, Aveyron Labo… ses membres dressent le bilan des sujets sanitaires des productions ovines et caprines et échangent sur les projets en cours et à venir avec les équipes du GDS. Suite au renouvellement du conseil d’administration du GDS, Jérémie Gayraud et Etienne Espinasse, Franck Vieilledent étant excusé, ont pris le relais. Ils étaient accompagnés par Bernard Lacombe, président sortant du GDS et son successeur, Loïc Christophe.

Prophylaxie, Border Disease et Visna Maëdi

La campagne de prophylaxie s’achevant au 31 décembre, un premier bilan a été présenté par Fany Trotier. Depuis le 1er avril, 81% des prophylaxies ont été réalisées en ovins et 70% en caprins. Les courriers de relance ont été envoyés fin novembre à tous les élevages qui ne l’auraient pas encore réalisé. Nicolas Meyrand a pris la suite sur le bilan de campagne de la Border Disease. En 2025, 11 nouveaux cheptels ont été déclarés positifs dont 5 avec deux analyses de mélange ou plus et 5 vaccinés Overvac. «Cette problématique Overvac devrait s’arrêter dès la prochaine campagne car la quasi-totalité des brebis concernées par cette vaccination ont été réformées», avance Nicolas Meyrand. «Globalement on peut dire que la déclaration de nouveaux positifs reste stable cette année». Il regrette toutefois la moindre mobilisation des éleveurs à réaliser les prélèvements sur lait de tank : «Les engraisseurs, opérateurs économiques ne demandent pas systématiquement l’analyse pensant que le risque est maîtrisé mais la maladie circule toujours et persiste», rappelle Nicolas Meyrand, précisant que ces analyses sont toujours financées.

Il a poursuivi sur le dossier Visna Maëdi. Lors de la campagne de prophylaxie, les analyses concernent aussi bien l’ensemble des cheptels à statut favorable (sur 50 femelles de plus de 24 mois et tous les béliers) ainsi que les cheptels en assainissement ou à statut défavorable (dans leur entièreté). Pour rappel, jusqu’à 2 brebis positives, le statut indemne est suspendu : les brebis positives et leur descendance sont éliminées et si plus de 2 brebis sont positives : le cheptel perd son statut. A noter que 70% des frais d’analyses sont pris en charge et 100% des frais de prélèvements via le fonds local Visna Maëdi.

Sur les 375 cheptels testés, 40 ont présenté des résultats positifs. Et dans les cheptels sélectionneurs Lacaune, deux cheptels ont présenté des résultats avec au moins un sérum positif avec le kit LSI. Près de 25% des cheptels ovins aveyronnais ont effectué un suivi Visna Maëdi.

Concernant les 12 cheptels Lacaune en assainissement ou à statut défavorable, testés en totalité, 4 cheptels ont révélé des résultats positifs. Leur assainissement va se poursuivre en 2026. Spécifiquement sur le bassin Lacaune, les données ont été consolidées par Races de France, en Aveyron et dans le Tarn : sur les 352 cheptels testés en sondage, trois, ayant un statut Visna Maëdi favorable, sont ressortis positifs. Et 14 cheptels ont été testés en totalité.

«On remarque que de plus en plus d’éleveurs font une recherche de Visna Maëdi en France, cette problématique est vraiment prise en compte au niveau national», souligne Nicolas Meyrand. «Le suivi Visna Maëdi est consolidé et sécurisé via un nouveau kit d’analyse (il y en a 2 en tout) et un outil de confirmation des sérums positifs disponible à l’ANSES. Des outils qui fonctionnent bien». En 2025, un outil partagé de saisie développé par Races de France est en place à l’échelle nationale. Il simplifie et optimise le suivi de la maladie. Par ailleurs, le travail pour un meilleur suivi dans les cheptels sélectionneurs Lacaune, en dehors du bassin, se poursuit. En vue d’améliorer la sensibilité du kit et anticiper la détection d’animaux présentant un risque, les seuils de détection ont été réévalués. Ces progrès seront poursuivis en 2026 avec un accent plus particulier sur le respect des consignes de prélèvement et la participation de l’Aveyron à la reconstitution d’une sérothèque.

Résistance génétique au CAEV ?

Céline Pouget, docteur vétérinaire à FODSA – GDS Aveyron, a présenté des données récentes qui suggèrent la prédisposition génétique des petits ruminants aux maladies lentivirales (CAEV). Généticiens, virologues de l’INRAe, GDS France, l’ANSES, Capgènes et l’Idèle ont mené depuis 2022, des travaux de recherche pour prouver l’existence d’un déterminisme génétique de la résis-tance aux infections lentivirales dans l’espèce caprine. Les premières analyses conduites ouvrent une perspective prometteuse à la génétique en tant que levier d’amélioration de la réponse des chèvres à ce type d’infections. Parallèle-ment, Capgènes pilote un dispositif, Lenticap, de collecte en ferme depuis septembre. L’objectif est de poser les bases d’une sélection génétique de cette résistance au sein des populations caprines françaises.

FCO : penser à vacciner !

Fany Trotier a fait un point de situation sur la FCO, en particulier les sérotypes 4 et 8 endémiques en France et le sérotype 3 qui pour l’heure épargne le département. Pour autant les responsables de FODSA GDS Aveyron encouragent les éleveurs à poursuivre la vaccination. «Le nombre de foyers dans le nord et l’ouest de la France a baissé grâce à la vaccination. Il faut maintenir la vigilance», a ainsi encouragé Jérémie Gayraud. «Une large majorité des élevages ovins sont vaccinés en France et nous recommandons de vacciner aussi contre le sérotype 3 pour préparer la prochaine campagne», a-t-il poursuivi, regrettant au passage le coût élevé du vaccin.

L’OS Lacaune et GDS France ont fait remonter leurs inquiétudes quant à la clavelée, maladie dermatologique des moutons hautement contagieuse, qui cause de lourdes pertes en Grèce. «La commission ovine de GDS France suit de très près la situation et a adressé un courrier au ministère afin qu’il soit en alerte sur le sujet», a avancé Céline Pouget.

Article de la Volonté Paysanne du 26/12/2025 – Eva DZ 

Bovins

Depuis le 29 juin, 117 foyers ont été détectés en France au total : Savoie (32), Haute-Savoie (44), Ain (3), Rhône (1), Jura (7), Pyrénées-Orientales (22), Doubs (1), Ariège (3) et Hautes-Pyrénées (1), Haute-Garonne (2), Aude (1). Ceci concerne 82 élevages.

Les départements de Hautes-Pyrénées et du Gers ont levé la « zone de protection » prise suite au foyer dans les Hautes-Pyrénées de Luby-Betmont confirmé le 12 décembre dernier. Cette zone est devenue une « zone de surveillance », de même statut que la zone de surveillance déjà en place autour de ce foyer.
La carte ci-dessous actualisée est disponible sur le site internet de la DRAAF Occitanie :

À la date du 15 janvier 2026, 92,1 % du cheptel des dix départements du Sud-Ouest concernés est vacciné, soit 664 938 bovins vaccinés. Le suivi quotidien du nombre de bovins vaccinés dans chacun des 10 départements du Sud-Ouest est mis à jour sur le site internet du Ministère de l’Agriculture :  https://agriculture.gouv.fr/dermatose-nodulaire-contagieuse-des-bovins-dnc-point-de-situation

Bovins

En complément du communiqué des Services Vétérinaires de l’Aveyron (DDETSPP12), ci-dessous des informations importantes concernant la DNC.

Zone vaccinale étendue

A compter de ce jour, la zone vaccinale DNC est étendue à l’ensemble des communes du Tarn (81) et de l’Hérault (34) qui ne sont pas déjà en zone de surveillance, en complément de celles des Landes (40), des Pyrénées-Atlantiques (64), du Gers (32), de la Haute-Garonne (31) et de l’Aude (11) qui sont déjà en zone vaccinale étendue.

Les bovins détenus en zone vaccinale DNC ne peuvent pas être introduits en Aveyron, situé en zone indemne (sauf à destination directe de l’abattoir sous conditions). Il n’est donc plus possible d’aller chercher des bovins pour l’élevage dans tous ces départements (11, 31, 32, 34, 40, 64 et 81).

Cette mesure, destinée à protéger le cheptel aveyronnais, doit être respectée scrupuleusement pour éviter d’introduire la maladie dans le département.

En revanche, en cas de nécessité, vous pouvez amener vos bovins dans cette zone vaccinale mais ils prendront alors le statut de cette zone, ce qui signifie qu’ils devront être vaccinés dans l’élevage de destination et seront soumis aux mêmes limitations de mouvements. Ils ne pourront notamment pas revenir en Aveyron dans l’immédiat.

Zones réglementées

Nous vous rappelons également que plusieurs départements ont des zones réglementées établies avec interdiction de mouvements des bovins (sauf abattoir sous laisser-passer). Au sein de ces ZR d’Occitanie, TOUS les mouvements sont interdits. Les ZR se situent dans les départements suivants : 09, 11, 31,32, 34, 64, 65, 66 et 81.

Nous attirons votre attention sur le respect des mesures de protection de vos élevages :

  • Nettoyage, désinfection et désinsectisation des véhicules et du matériel (pour les mouvements hors département mais aussi intra-département) ;
  • Nettoyage/désinfection des tenues d’élevage et des bottes (lorsque vous revenez d’un endroit hors de votre exploitation).
  • Lors des déplacements, maintenir les fenêtres des véhicules fermés.
  • Réaliser une quarantaine si vous introduisez des bovins quelle que soit leur provenance. Nous préconisons un isolement strict d’une durée de 30 jours avec une surveillance renforcée de ces animaux.

Pour information des mesures de biosécurité sont déjà appliquées par les agents du GDS Aveyron et de sa filiale FARAGO Aveyron et sont renforcées depuis plusieurs jours.

Toutefois, au regard de la situation sanitaire actuelle et des risques encourus, nous ne pouvons que vous conseiller de limiter autant que possible les introductions de bovins dans vos élevages.
Vous pouvez consultez plusieurs documents ici :

Les équipes du GDS Aveyron restent à votre disposition pour toute information complémentaire.

Bovins

Deux nouveaux foyers viennent d’être confirmés ces derniers jours dans l’Ariège (09) et les Hautes-Pyrénées (65), deux départements jusque-là indemnes. Ces foyers sont situés à plus de 100 km de la zone infectée la plus proche (Pyrénées-Orientales).

En conséquence, une nouvelle zone réglementée (ZR6) a été instaurée dans un rayon de 50 km autour des foyers. Elle comprend : une zone de protection (ZP) et une zone de surveillance (ZS)

Plusieurs départements sont désormais partiellement ou totalement en zone réglementée : Ariège, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques, Gers, Haute-Garonne, Aude et Pyrénées-Orientales. La ZR3 mise en place autour des foyers des Pyrénées-Orientales reste inchangée.

Face à l’évolution défavorable de la situation, le ministère chargé de l’agriculture a décidé d’étendre le la zone vaccinale. Elle couvre désormais les départements suivants : de l’Aude, de la Haute-Garonne, du Gers, des Pyrénées-Atlantiques (à l’exception des communes déjà situées en zone règlementée) et des Landes.

Conséquences pour les éleveurs de ces départements :

  • Vaccination obligatoire de tous les troupeaux bovins. Cette vaccination est entièrement prise en charge par l’État.
  • Interdiction de sortie de tout bovin hors de la zone vaccinale, sauf départ direct vers l’abattoir.

En date du 10 décembre 2025, 110 foyers ont été détectés en France, répartis dans huit départements : Savoie (32) , Haute-Savoie (44), Ain (3), Rhône (1), Jura (7), Pyrénées-Orientales (20), Doubs (1), Ariège (1) et Hautes-Pyrénées (1). Ces foyers concernent 75 élevages.

Pour votre information, à la vue de l’évolution de la situation DNC, un communiqué signé par tous les GDS de la région Occitanie, dont FODSA-GDS Aveyron, a été adressé à Mme la Ministre et à GDS France pour solliciter la tenue en urgence d’un nouveau Comité National.

N’hésitez pas à consultez régulièrement notre site internet : https://fodsa-gds12.fr/ et celui de la DRAAF Occitanie : https://draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr/dermatose-nodulaire-contagieuse-bovine-a9692.html

Les équipes du GDS Aveyron restent à votre disposition pour toute information complémentaire.

Évènements GDS

Loïc Christophe succède à la présidence à Bernard Lacombe

Loïc Christophe est le nouveau président de FODSA GDS Aveyron. Elu le jour du conseil d’administration, jeudi 27 novembre, il succède à Bernard Lacombe, qui après 14 années à la tête de la maison FODSA, a décidé de passer le relais. L’éleveur de palmipèdes et bovins viande, installé à Montbazens, est entouré d’une équipe renouvelée.

Ce n’est pas sans émotion que Bernard Lacombe présidait son dernier conseil d’administration : «Après 30 années d’engagement à la FODSA, je clos ma mission au sein du GDS départemental, une maison où je me suis plu, épanoui», a confié l’éleveur de brebis tout juste retraité. Il a rendu hommage aux personnes «de grande qualité» qu’il a côtoyées lors de ces mandats : tant responsables professionnels dont ses prédécesseurs, Maurice Fages et Hubert Marty, que les équipes administratives qui l’ont accompagné dans ses missions au GDS comme à FARAGO. Ainsi que les relations avec les organisations professionnelles agricoles, Aveyron labo, les vétérinaires, les OP, les services de l’Etat… «J’ai vécu une aventure humaine très intéressante que ce soit à l’échelle du département, de la région et du national». Son mandat à GDS France se termine au printemps.

«Le sanitaire est un éternel recommencement. Quand j’ai démarré il y a 30 ans en tant que président du GDS de Millau, on parlait déjà d’IBR… Nous avons la chance en Aveyron, de pouvoir échanger, discuter. Et si le GDS est là pour appliquer les règles dictées par le national, il doit aussi tenir son rôle d’expertise technique, de relais d’informations auprès des éleveurs mais aussi remonter les attentes et problématiques du terrain pour qu’elles soient prises en compte. Nous défendons notre spécificité aveyronnaise !», a-t-il argué. Très attaché au lien entre le GDS et sa filiale de service FARAGO, Bernard Lacombe défend un organisme «au service des éleveurs». «J’ai toute confiance dans l’équipe qui vient d’être élue», saluant au passage les administrateurs, qui comme lui, ont passé le relais : Christian Soulié, Jean-Paul Malgouyres et Didier Boudou.

Loïc Christophe a remercié Bernard Lacombe pour son engagement et s’est dit «prêt à relever le challenge» : «Bernard a été un bon relais pour notre nouvelle équipe et nous saurons encore compter sur lui jusqu’au printemps pour relayer les positions du GDS Aveyron au sein du GDS France !», a conclu le président fraîchement élu.

Article rédigé par Eva DZ – Volonté Paysanne du 4 décembre 2025

Bovins

DNC – point de situation

En date du 30 novembre 2025, 107 foyers ont été détectés en France, répartis dans six départements : Savoie (32) , Haute-Savoie (44), Ain (3), Rhône (1), Jura (7) et Pyrénées-Orientales (19), Doubs (1). Ces foyers concernent 72 élevages.

Levée d’une troisième zone réglementée

Ce 30 novembre, en l’absence de nouveau foyer, la zone réglementée (n°5) instaurée le 14 octobre dernier a été levée et devient une zone vaccinale (ZV).

En effet, plus de 45 jours après le dernier foyer et compte tenu de la couverture vaccinale, la zone réglementée mise en place autour d’un foyer dans l’Ain a pu être levée. Des conditions relatives aux mouvements des bovins restent en vigueur mais sont largement allégées.

En effet, au sein de cette zone, dite vaccinale, les bovins peuvent circuler librement.

De plus, les bovins sont autorisés sous conditions de vaccination et examen vétérinaire favorable à quitter cette zone pour rejoindre le reste du territoire indemne, ce qui était jusque-là strictement interdit.

Des bovins peuvent désormais entrer dans cette zone, ce qui n’était plus possible depuis son instauration. Pour cela, il doivent être vaccinés à leur arrivée et y rester 28 jours au moins.

Désormais la région AURA n’a plus de zone réglementées sur son territoire.

Pour le moment les zones réglementées 3 (foyers situés dans les Pyrénées Orientales) et 4 (foyers dépistés dans le Jura et le Doubs) sont toujours en place, suite à des dépistages récents de foyers.

 

 

Porcins

Aujourd’hui l’Espagne vient de déclarer deux cas de Peste Porcine Africaine (PPA) sur deux sangliers trouvés morts le 26 novembre près de Barcelone à 96 km de la frontière française. Ce sont les premiers cas en Espagne depuis 1994. A ce stade, nous n’avons pas d’information sur le génotype de PPA ni sur l’origine de cette infection. Une enquête épidémiologique est en cours. 

Toutes les mesures de gestion ont été mises en place comprenant la délimitation de la zone infectée, la recherche active et l’élimination sous contrôle officiel des carcasses de sangliers, l’interdiction de la chasse dans la zone afin d’empêcher le déplacement des sangliers vers la zone indemne, la restriction des activités de nature non essentielles, le renforcement de la surveillance évènementielle et des mesures de biosécurité dans les élevages porcins, ainsi que des visites officielles dans ces établissements.

Nous rappelons à tous le besoin de vigilance renforcée et d’application des mesures de biosécurité : biosecurite by IFIP | Accueil

Pour rappel

La peste porcine africaine (PPA) est une maladie virale grave qui affecte uniquement les porcs domestiques et les sangliers. Cette infection, hautement contagieuse et responsable d’une forte mortalité, circule encore dans plusieurs pays d’Europe, notamment en Italie du Nord (Piémont, Ligurie), ainsi que dans le Latium, la Calabre, la Campanie, la Sardaigne, et dans certaines zones des Antilles.

L’introduction de la PPA en France représenterait un risque majeur pour les élevages porcins. Les conséquences seraient lourdes : pertes économiques importantes, restrictions sanitaires strictes, perturbation des filières professionnelles et impacts durables sur l’ensemble de la production porcine.

Consultez notre page dédiée à la maladie sur notre site internet.

 

 

Bovins

Plusieurs projets d’étude et de recherche sont en cours au GDS Aveyron :

  • PASSAGE pour «Préventif et Agroécologique, un Suivi Sanitaire basé sur une Approche Globale de l’Elevage» tend à uniformiser et démultiplier l’Approche Sani-taire Globale en élevage en Occitanie. «L’idée est de proposer une méthode de suivi sanitaire, associant l’ensemble des acteurs et partenaires concernés», explique Léa Mouysset, en charge du projet à FODSA – GDS Ainsi des outils seront mis à disposition des acteurs du conseil en élevage au sein des différentes structures. Ce projet avance bien : les connaissances, compétences et outils existants ont été recensés, un outil de diagnostic consistant en une grille d’audit et des indicateurs de suivi, a été créé, de même que des fiches techniques. A l’échelle d’Occitanie, 30 fermes pilotes ont été recrutées dont 4 en Aveyron (sur des systèmes divers : broutards, Veau d’Aveyron, ovin lait, caprin). Les audits en fermes et les accompagnements aux éleveurs vont pou-voir démarrer afin d’ajuster la méthode et de pouvoir la déployer prochainement.

 

  • Parasitisme bovin : dans le cadre des MAEC (mesures agro-environnementales et climatiques) sur le PNR Aubrac, des formations sont proposées sur le parasitisme en bovins, auxquelles FODSA – GDS Aveyron est associée. A par-tir d’une enquête menée dans 26 élevages du territoire ayant suivi ces formations et leur cabinet vété-rinaire, une étudiante de l’école d’ingénieurs de Purpan a dressé un état des lieux des pratiques dans ce domaine, en vue de sensibiliser les éleveurs sur les bonnes pra-tiques de gestion du parasitisme et de limiter l’impact sur les animaux et l’environnement.

 

  • SECUR’EAU pour «Sécuriser l’Eau d’abreuvement en élevage», ce projet vise à coordonner les travaux des structures de conseils sur la ressource en eau et sa qua-lité. «Face aux épisodes extrêmes de sécheresse, nous recensons des problèmes de ressource, des tensions sur l’usage de l’eau en période estivale qui relèvent d’en-jeux de santé et bien-être animal», résume Léa Mouysset.
  • Deux projets de recherche, auxquels sont associés les GDS, planchent sur l’existence d’une composante génétique à la résistance à la paratuberculose. L’étude menée dans les régions Normandie et Pays de la Loire sur des races Normandes et Prim’Hosltein tend à confirmer qu’il existe bien une composante génétique dans la résistance à la paratuberculose. En vue d’une meilleure maîtrise de cette maladie, cette évaluation génomique, identifiée sous le nom PRISSME, est étendue aux races bovines allaitantes. Aux côtés des OS, le GDS Aveyron, en partenariat avec Aveyron Labo, sera partie prenante pour repérer les profils intéressants en vue de collecter les échantillons et données, sur le département. Ces données seront ensuite traitées par des généticiens pour étayer leurs statistiques.

Eva DZ – Volonté Paysanne du 27 novembre 2025