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du GDS Aveyron
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Bovins, Caprins, Ovins, Évènements GDS
- 21 avril 2026
Vendredi 3 avril, FODSA – GDS Aveyron tenait son assemblée générale. La première pour son nouveau président, Loïc Christophe, qui, entouré de son équipe, a consacré un moment de «reconnaissance» et de «gratitude» à son prédécesseur, Bernard Lacombe.
C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour FODSA GDS Aveyron, sous la présidence de Loïc Christophe qui présidait sa première assemblée générale le 3 avril aux archives départementales. Entouré de son équipe largement renouvelée, et dans un contexte «où les enjeux sanitaires restent particulièrement forts», il a rappelé le rôle du GDS : «nous sommes un pilier technique, neutre et apolitique, au service de la santé animale». Évoquant la gouvernance professionnelle et de terrain de la structure, autour de ses 45 GDS locaux, 59 présidents et co-présidents.
Légitimité
Au-delà des «grandes actions sanitaires collectives» conduites avec succès depuis 1958, sur la brucellose, la leucose, le varron… FODSA GDS Aveyron a élargi son approche à la prévention, la biosécurité, le conseil, la formation et la gestion des élevages dans leur ensemble à travers l’Approche Sanitaire Globale et le lien constant avec sa filiale de services FARAGO Aveyron. «Notre légitimité repose sur notre compétence scientifique, notre impartialité et notre capacité à fédérer les éleveurs autour de stratégies collectives efficaces», a-t-il justifié. L’approche de la Dermatose Nodulaire Contagieuse depuis juin en est un exemple : «notre mobilisation a consisté à informer rapidement et de façon précise et fiable les éleveurs, à répondre à leurs interrogations et à remonter les attentes du terrain», a rappelé le président. Afin d’anticiper «dans la mesure du possible» l’organisation territoriale en cas de crise sanitaire, FODSA GDS Aveyron a ainsi mis en place un suivi rigoureux de toutes les introductions en provenance des zones réglementées et participé à l’élaboration et au test de dispositifs opérationnels à activer si besoin en Aveyron, en lien avec les services de l’Etat et les vétérinaires. De même FODSA GDS Aveyron fait valoir son rôle d’alerte sur la prise en compte des risques émergents : clavelée, fièvre aphteuse… Et dans la mobilisation de dispositif d’aides au niveau national, pour les éleveurs de l’Aveyron, à travers le FMSE. Ainsi, en 2025, via les programmes FCO et MHE du FMSE, plus de 1 000 élevages foyers de l’Aveyron ont pu être accompagnés.
Cet engagement au service des éleveurs et des élevages aveyronnais se traduit dans les orientations de FODSA GDS Aveyron. Ainsi 2025 marquait la première année de mise en œuvre du pack intro obligatoire pour toute entrée d’animaux en élevage. «Après un an, le nombre de contrôles à l’introduction de bovins en carte verte est passé de moins de 10 à 70% ! Ce résultat est encourageant d’autant plus que la partie restante correspond à des ateliers «dérogatoires», a annoncé Bérangère Carel, secrétaire générale de FODSA GDS Aveyron, se félicitant que «tous les bovins introduits dans des cheptels naisseurs aient été analysés cette année», pour rechercher IBR, Besnoitiose et BVD. «Ce pack intro est un outil de prévention et de biosécurité majeure pour nos élevages», ont complété Eric Nadal et Cécile Contastin, co-responsables de la commission bovine. Et d’inciter «autant que possible à isoler les animaux introduits jusqu’à la réception des résultats d’analyses», évoquant la résurgence accidentelle de l’IBR au printemps dernier suite à un rassemblement. «Avec 96% des cheptels aveyronnais indemnes en IBR, nous approchons l’objectif d’éradication fixé à 2027», ont-ils avancé. Au 1er mars 2026, l’Aveyron ne compte «plus que» 30 cheptels infectés (contre 728 en 2017) ! «Nous continuerons d’accompagner ces cheptels dans l’assainissement», ont-ils conclu.
Sur le dossier BVD et Besnoitiose, l’accompagnement de FODSA GDS Aveyron se poursuit également. Sur la BVD, la transition du mode de dépistage a démarré. «La baisse du nombre de nouveaux cheptels positifs en 2025 est encourageante et le nouveau dépistage sur prophalyxie (remplaçant les boucles à la naissance) va permettre d’alléger le travail des éleveurs», assurent Eric Nadal et Cécile Contastin. Par ailleurs, les communes sur l’ouest Aveyron entrent dans leur dernière année de surveillance sur la Tuberculose.
«Ne laisser aucun éleveur sans solution»
Leurs collègues de la commission petits ruminants, Franck Vieilledent, Etienne Espinasse et Jérémie Gayraud ont enchaîné sur les actions menées dans leurs productions respectives. Le suivi sanitaire se traduit dans la réalisation des prophylaxies : «le dépistage collectif de la Border Disease et de la Visna Maëdi montre son efficacité. En 2025, seuls 0,7% des élevages ont été nouvellement infectés», relèvent-ils. Le suivi du GDS se traduit aussi dans sa participation à de nombreuses études et recherches sur la santé des petits ruminants. Et les responsables de la commission de citer en exemple la recherche des causes d’avortement (en particulier, les précoces chez les agnelles), la résistance aux antiparasitaires et la détection de la paratuberculose dans les élevages caprins…
Suite à la sollicitation des éleveurs, le GDS avec les acteurs de la filière, a lancé un projet de recherche sur l’adénomatose pulmonaire ovine : «Nous recherchons des financements pour lancer l’expérimentation de diagnostics sur animaux vivants dans les fermes touchées», a avancé Franck Vieille-dent.
Prévenir, conseiller, informer, former, sensibiliser… telles sont les missions de FODSA GDS Aveyron, retranscrites par Jean-Michel Desmond. Le vice-président a ainsi souligné la forte participation aux 35 réunions locales d’information cet hiver : «avec près de 800 éleveurs participants, nous avons pu leur transmettre une information claire, précise et fiable et répondre à leurs sollicitations», saluant la proximité de l’action du GDS. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 130 appels reçus à la FODSA chaque jour, plus de 500 stagiaires en formation, plus de 900 jeunes accompagnés, plus de 2 400 visites d’élevages… «Par sa maîtrise de l’approche sanitaire globale des exploitations, le GDS a la volonté farouche de ne laisser aucun éleveur sans solution», a conclu Bérangère Carel.
Eva DZ – Volonté Paysanne du 9 avril 2026
Caprins, Ovins
- 20 avril 2026
Clavelée : une fiche réflexe pour aider les éleveurs à mieux reconnaître et prévenir la maladie
Face au risque sanitaire que représente la clavelée, GDS France, avec l’ensemble du réseau des GDS, met à disposition des éleveurs une fiche réflexe pratique et pédagogique pour mieux connaître cette maladie, savoir la repérer rapidement et adopter les bons réflexes.
Cette fiche a pour objectif d’apporter des informations simples et utiles sur les signes cliniques de la clavelée, les modalités de transmission, les mesures de prévention ainsi que les démarches à suivre en cas de suspicion.
La clavelée est une maladie virale très contagieuse qui touche principalement les ovins et les caprins. Elle provoque notamment de la fièvre, une baisse d’état général et l’apparition de lésions cutanées caractéristiques sous forme de nodules ou de croûtes sur différentes parties du corps.
Une détection précoce est essentielle pour limiter la diffusion de la maladie et protéger les élevages. La fiche rappelle ainsi les principaux signes d’alerte à surveiller, les situations à risque et l’importance de contacter rapidement son vétérinaire sanitaire en cas de doute.
Elle précise également les mesures de biosécurité à renforcer : contrôle des introductions, surveillance des animaux, gestion des visites, désinfection du matériel et limitation des contacts à risque.
Cet outil pratique permet aux éleveurs de disposer d’un support clair, accessible et directement mobilisable sur le terrain.
Le GDS Aveyron relaie cette information et invite les éleveurs ovins et caprins à consulter cette fiche réflexe afin de renforcer la vigilance collective face à cette maladie réglementée.
FICHE RÉFLEXE ÉLEVEURS VARIOLES OVINS ET CAPRINS – CLAVELÉE ET VARIOLE CAPRINE
Nos derniers articles
Évènements GDS
- 30 janvier 2026
Les réunions d’information du GDS Aveyron
Les réunions locales des GDS ont débuté sur l’ensemble du département. Au nombre de 35, elles permettent aux équipes des GDS d’aller à la rencontre des éleveurs, au plus près des territoires. Ces réunions sont l’occasion d’avoir accès à une information réglementaire, objective et techniquement fiable est plus que jamais indispensable à la conduite sanitaire des élevages.
Elles permettent de faire le point sur les enjeux sanitaires actuels, d’échanger avec les équipes du GDS et de partager un temps de dialogue et de convivialité entre professionnels.
Les jeunes installés en 2025 en bovins, ovins ou caprins sont particulièrement invités à participer à ces réunions afin de rencontrer les équipes du GDS et de signer leur convention « Jeune installé ».
Ovins, Évènements GDS
- 19 janvier 2026
La commission petits ruminants de FODSA – GDS Aveyron s’est réunie mardi 16 décembre, en présence de l’ensemble des acteurs de la filière. L’occasion de faire le bilan annuel de la campagne sanitaire et le point sur les projets réalisés et en cours.
La commission petits ruminants de FODSA – GDS Aveyron a pris l’habitude de se retrouver en fin d’année. En présence de l’ensemble de ses partenaires, entreprises de sélection, opérateurs, coopératives, vétérinaires, Aveyron Labo… ses membres dressent le bilan des sujets sanitaires des productions ovines et caprines et échangent sur les projets en cours et à venir avec les équipes du GDS. Suite au renouvellement du conseil d’administration du GDS, Jérémie Gayraud et Etienne Espinasse, Franck Vieilledent étant excusé, ont pris le relais. Ils étaient accompagnés par Bernard Lacombe, président sortant du GDS et son successeur, Loïc Christophe.
Prophylaxie, Border Disease et Visna Maëdi
La campagne de prophylaxie s’achevant au 31 décembre, un premier bilan a été présenté par Fany Trotier. Depuis le 1er avril, 81% des prophylaxies ont été réalisées en ovins et 70% en caprins. Les courriers de relance ont été envoyés fin novembre à tous les élevages qui ne l’auraient pas encore réalisé. Nicolas Meyrand a pris la suite sur le bilan de campagne de la Border Disease. En 2025, 11 nouveaux cheptels ont été déclarés positifs dont 5 avec deux analyses de mélange ou plus et 5 vaccinés Overvac. «Cette problématique Overvac devrait s’arrêter dès la prochaine campagne car la quasi-totalité des brebis concernées par cette vaccination ont été réformées», avance Nicolas Meyrand. «Globalement on peut dire que la déclaration de nouveaux positifs reste stable cette année». Il regrette toutefois la moindre mobilisation des éleveurs à réaliser les prélèvements sur lait de tank : «Les engraisseurs, opérateurs économiques ne demandent pas systématiquement l’analyse pensant que le risque est maîtrisé mais la maladie circule toujours et persiste», rappelle Nicolas Meyrand, précisant que ces analyses sont toujours financées.
Il a poursuivi sur le dossier Visna Maëdi. Lors de la campagne de prophylaxie, les analyses concernent aussi bien l’ensemble des cheptels à statut favorable (sur 50 femelles de plus de 24 mois et tous les béliers) ainsi que les cheptels en assainissement ou à statut défavorable (dans leur entièreté). Pour rappel, jusqu’à 2 brebis positives, le statut indemne est suspendu : les brebis positives et leur descendance sont éliminées et si plus de 2 brebis sont positives : le cheptel perd son statut. A noter que 70% des frais d’analyses sont pris en charge et 100% des frais de prélèvements via le fonds local Visna Maëdi.
Sur les 375 cheptels testés, 40 ont présenté des résultats positifs. Et dans les cheptels sélectionneurs Lacaune, deux cheptels ont présenté des résultats avec au moins un sérum positif avec le kit LSI. Près de 25% des cheptels ovins aveyronnais ont effectué un suivi Visna Maëdi.
Concernant les 12 cheptels Lacaune en assainissement ou à statut défavorable, testés en totalité, 4 cheptels ont révélé des résultats positifs. Leur assainissement va se poursuivre en 2026. Spécifiquement sur le bassin Lacaune, les données ont été consolidées par Races de France, en Aveyron et dans le Tarn : sur les 352 cheptels testés en sondage, trois, ayant un statut Visna Maëdi favorable, sont ressortis positifs. Et 14 cheptels ont été testés en totalité.
«On remarque que de plus en plus d’éleveurs font une recherche de Visna Maëdi en France, cette problématique est vraiment prise en compte au niveau national», souligne Nicolas Meyrand. «Le suivi Visna Maëdi est consolidé et sécurisé via un nouveau kit d’analyse (il y en a 2 en tout) et un outil de confirmation des sérums positifs disponible à l’ANSES. Des outils qui fonctionnent bien». En 2025, un outil partagé de saisie développé par Races de France est en place à l’échelle nationale. Il simplifie et optimise le suivi de la maladie. Par ailleurs, le travail pour un meilleur suivi dans les cheptels sélectionneurs Lacaune, en dehors du bassin, se poursuit. En vue d’améliorer la sensibilité du kit et anticiper la détection d’animaux présentant un risque, les seuils de détection ont été réévalués. Ces progrès seront poursuivis en 2026 avec un accent plus particulier sur le respect des consignes de prélèvement et la participation de l’Aveyron à la reconstitution d’une sérothèque.
Résistance génétique au CAEV ?
Céline Pouget, docteur vétérinaire à FODSA – GDS Aveyron, a présenté des données récentes qui suggèrent la prédisposition génétique des petits ruminants aux maladies lentivirales (CAEV). Généticiens, virologues de l’INRAe, GDS France, l’ANSES, Capgènes et l’Idèle ont mené depuis 2022, des travaux de recherche pour prouver l’existence d’un déterminisme génétique de la résis-tance aux infections lentivirales dans l’espèce caprine. Les premières analyses conduites ouvrent une perspective prometteuse à la génétique en tant que levier d’amélioration de la réponse des chèvres à ce type d’infections. Parallèle-ment, Capgènes pilote un dispositif, Lenticap, de collecte en ferme depuis septembre. L’objectif est de poser les bases d’une sélection génétique de cette résistance au sein des populations caprines françaises.
FCO : penser à vacciner !
Fany Trotier a fait un point de situation sur la FCO, en particulier les sérotypes 4 et 8 endémiques en France et le sérotype 3 qui pour l’heure épargne le département. Pour autant les responsables de FODSA GDS Aveyron encouragent les éleveurs à poursuivre la vaccination. «Le nombre de foyers dans le nord et l’ouest de la France a baissé grâce à la vaccination. Il faut maintenir la vigilance», a ainsi encouragé Jérémie Gayraud. «Une large majorité des élevages ovins sont vaccinés en France et nous recommandons de vacciner aussi contre le sérotype 3 pour préparer la prochaine campagne», a-t-il poursuivi, regrettant au passage le coût élevé du vaccin.
L’OS Lacaune et GDS France ont fait remonter leurs inquiétudes quant à la clavelée, maladie dermatologique des moutons hautement contagieuse, qui cause de lourdes pertes en Grèce. «La commission ovine de GDS France suit de très près la situation et a adressé un courrier au ministère afin qu’il soit en alerte sur le sujet», a avancé Céline Pouget.
Article de la Volonté Paysanne du 26/12/2025 – Eva DZ
Évènements GDS
- 4 décembre 2025
Loïc Christophe succède à la présidence à Bernard Lacombe
Loïc Christophe est le nouveau président de FODSA – GDS Aveyron. Elu le jour du conseil d’administration, jeudi 27 novembre, il succède à Bernard Lacombe, qui après 14 années à la tête de la maison FODSA, a décidé de passer le relais. L’éleveur de palmipèdes et bovins viande, installé à Montbazens, est entouré d’une équipe renouvelée.
Ce n’est pas sans émotion que Bernard Lacombe présidait son dernier conseil d’administration : «Après 30 années d’engagement à la FODSA, je clos ma mission au sein du GDS départemental, une maison où je me suis plu, épanoui», a confié l’éleveur de brebis tout juste retraité. Il a rendu hommage aux personnes «de grande qualité» qu’il a côtoyées lors de ces mandats : tant responsables professionnels dont ses prédécesseurs, Maurice Fages et Hubert Marty, que les équipes administratives qui l’ont accompagné dans ses missions au GDS comme à FARAGO. Ainsi que les relations avec les organisations professionnelles agricoles, Aveyron labo, les vétérinaires, les OP, les services de l’Etat… «J’ai vécu une aventure humaine très intéressante que ce soit à l’échelle du département, de la région et du national». Son mandat à GDS France se termine au printemps.
«Le sanitaire est un éternel recommencement. Quand j’ai démarré il y a 30 ans en tant que président du GDS de Millau, on parlait déjà d’IBR… Nous avons la chance en Aveyron, de pouvoir échanger, discuter. Et si le GDS est là pour appliquer les règles dictées par le national, il doit aussi tenir son rôle d’expertise technique, de relais d’informations auprès des éleveurs mais aussi remonter les attentes et problématiques du terrain pour qu’elles soient prises en compte. Nous défendons notre spécificité aveyronnaise !», a-t-il argué. Très attaché au lien entre le GDS et sa filiale de service FARAGO, Bernard Lacombe défend un organisme «au service des éleveurs». «J’ai toute confiance dans l’équipe qui vient d’être élue», saluant au passage les administrateurs, qui comme lui, ont passé le relais : Christian Soulié, Jean-Paul Malgouyres et Didier Boudou.
Loïc Christophe a remercié Bernard Lacombe pour son engagement et s’est dit «prêt à relever le challenge» : «Bernard a été un bon relais pour notre nouvelle équipe et nous saurons encore compter sur lui jusqu’au printemps pour relayer les positions du GDS Aveyron au sein du GDS France !», a conclu le président fraîchement élu.
Article rédigé par Eva DZ – Volonté Paysanne du 4 décembre 2025
Bovins, Évènements GDS
- 27 novembre 2025
Article de la Volonté Paysanne du 27/11/2025
Lancement de la campagne de prophylaxie, BVD, IBR, DNC ainsi que les projets de recherche en cours étaient à l’ordre du jour de la commission bovine de FODSA – GDS Aveyron, jeudi 20 novembre.
Sous la présidence de Christian Soulié, les membres de la com-mission bovine de FODSA GDS Aveyron ont fait un tour des actualités et elles sont nombreuses, entre le bilan de la campagne de prophylaxie, un point de situation sur les maladies vectorielles (FCO, MHE, DNC) et la présentation de plusieurs projets d’études et de recherche en cours.
Alors que la campagne de prophylaxie bovine a débuté en octobre, le bilan de la campagne 2024/2025 a été présenté : 96,7% des prophylaxies ont été déclarées conformes. L’occasion aussi de faire le point sur le suivi Tuberculose dans le cadre de la zone de prophylaxie renforcée mise en place autour des deux foyers détectés en 2022 et 2023. «Aujourd’hui 82 élevages sont toujours en suivi et une formation ainsi que 12 audits de biosécurité ont été réalisés dans les cheptels de cette zone par des vétérinaires auditeurs ou le GDS Aveyron», a expliqué Fany Trotier, chargée de mission à FODSA GDS Aveyron. «Si aucun foyer n’est déclaré cet hiver, la zone de surveillance renforcée pourra être levée», a-t-elle avancé. Avec 82 foyers en 2024, la France maintient son statut indemne vis-à-vis de cette maladie mais FODSA – GDS Aveyron appelle à la vigilance car «la tuberculose est présente dans plusieurs départements d’Occitanie».
Depuis le 1er janvier, le pack intro est obligatoire pour toute introduction d’un bovin carte verte qui entre dans un cheptel de l’Aveyron (achat, prêt). «L’objectif de cette mesure décidée par le conseil d’administration du GDS Aveyron est d’assurer sanitairement ce qui entre dans tout troupeau», a rap-pelé Mathilde Chassaing-Trapy, en charge de ce dossier à FODSA- GDS Aveyron. Pour rappel, le pack intro comprend 4 analyses (IBR, Besnoitiose et BVD virologie et sérologie). Ainsi il permet d’identifier les bovins séropositifs à l’achat. C’est une information utile pour la prophylaxie BVD à venir.
Année de transition dans le dépistage BVD
En effet, le conseil d’administration puis l’assemblée générale de FODSA – GDS Aveyron ont validé le passage progressif d’un dépistage virologique par boucle à la naissance à un dépistage sérologique lors de la prophylaxie pour ceux qui auront des résultats favorables. «Le pourcentage de nouveaux cheptels infectés est bas», remarque Romain Fayel, en charge du dossier à FODSA – GDS Aveyron. «La baisse du nombre d’animaux et de cheptels infectés sur le département nous permet d’envisager le basculement vers un dépistage de prophylaxie, en fonction de la situation de chacun», confirme Céline Pouget, docteur vétérinaire conseil à FODSA – GDS Aveyron.
«Il permettra de détecter les cheptels à circulation virale c’est-à-dire ceux qui ont des IPI ainsi que ceux qui ont des animaux infectés transitoires», poursuit-elle. Et à long terme, ce dépistage allègera le travail des éleveurs ainsi que le coût.
Concrètement, pour cette campagne 2025/2026, le dépistage BVD par bouclage sur tous les veaux à la naissance est toujours «indispensable et obligatoire» : «C’est sur ces résultats que nous nous baserons pour donner les statuts des cheptels et des animaux et repérer si le troupeau présente un risque de circulation du virus», a expliqué Céline Pouget. En plus, sur cette campagne, en vue de pré-parer la prophylaxie 2025/2026, des analyses sur lait de tank seront réalisées dans les cheptels laitiers (en octobre et avril) et des analyses sur prises de sang de prophylaxie pour les cheptels allaitants. «Il ne faut donc pas tarder à réaliser les prophylaxies pour connaître au plus vite son statut», a alerté Céline Pouget.
IBR : nécessaire vigilance
La France avance dans la perspective d’un statut indemne IBR. Au 30 juin 2025, 96,4% des trou-peaux sont qualifiés indemnes (sur les 99,8% attendus par l’Europe en 2027), Romain Fayel précisant que «beaucoup d’éleveurs ont avancé sur la réforme de leurs animaux positifs en cette fin d’année».
«A partir de janvier 2026, tous les bovins issus de cheptels non indemnes ne pourront être destinés qu’à l’abattage et non pas à la vente en élevage», a rappelé Céline Pouget. Tous deux ont insisté sur la nécessaire vigilance des éleveurs, notamment lors du transport des animaux et des contacts indirects via le matériel ou les quais de chargement…
Un point a notamment été fait sur des cas apparus au printemps dernier lors de concours d’animaux de boucherie : «Ces exemples nous montrent une circulation virale forte et rapide», a évoqué Céline Pouget. Le GDS s’est très rapide-ment mobilisé pour informer au plus vite les éleveurs concernés.
«Nous avons eu plusieurs schémas de contamination à gérer. Dans l’attente des résultats de l’enquête épidémiologique, les qualifications des cheptels liés à ces événements ont été suspendues et un suivi a été programmé pour la campagne de prophylaxie en cours, pris en charge à 100% par le GDS. Notre stratégie est de stopper l’hémorragie», a confirmé Christian Soulié.
DNC : FARAGO Aveyron sur le terrain
Bien sûr, la commission bovine de FODSA – GDS Aveyron a fait le point sur l’évolution de la Dermatose Nodulaire Contagieuse et ses conséquences pour l’élevage français depuis l’apparition des premiers cas en Savoie en juin. Audrey Carriere, directrice a notamment rappelé le délai d’incubation très long (28 jours) de la maladie, son évolution longue, ses conséquences sanitaires et humaines ainsi que son impact clinique sur les bovins (morbidité, mortalité). Au 20 novembre, et depuis fin juin, 104 foyers ont été déclarés en France sur 5 zones définies réglementées dont 2 sont passées en zone vaccinale depuis peu. «Notre équipe de FARAGO Aveyron est venue en soutien du réseau FARAGO France, dans les départements concernés pour les opérations de décontamination, nettoyage, désinfection et désinsectisation dans les bâtiments, fumières et sur les matériels des élevages impactés permettant ainsi aux éleveurs de Savoie, Haute Savoie et des Pyrénées Orientales de se projeter sur le repeuplement», a précisé Audrey Carriere.
FCO – MHE : où en est-on ?
Bien qu’étant moins sur le devant de la scène, les maladies vectorielles FCO et MHE sont toujours présentes. Fany Trotier a rappelé que l’Etat finance la vaccination des élevages français concernant la FCO – sérotype 8.
Sur la MHE, avec 4 foyers déclarés en France depuis le 1er août, «la maladie semble ne plus circuler en cette fin d’année en Aveyron et dans toute la france. La vaccination et l’immunité naturelle explique en partie le recul observé dans le département mais elles ne suffisent pas à justifier une baisse aussi marquée en France».
Eva DZ – Volonté Paysanne
Ovins, Évènements GDS
- 6 octobre 2025
Le réseau des GDS et GDS Aveyron au salon Tech Ovin
Lors du salon Tech-Ovin à Bellac, GDS France a coordonné le Pôle Santé Ovine, en partenariat avec le GDS 87, la FRGDS Nouvelle-Aquitaine et le réseau des GDS.
Pendant deux jours, cet espace dédié à la santé ovine, a accueilli de nombreuses mini-conférences et permis des échanges riches entre professionnels, partenaires et visiteurs..
Notre président, Bernard LACOMBE, qui est aussi co-président de la commission ovine de GDS France, a inauguré le pôle santé, coordonné par GDS France, avec tous les partenaires impliqués dans l’action sanitaire.
Nous avons également animé une intervention sur l’abreuvement des brebis, un enjeu clé pour la santé et la productivité des troupeaux.
Merci à tous les participants pour ces échanges constructifs ! Ensemble, continuons à renforcer la santé animale et la performance sanitaire des élevages.
Évènements GDS
- 2 octobre 2025
Sommet de l’élevage du 7 au 10 octobre 2025
Comme tous les ans, nous serons présents au Sommet de l’élevage. Les enjeux sanitaires dépassent nos simples filières et nous pourrons échanger sur la thématique du « One Health – Une seule santé ».
Un lieu d’échanges et de rencontres
Le Sommet de l’élevage est devenu un rendez-vous incontournable des éleveurs du grand Massif central, et au-delà. Les GDS et Farago seront présents comme tous les ans pour vous rencontrer et échanger.
Un stand commun GDS et Farago
Nous vous invitons à venir nous retrouver sur notre stand. Il se veut lieu d’écoute, de recueil des attentes, d’apport d’informations, de convivialité… Aux côtés des salariés des différentes structures départementales, vous pourrez échanger avec les administrateurs sur les actualités sanitaires et vos préoccupations. Un quiz numérique vous sera proposé et vous pourrez tester vos connaissances sur la thématique du « One Health – Une seule santé ». Les gagnants du jeu concours seront tirés au sort parmi les bonnes réponses.
« One Health – Une seule santé », …
Humains et espèces animales vivent et interagissent dans le même écosystème. Pour limiter la contamination de l’Homme et éviter l’émergence de nouvelles zoonoses, une action commune est nécessaire. Initié au début des années 2000, le concept One Health repose sur un principe simple, selon lequel la protection de la santé de l’Homme passe par la santé de l’animal et celle de l’ensemble des écosystèmes. 60 % des maladies infectieuses humaines ont une origine animale et 70 % d’entre elles sont transmises par la faune sauvage ! À l’échelle de la planète, l’évolution de l’activité humaine (hausse de la densité de la population qui entraine une urbanisation de l’espace naturel, mondialisation des échanges, développement des voyages) augmente le risque d’émergence et de dissémination des zoonoses.
… un enjeu sanitaire global
Pour prévenir l’apparition d’une épidémie, plusieurs points sont à surveiller :
- Premièrement, le risque de transmission inter-espèces, à évaluer pour chaque maladie,
- Deuxièmement, l’exposition des humains à des animaux infectés et à des sources secondaires
- Troisièmement, l’infection humaine et la transmission interhumaine ultérieure. Seule une approche interdisciplinaire peut permettre de faire face à ces enjeux majeurs de santé. Animaux réservoirs, hôtes intermédiaires encore inconnus, circulation virale, la recherche et la surveillance animales s’avèrent indispensables pour comprendre les maladies et trouver des traitements ou des vaccins. L’objectif, trouver le pathogène avant que ce soit lui qui nous trouve !
Les éleveurs en première ligne…
Si ces préoccupations peuvent paraitre lointaines, elles vous concernent pourtant directement. Quelle que soit la production, vous êtes en contact quotidien avec vos animaux. Votre rôle est multiple : sentinelles de nouvelles pathologies par la surveillance de votre cheptel, protecteurs de la filière et au final du consommateur par la fourniture de denrées et d’animaux sains, mais également vous protéger d’une éventuelle zoonose (brucellose, tuberculose, fièvre Q, …). Dans l’actualité, le virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), cousin des virus de grippe humaine, est susceptible de contaminer l’Homme que ce soit par contact direct avec des volailles ou après recyclage sur des porcs. Les autorités sanitaires recommandent donc la vaccination grippe de tous ces éleveurs, comme des professionnels intervenant dans ces filières. Vous êtes également responsable du bon usage des antibiotiques utilisés en élevage, pour limiter l’apparition de bactéries résistantes. C’est un des objectifs des plans Écoantibio.
… avec la mise en œuvre des mesures de biosécurité sur leurs élevages
Les mesures de biosécurité seront adaptées à l’élevage et au contexte épidémiologique. Quelle que soit la production, on retrouve les points principaux : éviter l’introduction d’un pathogène par la gestion des mouvements, du voisinage et des intervenants, limiter leur circulation au sein de l’élevage par la mise en œuvre de mesures d’isolement ou de marche en avant, s’assurer de ne pas diffuser de pathologies par des mesures sanitaires avant départ, que ce soit d’animaux, de denrées ou d’effluents et prendre les précautions nécessaires pour éviter de se contaminer, par le port de gants, de tenue de travail voire de masque pour les pathologies aérosol. Ces mesures simples sont malheureusement souvent négligées, ce qui conduit à des contaminations de troupeaux ou d’éleveurs, avec les impacts sanitaires et économiques qui en découlent.
Nos prestations, pour prolonger l’action sanitaire des GDS
Les GDS et leurs filiales, regroupées pour la plupart sous la marque Farago, ont développé des services pour améliorer la prévention sanitaire en élevage, le bien-être des animaux et faciliter les interventions des éleveurs. Ces professionnels de la protection de la santé et de l’environnement interviennent dans la désinfection (ils ont été particulièrement sollicités dans la lutte contre la Dermatose Nodulaire Contagieuse), la lutte contre les nuisibles (désinsectisation, dératisation, détaupisation), les soins aux animaux (ébourgeonnage des veaux, parage) ou les fournitures aux élevages (produits d’hygiène, clôture électrique, contention, tubulaire, matériel d’élevage, abreuvement, qualité de l’eau…).
Venez nous retrouver Hall 1, stand C80
Votre GDS vous accompagne dans la connaissance des risques sanitaires auxquels votre élevage est exposé, des mesures préconisées et sécurise la filière par les garanties apportées. Pour la mise en œuvre pratique des mesures de biosécurité, vous pouvez vous appuyer sur votre filiale Farago. Pour plus de renseignements, venez nous retrouver dans un cadre convivial et échanger sur notre stand au Sommet de l’élevage du 7 au 10 octobre 2025 (Hall 1, stand C80).
Dr Boris BOUBET – GDS Creuse – www.gdscreuse.fr
Bovins, Caprins, Ovins, Porcins, Volailles, Évènements GDS
- 20 septembre 2025
Formations 2025-2026, le programme est là!
Le GDS Aveyron propose pour l’hiver 2025-2026 un programme de formations pratiques (labellisées « Bien-être animal »), destinées aux éleveurs de bovins, ovins et caprins.
Les inscriptions sont ouvertes dès à présent au 05 65 42 18 92 ou contact.gds12@reseaugds.com.
Pour plus de détails sur le contenu de nos formations, rendez-vous dans notre catalogue de formations.