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du GDS Aveyron
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Évènements GDS
- 15 juin 2026
Cette semaine, Eric Nadal, vice-président et Cécile Contastin, membre du bureau, tous deux co-responsables de la commission bovine du GDS prennent la parole.
Pouvez-vous vous présenter ?
C. Contastin : «Je suis agricultrice à Saint-Laurent de Lévézou. Depuis 2019, nous avons fait le choix avec mon mari de convertir notre élevage de vaches allaitantes Aubrac en vaches laitières, en race Brune. Une race rustique, qui donne un lait de qualité, riche en taux, que nous livrons à SODIAAL et nous aimons aussi la docilité de ces vaches ! Notre fils nous a rejoint dans le GAEC familial l’année dernière.
Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Quel a été votre premier contact avec le GDS ?
C. Contastin : Le sanitaire est évidemment très important dans tout élevage. Notre préoccupation première est que notre troupeau aille bien, que nos vaches soient en bonne santé et nous y veillons au quotidien, en lien avec notre vétérinaire. Mon mari adhérait à notre GDS local de Vezins, j’ai pris son relais. Je suivais régulièrement les réunions annuelles d’informations que propose le GDS Aveyron, sur notre secteur.
Pour quelles raisons vous êtes-vous engagée à la FODSA ?
C. Contastin : Bernard Lacombe, alors président, m’avait parlé de son engagement à la FODSA et je trouvais que c’était une bonne façon de s’impliquer pour l’élevage. Et puis, le sujet du sanitaire, très technique, m’intéresse. Lorsqu’il m’a sollicitée pour renforcer la représentativité de l’élevage de vaches laitières au sein de la FODSA, j’ai répondu favorablement. Comme Bérangère Carel, secrétaire générale, j’ai intégré le conseil d’administration du GDS départemental sans être présidente de mon GDS local mais par souci d’ouverture.
Puis Loïc Christophe, nouveau président, m’a proposé d’intégrer le bureau là encore pour représenter la production bovin lait, j’ai accepté volontiers. Certes nous sommes «jeunes arrivés» dans la production laitière mais chacun peut amener son expérience et ses compétences pour participer aux décisions et orientations du sanitaire pour l’élevage aveyronnais.
Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?
C. Contastin : Je suis donc membre du bureau du GDS Aveyron et co-responsable avec Eric Nadal de la commission bovine. Je suis également membre du conseil d’administration du GDS local de Vezins. Au sein du bureau, je participe aux décisions et orientations sanitaires, des décisions parfois complexes comme la mise en place du pack intro obligatoire. Nous maintenons une veille sur les maladies nouvelles et encourageons à la vaccination, comme la FCO, pour protéger nos élevages. Nous sommes un relais d’informations auprès de notre GDS local mais aussi auprès des autres organismes professionnels agricoles, au-delà de ma production. J’apprécie aussi le volet recherche du GDS, l’expérimentation qui permet d’anticiper, d’améliorer la réactivité face aux maladies. Grâce à nos partenariats forts avec Aveyron labo, avec les vétérinaires, nous faisons avancer les dossiers. Je citerai l’exemple des boîtes d’avortement en ovin qui permettent de faire avancer la connaissance sur les causes d’avortement et ainsi de trouver les leviers.
Que vous apporte cet engagement ?
C. Contastin : S’engager à la FODSA permet de garder espoir face aux maladies, plutôt que de les subir. C’est aussi mieux les comprendre, pour mieux les gérer. J’apprécie les échanges entre agriculteurs, nous travaillons en équipe, en prenant en compte la diversité des systèmes, leurs spécificités, leurs problématiques… C’est une belle ouverture d’esprit».
Pouvez-vous vous présenter ?
E. Nadal : «Je suis éleveur sur la commune d’Asprières, entre Capdenac et Decazeville. J’ai repris en novembre 2013, l’exploitation de mon beau-père, un élevage en Veau d’Aveyron et du Ségala label rouge. Il a livré ses premiers veaux à la SA4R en 1997 et lancé cette production par souci de trans-mettre un outil viable et vivable. Je me suis inscrit dans cette continuité avec un élevage de 70 Limousines sur 80 ha.
Par ailleurs, je suis administrateur à la SA4R et président de l’organisation de producteurs Eleveurs en Ségala qui réunit 170 éleveurs.
Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Quel a été votre premier contact avec le GDS ?
E. Nadal : Mon beau-père à qui j’ai suc-cédé sur la ferme présidait le GDS local de Capdenac. J’étais donc sensibilisé à son action et son rôle. Pour moi, éleveur de Veau d’Aveyron et du Ségala, c’était d’une logique implacable que de me préoccuper des sujets sanitaires. Au GDS de Capdenac, je travaille avec Roland Cournède vice-président et Carole Roques, trésorière.
Pour quelles raisons vous êtes-vous engagé à la FODSA ?
E. Nadal : Personnellement je connaissais le rôle du GDS mais beaucoup d’éleveurs encore ne savent pas vraiment à quoi ça sert ! Localement je me suis donc investi pour sensibiliser mes collègues à l’intérêt du GDS, ce qu’il apporte en termes d’accompagnement, de formations aux éleveurs. Je les ai invités à participer à la réunion d’information annuelle.
Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?
E. Nadal : En tant que président de GDS local, je participe au conseil d’administration départemental. J’ai intégré le bureau lors du dernier mandat de président de Bernard Lacombe et je poursuis mon engagement avec son successeur, Loïc Christophe. Il m’a proposé de prendre la suite de Christian Soulié à la commission bovine que j’anime en binôme avec Cécile Contastin, éleveuse en bovins lait.
La participation au GDS Aveyron est une suite logique de mon engagement local où j’amène les infos aux éleveurs. A Rodez, on décide des orientations que l’on veut donner à la politique sanitaire en Aveyron, à partir des données nationales mais en tenant compte de nos spécificités. Car notre département est atypique : la densité d’élevage est forte, les mouvements nombreux, les systèmes variés (broutards, repousses, label, estive…). C’est parfois un casse-tête pour adapter des suivis sanitaires. Je pense au pack intro que nous avons rendu obligatoire dans un souci de protéger le cheptel aveyronnais. Il faut expliquer que si on prend du retard sur un sujet sanitaire, on peut vite devenir la poubelle des autres départements qui nous considèreront comme des parias et ne travailleront plus avec nous ! Il faut savoir prendre les bonnes décisions pour nous protéger. Notre rôle est de les expliquer, d’expliquer pourquoi nous les prenons et quelles sont les incidences. Nous avons tous une responsabilité vis-à-vis de notre élevage, de celui de nos voisins et de ceux de tout le département.
Autre exemple, le dossier IBR, dont l’objectif d’éradication est fixé à 2027 : le rôle du GDS est d’informer sur cette obligation et d’organiser la stratégie pour l’atteindre. La biosécurité en élevage peut faire peur mais ces petits gestes ont une grande influence sur la sécurité en élevage et évitent les problèmes !
Que vous apporte cet engagement ?
E. Nadal : La force du GDS, c’est son maillage territorial, sa proximité. En participant cet hiver à plusieurs réunions locales, au-delà de mon secteur, j’ai beaucoup appris sur d’autres territoires, d’autres façons d’élever, d’autres enjeux. Au sein du GDS, une structure qui appartient aux éleveurs, gérée par les éleveurs, aux côtés d’une équipe de collaborateurs compétents, je contribue à être au plus près des besoins, au plus juste afin d’anticiper ce qui peut nous arriver d’un point de vue sanitaire.
L’engagement peut parfois être dur mais il y a de belles satisfactions : l’obligation du pack intro a été difficile à faire entendre mais c’est le meilleur outil pour sécuriser et apporter des garanties et on en a besoin dans notre métier ! La base de mon engagement est d’œuvrer pour le bien des éleveurs et des animaux».
Eva DZ, La Volonté Paysanne du 4 juin 2026
Bovins, Caprins, Ovins
- 11 juin 2026
Le Ministère de l’Agriculture a décidé de rouvrir l’accès au stock national de vaccins contre la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) de sérotype 1.
Plus de 800 000 doses de vaccin FCO-1 sont ainsi mises à disposition gratuitement pour les élevages ovins, bovins et caprins de l’ensemble du territoire métropolitain.
Attention : les doses disponibles périment fin juin 2026. Si vous souhaitez vacciner votre troupeau, prenez contact sans attendre avec votre vétérinaire sanitaire.
Pourquoi vacciner contre le sérotype 1 ?
Le sérotype 1 n’est pas actuellement présent en France mais il circule activement en Espagne depuis plusieurs années. Face au risque d’introduction de ce virus sur le territoire national, en 2025, l’État avait initialement réservé ces vaccins aux départements frontaliers des Pyrénées. Cette campagne est désormais élargie à l’ensemble de la France métropolitaine. Nous vous rappelons que la vaccination permet de protéger les animaux et de limiter la circulation du virus au sein des troupeaux.
Modalités pratiques
- Les doses de vaccin sont fournies gratuitement par l’État ;
- Les frais liés à la prescription et à l’injection restent à la charge de l’éleveur ;
- Les commandes doivent être réalisées par le vétérinaire sanitaire ;
- Les stocks sont limités et les doses seront attribuées selon le principe du premier arrivé, premier servi ;
- La délivrance et l’administration des vaccins doivent impérativement être réalisées avant le 30 juin 2026.
Un message important concernant la situation sanitaire actuelle
Même si cette opportunité permet de renforcer la protection des troupeaux contre la FCO-1, il est important de rappeler que les sérotypes FCO-8 et surtout FCO-3 circulent toujours activement en France.
Au regard de la situation sanitaire observée ces derniers mois, la vaccination contre la FCO-3 reste aujourd’hui la priorité pour les élevages aveyronnais, afin de limiter les conséquences sanitaires et économiques de cette maladie. La vaccination FCO-1 doit être considérée comme une protection complémentaire, à évaluer avec votre vétérinaire sanitaire en fonction des risques propres à votre exploitation.
Nous venons d’être informés de cette réouverture exceptionnelle du stock vaccinal. Nous sommes conscients que cette communication intervient à une période peu favorable, avec de nombreux animaux actuellement en pâture, ce qui peut compliquer l’organisation de la vaccination. Toutefois, compte tenu du délai très court avant la péremption des doses, il nous semblait important de vous relayer cette information dans les meilleurs délais.
Pour toute question ou pour étudier l’intérêt de cette vaccination dans votre élevage, nous vous invitons à contacter votre vétérinaire sanitaire.
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Évènements GDS
- 1 juin 2026
Depuis son élection en novembre, le bureau de FODSA – GDS Aveyron, autour du nouveau président, Loïc Christophe prend ses marques. Tour à tour les membres se présentent et expliquent leur rôle et mission au sein de la structure qui accompagne les éleveurs sur le volet sanitaire en Aveyron.
Cette semaine, Bérangère Carel, secrétaire générale et Stéphanie Villaret, trésorière, prennent la parole.
Pouvez-vous vous présenter ?
B. Carel : «Je me suis installée en 2020, en GAEC sur la ferme de mon conjoint où nous élevons des Aubrac, en filière broutard, sur la commune de Sébazac-Concourès. Avant cela, j’ai effectué diverses missions dans des organismes professionnels aveyronnais en tant qu’ingénieur en agriculture. La plus grande partie de ma carrière a été mise au service du syndicalisme.
Quel a été votre premier contact avec le GDS ?
B. Carel : A travers ces expériences professionnelles, j’ai bien sûr l’occasion de faire connaissance avec la FODSA. Peu après mon installation, j’ai fait part au président Bernard Lacombe de mon envie de m’investir sur les questions de santé animale, qui m’ont toujours intéressée. J’ai ainsi été une des premières à intégrer le conseil d’administration de la FODSA, sans être présidente d’un GDS local. Nous avons d’ailleurs modifié les statuts pour légitimer la présence de ces administrateurs, nous permettant d’accueillir des gens motivés, des compétences particulières, ou encore des éleveurs venant de filières sous-représentées dans le conseil d’administration.
Pour quelles raisons vous êtes-vous engagée à la FODSA ?
B. Carel : J’ai accepté avec une grande fierté le poste de secrétaire générale aux côtés du président Loïc Christophe, me permettant de faire monter d’un cran mon engagement. Le poste de secrétaire général me permet d’avoir une vision transversale des questions sanitaires, à travers les filières et les régions. A ce titre, je vais m’efforcer de connaître un maximum de GDS locaux, afin de porter avec eux, à tous les échelons possibles, leurs problématiques et leurs projets. Mon objectif est de conserver un réseau dynamique et de faire connaître les actions du GDS localement, surtout auprès des jeunes. Je pense que la promotion de la démarche d’approche globale sanitaire est un excellent moyen d’arriver à ces fins.
D’autre part, au vu des récentes crises sanitaires, qu’elles soient locales, nationales ou plus lointaines, j’estime que le GDS doit plus que jamais être pour les éleveurs la structure référente, voire la structure refuge face à ces aléas. Or aujourd’hui, la politique à la mode, en agricole comme ailleurs, est celle qui prône de «renverser la table». Certes nos institutions peuvent être bouleversées de temps en temps, pour être plus réactives par rapport aux attentes du terrain. Mais il faut reconnaître leur légitimité, par le savoir et les compétences qu’elles ont acquis pendant leurs longues années d’existence, et les crises qu’elles ont déjà traversées. Je souhaite donc mettre mon mandat au service de la défense de notre structure, de ses valeurs universelles, loin des partis pris, et de sa place de référent sanitaire, autant pour le monde de l’élevage que pour les pouvoirs publics.
Que vous apporte cet engagement ?
B. Carel : Ce qui me motive au sein du GDS, c’est qu’on est capable dans la même réunion d’évoquer des sujets brûlants d’actualité, sur lesquels nous devons prendre rapidement des décisions concertées, et des projets de recherche à long terme, qui visent à améliorer le travail quotidien des éleveurs. Ces sujets nous permettent en même temps d’échanger avec des profils très divers, de la sphère scientifique comme de l’administration. Il faut dire que ces liens sont facilités grâce à l’équipe de collaborateurs du GDS, parfaits médiateurs entre des mondes qui pourraient parfois avoir du mal à se com-prendre.
Pour finir, j’estime que le GDS Aveyron possède une expertise et des moyens remarquables sur le plan national. Notre département doit continuer de compter au plan régional, mais aussi national. Notre président est là pour y veiller, comme son prédécesseur, et je m’engage à le soutenir dans cette mission, aux côtés des vice-présidents. Cet engagement est à mon sens primordial pour l’avenir de notre structure».
Pouvez-vous vous présenter ?
S. Villaret : «Je suis installée à Prades d’Aubrac au sein du GAEC du Belnom avec mon mari, Bertrand. Je me suis installée en 2003 d’abord en EARL puis en GAEC lorsque cela a été possible entre époux. Nous élevons des vaches Aubrac en race pure, que nous livrons à la coopérative CELIA, en système de broutards repoussés et engraisse-ment de réformes pour le label rouge Bœuf Fermier Aubrac. Depuis toujours je suis passionnée par l’agriculture, j’aime le contact avec les animaux. M’installer sur la structure familiale était une évidence.
Quel a été votre premier contact avec le GDS ?
S. Villaret : Chez nous sur la ferme, mon père, Fernand Vayssié gardait quelques maté-riels de notre GDS local de Prades d’Aubrac à la disposition des adhérents et je suivais la réunion annuelle d’information. A mon installation, je l’ai remplacé au conseil d’administration. Le président d’alors Privat Serres, m’a proposé le poste de trésorière. C’est ainsi que j’ai appris à connaître les rouages du GDS ! Puis lorsque Privat a cédé la présidence, en 2024, je me suis portée candidate à la co-présidence, un poste que je continue d’occuper.
Que représente le GDS dans votre métier d’éleveuse ? Pour quelles raisons vous êtes-vous engagée à la FODSA ?
S. Villaret : Dans notre métier, le sanitaire est très important, il est, à mon sens, indissociable de l’élevage. Depuis toutes ces années, j’ai compris que l’équilibre était fragile et qu’il était primordial d’être bien informé. C’est l’une des missions de notre GDS, à l’échelon local comme départemental, d’apporter des informations justes, neutres. Il faut savoir expliquer les différentes missions de notre structure, qui a été créée par des éleveurs et est gérée par des éleveurs. Au GDS Aveyron, je défends l’agriculture extensive du nord Aveyron avec la pratique de la transhumance.
Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?
S. Villaret : En tant que co-présidente de mon GDS local, je participe au conseil d’administration du GDS Aveyron. Mon rôle est d’informer les agriculteurs sur les actualités sanitaires, d’accompagner les éleveurs de mon secteur qui rencontrent des difficultés d’un point de vue sanitaire, de recenser les jeunes afin de leur présenter l’appui sanitaire du GDS…
Fin 2024 j’ai intégré le bureau et en novembre dernier, le nouveau président, Loïc Christophe m’a fait confiance en me proposant le poste de trésorière. Un poste qu’a assuré pendant de nombreuses années Privat Serres qui a su me mettre le pied à l’étrier ! Cette fonction me permet de participer à l’orientation des financements, de définir le budget et je retranscris le travail de l’équipe comptabilité auprès des élus du GDS.
Que vous apporte cet engagement ?
S. Villaret : La FODSA rassemble une équipe d’élus et de collaborateurs engagés pour défendre l’élevage de façon neutre. Nos échanges réguliers permettent de partager nos expériences, de découvrir des systèmes et des productions différents ainsi que d’autres façons de gérer les problématiques. C’est très enrichissant, j’apprends beaucoup… et notamment à travailler ensemble car ce n’est pas évident de décider et gérer des financements qui satisfassent tout le monde !
Au comité de direction du GDS Aveyron, chacun a sa place et a la parole. On peut faire pencher la balance dans les décisions. Lorsque je me suis installée en 2003, les agricultrices étaient peu nombreuses, aujourd’hui nous avons toute notre place au sein de nos structures professionnelles. Nous sommes ainsi plusieurs femmes à présider des GDS locaux et donc au conseil d’administration de GDS Aveyron. Personnellement, j’ai été très bien accueillie par le président sortant, Bernard Lacombe et ainsi je me suis sentie plus à l’aise dans ma prise de poste».
Évènements GDS
- 26 mai 2026
En novembre, Loïc Christophe a succédé à Bernard Lacombe à la présidence de FODSA – GDS Aveyron.
Pouvez-vous vous présenter ?
L. Christophe : «J’ai repris en 1998 la petite exploitation de mes parents, sur le secteur de Montbazens et j’ai pu concrétiser ce projet d’installation grâce à la reprise d’une ferme voisine en bovin lait et viande. J’ai toujours été passionné d’agriculture d’ailleurs j’ai passé un bac à La Vinadie dans le Lot puis un BTS Acse à Aurillac. Mes beaux-parents avaient eu aussi une exploitation laitière : j’ai toujours baigné dans ce milieu ! Avant de m’installer, et après l’Armée, j’ai travaillé au Service de remplacement puis 2 ans dans la scierie de mes parents ce qui m’a permis de passer mon permis poids lourds.
Pouvez-vous présenter votre exploitation ?
L. Christophe : J’ai repris comme je le disais l’exploitation familiale, une petite structure et une structure voisine en bovin lait et viande. J’avais alors un quota de 70 000 litres de lait mais dans un bâtiment en travée. En 2010, j’ai décidé de transformer le bâtiment des taurillons pour les vaches laitières et j’ai eu l’opportunité d’augmenter mon quota à 140 000 litres de lait. J’y ai adossé un petit atelier de 40 veaux de boucherie.
Mais en 2013-2015, la crise laitière m’a interrogé sur la suite de ma structure… En 2016, j’ai entendu parler d’une nouvelle opportunité : la production de canards prêts à gaver avec La Quercynoise. L’arrêt d’activité de mes beaux-parents en 2019 m’a permis de bénéficier d’un peu plus de surface ce qui m’aurait permis d’augmenter la production laitière mais le bâtiment n’était pas adapté à ce développement… J’ai donc choisi d’arrêter la production laitière et de créer un bâtiment spécialement pour le canard prêt à gaver. Et pour valoriser mes surfaces, j’ai créé un atelier d’engraissement de génisses et de mâles à la repousse via la coopérative natera.
De plus, je savais qu’à terme, j’aurai de moins en moins le soutien de mon père et mon beau-père, il me fallait aussi penser à la notion de main d’œuvre sur la ferme. Le canard gras comme l’engraissement sont des productions planifiées, qui offrent de la souplesse dans l’organisation du travail et me permettent de travailler seul avec une astreinte moins lourde.
Quels ont été vos premiers contacts avec le GDS Aveyron ?
L. Christophe : Je me suis impliqué progressivement dans mon parcours : d’abord auprès de mon GDS local à Montbazens puis j’ai participé à la commission bovine du GDS. Élu à la présidence du GDS local, j’ai intégré le conseil d’administration de FODSA GDS Aveyron. Via ma production de canards gras, j’ai été accompagné par la structure sur le volet biosécurité. Ma première implication a concerné un projet d’organisation à l’échelle régionale de la production avicole mais qui n’a pu aboutir faute de fonds. Ça a été pour moi, le début de mon implication. J’ai intégré le bureau de FODSA GDS Aveyron sous la présidence de Bernard Lacombe, puis j’ai succédé à Sylvain Fraysse au poste de secrétaire général.
Qu’est-ce qui vous motive dans cet engagement à FODSA GDS Aveyron ?
L. Christophe : Je me sens à l’aise, dans mon élément, dans cette organisation neutre. J’ai eu envie de m’impliquer sur le sanitaire parce que c’est une cause importante, qui touche tous les éleveurs, et il y a beaucoup à y faire ! L’approche collective de l’équipe à la FODSA me plaît beaucoup, en toute indépendance. Elle est source d’informations précieuses pour tous et son action, ses projets de recherche font avancer le cheptel aveyronnais. La FODSA est une organisation créée par les éleveurs, pour les éleveurs. Elle est à l’écoute et en soutien quand des difficultés surviennent.
Comment s’est passée la transition avec Bernard Lacombe ?
L. Christophe : Depuis 2 ans, nous travaillons ensemble au passage de relais à l’échelon départemental mais aussi régional et national. Comme lui je participerai au conseil d’administration de la FRGDS et de GDS France, c’est une fonction importante pour aller recueillir les informations et défendre ce que l’on vit sur nos territoires. Chaque région a ses spécificités et il est important de faire entendre notre voix.
J’avoue que j’ai démarré la présidence dans un contexte compliqué avec l’émergence de la DNC, ce fut très formateur ! Mais j’ai apprécié de pouvoir rencontrer l’ensemble des parties prenantes de l’élevage et du monde agricole, les services de l’Etat. Cela m’a permis de mieux m’impliquer et d’être reconnu aussi à l’échelle départementale.
Une nouvelle équipe vous entoure. Comment l’avez-vous constitué ?
L. Christophe : En effet, le bureau du GDS Aveyron a été renouvelé avec beaucoup de jeunesse et également des agricultrices bien présentes. Nous sommes porteurs de nouveaux projets et d’une nouvelle vision pour le sanitaire. Dès les premières réunions, chacun a apporté son expérience, sa façon de voir les choses. Nous avons aussi chacun, participé à des réunions locales de GDS cet hiver qui nous ont permis d’aller au contact des éleveurs, l’écouter leurs besoins et de les informer. Je tenais à leur participation parce que je pense c’est important que les membres de notre bureau soient reconnus localement.
Justement quelle a été l’ambiance de ces réunions locales, dans un contexte sanitaire toujours incertain ?
L. Christophe : Les échanges ont été sereins : les éleveurs étaient en recherche d’informations justes et concrètes. Nous avons recueilli leurs avis sur la gestion du sanitaire et écouté leurs problématiques que nous ferons remonter. Cette proximité sur le terrain est à mon sens, essentiel. Ainsi tout le monde peut s’exprimer, être écouté. Il faut savoir s’adapter aux attentes, aux exigences qui ont changé. Pour chaque décision importante, je m’appuierai sur la décision du collectif, et je veux poursuivre le partenariat fructueux avec les vétérinaires, les services de l’État, le laboratoire départemental, la Chambre d’agriculture, les syndicats de races, les négociants, les OP…».
Recueillis par Eva DZ, Volonté Paysanne du 2 avril 2026
Évènements GDS
- 22 mai 2026
CONTEXTE
FODSA-GDS12 est un groupement de défense sanitaire qui accompagne les éleveurs du département de l’Aveyron dans le domaine de la santé animale. Il a pour mission de conduire des programmes collectifs de prévention, de qualification et de maîtrise des maladies d’élevage (bovins, ovins et caprins principalement, mais également porcins, avicoles, apicoles, équins). Il conseille, forme et informe les éleveurs. En tant que section de l’Organisme à Vocation Sanitaire (OVS) régional, le GDS assure également la gestion des maladies réglementées au travers du suivi des prophylaxies, mission déléguée par l’Etat. Pour répondre à ses missions d’appui technique et afin de répondre aux enjeux de l’agriculture de demain, le GDS souhaite développer l’accompagnement des éleveurs dans une vision d’approche globale de la santé des troupeaux (du sol aux fourrages, de l’alimentation à la santé de l’animal, de son environnement à son bien-être).
MISSION
Dans le cadre d’un CDD dans un premier temps, le technicien recruté interviendra principalement sur l’accompagnement terrain pour réaliser des visites d’exploitations bovines, ovines et caprines.
Les missions incluront :
• L’accompagnement technique des cheptels dans une approche globale de la santé ;
• L’appui technique en alimentation dans le cadre de la bonne santé des animaux ;
• La réalisation de visites d’exploitations bovines, ovines et caprines ;
• La contribution aux actions de diagnostic, de conseil, de formation et d’information auprès des éleveurs ;
• La participation à des projets d’étude et recherche.
PROFIL SOUHAITÉ
– Technicien BAC+2, BAC+3
– Des connaissances en alimentation animale seraient un plus.
– Gout pour le travail sur le terrain avec les animaux et les éleveurs.
– Sens de l’écoute et du relationnel – Rigueur, motivation, dynamisme
CONDITIONS
Lieu de travail : posté basé à Rodez avec déplacements départementaux.
Durée : 12 mois à partir de septembre 2026. Evolutif CDI en suivant possible.
Temps plein avec RTT
Formation et accompagnement à la prise de poste
Permis B
Adresser un CV et une lettre de motivation à Mme la Directrice
Pour FODSA-GDS12 :
181 avenue des Ebénistes 12000 RODEZ
Tel : 05 65 42 18 92 Mail : contact.gds12@reseaugds.com
Bovins, Caprins, Ovins, Évènements GDS
- 21 avril 2026
Vendredi 3 avril, FODSA – GDS Aveyron tenait son assemblée générale. La première pour son nouveau président, Loïc Christophe, qui, entouré de son équipe, a consacré un moment de «reconnaissance» et de «gratitude» à son prédécesseur, Bernard Lacombe.
C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour FODSA GDS Aveyron, sous la présidence de Loïc Christophe qui présidait sa première assemblée générale le 3 avril aux archives départementales. Entouré de son équipe largement renouvelée, et dans un contexte «où les enjeux sanitaires restent particulièrement forts», il a rappelé le rôle du GDS : «nous sommes un pilier technique, neutre et apolitique, au service de la santé animale». Évoquant la gouvernance professionnelle et de terrain de la structure, autour de ses 45 GDS locaux, 59 présidents et co-présidents.
Légitimité
Au-delà des «grandes actions sanitaires collectives» conduites avec succès depuis 1958, sur la brucellose, la leucose, le varron… FODSA GDS Aveyron a élargi son approche à la prévention, la biosécurité, le conseil, la formation et la gestion des élevages dans leur ensemble à travers l’Approche Sanitaire Globale et le lien constant avec sa filiale de services FARAGO Aveyron. «Notre légitimité repose sur notre compétence scientifique, notre impartialité et notre capacité à fédérer les éleveurs autour de stratégies collectives efficaces», a-t-il justifié. L’approche de la Dermatose Nodulaire Contagieuse depuis juin en est un exemple : «notre mobilisation a consisté à informer rapidement et de façon précise et fiable les éleveurs, à répondre à leurs interrogations et à remonter les attentes du terrain», a rappelé le président. Afin d’anticiper «dans la mesure du possible» l’organisation territoriale en cas de crise sanitaire, FODSA GDS Aveyron a ainsi mis en place un suivi rigoureux de toutes les introductions en provenance des zones réglementées et participé à l’élaboration et au test de dispositifs opérationnels à activer si besoin en Aveyron, en lien avec les services de l’Etat et les vétérinaires. De même FODSA GDS Aveyron fait valoir son rôle d’alerte sur la prise en compte des risques émergents : clavelée, fièvre aphteuse… Et dans la mobilisation de dispositif d’aides au niveau national, pour les éleveurs de l’Aveyron, à travers le FMSE. Ainsi, en 2025, via les programmes FCO et MHE du FMSE, plus de 1 000 élevages foyers de l’Aveyron ont pu être accompagnés.
Cet engagement au service des éleveurs et des élevages aveyronnais se traduit dans les orientations de FODSA GDS Aveyron. Ainsi 2025 marquait la première année de mise en œuvre du pack intro obligatoire pour toute entrée d’animaux en élevage. «Après un an, le nombre de contrôles à l’introduction de bovins en carte verte est passé de moins de 10 à 70% ! Ce résultat est encourageant d’autant plus que la partie restante correspond à des ateliers «dérogatoires», a annoncé Bérangère Carel, secrétaire générale de FODSA GDS Aveyron, se félicitant que «tous les bovins introduits dans des cheptels naisseurs aient été analysés cette année», pour rechercher IBR, Besnoitiose et BVD. «Ce pack intro est un outil de prévention et de biosécurité majeure pour nos élevages», ont complété Eric Nadal et Cécile Contastin, co-responsables de la commission bovine. Et d’inciter «autant que possible à isoler les animaux introduits jusqu’à la réception des résultats d’analyses», évoquant la résurgence accidentelle de l’IBR au printemps dernier suite à un rassemblement. «Avec 96% des cheptels aveyronnais indemnes en IBR, nous approchons l’objectif d’éradication fixé à 2027», ont-ils avancé. Au 1er mars 2026, l’Aveyron ne compte «plus que» 30 cheptels infectés (contre 728 en 2017) ! «Nous continuerons d’accompagner ces cheptels dans l’assainissement», ont-ils conclu.
Sur le dossier BVD et Besnoitiose, l’accompagnement de FODSA GDS Aveyron se poursuit également. Sur la BVD, la transition du mode de dépistage a démarré. «La baisse du nombre de nouveaux cheptels positifs en 2025 est encourageante et le nouveau dépistage sur prophalyxie (remplaçant les boucles à la naissance) va permettre d’alléger le travail des éleveurs», assurent Eric Nadal et Cécile Contastin. Par ailleurs, les communes sur l’ouest Aveyron entrent dans leur dernière année de surveillance sur la Tuberculose.
«Ne laisser aucun éleveur sans solution»
Leurs collègues de la commission petits ruminants, Franck Vieilledent, Etienne Espinasse et Jérémie Gayraud ont enchaîné sur les actions menées dans leurs productions respectives. Le suivi sanitaire se traduit dans la réalisation des prophylaxies : «le dépistage collectif de la Border Disease et de la Visna Maëdi montre son efficacité. En 2025, seuls 0,7% des élevages ont été nouvellement infectés», relèvent-ils. Le suivi du GDS se traduit aussi dans sa participation à de nombreuses études et recherches sur la santé des petits ruminants. Et les responsables de la commission de citer en exemple la recherche des causes d’avortement (en particulier, les précoces chez les agnelles), la résistance aux antiparasitaires et la détection de la paratuberculose dans les élevages caprins…
Suite à la sollicitation des éleveurs, le GDS avec les acteurs de la filière, a lancé un projet de recherche sur l’adénomatose pulmonaire ovine : «Nous recherchons des financements pour lancer l’expérimentation de diagnostics sur animaux vivants dans les fermes touchées», a avancé Franck Vieille-dent.
Prévenir, conseiller, informer, former, sensibiliser… telles sont les missions de FODSA GDS Aveyron, retranscrites par Jean-Michel Desmond. Le vice-président a ainsi souligné la forte participation aux 35 réunions locales d’information cet hiver : «avec près de 800 éleveurs participants, nous avons pu leur transmettre une information claire, précise et fiable et répondre à leurs sollicitations», saluant la proximité de l’action du GDS. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 130 appels reçus à la FODSA chaque jour, plus de 500 stagiaires en formation, plus de 900 jeunes accompagnés, plus de 2 400 visites d’élevages… «Par sa maîtrise de l’approche sanitaire globale des exploitations, le GDS a la volonté farouche de ne laisser aucun éleveur sans solution», a conclu Bérangère Carel.
Eva DZ – Volonté Paysanne du 9 avril 2026
Ovins, Évènements GDS
- 10 avril 2026
À l’occasion du prochain salon Provinlait, les équipes du GDS Aveyron et de sa filiale Farago Aveyron seront présentes tout au long de l’événement avec un stand dédié à l’accompagnement technique et sanitaire des élevages.
Ce rendez-vous sera l’occasion pour les éleveurs, techniciens et partenaires de venir échanger directement avec nos équipes sur plusieurs sujets au cœur des enjeux actuels des exploitations.
La biosécurité, l’abreuvement et la gestion des avortements seront les trois grands thèmes mis à l’honneur, à la fois sur notre stand et lors des conférences organisées pendant le salon.
Ces temps d’échanges permettront d’apporter aux éleveurs des repères concrets, des retours d’expérience et des conseils directement applicables sur le terrain.
Voici le détail de nos conférences.
Mercredi 15 avril à 15h : les séries d’avortements : quoi de neuf en matière de diagnostic ?
Les séries abortives chez les ovins sont associées à de fréquentes causes infectieuses. Le diagnostic de troupeau constitue une étape fondamentale pour la maîtrise. De nouvelles technique d’analyse par PCR ont été récemment développées afin d’élargir les recherches à des causes moins recherchées. Celles-ci seront présentées afin de porter à connaissance les différentes pathologies retrouvées actuellement lors de séries abortives.
Mercredi 15 avril à 16h : les 10 points clés pour un bon abreuvement de nos brebis –
Facteur de santé animale et de productivité, l’apport en eau est fondamental et un des critères évaluant le bien-être animal. De ce fait, la quantité et la qualité de l’eau dans les élevages sont deux points à scruter particulièrement. 10 points clés pour optimiser son abreuvement seront présentés notamment quelle est la meilleure accessibilité, quels sont les abreuvoirs les plus adaptés, quels sont les critères qualitatifs à regarder. L’objectif est que l’éleveur ou le conseiller sache comment évaluer une situation de terrain.
Jeudi 16 avril à 14h : Biosécurité : je protège mon élevage
La biosécurité en élevage ovin vise à limiter l’entrée, la circulation et la diffusion des agents pathogènes dans le troupeau. Les principales voies d’introduction des maladies seront présentées : animaux, personnes, matériels et environnement. Des mesures simples et applicables au quotidien permettront de réduire les risques sanitaires. L’enjeu est de protéger durablement la santé du troupeau et la performance de l’élevage.
Les équipes invitent l’ensemble des visiteurs du salon à venir les rencontrer sur leur stand et à assister aux conférences pour échanger autour de leurs problématiques et découvrir les solutions proposées.
Stand 24 zone 1.
Évènements GDS
- 30 janvier 2026
Les réunions d’information du GDS Aveyron
Les réunions locales des GDS ont débuté sur l’ensemble du département. Au nombre de 35, elles permettent aux équipes des GDS d’aller à la rencontre des éleveurs, au plus près des territoires. Ces réunions sont l’occasion d’avoir accès à une information réglementaire, objective et techniquement fiable est plus que jamais indispensable à la conduite sanitaire des élevages.
Elles permettent de faire le point sur les enjeux sanitaires actuels, d’échanger avec les équipes du GDS et de partager un temps de dialogue et de convivialité entre professionnels.
Les jeunes installés en 2025 en bovins, ovins ou caprins sont particulièrement invités à participer à ces réunions afin de rencontrer les équipes du GDS et de signer leur convention « Jeune installé ».
Ovins, Évènements GDS
- 19 janvier 2026
La commission petits ruminants de FODSA – GDS Aveyron s’est réunie mardi 16 décembre, en présence de l’ensemble des acteurs de la filière. L’occasion de faire le bilan annuel de la campagne sanitaire et le point sur les projets réalisés et en cours.
La commission petits ruminants de FODSA – GDS Aveyron a pris l’habitude de se retrouver en fin d’année. En présence de l’ensemble de ses partenaires, entreprises de sélection, opérateurs, coopératives, vétérinaires, Aveyron Labo… ses membres dressent le bilan des sujets sanitaires des productions ovines et caprines et échangent sur les projets en cours et à venir avec les équipes du GDS. Suite au renouvellement du conseil d’administration du GDS, Jérémie Gayraud et Etienne Espinasse, Franck Vieilledent étant excusé, ont pris le relais. Ils étaient accompagnés par Bernard Lacombe, président sortant du GDS et son successeur, Loïc Christophe.
Prophylaxie, Border Disease et Visna Maëdi
La campagne de prophylaxie s’achevant au 31 décembre, un premier bilan a été présenté par Fany Trotier. Depuis le 1er avril, 81% des prophylaxies ont été réalisées en ovins et 70% en caprins. Les courriers de relance ont été envoyés fin novembre à tous les élevages qui ne l’auraient pas encore réalisé. Nicolas Meyrand a pris la suite sur le bilan de campagne de la Border Disease. En 2025, 11 nouveaux cheptels ont été déclarés positifs dont 5 avec deux analyses de mélange ou plus et 5 vaccinés Overvac. «Cette problématique Overvac devrait s’arrêter dès la prochaine campagne car la quasi-totalité des brebis concernées par cette vaccination ont été réformées», avance Nicolas Meyrand. «Globalement on peut dire que la déclaration de nouveaux positifs reste stable cette année». Il regrette toutefois la moindre mobilisation des éleveurs à réaliser les prélèvements sur lait de tank : «Les engraisseurs, opérateurs économiques ne demandent pas systématiquement l’analyse pensant que le risque est maîtrisé mais la maladie circule toujours et persiste», rappelle Nicolas Meyrand, précisant que ces analyses sont toujours financées.
Il a poursuivi sur le dossier Visna Maëdi. Lors de la campagne de prophylaxie, les analyses concernent aussi bien l’ensemble des cheptels à statut favorable (sur 50 femelles de plus de 24 mois et tous les béliers) ainsi que les cheptels en assainissement ou à statut défavorable (dans leur entièreté). Pour rappel, jusqu’à 2 brebis positives, le statut indemne est suspendu : les brebis positives et leur descendance sont éliminées et si plus de 2 brebis sont positives : le cheptel perd son statut. A noter que 70% des frais d’analyses sont pris en charge et 100% des frais de prélèvements via le fonds local Visna Maëdi.
Sur les 375 cheptels testés, 40 ont présenté des résultats positifs. Et dans les cheptels sélectionneurs Lacaune, deux cheptels ont présenté des résultats avec au moins un sérum positif avec le kit LSI. Près de 25% des cheptels ovins aveyronnais ont effectué un suivi Visna Maëdi.
Concernant les 12 cheptels Lacaune en assainissement ou à statut défavorable, testés en totalité, 4 cheptels ont révélé des résultats positifs. Leur assainissement va se poursuivre en 2026. Spécifiquement sur le bassin Lacaune, les données ont été consolidées par Races de France, en Aveyron et dans le Tarn : sur les 352 cheptels testés en sondage, trois, ayant un statut Visna Maëdi favorable, sont ressortis positifs. Et 14 cheptels ont été testés en totalité.
«On remarque que de plus en plus d’éleveurs font une recherche de Visna Maëdi en France, cette problématique est vraiment prise en compte au niveau national», souligne Nicolas Meyrand. «Le suivi Visna Maëdi est consolidé et sécurisé via un nouveau kit d’analyse (il y en a 2 en tout) et un outil de confirmation des sérums positifs disponible à l’ANSES. Des outils qui fonctionnent bien». En 2025, un outil partagé de saisie développé par Races de France est en place à l’échelle nationale. Il simplifie et optimise le suivi de la maladie. Par ailleurs, le travail pour un meilleur suivi dans les cheptels sélectionneurs Lacaune, en dehors du bassin, se poursuit. En vue d’améliorer la sensibilité du kit et anticiper la détection d’animaux présentant un risque, les seuils de détection ont été réévalués. Ces progrès seront poursuivis en 2026 avec un accent plus particulier sur le respect des consignes de prélèvement et la participation de l’Aveyron à la reconstitution d’une sérothèque.
Résistance génétique au CAEV ?
Céline Pouget, docteur vétérinaire à FODSA – GDS Aveyron, a présenté des données récentes qui suggèrent la prédisposition génétique des petits ruminants aux maladies lentivirales (CAEV). Généticiens, virologues de l’INRAe, GDS France, l’ANSES, Capgènes et l’Idèle ont mené depuis 2022, des travaux de recherche pour prouver l’existence d’un déterminisme génétique de la résis-tance aux infections lentivirales dans l’espèce caprine. Les premières analyses conduites ouvrent une perspective prometteuse à la génétique en tant que levier d’amélioration de la réponse des chèvres à ce type d’infections. Parallèle-ment, Capgènes pilote un dispositif, Lenticap, de collecte en ferme depuis septembre. L’objectif est de poser les bases d’une sélection génétique de cette résistance au sein des populations caprines françaises.
FCO : penser à vacciner !
Fany Trotier a fait un point de situation sur la FCO, en particulier les sérotypes 4 et 8 endémiques en France et le sérotype 3 qui pour l’heure épargne le département. Pour autant les responsables de FODSA GDS Aveyron encouragent les éleveurs à poursuivre la vaccination. «Le nombre de foyers dans le nord et l’ouest de la France a baissé grâce à la vaccination. Il faut maintenir la vigilance», a ainsi encouragé Jérémie Gayraud. «Une large majorité des élevages ovins sont vaccinés en France et nous recommandons de vacciner aussi contre le sérotype 3 pour préparer la prochaine campagne», a-t-il poursuivi, regrettant au passage le coût élevé du vaccin.
L’OS Lacaune et GDS France ont fait remonter leurs inquiétudes quant à la clavelée, maladie dermatologique des moutons hautement contagieuse, qui cause de lourdes pertes en Grèce. «La commission ovine de GDS France suit de très près la situation et a adressé un courrier au ministère afin qu’il soit en alerte sur le sujet», a avancé Céline Pouget.
Article de la Volonté Paysanne du 26/12/2025 – Eva DZ
Évènements GDS
- 4 décembre 2025
Loïc Christophe succède à la présidence à Bernard Lacombe
Loïc Christophe est le nouveau président de FODSA – GDS Aveyron. Elu le jour du conseil d’administration, jeudi 27 novembre, il succède à Bernard Lacombe, qui après 14 années à la tête de la maison FODSA, a décidé de passer le relais. L’éleveur de palmipèdes et bovins viande, installé à Montbazens, est entouré d’une équipe renouvelée.
Ce n’est pas sans émotion que Bernard Lacombe présidait son dernier conseil d’administration : «Après 30 années d’engagement à la FODSA, je clos ma mission au sein du GDS départemental, une maison où je me suis plu, épanoui», a confié l’éleveur de brebis tout juste retraité. Il a rendu hommage aux personnes «de grande qualité» qu’il a côtoyées lors de ces mandats : tant responsables professionnels dont ses prédécesseurs, Maurice Fages et Hubert Marty, que les équipes administratives qui l’ont accompagné dans ses missions au GDS comme à FARAGO. Ainsi que les relations avec les organisations professionnelles agricoles, Aveyron labo, les vétérinaires, les OP, les services de l’Etat… «J’ai vécu une aventure humaine très intéressante que ce soit à l’échelle du département, de la région et du national». Son mandat à GDS France se termine au printemps.
«Le sanitaire est un éternel recommencement. Quand j’ai démarré il y a 30 ans en tant que président du GDS de Millau, on parlait déjà d’IBR… Nous avons la chance en Aveyron, de pouvoir échanger, discuter. Et si le GDS est là pour appliquer les règles dictées par le national, il doit aussi tenir son rôle d’expertise technique, de relais d’informations auprès des éleveurs mais aussi remonter les attentes et problématiques du terrain pour qu’elles soient prises en compte. Nous défendons notre spécificité aveyronnaise !», a-t-il argué. Très attaché au lien entre le GDS et sa filiale de service FARAGO, Bernard Lacombe défend un organisme «au service des éleveurs». «J’ai toute confiance dans l’équipe qui vient d’être élue», saluant au passage les administrateurs, qui comme lui, ont passé le relais : Christian Soulié, Jean-Paul Malgouyres et Didier Boudou.
Loïc Christophe a remercié Bernard Lacombe pour son engagement et s’est dit «prêt à relever le challenge» : «Bernard a été un bon relais pour notre nouvelle équipe et nous saurons encore compter sur lui jusqu’au printemps pour relayer les positions du GDS Aveyron au sein du GDS France !», a conclu le président fraîchement élu.
Article rédigé par Eva DZ – Volonté Paysanne du 4 décembre 2025