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Stand GDS et Farago

Comme tous les ans, nous serons présents au Sommet de l’élevage. Les enjeux sanitaires dépassent nos simples filières et nous pourrons échanger sur la thématique du « One Health – Une seule santé ». 

Un lieu d’échanges et de rencontres

Le Sommet de l’élevage est devenu un rendez-vous incontournable des éleveurs du grand Massif central, et au-delà. Les GDS et Farago seront présents comme tous les ans pour vous rencontrer et échanger.

Un stand commun GDS et Farago

Nous vous invitons à venir nous retrouver sur notre stand. Il se veut lieu d’écoute, de recueil des attentes, d’apport d’informations, de convivialité… Aux côtés des salariés des différentes structures départementales, vous pourrez échanger avec les administrateurs sur les actualités sanitaires et vos préoccupations. Un quiz numérique vous sera proposé et vous pourrez tester vos connaissances sur la thématique du « One Health – Une seule santé ». Les gagnants du jeu concours seront tirés au sort parmi les bonnes réponses.

« One Health – Une seule santé », …

Humains et espèces animales vivent et interagissent dans le même écosystème. Pour limiter la contamination de l’Homme et éviter l’émergence de nouvelles zoonoses, une action commune est nécessaire. Initié au début des années 2000, le concept One Health repose sur un principe simple, selon lequel la protection de la santé de l’Homme passe par la santé de l’animal et celle de l’ensemble des écosystèmes. 60 % des maladies infectieuses humaines ont une origine animale et 70 % d’entre elles sont transmises par la faune sauvage ! À l’échelle de la planète, l’évolution de l’activité humaine (hausse de la densité de la population qui entraine une urbanisation de l’espace naturel, mondialisation des échanges, développement des voyages) augmente le risque d’émergence et de dissémination des zoonoses.

… un enjeu sanitaire global

Pour prévenir l’apparition d’une épizootie, plusieurs points sont à surveiller :

– premièrement, le risque de transmission interespèces, à évaluer pour chaque maladie,

– deuxièmement, l’exposition des humains à des animaux infectés et à des sources secondaires

– troisièmement, l’infection humaine et la transmission interhumaine ultérieure. Seule une approche interdisciplinaire peut permettre de faire face à ces enjeux majeurs de santé. Animaux réservoirs, hôtes intermédiaires encore inconnus, circulation virale, la recherche et la surveillance animales s’avèrent indispensables pour comprendre les maladies et trouver des traitements ou des vaccins. L’objectif, trouver le pathogène avant que ce soit lui qui nous trouve !

Les éleveurs en première ligne…

Si ces préoccupations peuvent paraitre lointaines, elles vous concernent pourtant directement. Quelle que soit la production, vous êtes en contact quotidien avec vos animaux. Votre rôle est multiple : sentinelles de nouvelles pathologies par la surveillance de votre cheptel, protecteurs de la filière et au final du consommateur par la fourniture de denrées et d’animaux sains, mais également vous protéger d’une éventuelle zoonose (brucellose, tuberculose, fièvre Q, …). Par exemple, le virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), cousin des virus de grippe humaine, est susceptible de contaminer l’Homme que ce soit par contact direct avec des volailles ou après recyclage sur des porcs. Les autorités sanitaires recommandent donc la vaccination grippe de tous ces éleveurs, comme des professionnels intervenant dans ces filières. Vous êtes également responsable du bon usage des antibiotiques utilisés en élevage, pour limiter l’apparition de bactéries résistantes. C’est un des objectifs des plans Écoantibio.

… avec la mise en œuvre des mesures de biosécurité sur leurs élevages

Les mesures de biosécurité seront adaptées à l’élevage et au contexte épidémiologique. Quelle que soit la production, on retrouve les points principaux : éviter l’introduction d’un pathogène par la gestion des mouvements, du voisinage et des intervenants, limiter leur circulation au sein de l’élevage par la mise en œuvre de mesures d’isolement ou de marche en avant, s’assurer de ne pas diffuser de pathologies par des mesures sanitaires avant départ, que ce soit d’animaux, de denrées ou d’effluents et prendre les précautions nécessaires pour éviter de se contaminer, par le port de gants, de tenue de travail voire de masque pour les pathologies aérosol. Ces mesures simples sont malheureusement souvent négligées, ce qui conduit à des contaminations de troupeaux ou d’éleveurs, avec les impacts sanitaires et économiques qui en découlent.

Nos prestations, pour prolonger l’action sanitaire des GDS

Les GDS et leurs filiales, regroupées pour la plupart sous la marque Farago, ont développé des services pour améliorer la prévention sanitaire en élevage, le bien-être des animaux et faciliter les interventions des éleveurs. Ces professionnels de la protection de la santé et de l’environnement interviennent dans la désinfection (ils ont été particulièrement sollicités dans la lutte contre la Dermatose Nodulaire Contagieuse), la lutte contre les nuisibles (désinsectisation, dératisation, détaupisation), les soins aux animaux (ébourgeonnage des veaux, parage) ou les fournitures aux élevages (produits d’hygiène, clôture électrique, contention, tubulaire, matériel d’élevage, abreuvement, qualité de l’eau…). Pour plus de renseignements, venez nous retrouver dans un cadre convivial et échanger sur notre stand.

Dr Boris BOUBET – GDS Creuse – www.gdscreuse.fr

 Venez nous retrouver Hall 1 stand C78…

Votre GDS vous accompagne dans la connaissance des risques sanitaires auxquels votre élevage est exposé, des mesures préconisées et sécurise la filière par les garanties apportées. Pour la mise en œuvre pratique des mesures de biosécurité, vous pouvez vous appuyer sur votre filiale Farago. Pour plus de renseignements, venez nous retrouver dans un cadre convivial et échanger sur notre stand.

… et Hall 2 à l’Agora Pôle Santé

Nouveauté 2026, les organisateurs du Sommet ont regroupé plusieurs acteurs de la santé animale en un lieu unique dans le Hall 2. Pendant les 4 jours de la manifestation, vous pourrez nous retrouver sur notre stand F191 et profiter de mini-conférences sur des sujets sanitaires et d’une information plus globale sur la santé animale.

A cette occasion le GDS Aveyron animera deux conférences le mardi 6 octobre :

  • 14h : les 10 points clés d’un bon abreuvement quantitatif et qualitatif de nos ovins
  • 15h : s’orienter face à une brebis ou un agneau malade

Bovins, Caprins, Ovins, Évènements GDS

Le GDS Aveyron est heureux de vous présenter son programme de formations 2026-2027, destiné aux éleveurs bovins, ovins et caprins du département.

Cette année, plusieurs nouvelles thématiques viennent compléter l’offre habituelle afin d’apporter des réponses concrètes aux enjeux rencontrés sur le terrain.

Parmi les nouveautés, les éleveurs bovins pourront participer à une formation dédiée à l’éthologie bovine, animée par Pauline Garcia (Étho Diversité). Cette journée permettra de mieux comprendre le comportement des animaux pour améliorer la relation homme-animal, faciliter les interventions et gagner en sérénité au quotidien.

Une autre formation sera consacrée à la manipulation et à la contention des bovins, avec des conseils pratiques pour travailler en toute sécurité, aussi bien pour l’éleveur que pour les animaux.

L’abreuvement des troupeaux sera également à l’honneur lors d’une formation ouverte aux éleveurs bovins, ovins et caprins. Les aspects quantitatifs et qualitatifs de l’eau y seront abordés afin d’optimiser les performances des animaux et de sécuriser les systèmes d’élevage.

Pour les éleveurs ovins, deux formations spécifiques seront proposées. La première portera sur l’immunité du troupeau, avec pour objectif de mieux comprendre les mécanismes de défense des animaux et d’identifier les leviers permettant de renforcer leur résistance face aux maladies. La seconde sera dédiée à la biosécurité en élevage ovin, afin de mieux prévenir l’introduction et la circulation des maladies au sein des troupeaux grâce à des mesures simples et efficaces.

Bien entendu, ces nouveautés viennent compléter les formations incontournables proposées chaque année autour de la santé animale, de la prévention et de la conduite des élevages.

Un programme varié, pratique et animé par des intervenants reconnus, pour vous accompagner dans le développement de votre élevage.

Découvrez dès maintenant l’ensemble des formations 2026-2027 et inscrivez-vous auprès du GDS Aveyron.

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Évènements GDS

Au conseil d’administration de FODSA GDS Aveyron, jeudi 2 juillet, l’heure était au bilan : de la campagne de prophylaxie bovine, de la campagne BVD et  IBR. Travaux  d’études  et recherches,  communication  et formation, les équipes sont sur tous les fronts.

La campagne de prophylaxie bovine s’est achevée le 31 mai. FODSA GDS Aveyron a programmé plus de 4650 interventions et 97,5% d’entre elles ont été conformes. «Un pourcentage stable», analyse Fany Trotier.

Tuberculose sous surveillance

Si la situation semble rentrer dans l’ordre sur la tuberculose en Aveyron, en revanche, elle ne s’améliore pas à l’échelle nationale.  «Aujourd’hui  en  France, il n’y a pas plus de foyers mais le nombre de cheptels impactés augmente. Nous sommes toujours sous le seuil des 0,07%», avance Fany Trotier, rappelant que le seuil garantissant le statut indemne du pays est fixé sous 0,1%. Au 16 mars, 47 foyers étaient recensés en France, notamment sur les zones Aquitaine, FODSA GDS Aveyron appelant à la vigilance des éleveurs sur les échanges d’animaux vers cette région.

En Aveyron, aucun nouveau foyer n’a été découvert depuis l’apparition des deux premiers dans le bassin de Decazeville mais l’origine de leur apparition n’est toujours pas identifiée. Les éleveurs du secteur ont suivi une formation biosécurité et des audits biosécurité tuberculose ont été réalisés dans les cheptels de la zone concernée par des vétérinaires en lien avec le GTV et le GDS. A noter aussi la surveillance sur la faune sauvage qui pour l’heure n’a révélé aucun cas de tuberculose.

IBR : en route vers l’éradication

Dans la perspective de l’éradication IBR en 2027, les règles se durcissent en France, obligeant les troupeaux touchés à s’assainir. En Aveyron, le nombre de bovins et cheptels infectés est en baisse, mais Céline Pouget alerte sur les cheptels nouvellement infectés en 2025/26. Pour autant, FODSA GDS Aveyron continue son travail, un travail qui porte ses fruits comme l’a expliqué le président, Loïc Christophe. «Nos équipes sont pleinement mobilisées pour accompagner les éleveurs infectés à s’assainir à travers des visites d’élevage, des enquêtes épidémiologiques, un accompagnement technique et financier, en collaboration avec les vétérinaires». Un travail est également mené avec les services de l’Etat (DDETSPP) sur la gestion des cheptels infectés ainsi qu’avec les organisateurs de concours, rassemblement, estives…

A l’automne une réunion nationale est programmée pour faire le point sur la situation et mettre la pression, on s’en doute, sur les derniers cheptels infectés mais en Aveyron, on a fait le travail. Nous continuerons d’accompagner ceux qui font des efforts pour assainir leur cheptel», défend Loïc Christophe.

BVD : le suivi différencié démarre

Le dépistage BVD entre dans une période de transition suite à la décision du conseil d’administration puis de l’assemblée générale de FODSA GDS Aveyron en 2024. Progressivement, le dépistage virologique par boucle à la naissance laissera la place à un dépistage sérologique lors de la prophylaxie pour les élevages ayant des résultats favorables. Cette transition n’a eu aucune incidence sur la mobilisation des éleveurs toujours bien impliqués puisque le nombre de veaux dépistés à la naissance se maintient.

A partir de la campagne 2026/27, les cheptels ayant présenté des résultats favorables pourront prétendre au dépistage sérologique seul. Les boucles et le dépistage virologique à la naissance seront maintenus dans les autres cas. Déjà au 15 mai, 33% (des 4 396 cheptels) passent en sérologie seule : 30% en allaitant, 42% en laitier, 60% en mixte. Les commandes de boucles sont maintenues par le GDS mais validées sur retour du bon de commande en lien avec la Chambre d’agriculture.

Attention à la reprise de la FCO !

FODSA GDS Aveyron attire l’attention sur la reprise de la circulation virale de la FCO. Fany Trotier appelle notamment à la vigilance sur le sérotype 3 et sur le sérotype 1 actuellement en Espagne. L’Etat a mis à disposition des doses de vaccins pour bovins et ovins contre ce sérotype 1.

La clavelée ou variole ovine, ainsi que la peste des petits ruminants (PPR) sont, elles aussi, des sources d’inquiétudes pour les éleveurs. La Grèce est notamment concernée par de multiples épisodes de Clavelée en 2018, 2022 et depuis 2024, affectant grandement les effectifs. De même, la PPR est présente dans de nombreux pays de l’Union européenne. A noter également le retour de la fièvre aphteuse en Grèce et à Chypre. «FODSA GDS Aveyron assure sur ces maladies émergentes, un rôle d’information et de sensibilisation auprès des éleveurs», a rappelé Loïc Christophe. «Nous nous tenons à disposition de toutes celles et ceux qui auraient besoin d’informations sur ces maladies et nous participons à des réunions nationales et départementales pour connaître les évolutions», a-t-il ajouté. Des fiches techniques sur ces maladies émergentes sont disponibles sur le site de FODSA GDS Aveyron.

Des projets de terrain

Céline Pouget, docteur vétérinaire à FODSA GDS Aveyron, a présenté les projets d’études et de recherche en cours. Et ils sont nombreux ! Ainsi, FODSA GDS Aveyron participe au projet national de GDS France, baptisé PRISSME. Il consiste à déterminer l’influence de la génétique sur la résistance à la paratuberculose en bovin. L’Aveyron participe notamment à la remontée des sérologies sanguines et des cas cliniques en races Aubrac, Limousine et Blonde d’Aquitaine. «Plus de 50 000 résultats ont été remontés pour analyse et génotypage sur 3 ans en lien avec Aveyron Labo», avance Céline Pouget.

Plus que jamais d’actualité, le projet régional SECUR’EAU mené par le GIE Elevage Occitanie veut permettre de diffuser des pratiques innovantes mobilisant des ressources en eau, autres que celles du réseau potable, pour les besoins de l’élevage. L’Aveyron est partie prenante de ce projet à travers des fermes pilote et des groupes territoriaux, en partenariat avec la Chambre d’agriculture.

FODSA GDS Aveyron par le biais de la FRGDS Occitanie, suit de près le projet européen du CIRAD sur la FCO. Il s’agit d’une enquête pour mieux comprendre les motivations, freins, perceptions des éleveurs ovins et bovins au sujet de la vaccination FCO. L’Aveyron a ainsi envoyé une liste de cheptels qui ont accepté d’être contactés sur ce sujet.

En petits ruminants, le travail de recherche se poursuit sur les avortements avec l’école nationale vétérinaire de Toulouse. Les protocoles nationaux OSCAR (boîtes d’avortement) vont évoluer afin d’intégrer de nouvelles techniques d’analyses. Le GDS Aveyron est pleinement impliqué dans la mise à jour de la bibliographie, les retours du terrain, les pratiques de laboratoire… auprès des personnes ressources et experts.

Enfin, Fany Trotier a présenté les multiples actions de communication menées par le GDS pour se faire connaître et faire connaître ses rôles et missions auprès des éleveurs : journée portes ouvertes FARAGO, présence sur des salons comme Provinlait, réunions locales, interventions auprès des étudiants et futurs éleveurs, communication technique sur le site internet, présence sur les réseaux sociaux, dans la presse agricole… et un calendrier de formations encore bien fourni ! Des actions qui se poursuivront sur la campagne 2026/27 et notamment le retour de la formation manipulation et contention des bovins dès cet automne ainsi que des nouveau-tés comme la formation en éthologie bovine au printemps 2027.

Article rédigé par Eva DZ, La Volonté Paysanne du 9 juillet 2026

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Parler de bien-être animal fait aussi partie des missions du GDS Aveyron, à l’initiative d’une nouvelle formation, en partenariat avec l’ADPSA, sur l’éthologie des bovins. Une première session d’initiation s’est déroulée ce printemps avec une spécialiste de la question, Pauline Garcia, éleveuse dans le Cantal.

Après une carrière de 12 ans dans les médias (radio et TV), Pauline Garcia s’est reconvertie dans l’élevage. Passionnée de santé animale, elle s’est d’abord formée comme comportementaliste animale puis s’est mise en quête d’une installation. Arrivée en Auvergne pour décrocher un BPREA à Brioude, elle a fait la connaissance d’un éleveur avec qui elle s’est associée hors-cadre familial. Dans le Cantal, ils élèvent des Salers et Aubrac.

Capital confiance

Très vite, Pauline a pu mettre en application sur son élevage, sa méthode d’approche des animaux :

«Je parle avec mes vaches, tout le temps !», sourit-elle. Et elle partage son quotidien d’éleveuse sur les réseaux sociaux, consacrant 3 heures par jour à la promotion de son métier. «Avoir la double cas-quette, éleveuse, community mana-ger et formatrice, est important car elle crédibilise ma démarche», avance Pauline. «Mes premières formatrices sont mes vaches. Elles me servent de test», appuie l’agricultrice dont le compagnon est également éleveur (laitier). Pauline se dit donc «toujours en formation», elle qui a écrit trois livres depuis 2020 sur le comportement animal.

Ses talents et cette double expérience, elle les met au service des éleveurs et des organisations professionnelles (Chambre d’agriculture, MSA, GDS, public scolaire, vétérinaires…), auxquels elle pro-pose des formations. Et la formule plaît car le planning est très chargé et les réservations complètes d’une année sur l’autre ! «Plancher sur le bien-être animal, c’est améliorer la sécurité pour tous, le confort de travail, ça contribue à diminuer la charge mentale. Les éleveurs travaillant de plus en plus seuls, avoir des animaux facilitants donne plus de plaisir et de sérénité», argue-t-elle.

Pauline qualifie sa méthode de «progressive» et «pas révolutionnaire» : «On peut mettre en place de petites actions applicables par tous et profitables pour tous !», confie-t-elle. Et la démonstration qu’elle a fait de sa méthode lors de la formation initiée par le GDS Aveyron, en partenariat avec l’ADPSA, en a été une belle preuve. Après des apports théoriques en salle le matin, le groupe d’éleveuses, éleveurs et de salariés agricoles s’est retrouvé chez  Eric  Nadal  à Asprières. Dans un bâtiment, il avait isolé un groupe de jeunes vaches qui se sont facilement prêtées au jeu de l’approche ! Pauline Garcia a présenté les 5 étapes intermédiaires d’approche des animaux avec de premières prérogatives : «ne pas calquer nos habitudes d’humains sur les bovins, cela signifie ne pas chercher à toucher directement et tout de suite et ne jamais oublier que le monde sensoriel des bovins diffère complètement de celui des humains. L’homme a tendance à calquer ses ressentis sur ceux des bovins mais c’est une erreur qui peut parfois le mettre en danger».

5 étapes pour créer la relation homme/animal

«Au fil des 5 étapes on augmente le capital confiance et on gagne en docilité par l’expérience», détaille-t-elle :

  1. Veiller à leur bien-être environnemental comme installer des brosses ;
  2. Répondre aux besoins fondamentaux des animaux en éveillant leurs 5 sens (intégrer des petits jeux comme des ballons, des cônes, des blocs, au sol ou suspendus qui permettent aux animaux de travailler leur peur face à l’arrivée d’un nouvel élément : une technique à fragmenter dans le temps avec des séances courtes (pas plus de 15 mn) pour éviter d’alourdir la journée de travail de l’éleveur et garder la motivation de l’animal. Ces objets peuvent être remis dans les parcs plus tard afin de mesurer les pro-grès réalisés et le changement de comportement) ;
  3. L’aliment, accélérateur relationnel (commencer par de petites poignées dans plusieurs petites bassines plutôt que dans des seaux qui peuvent se renverser et faire du bruit puis tenter de les brosser pendant qu’ils mangent, un bruit, une sensation qu’ils auront déjà découverte dans l’étape 1) ;
  4. Grattage des animaux
  5. Gestion des émotions par l’humain. Dans un lot, Pauline Garcia préconise les nombres pairs d’animaux  :  «chaque  vache  a son binôme, c’est rassurant pour chacune d’elle et souvent elles se synchronisent dans leur cycle de vie (vêlage par exemple)», a-t-elle constaté. «Quand on touche une vache, les autres regardent et voient sa réaction, c’est un message d’assurance, si certaines apprennent plus vite, les autres retiennent par l’observation», poursuit Pauline.Au cours de cette formation, l’agricultrice a partagé son vécu :

    «il ne faut pas lâcher l’affaire et travailler sur l’habitude d’approche. Plus on habitue une vache à la toucher, plus elle sera prépa-rée si un jour on doit intervenir pour un soin ou pour toute manipulation». La tenacité c’est justement ce que les participants à la formation ont retenu ! «On repart avec des petites astuces à mettre en place, des outils» témoignent certains. Et Pauline leur a déjà donné rendez-vous dans un an pour une session de perfectionnement : «n’hésitez pas à faire des photos, des  mini-vidéos  pour  partager vos actions et nous débrieferons ensemble sur ce qui a marché et ce qui a été plus difficile».

Eva DZ, la Volonté Paysanne du 25 juin 2026

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Depuis son élection en novembre, le bureau de FODSA – GDS Aveyron, autour du nouveau président, Loïc Christophe prend ses marques. Tour à tour les membres se présentent et expliquent leur rôle et mission au sein de la structure qui accompagne les éleveurs sur le volet sanitaire en Aveyron. Cette semaine, Jérémie Gayraud et Franck Vieilledent, membres du bureau du GDS Aveyron et responsables de la commission petits ruminants, prennent la parole.

Franck Vieilledent, président du GDS de Saint Beauzély, membre du bureau de GDS Aveyron et responsable de la commission petits ruminants.

Pouvez-vous vous présenter ?

F. Vieilledent : «Je suis éleveur de brebis laitières et de vaches allaitantes, sur la commune de Castelnau Pégayrols. Installé depuis 1992, je suis aujourd’hui en GAEC avec mon épouse et mon fils et nous employons un salarié. Nous produisons du lait pour l’AOP Roquefort chez Papillon et nous sommes en système broutards Aubrac.

Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Quel a été votre premier contact avec le GDS ?

F. Vieilledent : J’ai connu dans les années 70, les difficultés sanitaires auxquelles ont été confrontés les éleveurs. Je pense notamment à la Brucellose qui imposait l’abattage total des troupeaux et a complètement chamboulé le paysage… De nombreux éleveurs ont abandonné le lait pour se convertir à la viande… Si les réseaux sociaux n’existaient pas à l’époque pour amplifier les informations, il n’empêche, ce sujet a marqué mon adolescence. J’ai toujours été préoccupé par la santé des animaux, c’est la base de l’économie d’un élevage à mon sens. Dès mon installation en 1992, je participais aux réunions annuelles du GDS.

Comment a démarré votre engagement à la FODSA ?

F. Vieilledent : C’est Joël Salvan, président du GDS de Saint Beauzély qui m’a proposé de prendre sa suite. Mon voisin, Bernard Lacombe, alors président du GDS Aveyron m’a proposé de prendre la responsabilité de la commission petits ruminants à l’échelle départementale, que j’ai partagée avec Bérangère Carel puis Etienne Espinasse et aujourd’hui avec Jérémie Gayraud puisque le nouveau président, Loïc Christophe que je remercie pour sa confiance, m’a invité à poursuivre mon engage-ment. Je fais partie des plus anciens aujourd’hui mais je suis heureux de voir que la relève est là !

Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?

F. Vieilledent : Au bureau du GDS, nous traitons de tous les sujets et prenons part aux décisions. Éleveur à la fois bovins et ovins, j’ai la chance d’avoir une vision transversale. Notre commission petits ruminants est très dynamique du fait de l’implication qu’a pu avoir Bernard Lacombe, notre représentant pendant de longues années à la commission petits ruminants de GDS France. Mais aussi du fait d’une bonne structuration de notre filière Roquefort aux fortes retombées économiques pour notre territoire, nous nous devons donc d’avoir une commission à la hauteur des enjeux. Par ailleurs, nous travaillons sur divers sujets du quotidien des éleveurs, au-delà de la gestion des maladies réglementées, comme les causes des avortements, la résistance anti-parasitaire, l’abreuvement, la biosécurité, l’émergence de maladies telles l’adénomatose dernièrement ou encore les projets de recherche et développement en lien avec l’Idèle, les écoles vétérinaires, les organismes de sélection, Aveyron Labo… Nous avons aussi la chance de travailler avec des collaborateurs passionnés au GDS.

Que vous apporte cet engagement ?

F. Vieilledent : Le sanitaire est un travail collectif, qui nécessite neutralité et objectivité. Un esprit que je retrouve au sein du GDS. C’est une structure où on se plaît de travailler, on se sent utile, écouté, entendu. Nous avons vu le résultat de la sensibilisation du GDS à la vaccination FCO qui a permis de protéger nos animaux.

J’ai envie aussi à travers mon engagement, de sensibiliser les nouveaux installés au sanitaire. Le GDS doit être encore plus présent auprès des jeunes mais aussi de tous les éleveurs car ils sont encore nombreux à ne pas connaître son action. Dans un contexte d’émergence de maladies, cette synergie est primordiale».


Jérémie Gayraud, président du GDS de Millau, membre du bureau de GDS Aveyron et responsable de la commission petits ruminants.

Pouvez-vous vous présenter ?

J. Gayraud : «Ingénieur agronome de formation, j’ai occupé plusieurs postes au sein de structures professionnelles, dont la responsabilité du schéma de sélection et du commerce chez Ovi-Test. Lorsque mon père, éleveur du côté de La Glène, a pris la retraite, j’ai pensé à m’installer. Fin 2023, j’ai fait le choix de rejoindre un GAEC sur la commune de Millau, où nous sommes 4 associés, un élevage ovin lait en système Roquefort, basé sur le pâturage. Cette structure collective nous permet d’avoir une vie presque comme tout actif et de nous engager également pour notre profession.

Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Quel a été votre premier contact avec le GDS ?

J. Gayraud : Dans mes précédentes activités professionnelles, notamment à Ovi-Test, j’ai travaillé en lien avec l’équipe du GDS. Et dans le GAEC que j’ai intégré, j’ai remplacé Bernard Lacombe, président du GDS Aveyron, qui nous a beaucoup parlé de la structure et nous partageait les infos ! C’est d’ailleurs lui qui m’a proposé de lui succéder à la présidence du GDS de Millau. C’est ainsi que j’ai intégré le conseil d’administration départemental. Puis le bureau en tant que responsable de la commission petits ruminants avec Franck Vieilledent.

Pour quelles raisons vous êtes-vous engagé à la FODSA ?

J. Gayraud : J’avais la volonté de m’impliquer dans ma filière via le volet sanitaire. J’avais aussi l’envie de participer à une organisation collective, d’entretenir un lien entre le terrain, l’échelon départemental voire au-delà. Le sanitaire est un élément important dans la rentabilité de nos fermes et je pense qu’il doit se gérer de façon collective.

Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?

J. Gayraud : C’est un rôle nouveau pour moi que ce soit dans mon GDS local comme à l’échelon départemental. Sur Millau, notre territoire est très orienté ovins lait, c’est important de pouvoir centraliser les demandes, de partager les informations, de faire redescendre les problématiques sur divers sujets de fonds comme la biosécurité ou d’actualité comme la FCO. C’est notre rôle aussi de créer une dynamique locale entre les éleveurs et leur GDS.

Au sein du bureau, nous sommes quelques éleveurs à représenter les petits ruminants et à défendre les dossiers qui nous concernent. Cette représentativité est essentielle au vu de l’importance de notre bassin de production.

A la commission petits ruminants, nous œuvrons pour la protection sanitaire de nos élevages. Au-delà de la gestion des maladies réglementées, nous travaillons sur les dossiers de recherche et développement, les formations aux éleveurs, la biosécurité, la gestion des épidémies… Et de nombreux dossiers nous occupent : les avortements des brebis et agnelles, le dépistage des nouvelles maladies, l’amélioration de l’ambiance en bergerie (abreuvement, ventilation…). Sur tous ces sujets, le GDS fait le lien entre les différents partenaires (structures génétiques, vétérinaires, acteurs économiques…) et apporte le meilleur conseil possible aux éleveurs.

Que vous apporte cet engagement ?

J. Gayraud : Avant de m’installer, j’avais l’habitude de voir beaucoup de monde et j’avais envie de garder cette ouverture, une fois sur l’exploitation. Cet engagement au GDS me permet d’élargir les échanges au-delà de la ferme, avec des éleveurs d’autres productions, d’autres territoires, avec les vétérinaires, les services de l’Etat… D’un point de vue personnel, c’est un engagement très riche».

Recueillis par Eva DZ – La Volonté Paysanne du 11 juin 2026.

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Cette semaine, Eric Nadal, vice-président et Cécile Contastin, membre du bureau, tous deux co-responsables de la commission bovine du GDS prennent la parole. 

Cécile Contastin, membre du bureau de GDS Aveyron, membre du conseil d’admi-nistration du GDS de Vezins et co-respon-sable de la commission bovine.

Pouvez-vous vous présenter ?

C. Contastin : «Je suis agricultrice à Saint-Laurent de Lévézou. Depuis 2019, nous avons fait le choix avec mon mari de convertir notre élevage de vaches allaitantes Aubrac en vaches laitières, en race Brune. Une race rustique, qui donne un lait de qualité, riche en taux, que nous livrons à SODIAAL et nous aimons aussi la docilité de ces vaches ! Notre fils nous a rejoint dans le GAEC familial l’année dernière.

Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Quel a été votre premier contact avec le GDS ?

C. Contastin : Le sanitaire est évidemment très important dans tout élevage. Notre préoccupation première est que notre troupeau aille bien, que nos vaches soient en bonne santé et nous y veillons au quotidien, en lien avec notre vétérinaire. Mon mari adhérait à notre GDS local de Vezins, j’ai pris son relais. Je suivais régulièrement les réunions annuelles d’informations que propose le GDS Aveyron, sur notre secteur.

Pour quelles raisons vous êtes-vous engagée à la FODSA ?

C. Contastin : Bernard Lacombe, alors président, m’avait parlé de son engagement à la FODSA et je trouvais que c’était une bonne façon de s’impliquer pour l’élevage. Et puis, le sujet du sanitaire, très technique, m’intéresse. Lorsqu’il m’a sollicitée pour renforcer la représentativité de l’élevage de vaches laitières au sein de la FODSA, j’ai répondu favorablement. Comme Bérangère Carel, secrétaire générale, j’ai intégré le conseil d’administration du GDS départemental sans être présidente de mon GDS local mais par souci d’ouverture.

Puis Loïc Christophe, nouveau président, m’a proposé d’intégrer le bureau là encore pour représenter la production bovin lait, j’ai accepté volontiers. Certes nous sommes «jeunes arrivés» dans la production laitière mais chacun peut amener son expérience et ses compétences pour participer aux décisions et orientations du sanitaire pour l’élevage aveyronnais.

Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?

C. Contastin : Je suis donc membre du bureau du GDS Aveyron et co-responsable avec Eric Nadal de la commission bovine. Je suis également membre du conseil d’administration du GDS local de Vezins. Au sein du bureau, je participe aux décisions et orientations sanitaires, des décisions parfois complexes comme la mise en place du pack intro obligatoire. Nous maintenons une veille sur les maladies nouvelles et encourageons à la vaccination, comme la FCO, pour protéger nos élevages. Nous sommes un relais d’informations auprès de notre GDS local mais aussi auprès des autres organismes professionnels agricoles, au-delà de ma production. J’apprécie aussi le volet recherche du GDS, l’expérimentation qui permet d’anticiper, d’améliorer la réactivité face aux maladies. Grâce à nos partenariats forts avec Aveyron labo, avec les vétérinaires, nous faisons avancer les dossiers. Je citerai l’exemple des boîtes d’avortement en ovin qui permettent de faire avancer la connaissance sur les causes d’avortement et ainsi de trouver les leviers.

Que vous apporte cet engagement ?

C. Contastin : S’engager à la FODSA permet de garder espoir face aux maladies, plutôt que de les subir. C’est aussi mieux les comprendre, pour mieux les gérer. J’apprécie les échanges entre agriculteurs, nous travaillons en équipe, en prenant en compte la diversité des systèmes, leurs spécificités, leurs problématiques… C’est une belle ouverture d’esprit».

Eric Nadal, vice-président de GDS Aveyron, président du GDS de Capdenac et co-responsable de la commission bovine.

Pouvez-vous vous présenter ?

E. Nadal : «Je suis éleveur sur la commune d’Asprières, entre Capdenac et Decazeville. J’ai repris en novembre 2013, l’exploitation de mon beau-père, un élevage en Veau d’Aveyron et du Ségala label rouge. Il a livré ses premiers veaux à la SA4R en 1997 et lancé cette production par souci de trans-mettre un outil viable et vivable. Je me suis inscrit dans cette continuité avec un élevage de 70 Limousines sur 80 ha.

Par ailleurs, je suis administrateur à la SA4R et président de l’organisation de producteurs Eleveurs en Ségala qui réunit 170 éleveurs.

Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Quel a été votre premier contact avec le GDS ?

E. Nadal : Mon beau-père à qui j’ai suc-cédé sur la ferme présidait le GDS local de Capdenac. J’étais donc sensibilisé à son action et son rôle. Pour moi, éleveur de Veau d’Aveyron et du Ségala, c’était d’une logique implacable que de me préoccuper des sujets sanitaires. Au GDS de Capdenac, je travaille avec Roland Cournède vice-président et Carole Roques, trésorière.

Pour  quelles  raisons  vous  êtes-vous engagé à la FODSA ?

E. Nadal : Personnellement je connaissais le rôle du GDS mais beaucoup d’éleveurs encore ne savent pas vraiment à quoi ça sert ! Localement je me suis donc investi pour sensibiliser mes collègues à l’intérêt du GDS, ce qu’il apporte en termes d’accompagnement, de formations aux éleveurs. Je les ai invités à participer à la réunion d’information annuelle.

Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?

E. Nadal : En tant que président de GDS local, je participe au conseil d’administration départemental. J’ai intégré le bureau lors du dernier mandat de président de Bernard Lacombe et je poursuis mon engagement avec son successeur, Loïc Christophe. Il m’a proposé de prendre la suite de Christian Soulié à la commission bovine que j’anime en binôme avec Cécile Contastin, éleveuse en bovins lait.

La participation au GDS Aveyron est une suite logique de mon engagement local où j’amène les infos aux éleveurs. A Rodez, on décide des orientations que l’on veut donner à la politique sanitaire en Aveyron, à partir des données nationales mais en tenant compte de nos spécificités. Car notre département est atypique : la densité d’élevage est forte, les mouvements nombreux, les systèmes variés (broutards, repousses, label, estive…). C’est parfois un casse-tête pour adapter des suivis sanitaires. Je pense au pack intro que nous avons rendu obligatoire dans un souci de protéger le cheptel aveyronnais. Il faut expliquer que si on prend du retard sur un sujet sanitaire, on peut vite devenir la poubelle des autres départements qui nous considèreront comme des parias et ne travailleront plus avec nous ! Il faut savoir prendre les bonnes décisions pour nous protéger. Notre rôle est de les expliquer, d’expliquer pourquoi nous les prenons et quelles sont les incidences. Nous avons tous une responsabilité vis-à-vis de notre élevage, de celui de nos voisins et de ceux de tout le département.

Autre exemple, le dossier IBR, dont l’objectif d’éradication est fixé à 2027 : le rôle du GDS est d’informer sur cette obligation et d’organiser la stratégie pour l’atteindre. La biosécurité en élevage peut faire peur mais ces petits gestes ont une grande influence sur la sécurité en élevage et évitent les problèmes !

Que vous apporte cet engagement ?

E. Nadal : La force du GDS, c’est son maillage territorial, sa proximité. En participant cet hiver à plusieurs réunions locales, au-delà de mon secteur, j’ai beaucoup appris sur d’autres territoires, d’autres façons d’élever, d’autres enjeux. Au sein du GDS, une structure qui appartient aux éleveurs, gérée par les éleveurs, aux côtés d’une équipe de collaborateurs compétents, je contribue à être au plus près des besoins, au plus juste afin d’anticiper ce qui peut nous arriver d’un point de vue sanitaire.

L’engagement peut parfois être dur mais il y a de belles satisfactions : l’obligation du pack intro a été difficile à faire entendre mais c’est le meilleur outil pour sécuriser et apporter des garanties et on en a besoin dans notre métier ! La base de mon engagement est d’œuvrer pour le bien des éleveurs et des animaux».

Eva DZ, La Volonté Paysanne du 4 juin 2026

 

Évènements GDS

Jean-Michel DESMONS, président du GDS de Saint-Amans-des-Côts et vice-président du GDS 12.

Pouvez-vous vous présenter ?

J-M. Desmons : «J’ai 49 ans, je suis installé sur la ferme familiale à Saint Symphorien de Thénières depuis 2002. J’élève 72 mères de race Aubrac et je fournis des animaux pour le label rouge Bœuf Fermier Aubrac et l’IGP Fleur d’Aubrac.

Quel a été votre premier contact avec le GDS ?

J-M. Desmons : J’ai toujours eu un intérêt pour le sanitaire. Je participais aux réunions locales du GDS pour m’informer. C’est Jean-Ma-rie Combettes, ancien président du GDS de Saint-Amans-des-Côts et trésorier départemental qui m’a mis le pied à l’étrier du GDS. J’ai pris sa suite à la présidence et il m’a accompagné aux premières réunions du GDS Aveyron à Rodez. En tant que président de mon GDS local, j’ai participé au conseil d’administration de la FODSA à partir de 2011-12 sous la présidence de Bernard Lacombe qui m’a sollicité pour intégrer le bureau. J’entame mon deuxième mandat à ce poste de vice-président.

Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Pour quelles  raisons  vous  êtes-vous engagé à la FODSA ?

J-M. Desmons : Le sanitaire est important pour un éleveur, je l’ai senti assez vite ayant été confronté à quelques soucis sanitaires sur mon troupeau. J’avais envie de m’informer sur les maladies, de comprendre comment fonctionnent les protocoles autour des maladies réglementées… et de savoir quelles solutions apporter pour garder un cheptel sain. Avoir des animaux en bonne santé est primordial pour un éleveur, ainsi il progresse dans sa production, il vend mieux, il limite ses coûts et il est plus serein ! C’est donc pour comprendre tout cela et accompagner les éleveurs à faire ce qu’il faut pour un élevage aveyronnais en bonne santé que je m’investis au GDS.

Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?

J-M. Desmons : Au sein du bureau du GDS, mon rôle comme les autres membres du bureau est d’épauler le président, Loïc Christophe. Comme tout le monde, j’ai peu de temps et ma priorité reste mon exploitation où je suis installé en individuel. Mais dès que je le peux, grâce au Service de remplacement, je me rends disponible pour seconder Loïc, comme dernièrement au congrès de GDS France à Avignon où nous avons représenté l’Aveyron ensemble. Ce rôle me convient bien !

Que vous apporte cet engagement ?

J-M. Desmons : Au bureau de la FODSA, on avance, on travaille ensemble pour que les choses s’améliorent dans le sanitaire. Nous nous engageons au service de l’élevage et des éleveurs en toute indépendance. Et puis on tisse des liens amicaux avec les autres responsables professionnels et l’équipe de collaborateurs du GDS. On a plaisir à travailler ensemble. Ce qui me plaît, à travers nos échanges, c’est de voir la diversité des systèmes d’élevages, y compris en bovins viande, de productions, de mentalités aussi dans le département. Venir à Rodez me fait du bien, me permet de sortir de mon exploitation et de croiser des personnes que je n’aurai jamais rencontré, y compris à l’échelon régional et national. C’est une belle ouverture d’esprit même si parfois nous sommes confrontés à des situations tendues.

En parallèle sur mon secteur de Saint-Amans-des-Côts, nous organisons une réunion locale par an ainsi que l’assemblée générale. C’est l’occasion d’apporter l’information aux éleveurs mais aussi de faire remonter leurs problématiques en lien avec le cabinet vétérinaire local . Il nous faut aussi accentuer nos échanges avec les jeunes qui s’installent, leur faire connaître le GDS et ses missions, tout ce qu’il peut leur apporter».


Étienne Espinasse, membre du conseil d’administration du GDS de Baraqueville et vice-président du GDS 12 et co-responsable de la commission petits ruminants.

Pouvez-vous vous présenter ?

E. Espinasse : «Je suis producteur de lait de chèvre à Colombiès, à la tête d’un élevage de 350 chèvres. Je me suis installé en 2006, en GAEC avec mes parents. Depuis leur retraite, je suis en individuel.

Quel a été votre premier contact avec le GDS ?

E. Espinasse : A mon installation, j’avais une idée de ce qu’était le GDS. Mon voisin, également che-vrier, représentait notre production caprine au GDS de Baraqueville et m’a proposé d’intégrer le conseil d’administration, c’était il y a 7-8 ans. J’ai répondu favorablement parce que la question du sanitaire et de sa gestion m’intéresse. A l’éche-lon départemental du GDS, j’ai rejoint la commission petits rumi-nants qui concerne les productions ovine et caprine.

Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur? Pour quelles  raisons  vous  êtes-vous engagé à la FODSA ?

E. Espinasse : Étant donné la bonne place de l’élevage caprin en Aveyron, il est tout à fait légitime qu’il soit représenté au sein du GDS Aveyron. Pour que soit pris en compte l’impact de certaines maladies dans nos élevages spécifiques. Comme dernièrement sur la FCO, au départ considérée comme ne touchant pas les chèvres mais les remontées sur le terrain ont permis de faire reconnaître son impact et d’obtenir la prise en charge du vaccin pour nos élevages aussi. Mon engagement chez JA s’arrêtant, ma décision d’intégrer le bureau du GDS a été facilitée !

Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?

E. Espinasse : Je suis coresponsable de la commission petits ruminants avec deux éleveurs ovins, Jérémie Gayraud et Franck Vieilledent, où je représente la production caprine. A ce titre, je participe au conseil d’administration du GDS Aveyron. Au sein de cette commission, nous travaillons sur tous les sujets sanitaires qui concernent nos productions ovine et caprine. Nous sommes impliqués sur de nouvelles voies de recherche pour progresser dans le suivi sanitaire de nos élevages caprins, que ce soit sur des sujets ponctuels (FCO) ou de plus long terme (CAEV, maladies pulmonaires…). Mon rôle est aussi de faire remonter les besoins et attentes des éleveurs caprins du département en matière de gestion sanitaire. En tant que vice-président du GDS, mon rôle est d’apporter mon avis d’éleveur sur les dossiers, les actualités, de veiller aux arbitrages sur le volet économique, comme le coût de gestion des maladies, des prophylaxies…, de participer aux décisions du conseil d’administration.

Que vous apporte cet engagement ?

E. Espinasse : Je trouve particulièrement intéressant de pou-voir nous projeter sur des projets d’études, de recherche qui font avancer. Ce fut le cas dernière-ment avec l’expérimentation des pédichiffonettes pour identifier la paratuberculose en élevage y compris caprin, ou encore la détection sur lait de tank… Il y a aussi des recherches sur le long terme, des études plus avancées sur la qua-lité de la gestion de l’élevage, le bien-animal, l’économie, le confort de l’éleveur… Au delà de l’actualité sanitaire, il est important aussi de montrer le rôle du GDS dans ces projets de recherche et développement.

J’apprécie aussi de partager les expériences avec les différents acteurs  de  l’élevage,  Chambre d’agriculture, vétérinaires, administration,  laboratoire.  Ils  nous apportent leur vision du sanitaire dans l’élevage, nos échanges constructifs permettent d’apporter des solutions.

Enfin, grâce au GDS, j’apprends beaucoup sur toutes les productions, bovines que je connaissais déjà mais aussi ovines. Au sein du bureau on apprend aussi à se connaître, parce que nos productions, nos situations géographiques sont diversifiées et nous partageons l’envie d’avancer ensemble».

Eva DZ, La Volonté Paysanne du 21 mai 2026

 

Évènements GDS

Depuis son élection en novembre, le bureau de FODSA – GDS Aveyron, autour du nouveau président, Loïc Christophe prend ses marques. Tour à tour les membres se présentent et expliquent leur rôle et mission au sein de la structure qui accompagne les éleveurs sur le volet sanitaire en Aveyron.

Cette semaine, Bérangère Carel, secrétaire générale et Stéphanie Villaret, trésorière, prennent la parole.


Bérangère Carel, secrétaire générale du GDS 12.

Pouvez-vous vous présenter ?

B. Carel : «Je me suis installée en 2020, en GAEC sur la ferme de mon conjoint où nous élevons des Aubrac, en filière broutard, sur la commune de Sébazac-Concourès. Avant cela, j’ai effectué diverses missions dans des organismes professionnels aveyronnais en tant qu’ingénieur en agriculture. La plus grande partie de ma carrière a été mise au service du syndicalisme.

Quel a été votre premier contact avec le GDS ?

B. Carel : A travers ces expériences professionnelles, j’ai bien sûr l’occasion de faire connaissance avec la FODSA. Peu après mon installation, j’ai fait part au président Bernard Lacombe de mon envie de m’investir sur les questions de santé animale, qui m’ont toujours intéressée. J’ai ainsi été une des premières à intégrer le conseil d’administration de la FODSA, sans être présidente d’un GDS local. Nous avons d’ailleurs modifié les statuts pour légitimer la présence de ces administrateurs, nous permettant d’accueillir des gens motivés, des compétences particulières, ou encore des éleveurs venant de filières sous-représentées dans le conseil d’administration.

Pour quelles raisons vous êtes-vous engagée à la FODSA ?

B. Carel : J’ai accepté avec une grande fierté le poste de secrétaire générale aux côtés du président Loïc Christophe, me permettant de faire monter d’un cran mon engagement. Le poste de secrétaire général me permet d’avoir une vision transversale des questions sanitaires, à travers les filières et les régions. A ce titre, je vais m’efforcer de connaître un maximum de GDS locaux, afin de porter avec eux, à tous les échelons possibles, leurs problématiques et leurs projets. Mon objectif est de conserver un réseau dynamique et de faire connaître les actions du GDS localement, surtout auprès des jeunes. Je pense que la promotion de la démarche d’approche globale sanitaire est un excellent moyen d’arriver à ces fins.

D’autre part, au vu des récentes crises sanitaires, qu’elles soient locales, nationales ou plus lointaines, j’estime que le GDS doit plus que jamais être pour les éleveurs la structure référente, voire la structure refuge face à ces aléas. Or aujourd’hui, la politique à la mode, en agricole comme ailleurs, est celle qui prône de «renverser la table». Certes nos institutions peuvent être bouleversées de temps en temps, pour être plus réactives par rapport aux attentes du terrain. Mais il faut reconnaître leur légitimité, par le savoir et les compétences qu’elles ont acquis pendant leurs longues années d’existence, et les crises qu’elles ont déjà traversées. Je souhaite donc mettre mon mandat au service de la défense de notre structure, de ses valeurs universelles, loin des partis pris, et de sa place de référent sanitaire, autant pour le monde de l’élevage que pour les pouvoirs publics.

Que vous apporte cet engagement ?

B. Carel : Ce qui me motive au sein du GDS, c’est qu’on est capable dans la même réunion d’évoquer des sujets brûlants d’actualité, sur lesquels nous devons prendre rapidement des décisions concertées, et des projets de recherche à long terme, qui visent à améliorer le travail quotidien des éleveurs. Ces sujets nous permettent en même temps d’échanger avec des profils très divers, de la sphère scientifique comme de l’administration. Il faut dire que ces liens sont facilités grâce à l’équipe de collaborateurs du GDS, parfaits médiateurs entre des mondes qui pourraient parfois avoir du mal à se com-prendre.

Pour finir, j’estime que le GDS Aveyron possède une expertise et des moyens remarquables sur le plan national. Notre département doit continuer de compter au plan régional, mais aussi national. Notre président est là pour y veiller, comme son prédécesseur, et je m’engage à le soutenir dans cette mission, aux côtés des vice-présidents. Cet engagement est à mon sens primordial pour l’avenir de notre structure».


Stéphanie Villaret, présidente du GDS de Prades d’Aubrac et trésorière du GDS 12

Pouvez-vous vous présenter ?

S. Villaret : «Je suis installée à Prades d’Aubrac au sein du GAEC du Belnom avec mon mari, Bertrand. Je me suis installée en 2003 d’abord en EARL puis en GAEC lorsque cela a été possible entre époux. Nous élevons des vaches Aubrac en race pure, que nous livrons à la coopérative CELIA, en système de broutards repoussés et engraisse-ment de réformes pour le label rouge Bœuf Fermier Aubrac. Depuis toujours je suis passionnée par l’agriculture, j’aime le contact avec les animaux. M’installer sur la structure familiale était une évidence.

Quel a été votre premier contact avec le GDS ?

S. Villaret : Chez nous sur la ferme, mon père, Fernand Vayssié gardait quelques maté-riels de notre GDS local de Prades d’Aubrac à la disposition des adhérents et je suivais la réunion annuelle d’information. A mon installation, je l’ai remplacé au conseil d’administration. Le président d’alors Privat Serres, m’a proposé le poste de trésorière. C’est ainsi que j’ai appris à connaître les rouages du GDS ! Puis lorsque Privat a cédé la présidence, en 2024, je me suis portée candidate à la co-présidence, un poste que je continue d’occuper.

Que représente le GDS dans votre métier d’éleveuse ? Pour quelles raisons vous êtes-vous engagée à la FODSA ?

S. Villaret : Dans notre métier, le sanitaire est très important, il est, à mon sens, indissociable de l’élevage. Depuis toutes ces années, j’ai compris que l’équilibre était fragile et qu’il était primordial d’être bien informé. C’est l’une des missions de notre GDS, à l’échelon local comme départemental, d’apporter des informations justes, neutres. Il faut savoir expliquer les différentes missions de notre structure, qui a été créée par des éleveurs et est gérée par des éleveurs. Au GDS Aveyron, je défends l’agriculture extensive du nord Aveyron avec la pratique de la transhumance.

Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?

S. Villaret : En tant que co-présidente de mon GDS local, je participe au conseil d’administration du GDS Aveyron. Mon rôle est d’informer les agriculteurs sur les actualités sanitaires, d’accompagner les éleveurs de mon secteur qui rencontrent des difficultés d’un point de vue sanitaire, de recenser les jeunes afin de leur présenter l’appui sanitaire du GDS…

Fin 2024 j’ai intégré le bureau et en novembre dernier, le nouveau président, Loïc Christophe m’a fait confiance en me proposant le poste de trésorière. Un poste qu’a assuré pendant de nombreuses années Privat Serres qui a su me mettre le pied à l’étrier ! Cette fonction me permet de participer à l’orientation des financements, de définir le budget et je retranscris le travail de l’équipe comptabilité auprès des élus du GDS.

Que vous apporte cet engagement ?

S. Villaret : La FODSA rassemble une équipe d’élus et de collaborateurs engagés pour défendre l’élevage de façon neutre. Nos échanges réguliers permettent de partager nos expériences, de découvrir des systèmes et des productions différents ainsi que d’autres façons de gérer les problématiques. C’est très enrichissant, j’apprends beaucoup… et notamment à travailler ensemble car ce n’est pas évident de décider et gérer des financements qui satisfassent tout le monde !

Au comité de direction du GDS Aveyron, chacun a sa place et a la parole. On peut faire pencher la balance dans les décisions. Lorsque je me suis installée en 2003, les agricultrices étaient peu nombreuses, aujourd’hui nous avons toute notre place au sein de nos structures professionnelles. Nous sommes ainsi plusieurs femmes à présider des GDS locaux et donc au conseil d’administration de GDS Aveyron. Personnellement, j’ai été très bien accueillie par le président sortant, Bernard Lacombe et ainsi je me suis sentie plus à l’aise dans ma prise de poste».

Évènements GDS

En novembre, Loïc Christophe a succédé à Bernard Lacombe à la présidence de FODSA – GDS Aveyron.

Pouvez-vous vous présenter ?
L. Christophe : «J’ai repris en 1998 la petite exploitation de mes parents, sur le secteur de Montbazens et j’ai pu concrétiser ce projet d’installation grâce à la reprise d’une ferme voisine en bovin lait et viande. J’ai toujours été passionné d’agriculture d’ailleurs j’ai passé un bac à La Vinadie dans le Lot puis un BTS Acse à Aurillac. Mes beaux-parents avaient eu aussi une exploitation laitière : j’ai toujours baigné dans ce milieu ! Avant de m’installer, et après l’Armée, j’ai travaillé au Service de remplacement puis 2 ans dans la scierie de mes parents ce qui m’a permis de passer mon permis poids lourds.

Pouvez-vous présenter votre exploitation ?
L. Christophe : J’ai repris comme je le disais l’exploitation familiale, une petite structure et une structure voisine en bovin lait et viande. J’avais alors un quota de 70 000 litres de lait mais dans un bâtiment en travée. En 2010, j’ai décidé de transformer le bâtiment des taurillons pour les vaches laitières et j’ai eu l’opportunité d’augmenter mon quota à 140 000 litres de lait. J’y ai adossé un petit atelier de 40 veaux de boucherie.
Mais en 2013-2015, la crise laitière m’a interrogé sur la suite de ma structure… En 2016, j’ai entendu parler d’une nouvelle opportunité : la production de canards prêts à gaver avec La Quercynoise. L’arrêt d’activité de mes beaux-parents en 2019 m’a permis de bénéficier d’un peu plus de surface ce qui m’aurait permis d’augmenter la production laitière mais le bâtiment n’était pas adapté à ce développement… J’ai donc choisi d’arrêter la production laitière et de créer un bâtiment spécialement pour le canard prêt à gaver. Et pour valoriser mes surfaces, j’ai créé un atelier d’engraissement de génisses et de mâles à la repousse via la coopérative natera.

De plus, je savais qu’à terme, j’aurai de moins en moins le soutien de mon père et mon beau-père, il me fallait aussi penser à la notion de main d’œuvre sur la ferme. Le canard gras comme l’engraissement sont des productions planifiées, qui offrent de la souplesse dans l’organisation du travail et me permettent de travailler seul avec une astreinte moins lourde.

Quels ont été vos premiers contacts avec le GDS Aveyron ?
L. Christophe : Je me suis impliqué progressivement dans mon parcours : d’abord auprès de mon GDS local à Montbazens puis j’ai participé à la commission bovine du GDS. Élu à la présidence du GDS local, j’ai intégré le conseil d’administration de FODSA GDS Aveyron. Via ma production de canards gras, j’ai été accompagné par la structure sur le volet biosécurité. Ma première implication a concerné un projet d’organisation à l’échelle régionale de la production avicole mais qui n’a pu aboutir faute de fonds. Ça a été pour moi, le début de mon implication. J’ai intégré le bureau de FODSA GDS Aveyron sous la présidence de Bernard Lacombe, puis j’ai succédé à Sylvain Fraysse au poste de secrétaire général.

Qu’est-ce qui vous motive dans cet engagement à FODSA GDS Aveyron ?
L. Christophe : Je me sens à l’aise, dans mon élément, dans cette organisation neutre. J’ai eu envie de m’impliquer sur le sanitaire parce que c’est une cause importante, qui touche tous les éleveurs, et il y a beaucoup à y faire ! L’approche collective de l’équipe à la FODSA me plaît beaucoup, en toute indépendance. Elle est source d’informations précieuses pour tous et son action, ses projets de recherche font avancer le cheptel aveyronnais. La FODSA est une organisation créée par les éleveurs, pour les éleveurs. Elle est à l’écoute et en soutien quand des difficultés surviennent.

Comment s’est passée la transition avec Bernard Lacombe ?
L. Christophe : Depuis 2 ans, nous travaillons ensemble au passage de relais à l’échelon départemental mais aussi régional et national. Comme lui je participerai au conseil d’administration de la FRGDS et de GDS France, c’est une fonction importante pour aller recueillir les informations et défendre ce que l’on vit sur nos territoires. Chaque région a ses spécificités et il est important de faire entendre notre voix.
J’avoue que j’ai démarré la présidence dans un contexte compliqué avec l’émergence de la DNC, ce fut très formateur ! Mais j’ai apprécié de pouvoir rencontrer l’ensemble des parties prenantes de l’élevage et du monde agricole, les services de l’Etat. Cela m’a permis de mieux m’impliquer et d’être reconnu aussi à l’échelle départementale.

Une nouvelle équipe vous entoure. Comment l’avez-vous constitué ?
L. Christophe : En effet, le bureau du GDS Aveyron a été renouvelé avec beaucoup de jeunesse et également des agricultrices bien présentes. Nous sommes porteurs de nouveaux projets et d’une nouvelle vision pour le sanitaire. Dès les premières réunions, chacun a apporté son expérience, sa façon de voir les choses. Nous avons aussi chacun, participé à des réunions locales de GDS cet hiver qui nous ont permis d’aller au contact des éleveurs, l’écouter leurs besoins et de les informer. Je tenais à leur participation parce que je pense c’est important que les membres de notre bureau soient reconnus localement.

Justement quelle a été l’ambiance de ces réunions locales, dans un contexte sanitaire toujours incertain ?
L. Christophe : Les échanges ont été sereins : les éleveurs étaient en recherche d’informations justes et concrètes. Nous avons recueilli leurs avis sur la gestion du sanitaire et écouté leurs problématiques que nous ferons remonter. Cette proximité sur le terrain est à mon sens, essentiel. Ainsi tout le monde peut s’exprimer, être écouté. Il faut savoir s’adapter aux attentes, aux exigences qui ont changé. Pour chaque décision importante, je m’appuierai sur la décision du collectif, et je veux poursuivre le partenariat fructueux avec les vétérinaires, les services de l’État, le laboratoire départemental, la Chambre d’agriculture, les syndicats de races, les négociants, les OP…».

Recueillis par Eva DZ, Volonté Paysanne du 2 avril 2026

Bovins, Caprins, Ovins, Évènements GDS

Vendredi 3 avril, FODSA – GDS Aveyron tenait son assemblée générale. La première pour son nouveau président, Loïc Christophe, qui, entouré de son équipe, a consacré un moment de «reconnaissance» et de «gratitude» à son prédécesseur, Bernard Lacombe.

C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour FODSA GDS Aveyron, sous la présidence de Loïc Christophe qui présidait sa première assemblée générale le 3 avril aux archives départementales. Entouré de son équipe largement renouvelée, et dans un contexte «où les enjeux sanitaires restent particulièrement forts», il a rappelé le rôle du GDS : «nous sommes un pilier technique, neutre et apolitique, au service de la santé animale». Évoquant la gouvernance professionnelle et de terrain de la structure, autour de ses 45 GDS locaux, 59 présidents et co-présidents.

Légitimité

Au-delà des «grandes actions sanitaires collectives» conduites avec succès depuis 1958, sur la brucellose, la leucose, le varron… FODSA GDS Aveyron a élargi son approche à la prévention, la biosécurité, le conseil, la formation et la gestion des élevages dans leur ensemble à travers l’Approche Sanitaire Globale et le lien constant avec sa filiale de services FARAGO Aveyron. «Notre légitimité repose sur notre compétence scientifique, notre impartialité et notre capacité à fédérer les éleveurs autour de stratégies collectives efficaces», a-t-il justifié. L’approche de la Dermatose Nodulaire Contagieuse depuis juin en est un exemple : «notre mobilisation a consisté à informer rapidement et de façon précise et fiable les éleveurs, à répondre à leurs interrogations et à remonter les attentes du terrain», a rappelé le président. Afin d’anticiper «dans la mesure du possible» l’organisation territoriale en cas de crise sanitaire, FODSA GDS Aveyron a ainsi mis en place un suivi rigoureux de toutes les introductions en provenance des zones réglementées et participé à l’élaboration et au test de dispositifs opérationnels à activer si besoin en Aveyron, en lien avec les services de l’Etat et les vétérinaires. De même FODSA GDS Aveyron fait valoir son rôle d’alerte sur la prise en compte des risques émergents : clavelée, fièvre aphteuse… Et dans la mobilisation de dispositif d’aides au niveau national, pour les éleveurs de l’Aveyron, à travers le FMSE. Ainsi, en 2025, via les programmes FCO et MHE du FMSE, plus de 1 000 élevages foyers de l’Aveyron ont pu être accompagnés.

Cet engagement au service des éleveurs et des élevages aveyronnais se traduit dans les orientations de FODSA GDS Aveyron. Ainsi 2025 marquait la première année de mise en œuvre du pack intro obligatoire pour toute entrée d’animaux en élevage. «Après un an, le nombre de contrôles à l’introduction de bovins en carte verte est passé de moins de 10 à 70% ! Ce résultat est encourageant d’autant plus que la partie restante correspond à des ateliers «dérogatoires», a annoncé Bérangère Carel, secrétaire générale de FODSA GDS Aveyron, se félicitant que «tous les bovins introduits dans des cheptels naisseurs aient été analysés cette année», pour rechercher IBR, Besnoitiose et BVD. «Ce pack intro est un outil de prévention et de biosécurité majeure pour nos élevages», ont complété Eric Nadal et Cécile Contastin, co-responsables de la commission bovine. Et d’inciter «autant que possible à isoler les animaux introduits jusqu’à la réception des résultats d’analyses», évoquant la résurgence accidentelle de l’IBR au printemps dernier suite à un rassemblement. «Avec 96% des cheptels aveyronnais indemnes en IBR, nous approchons l’objectif d’éradication fixé à 2027», ont-ils avancé. Au 1er mars 2026, l’Aveyron ne compte «plus que» 30 cheptels infectés (contre 728 en 2017) ! «Nous continuerons d’accompagner ces cheptels dans l’assainissement», ont-ils conclu.

Sur le dossier BVD et Besnoitiose, l’accompagnement de FODSA GDS Aveyron se poursuit également. Sur la BVD, la transition du mode de dépistage a démarré. «La baisse du nombre de nouveaux cheptels positifs en 2025 est encourageante et le nouveau dépistage sur prophalyxie (remplaçant les boucles à la naissance) va permettre d’alléger le travail des éleveurs», assurent Eric Nadal et Cécile Contastin. Par ailleurs, les communes sur l’ouest Aveyron entrent dans leur dernière année de surveillance sur la Tuberculose.

«Ne laisser aucun éleveur sans solution»

Leurs collègues de la commission petits ruminants, Franck Vieilledent, Etienne Espinasse et Jérémie Gayraud ont enchaîné sur les actions menées dans leurs productions respectives. Le suivi sanitaire se traduit dans la réalisation des prophylaxies : «le dépistage collectif de la Border Disease et de la Visna Maëdi montre son efficacité. En 2025, seuls 0,7% des élevages ont été nouvellement infectés», relèvent-ils. Le suivi du GDS se traduit aussi dans sa participation à de nombreuses études et recherches sur la santé des petits ruminants. Et les responsables de la commission de citer en exemple la recherche des causes d’avortement (en particulier, les précoces chez les agnelles), la résistance aux antiparasitaires et la détection de la paratuberculose dans les élevages caprins…

Suite à la sollicitation des éleveurs, le GDS avec les acteurs de la filière, a lancé un projet de recherche sur l’adénomatose pulmonaire ovine : «Nous recherchons des financements pour lancer l’expérimentation de diagnostics sur animaux vivants dans les fermes touchées», a avancé Franck Vieille-dent.

Prévenir, conseiller, informer, former, sensibiliser… telles sont les missions de FODSA GDS Aveyron, retranscrites par Jean-Michel Desmond. Le vice-président a ainsi souligné la forte participation aux 35 réunions locales d’information cet hiver : «avec près de 800 éleveurs participants, nous avons pu leur transmettre une information claire, précise et fiable et répondre à leurs sollicitations», saluant la proximité de l’action du GDS. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 130 appels reçus à la FODSA chaque jour, plus de 500 stagiaires en formation, plus de 900 jeunes accompagnés, plus de 2 400 visites d’élevages… «Par sa maîtrise de l’approche sanitaire globale des exploitations, le GDS a la volonté farouche de ne laisser aucun éleveur sans solution», a conclu Bérangère Carel.

Eva DZ – Volonté Paysanne du 9 avril 2026