Groupement de Défense Sanitaire de l'Aveyron
Actualités
Bovins
- 17 juillet 2026
Dans le cadre de la poursuite du programme d’éradication de la BVD, le suivi de certains cheptels va évoluer au cours des prochaines campagnes. Cette évolution s’inscrit dans une démarche nationale visant à adapter la surveillance à la situation sanitaire des élevages, tout en maintenant un haut niveau de sécurité vis-à-vis de cette maladie.
Parce que ces changements peuvent susciter des interrogations, le GDS Aveyron met à votre disposition une Foire Aux Questions (FAQ) qui rassemble les réponses aux questions les plus fréquemment posées.
Vous y trouverez des explications simples et concrètes sur :
- les raisons de cette évolution du suivi,
- les cheptels concernés,
- les nouvelles modalités de surveillance,
- les conséquences pratiques pour votre élevage,
- ainsi que les démarches à effectuer si nécessaire.
Notre objectif est de vous apporter une information claire et de vous accompagner dans cette transition. Les équipes du GDS restent bien entendu à votre disposition pour répondre aux questions spécifiques à votre situation.
Consultez dès maintenant notre FAQ BVD pour retrouver l’ensemble des réponses et mieux comprendre les évolutions du dispositif.
Évènements GDS
- 17 juillet 2026
Au conseil d’administration de FODSA GDS Aveyron, jeudi 2 juillet, l’heure était au bilan : de la campagne de prophylaxie bovine, de la campagne BVD et IBR. Travaux d’études et recherches, communication et formation, les équipes sont sur tous les fronts.
La campagne de prophylaxie bovine s’est achevée le 31 mai. FODSA GDS Aveyron a programmé plus de 4650 interventions et 97,5% d’entre elles ont été conformes. «Un pourcentage stable», analyse Fany Trotier.
Tuberculose sous surveillance
Si la situation semble rentrer dans l’ordre sur la tuberculose en Aveyron, en revanche, elle ne s’améliore pas à l’échelle nationale. «Aujourd’hui en France, il n’y a pas plus de foyers mais le nombre de cheptels impactés augmente. Nous sommes toujours sous le seuil des 0,07%», avance Fany Trotier, rappelant que le seuil garantissant le statut indemne du pays est fixé sous 0,1%. Au 16 mars, 47 foyers étaient recensés en France, notamment sur les zones Aquitaine, FODSA GDS Aveyron appelant à la vigilance des éleveurs sur les échanges d’animaux vers cette région.
En Aveyron, aucun nouveau foyer n’a été découvert depuis l’apparition des deux premiers dans le bassin de Decazeville mais l’origine de leur apparition n’est toujours pas identifiée. Les éleveurs du secteur ont suivi une formation biosécurité et des audits biosécurité tuberculose ont été réalisés dans les cheptels de la zone concernée par des vétérinaires en lien avec le GTV et le GDS. A noter aussi la surveillance sur la faune sauvage qui pour l’heure n’a révélé aucun cas de tuberculose.
IBR : en route vers l’éradication
Dans la perspective de l’éradication IBR en 2027, les règles se durcissent en France, obligeant les troupeaux touchés à s’assainir. En Aveyron, le nombre de bovins et cheptels infectés est en baisse, mais Céline Pouget alerte sur les cheptels nouvellement infectés en 2025/26. Pour autant, FODSA GDS Aveyron continue son travail, un travail qui porte ses fruits comme l’a expliqué le président, Loïc Christophe. «Nos équipes sont pleinement mobilisées pour accompagner les éleveurs infectés à s’assainir à travers des visites d’élevage, des enquêtes épidémiologiques, un accompagnement technique et financier, en collaboration avec les vétérinaires». Un travail est également mené avec les services de l’Etat (DDETSPP) sur la gestion des cheptels infectés ainsi qu’avec les organisateurs de concours, rassemblement, estives…
A l’automne une réunion nationale est programmée pour faire le point sur la situation et mettre la pression, on s’en doute, sur les derniers cheptels infectés mais en Aveyron, on a fait le travail. Nous continuerons d’accompagner ceux qui font des efforts pour assainir leur cheptel», défend Loïc Christophe.
BVD : le suivi différencié démarre
Le dépistage BVD entre dans une période de transition suite à la décision du conseil d’administration puis de l’assemblée générale de FODSA GDS Aveyron en 2024. Progressivement, le dépistage virologique par boucle à la naissance laissera la place à un dépistage sérologique lors de la prophylaxie pour les élevages ayant des résultats favorables. Cette transition n’a eu aucune incidence sur la mobilisation des éleveurs toujours bien impliqués puisque le nombre de veaux dépistés à la naissance se maintient.
A partir de la campagne 2026/27, les cheptels ayant présenté des résultats favorables pourront prétendre au dépistage sérologique seul. Les boucles et le dépistage virologique à la naissance seront maintenus dans les autres cas. Déjà au 15 mai, 33% (des 4 396 cheptels) passent en sérologie seule : 30% en allaitant, 42% en laitier, 60% en mixte. Les commandes de boucles sont maintenues par le GDS mais validées sur retour du bon de commande en lien avec la Chambre d’agriculture.
Attention à la reprise de la FCO !
FODSA GDS Aveyron attire l’attention sur la reprise de la circulation virale de la FCO. Fany Trotier appelle notamment à la vigilance sur le sérotype 3 et sur le sérotype 1 actuellement en Espagne. L’Etat a mis à disposition des doses de vaccins pour bovins et ovins contre ce sérotype 1.
La clavelée ou variole ovine, ainsi que la peste des petits ruminants (PPR) sont, elles aussi, des sources d’inquiétudes pour les éleveurs. La Grèce est notamment concernée par de multiples épisodes de Clavelée en 2018, 2022 et depuis 2024, affectant grandement les effectifs. De même, la PPR est présente dans de nombreux pays de l’Union européenne. A noter également le retour de la fièvre aphteuse en Grèce et à Chypre. «FODSA GDS Aveyron assure sur ces maladies émergentes, un rôle d’information et de sensibilisation auprès des éleveurs», a rappelé Loïc Christophe. «Nous nous tenons à disposition de toutes celles et ceux qui auraient besoin d’informations sur ces maladies et nous participons à des réunions nationales et départementales pour connaître les évolutions», a-t-il ajouté. Des fiches techniques sur ces maladies émergentes sont disponibles sur le site de FODSA GDS Aveyron.
Des projets de terrain
Céline Pouget, docteur vétérinaire à FODSA GDS Aveyron, a présenté les projets d’études et de recherche en cours. Et ils sont nombreux ! Ainsi, FODSA GDS Aveyron participe au projet national de GDS France, baptisé PRISSME. Il consiste à déterminer l’influence de la génétique sur la résistance à la paratuberculose en bovin. L’Aveyron participe notamment à la remontée des sérologies sanguines et des cas cliniques en races Aubrac, Limousine et Blonde d’Aquitaine. «Plus de 50 000 résultats ont été remontés pour analyse et génotypage sur 3 ans en lien avec Aveyron Labo», avance Céline Pouget.
Plus que jamais d’actualité, le projet régional SECUR’EAU mené par le GIE Elevage Occitanie veut permettre de diffuser des pratiques innovantes mobilisant des ressources en eau, autres que celles du réseau potable, pour les besoins de l’élevage. L’Aveyron est partie prenante de ce projet à travers des fermes pilote et des groupes territoriaux, en partenariat avec la Chambre d’agriculture.
FODSA GDS Aveyron par le biais de la FRGDS Occitanie, suit de près le projet européen du CIRAD sur la FCO. Il s’agit d’une enquête pour mieux comprendre les motivations, freins, perceptions des éleveurs ovins et bovins au sujet de la vaccination FCO. L’Aveyron a ainsi envoyé une liste de cheptels qui ont accepté d’être contactés sur ce sujet.
En petits ruminants, le travail de recherche se poursuit sur les avortements avec l’école nationale vétérinaire de Toulouse. Les protocoles nationaux OSCAR (boîtes d’avortement) vont évoluer afin d’intégrer de nouvelles techniques d’analyses. Le GDS Aveyron est pleinement impliqué dans la mise à jour de la bibliographie, les retours du terrain, les pratiques de laboratoire… auprès des personnes ressources et experts.
Enfin, Fany Trotier a présenté les multiples actions de communication menées par le GDS pour se faire connaître et faire connaître ses rôles et missions auprès des éleveurs : journée portes ouvertes FARAGO, présence sur des salons comme Provinlait, réunions locales, interventions auprès des étudiants et futurs éleveurs, communication technique sur le site internet, présence sur les réseaux sociaux, dans la presse agricole… et un calendrier de formations encore bien fourni ! Des actions qui se poursuivront sur la campagne 2026/27 et notamment le retour de la formation manipulation et contention des bovins dès cet automne ainsi que des nouveau-tés comme la formation en éthologie bovine au printemps 2027.
Article rédigé par Eva DZ, La Volonté Paysanne du 9 juillet 2026
Bovins
- 17 juillet 2026
Le ministère de l’Agriculture a confirmé que la vaccination obligatoire contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) prendra fin le 30 septembre 2026 dans la Zone Vaccinale I (ZVI) du sud-ouest de la France, sous réserve d’une évolution favorable de la situation sanitaire.
À compter du 1er octobre 2026, une période de surveillance de huit mois débutera. Si aucun nouveau foyer n’est détecté, la ZVI pourra retrouver son statut indemne à partir du 1er juin 2027.
En revanche, la stratégie reste inchangée pour la Zone Vaccinale II (ZVII), où la vaccination obligatoire est maintenue jusqu’au 31 décembre 2026. Cette mesure est également appliquée à la partie des Pyrénées-Atlantiques située en ZVI afin d’assurer une protection homogène le long de la frontière avec l’Espagne.
Cette décision s’inscrit dans un contexte sanitaire qui reste sous étroite surveillance en Europe. En Sardaigne (Italie), dix foyers de DNC ont été recensés depuis le 14 avril 2026, date de la première détection de l’année. Un nouveau foyer a été confirmé le 8 juillet 2026. Les analyses génétiques suggèrent une continuité épidémiologique entre les foyers de 2025 et ceux de 2026, sans nouvelle introduction du virus, soulignant la persistance de la circulation virale et la nécessité de maintenir une vigilance élevée.
Bovins, Caprins, Ovins
- 10 juillet 2026
Plusieurs foyers de Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) sérotype 3 ont été confirmés ces derniers jours dans notre département. À ce stade, les élevages concernés sont des élevages ovins. Dans un contexte de reprise de la circulation du virus, les éleveurs bovins, ovins et caprins sont appelés à renforcer leur vigilance et à poursuivre la vaccination de leurs animaux.
Une circulation du virus qui s’intensifie
Au niveau national, une reprise de la circulation du sérotype 3 est observée dans le sud-ouest de la France, une zone jusqu’alors épargnée par ce sérotype depuis son apparition en France en 2024.
Depuis le 1er juin 2026, 20 foyers de FCO-3 ont été recensés en France, dont 17 dans les Pyrénées-Atlantiques, 2 dans le Lot et 1 dans le Tarn. La carte de la situation nationale est mise à jour chaque fin de semaine sur le site du ministère de l’Agriculture : https://agriculture.gouv.fr/la-situation-de-la-fievre-catarrhale-ovine-fco-en-france
Cette reprise intervient plus tôt que les années précédentes, ce qui laisse présager une période d’activité du virus plus longue et justifie une vigilance renforcée dès à présent.
Soyez attentifs aux signes cliniques
Les vétérinaires du département ont été informés de l’évolution de la situation sanitaire.
Si vous observez des signes évocateurs de la maladie (fièvre, abattement, lésions buccales, boiteries, œdèmes, baisse de production…), contactez sans attendre votre vétérinaire sanitaire.
Nous rappelons que, dans le cadre de la surveillance de la FCO, la visite du vétérinaire ainsi que les analyses diagnostiques sont prises en charge par l’État.
Il est encore temps de vacciner
La vaccination reste le moyen le plus efficace pour protéger les troupeaux contre la FCO-3.
Le sérotype 3 est particulièrement virulent et peut entraîner des conséquences sanitaires importantes, comme celles observées lors de la circulation du sérotype 8. Compte tenu de la circulation précoce du virus cette année, il est important de ne pas attendre pour protéger les animaux encore non vaccinés.
Nous invitons les éleveurs à se rapprocher de leur vétérinaire afin de mettre en place la stratégie vaccinale la plus adaptée à leur élevage.
Restons mobilisés
La vigilance de chacun est essentielle pour détecter rapidement les nouveaux cas et limiter la propagation de la maladie. Nous continuerons à vous tenir informés de l’évolution de la situation sanitaire.
Évènements GDS
- 2 juillet 2026
Parler de bien-être animal fait aussi partie des missions du GDS Aveyron, à l’initiative d’une nouvelle formation, en partenariat avec l’ADPSA, sur l’éthologie des bovins. Une première session d’initiation s’est déroulée ce printemps avec une spécialiste de la question, Pauline Garcia, éleveuse dans le Cantal.
Après une carrière de 12 ans dans les médias (radio et TV), Pauline Garcia s’est reconvertie dans l’élevage. Passionnée de santé animale, elle s’est d’abord formée comme comportementaliste animale puis s’est mise en quête d’une installation. Arrivée en Auvergne pour décrocher un BPREA à Brioude, elle a fait la connaissance d’un éleveur avec qui elle s’est associée hors-cadre familial. Dans le Cantal, ils élèvent des Salers et Aubrac.
Capital confiance
Très vite, Pauline a pu mettre en application sur son élevage, sa méthode d’approche des animaux :
«Je parle avec mes vaches, tout le temps !», sourit-elle. Et elle partage son quotidien d’éleveuse sur les réseaux sociaux, consacrant 3 heures par jour à la promotion de son métier. «Avoir la double cas-quette, éleveuse, community mana-ger et formatrice, est important car elle crédibilise ma démarche», avance Pauline. «Mes premières formatrices sont mes vaches. Elles me servent de test», appuie l’agricultrice dont le compagnon est également éleveur (laitier). Pauline se dit donc «toujours en formation», elle qui a écrit trois livres depuis 2020 sur le comportement animal.
Ses talents et cette double expérience, elle les met au service des éleveurs et des organisations professionnelles (Chambre d’agriculture, MSA, GDS, public scolaire, vétérinaires…), auxquels elle pro-pose des formations. Et la formule plaît car le planning est très chargé et les réservations complètes d’une année sur l’autre ! «Plancher sur le bien-être animal, c’est améliorer la sécurité pour tous, le confort de travail, ça contribue à diminuer la charge mentale. Les éleveurs travaillant de plus en plus seuls, avoir des animaux facilitants donne plus de plaisir et de sérénité», argue-t-elle.
Pauline qualifie sa méthode de «progressive» et «pas révolutionnaire» : «On peut mettre en place de petites actions applicables par tous et profitables pour tous !», confie-t-elle. Et la démonstration qu’elle a fait de sa méthode lors de la formation initiée par le GDS Aveyron, en partenariat avec l’ADPSA, en a été une belle preuve. Après des apports théoriques en salle le matin, le groupe d’éleveuses, éleveurs et de salariés agricoles s’est retrouvé chez Eric Nadal à Asprières. Dans un bâtiment, il avait isolé un groupe de jeunes vaches qui se sont facilement prêtées au jeu de l’approche ! Pauline Garcia a présenté les 5 étapes intermédiaires d’approche des animaux avec de premières prérogatives : «ne pas calquer nos habitudes d’humains sur les bovins, cela signifie ne pas chercher à toucher directement et tout de suite et ne jamais oublier que le monde sensoriel des bovins diffère complètement de celui des humains. L’homme a tendance à calquer ses ressentis sur ceux des bovins mais c’est une erreur qui peut parfois le mettre en danger».
5 étapes pour créer la relation homme/animal
«Au fil des 5 étapes on augmente le capital confiance et on gagne en docilité par l’expérience», détaille-t-elle :
- Veiller à leur bien-être environnemental comme installer des brosses ;
- Répondre aux besoins fondamentaux des animaux en éveillant leurs 5 sens (intégrer des petits jeux comme des ballons, des cônes, des blocs, au sol ou suspendus qui permettent aux animaux de travailler leur peur face à l’arrivée d’un nouvel élément : une technique à fragmenter dans le temps avec des séances courtes (pas plus de 15 mn) pour éviter d’alourdir la journée de travail de l’éleveur et garder la motivation de l’animal. Ces objets peuvent être remis dans les parcs plus tard afin de mesurer les pro-grès réalisés et le changement de comportement) ;
- L’aliment, accélérateur relationnel (commencer par de petites poignées dans plusieurs petites bassines plutôt que dans des seaux qui peuvent se renverser et faire du bruit puis tenter de les brosser pendant qu’ils mangent, un bruit, une sensation qu’ils auront déjà découverte dans l’étape 1) ;
- Grattage des animaux
- Gestion des émotions par l’humain. Dans un lot, Pauline Garcia préconise les nombres pairs d’animaux : «chaque vache a son binôme, c’est rassurant pour chacune d’elle et souvent elles se synchronisent dans leur cycle de vie (vêlage par exemple)», a-t-elle constaté. «Quand on touche une vache, les autres regardent et voient sa réaction, c’est un message d’assurance, si certaines apprennent plus vite, les autres retiennent par l’observation», poursuit Pauline.Au cours de cette formation, l’agricultrice a partagé son vécu :
«il ne faut pas lâcher l’affaire et travailler sur l’habitude d’approche. Plus on habitue une vache à la toucher, plus elle sera prépa-rée si un jour on doit intervenir pour un soin ou pour toute manipulation». La tenacité c’est justement ce que les participants à la formation ont retenu ! «On repart avec des petites astuces à mettre en place, des outils» témoignent certains. Et Pauline leur a déjà donné rendez-vous dans un an pour une session de perfectionnement : «n’hésitez pas à faire des photos, des mini-vidéos pour partager vos actions et nous débrieferons ensemble sur ce qui a marché et ce qui a été plus difficile».
Eva DZ, la Volonté Paysanne du 25 juin 2026
Évènements GDS
- 23 juin 2026
Depuis son élection en novembre, le bureau de FODSA – GDS Aveyron, autour du nouveau président, Loïc Christophe prend ses marques. Tour à tour les membres se présentent et expliquent leur rôle et mission au sein de la structure qui accompagne les éleveurs sur le volet sanitaire en Aveyron. Cette semaine, Jérémie Gayraud et Franck Vieilledent, membres du bureau du GDS Aveyron et responsables de la commission petits ruminants, prennent la parole.
Pouvez-vous vous présenter ?
F. Vieilledent : «Je suis éleveur de brebis laitières et de vaches allaitantes, sur la commune de Castelnau Pégayrols. Installé depuis 1992, je suis aujourd’hui en GAEC avec mon épouse et mon fils et nous employons un salarié. Nous produisons du lait pour l’AOP Roquefort chez Papillon et nous sommes en système broutards Aubrac.
Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Quel a été votre premier contact avec le GDS ?
F. Vieilledent : J’ai connu dans les années 70, les difficultés sanitaires auxquelles ont été confrontés les éleveurs. Je pense notamment à la Brucellose qui imposait l’abattage total des troupeaux et a complètement chamboulé le paysage… De nombreux éleveurs ont abandonné le lait pour se convertir à la viande… Si les réseaux sociaux n’existaient pas à l’époque pour amplifier les informations, il n’empêche, ce sujet a marqué mon adolescence. J’ai toujours été préoccupé par la santé des animaux, c’est la base de l’économie d’un élevage à mon sens. Dès mon installation en 1992, je participais aux réunions annuelles du GDS.
Comment a démarré votre engagement à la FODSA ?
F. Vieilledent : C’est Joël Salvan, président du GDS de Saint Beauzély qui m’a proposé de prendre sa suite. Mon voisin, Bernard Lacombe, alors président du GDS Aveyron m’a proposé de prendre la responsabilité de la commission petits ruminants à l’échelle départementale, que j’ai partagée avec Bérangère Carel puis Etienne Espinasse et aujourd’hui avec Jérémie Gayraud puisque le nouveau président, Loïc Christophe que je remercie pour sa confiance, m’a invité à poursuivre mon engage-ment. Je fais partie des plus anciens aujourd’hui mais je suis heureux de voir que la relève est là !
Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?
F. Vieilledent : Au bureau du GDS, nous traitons de tous les sujets et prenons part aux décisions. Éleveur à la fois bovins et ovins, j’ai la chance d’avoir une vision transversale. Notre commission petits ruminants est très dynamique du fait de l’implication qu’a pu avoir Bernard Lacombe, notre représentant pendant de longues années à la commission petits ruminants de GDS France. Mais aussi du fait d’une bonne structuration de notre filière Roquefort aux fortes retombées économiques pour notre territoire, nous nous devons donc d’avoir une commission à la hauteur des enjeux. Par ailleurs, nous travaillons sur divers sujets du quotidien des éleveurs, au-delà de la gestion des maladies réglementées, comme les causes des avortements, la résistance anti-parasitaire, l’abreuvement, la biosécurité, l’émergence de maladies telles l’adénomatose dernièrement ou encore les projets de recherche et développement en lien avec l’Idèle, les écoles vétérinaires, les organismes de sélection, Aveyron Labo… Nous avons aussi la chance de travailler avec des collaborateurs passionnés au GDS.
Que vous apporte cet engagement ?
F. Vieilledent : Le sanitaire est un travail collectif, qui nécessite neutralité et objectivité. Un esprit que je retrouve au sein du GDS. C’est une structure où on se plaît de travailler, on se sent utile, écouté, entendu. Nous avons vu le résultat de la sensibilisation du GDS à la vaccination FCO qui a permis de protéger nos animaux.
J’ai envie aussi à travers mon engagement, de sensibiliser les nouveaux installés au sanitaire. Le GDS doit être encore plus présent auprès des jeunes mais aussi de tous les éleveurs car ils sont encore nombreux à ne pas connaître son action. Dans un contexte d’émergence de maladies, cette synergie est primordiale».
Pouvez-vous vous présenter ?
J. Gayraud : «Ingénieur agronome de formation, j’ai occupé plusieurs postes au sein de structures professionnelles, dont la responsabilité du schéma de sélection et du commerce chez Ovi-Test. Lorsque mon père, éleveur du côté de La Glène, a pris la retraite, j’ai pensé à m’installer. Fin 2023, j’ai fait le choix de rejoindre un GAEC sur la commune de Millau, où nous sommes 4 associés, un élevage ovin lait en système Roquefort, basé sur le pâturage. Cette structure collective nous permet d’avoir une vie presque comme tout actif et de nous engager également pour notre profession.
Que représente le GDS dans votre métier d’éleveur ? Quel a été votre premier contact avec le GDS ?
J. Gayraud : Dans mes précédentes activités professionnelles, notamment à Ovi-Test, j’ai travaillé en lien avec l’équipe du GDS. Et dans le GAEC que j’ai intégré, j’ai remplacé Bernard Lacombe, président du GDS Aveyron, qui nous a beaucoup parlé de la structure et nous partageait les infos ! C’est d’ailleurs lui qui m’a proposé de lui succéder à la présidence du GDS de Millau. C’est ainsi que j’ai intégré le conseil d’administration départemental. Puis le bureau en tant que responsable de la commission petits ruminants avec Franck Vieilledent.
Pour quelles raisons vous êtes-vous engagé à la FODSA ?
J. Gayraud : J’avais la volonté de m’impliquer dans ma filière via le volet sanitaire. J’avais aussi l’envie de participer à une organisation collective, d’entretenir un lien entre le terrain, l’échelon départemental voire au-delà. Le sanitaire est un élément important dans la rentabilité de nos fermes et je pense qu’il doit se gérer de façon collective.
Quelle est votre mission au GDS Aveyron ?
J. Gayraud : C’est un rôle nouveau pour moi que ce soit dans mon GDS local comme à l’échelon départemental. Sur Millau, notre territoire est très orienté ovins lait, c’est important de pouvoir centraliser les demandes, de partager les informations, de faire redescendre les problématiques sur divers sujets de fonds comme la biosécurité ou d’actualité comme la FCO. C’est notre rôle aussi de créer une dynamique locale entre les éleveurs et leur GDS.
Au sein du bureau, nous sommes quelques éleveurs à représenter les petits ruminants et à défendre les dossiers qui nous concernent. Cette représentativité est essentielle au vu de l’importance de notre bassin de production.
A la commission petits ruminants, nous œuvrons pour la protection sanitaire de nos élevages. Au-delà de la gestion des maladies réglementées, nous travaillons sur les dossiers de recherche et développement, les formations aux éleveurs, la biosécurité, la gestion des épidémies… Et de nombreux dossiers nous occupent : les avortements des brebis et agnelles, le dépistage des nouvelles maladies, l’amélioration de l’ambiance en bergerie (abreuvement, ventilation…). Sur tous ces sujets, le GDS fait le lien entre les différents partenaires (structures génétiques, vétérinaires, acteurs économiques…) et apporte le meilleur conseil possible aux éleveurs.
Que vous apporte cet engagement ?
J. Gayraud : Avant de m’installer, j’avais l’habitude de voir beaucoup de monde et j’avais envie de garder cette ouverture, une fois sur l’exploitation. Cet engagement au GDS me permet d’élargir les échanges au-delà de la ferme, avec des éleveurs d’autres productions, d’autres territoires, avec les vétérinaires, les services de l’Etat… D’un point de vue personnel, c’est un engagement très riche».
Recueillis par Eva DZ – La Volonté Paysanne du 11 juin 2026.
Conseiller, former et informer les éleveurs
À l’époque de la création des GDS en France, leur première mission était la gestion de maladies très graves comme la fièvre aphteuse et la tuberculose. C’est le début de la lutte collective et mutualiste contre les maladies contagieuses. Notre action sanitaire se décline autour de 3 principales missions : la surveillance des maladies d’élevage, la prévention et les plans de lutte contre les dangers sanitaires.
Les missions
du GDS
- Agir pour la santé et le bien-être des animaux.
- Conduire des programmes collectifs d'assainissement sanitaire.
- Conseiller, former et informer les éleveurs
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